La symphyse pubienne est une localisation rare d’arthrite septique (AS). Elle représente 2,8 % des AS, et est mal connue. L’objectif de notre travail était de décrire les caractéristiques cliniques, radiographiques, microbiologiques, thérapeutiques et de suivi d’une série multicentrique de symphysites pubiennes septiques (SPS). Les objectifs secondaires étaient d’identifier la part de SPS secondaires à une chirurgie et/ou néoplasie pelvienne, et de rechercher des différences avec les SPS spontanées. Il s’agit d’une étude observationnelle multicentrique dans 3 centres hospitaliers français. Les patients recrutés en médecine et chirurgie, devaient avoir une symphysite à l’imagerie en coupe. L’origine septique devait être confirmée microbiologiquement ou répondre aux critères de Newman. Soixante et onze patients ont été inclus entre 2011 et 2022. La moyenne d’âge était de 68 ans, 70 % (n = 50) étaient des hommes, 61 % (n = 43) avaient un antécédent de cancer pelvien et 42 % (n = 30) avaient eu une chirurgie pelvienne dans l’année précédant le diagnostic. Pubalgies, douleurs inguinales et boiterie étaient les principaux motifs de consultation. La fièvre était inconstante (n = 44). Le délai diagnostic médian était de 20 jours. Les 2 principaux germes identifiés étaient Escherichia coli (25 %) et Staphylococcus aureus (23 %), 42 % des prélèvements étaient polymicrobiens et seulement 3 SPS n’étaient pas documentées. Aucun cas d’endocardite n’a été noté. Les abcès intramusculaires et les fistules étaient fréquents (sur 91 % et 59 % des images disponibles, respectivement). Un geste chirurgical a été nécessaire dans 31 % des cas. En fin de suivi (médiane de suivi 8 mois), 30 patients étaient guéris, 20 avaient rechuté (90 % dans la première année), 10 patients étaient décédés et 11 perdus de vue. Dans le cas des SPS post néoplasie, l’AS était plus souvent polymicrobienne (p = 0,018), associée à une fistule (p < 0,01) et le taux de rechute plus élevé (p < 0,001). Concernant les SPS post chirurgie, l’AS était plus souvent associée à une infection urinaire : plus de signes fonctionnels urinaires (p = 0,031), et d’ECBU positifs (p = 0,007). Notre travail a permis la description de 71 cas de SPS. La part de SPS post-chirurgie et/ou associées à un cancer pelvien était importante. La microbiologie était différente des autres AS (part importante d’entérobactéries et d’infections polymicrobiennes). La biopsie osseuse, effectuée pour 49 patients, était rentable dans 81 % des cas. La présence d’une fistule (59 %) constituait un risque important de chronicité. La durée médiane de l’antibiothérapie était de 45 jours, comme recommandé pour les autres AS (4 à 6 semaines). Les données de suivi sont peu décrites dans la littérature. On note le caractère récidivant des SPS puisque plus d’un tiers des patients ont rechuté au cours de l’année suivant le diagnostic. Plus de la moitié des patients guéris sur le plan septique gardaient des séquelles mécaniques (boiterie et pubalgies). La symphysite septique est une infection rare, souvent associée aux cancers et chirurgies pelviennes et difficile à traiter. La surveillance doit être attentive, principalement la première année, devant le risque de rechute durant cette période.
IntroductionL’arthrite septique inter-apophysaire (ASIA) est une pathologie rare, individualisée parmi les autres infections rachidiennes en 1987. Il existe peu de données scientifiques sur cette pathologie, avec seulement quelques séries rétrospectives d’une dizaine de cas [1]. La présentation clinique de l’ASIA étant peu spécifique comparée à la spondylodiscite, nous avons voulu décrire les caractéristiques cliniques, microbiologiques, l’imagerie et l’évolution des patients atteints de cette infection ostéoarticulaire rare.Patients et méthodesNous avons inclus rétrospectivement les cas survenus dans les services de rhumatologie et d’infectiologie entre janvier 2016 et décembre 2019 dans 5 hôpitaux du Grand-Ouest. Une recherche textuelle a été effectuée via le codage CIM-10 pour identifier les cas d’ASIA, définies selon les critères de Newman [2] en présence d’une IRM montrant une arthrite inter-apophysaire.RésultatsCinquante-cinq patients ont été inclus avec une moyenne d’âge de 68,3±11 ans. Le délai diagnostique moyen était de 26,5jours. Les principaux symptômes à l’admission étaient la douleurs (94 %), la raideur (80 %) et la fièvre (76,5 %). Des symptômes neurologiques mineurs (hypoesthésie, radiculalgie, abolition de réflexe ostéotendineux) étaient présents chez 64 % des patients. Un symptôme neurologique grave (déficit moteur ou syndrome de la queue de cheval) concernait 10 % des patients. L’IRM montrait une infiltration des parties molles (abcès ou infiltrat) dans 87 % des cas et une épidurite dans 66 % des cas dont 54,5 % d’abcès. L’ASIA était lombaire dans 78 % des cas et 13,5 % avaient une atteinte bilatérale. Les hémocultures étaient positives dans 81,5 % des cas. L’ASIA était principalement à Staphylococcus aureus (47 %) ou Streptococcus spp. (27 %). Une endocardite était présente chez 19 % des patients. La mortalité était de 18,2 % (6 patients à 1 an) avec comme facteur favorisant l’immunodépression (HR 7,30 [1,29 ; 41,35], p = 0,025) et comme facteurs protecteurs l’atteinte unilatérale (HR 0,19 [0,05 ; 0,73], p=0,015) et les douleurs rachidiennes chroniques préexistantes (HR 0,17 [0,03 ; 0,85], p=0,031). Le recours à la chirurgie concernait 22 % des patients. Une ASIA complexe (chirurgie ou séquelle fonctionnelle ou douloureuse) était associée à la présence de symptômes neurologiques au diagnostic (HR 0,26 [0,07 ; 0,96], p=0,044), à la présence d’abcès épidural (HR 7,85 [1,49 ; 41,35], p=0,0151) et de compression du sac dural (HR 12,00 [1,37 ; 104,76], p=0,025). Les infections à S. aureus étaient associées à la présence d’une épidurite (OR 3,69 [1,05 ; 12,96], p=0,041), d’abcès épidural (OR 4,55 [1,30 ; 15,91], p=0,0177) et à la réalisation d’une chirurgie (OR 4,57 [1,04 ; 20,11] p=0,044).ConclusionL’ASIA est une pathologie rare mais grave. Les hémocultures suffisent le plus souvent au diagnostic microbiologique, principalement représenté par le S. aureus. Nous avons mis en évidence qu’il existe une morbi-mortalité non négligeable dans l’ASIA avec une prise en charge chirurgicale et la présence d’une endocardite de façon non rare.
The rodent chloride channel regulatory proteins mCLCA2 and its porcine and human homologues pCLCA2 and hCLCA2 are expressed in keratinocytes but their localization and significance in the epidermis have remained elusive. hCLCA2 regulates cancer cell migration, invasion and apoptosis, and its loss predicts poor prognosis in many tumors. Here, we studied the influences of epidermal maturation and UV-irradiation (UVR) on rCLCA2 (previous rCLCA5) expression in cultured rat epidermal keratinocytes (REK) and correlated the results with mCLCA2 expression in mouse skin in vivo. Furthermore, we explored the influence of rCLCA2 silencing on UVR-induced apoptosis. r Clca2 mRNA was strongly expressed in REK cells, and its level in organotypic cultures remained unchanged during the epidermal maturation process from a single cell layer to fully differentiated, stratified cultures. Immunostaining confirmed its uniform localization throughout the epidermal layers in REK cultures and in rat skin. A single dose of UVR modestly downregulated r Clca2 expression in organotypic REK cultures. The immunohistochemical staining showed that CLCA2 localized in basal and spinous layers also in mouse skin, and repeated UVR induced its partial loss. Interestingly, silencing of rCLCA2 reduced the number of apoptotic cells induced by UVR, suggesting that by facilitating apoptosis, CLCA2 may protect keratinocytes against the risk of malignancy posed by UVB-induced corrupt DNA.
La spondylodiscite infectieuse (SPI) est une infection ostéoarticulaire touchant 2,4 patients sur 100 000 habitants de pronostic potentiellement grave et dont l'évolution structurale a été peu étudiée. Le but de notre étude était de décrire l'évolution radiographique sur 6 mois dans une large cohorte de patients atteints de SPI et d'évaluer l'association entre les anomalies radiographique et l'évolution fonctionnelle. Nous avons recruté des patients de façon prospective entre 2016 et 2019, dans 11 centres hospitaliers. Ont été inclus les patients adultes avec SPI confirmée à l'imagerie et microbiologiquement, ou avec une bonne réponse à une antibiothérapie en cas de prélèvement stérile. Nous avons recueilli les données cliniques, radiographiques et de traitement à l'admission et durant le suivi. Une radiographie standard était effectuée à l'inclusion, à 3 mois puis à 6 mois. Nous avons suivi l'évolution radiographique selon des critères structuraux (pincement discale et degré de fusion vertébrale, destruction des corps vertébraux) et de statique rachidienne (angulation frontale, cyphose segmentaire et régionale). Nous avons suivi le retentissement fonctionnel grâce au score OSWESTRY (OSW) à 3 et 6 mois. Score évalué entre 0 et 50 sur 10 items, 0 étant l'absence de gêne fonctionnelle et 50 une gêne fonctionnelle majeure. Au total, 250 patients ont été inclus dans l'étude initiale, 28 patients (11,2 %) n'ayant pas eu de radiographie au cours du suivi ont été exclus de cette analyse, sans différence significative entre ces 2 groupes. Après 3 mois d'évolution on retrouve une augmentation significative de la fusion complète (3 %, n = 4 vs 17 %, n = 23, p < 0,001), de l'angulation frontale (15,6 %, n = 21 vs 25,9 %, n = 35, p < 0,001) et de la destruction des corps vertébraux (8,1 %, n = 11 vs 20,7 %, n = 28, p < 0,001). De 3 à 6 mois, nous avons mis en évidence une progression de la fusion avec une augmentation significative de la fusion complète (18,2 %, n = 22 vs 33,9 %, n = 41, p < 0,001) ainsi qu'une diminution significative du nombre de patient n'ayant pas de signe de fusion (47,1 %, n = 57 vs 33 %, n = 40, p = 0,001). Concernant l'évolution de la statique radiographique, il n'y avait plus d'évolution significative entre 3 et 6 mois. Concernant l'évolution fonctionnelle, on trouve une amélioration significative de l'OSW entre 3 et 6 mois (med = 24 [IQR28 ; min = 0–max = 76] vs med = 16 [IQR28 ; min = 0–max = 70], p < 0,001). Soixante-dix-sept pour cent et 84 % des patients gardent une gêne mineure à modérée et 23 % et 16 % une gêne sévère à majeure à 3 et 6 mois respectivement. La présence d'une destruction des corps vertébraux à 6 mois était associée à un score d'OSW significativement plus élevé (med = 16 vs med = 27, p = 0,01). Nous n'avons pas observé de progression radiographique différente entre les patients immobilisés ou non par corset pendant 6 semaines. Notre étude montre une évolution radiographique structurale et de la statique rachidienne significative entre l'inclusion et 3 mois. En revanche, seule une progression de la fusion vertébrale était observée sur le plus long terme. La gêne fonctionnelle était significativement associée à la présence des destructions vertébrales. Globalement, la majorité des patients ne garde qu'une gêne mineure à modérée à 6 mois. L'intérêt de l'immobilisation dans la prévention des lésions radiographiques reste à démontrer.
Identifier des marqueurs biochimiques de liquide synovial (LS) associés au diagnostic d’arthrite septique (AS) sur articulation native dans un contexte d’arthrite aiguë. La cohorte SYNOLACTATE-PLUS est une cohorte d’arthrite aiguë (≤ 30 jours) de recrutement prospectif successif monocentrique qui a été conçue pour valider sur une cohorte indépendante le score RESAS (combinant les résultats cytologique, cristaux, lactate et glucose du LS) et d’identifier d’autres marqueurs biochimiques du LS pertinents pour le diagnostic rapide d’AS. Chaque patient inclus avait une analyse du LS avec un examen cytobactériologique, une recherche de cristaux et un dosage de lactate, glucose, D-lactate, protides, CRP, calprotectine. Le diagnostic d’AS était retenu selon les critères de Newman. La cohorte SYNOLACTATE-PLUS a inclus 208 patients (66 % homme, âge moyen 64 ± 18,8 ans) avec une mono- (68,3 %) ou oligo- (18,3 %) arthrite aiguë, parfois fébrile (38,6 %), d’une durée médiane de 4,0 jours (1,5–6,5). Le diagnostic final le plus souvent retenu était d’origine métabolique (n = 117, 56,3 %) tandis que le diagnostic d’AS était rapporté dans 31 cas (14,9 %) (11 S. aureus, 7 Steptococcus sp., 2 N. gonorrhoeae et aucun BGN). Les paramètres du LS statistiquement associé à un diagnostic d’AS étaient : le RESAS, le nombre d’éléments nucléés, le lactate, le glucose, la calprotectine, et la CRP. En revanche, les taux de D-lactates ou de protides dans le LS n’apportait aucun renseignement sur l’étiologie de l’arthrite aiguë. En analyse multivariée, seuls le RESAS et la calprotectine était des facteurs indépendants associés au diagnostic d’AS. Un RESAS ≥ 4 présentait une sensibilité (Se) de 51,6 %, une spécificité (Sp) de 97,2 %, un rapport de vraisemblance positif (LR+) et négatif (LR−) respectivement de 18,3 et 0,5. Un taux de calprotectine synoviale ≥ 500 présentait une Se 93,6 %, Sp 79,4 %, LR+ 4,5 et LR− 0,08. L’inclusion du dosage de calprotectine au RESAS améliore les performances diagnostiques (AUC 0,963 vs 0,905 et 0,944 respectivement pour le RESAS et la calprotectine seule) avec pour un RESAS ≥ 4 et calprotectine ≥ 500, une valeur prédictive positive de 73 % et négative de 99 % (si RESAS < 4 et calprotectine < 500). Les performances diagnostiques du RESAS sont validées sur une cohorte indépendante. Un RESAS ≥ 4 est en faveur d’une AS et doit faire considérer la mise en place d’une antibiothérapie probabiliste dans l’attente des résultats bactériologiques. La calprotectine synoviale est un marqueur indépendant du RESAS dont les performances diagnostiques sont intéressantes avec notamment une excellente valeur prédictive négative pour un seuil < 500.
La biopsie synoviale échoguidée permet le prélèvement de tissu synovial dans un contexte d’arthrite d’étiologie indéterminée. Elle permet une analyse large à la fois anatomopathologique, bactériologique, mycobactériologique et en biologie moléculaire. L’objectif de cette étude était d’étudier les indications, le taux de réussite et l’apport diagnostique de cette technique dans une large cohorte multicentrique nationale de biopsies synoviales réalisées en pratique courante. En effet, la majorité des données à ce sujet était pour le moment issues d’études monocentrique de centre spécialisés dans la technique. 22 centres ont accepté de participer à l’étude et 17 ont au moins inclus un patient. Avant le début de l’étude une journée de formation a été organisée au laboratoire d’anatomie pour l’apprentissage et la standardisation de la technique et des prélèvements. Les biopsies étaient réalisées à visées diagnostiques et les renseignements cliniques, paracliniques, du geste et des résultats des prélèvements étaient colligés dans un cahier d’observation. Une trame d’interprétation était proposée pour la lecture anatomopathologique. Le clinicien classait le diagnostic final en 5 catégories (Infectieux, Tumoral, Microcristallin, Rhumatisme Inflammatoire, Inclassé et Autres). Ils indiquaient si la biopsie avait permis en elle-même d’obtenir le diagnostic. Au total 192 biopsies ont été réalisées entre février 2018 et juillet 2020. Un centre a inclus 52 patients (27,1 %), les autres centres ayant réalisé une médiane de 4 biopsies (maximum 37- minimum 1). Elles étaient réalisées en majorité pour des tableaux de mono-arthrite chronique (n = 96 (50 %)) puis monoarthrite aiguë (n = 43 (22,4 %)). Le genou était le plus fréquemment biopsié (n = 113 (58,8 %)) suivi par le poignet (n = 24 (12,5 %)). L’objectif principal de la biopsie était d’éliminer une origine infectieuse (70,3 % des cas). 40 % des biopsies ont été réalisées sur des synovites sans épanchement à l’échographie, majoritairement de grade 3 en mode B (46,9 %). Le Doppler était de Grade 0, 1, 2 et 3 dans 36,5 %, 20,8 %, 27,6 % et 10,9 % des cas respectivement. Le geste durait en moyenne 30 minutes. Un nombre médian de 6 biopsies étaient prélevées (1-17). L’EVA médian pendant le geste était de 20,5/100 (0-100). Des complications immédiates ont été rapportées dans 7,8 % des cas dont 12 saignements locaux et 3 malaises vagaux. 81,1 % des biopsies ont été considérées « réussie », car ayant intéressé la membrane synoviale. Le diagnostic final posé par le clinicien était infectieux dans 19 cas (9,4 %), tumoral et cristallin dans 8 cas (4,7 %), rhumatisme inflammatoire dans 43 cas (22,4 %) et autres dans 17 cas (8,9 %). Dans 90 cas (46,9 %) l’arthrite restait inclassée mais la biopsie avait permis d’éliminer une cause septique. Le diagnostic final a pu être posé uniquement grâce à la biopsie dans 28 cas (14,6 %) sur les données spécifiques anatomopathologiques ou microbiologiques (images de granulome, lymphome, PCR + à germe intracellulaire, bactériologie positive en l’absence de liquide synovial, synovite villo-nodulaire..). La présence d’ulcérations de la ligne bordante et/ou une infiltration à PNN > 5 % dans le chorion était significativement associées à une origine infectieuse (p = 0,031 et p = 0,003 respectivement). Notre étude montre la faisabilité de la biopsie synoviale de manière multicentrique grâce à l’organisation de formations dédiées. La biopsie synoviale en elle-même permet le diagnostic final dans un nombre limité de cas (14,6 % dans notre étude) mais permet au clinicien d’éliminer une cause infectieuse lorsqu’elle est suspectée.
Methotrexate (MTX)-related osteopathy is rare, defined by the triad of pain, osteoporosis, and “atypical fractures” when it was first described in the 1970s in children treated with high doses MTX for acute leukemia. Since then, several cases have been reported in patients treated with low-dose MTX for inflammatory diseases. A systematic research of cases of MTX-related osteopathy was performed in records of Rheumatology Department of Rennes University Hospital. Data collection focused on demographic data, corticosteroid doses, MTX doses and intake method, cumulative doses, year of diagnosis, fracture location, bone densitometry value, and osteoporosis treatment if necessary. A literature review was also conducted to identify other cases in literature and try to understand the pathophysiological mechanisms of this rare entity. We report 5 cases identified between 2011 and 2019, which represents the largest cohort described excluding oncology cases. Fracture locations were atypical for osteoporotic fractures. All patients improved in the following months with MTX withdrawal. All patients except one were treated with antiresorptives (bisphosphonates, denosumab). Two patients, treated with bisphosphonates, had a recurrence of fracture, once again of atypical location. Twenty-five cases were collected in literature with similar clinical presentation. The cellular studies that investigated the bone toxicity of MTX mainly showed a decrease in the number of osteoblasts, osteocytes, and chondrocytes in the growth plate and an increase in the number and activity of osteoclasts. In vitro, consequences of mechanical stimulation on human trabecular bone cells in the presence of MTX showed an alteration in mechano-transduction, with membrane hyperpolarization, acting on the integrin pathway. In contrast with our report, the cases described in the literature were not consistently associated with a decrease in bone mineral density (BMD). MTX osteopathy while rare must be known by the rheumatologist, especially when using this treatment for inflammatory conditions. The mechanisms are still poorly understood, raising the question of a possible remnant effect of MTX on osteo-forming bone cells, potentially dose-dependent. Methotrexate (MTX) osteopathy, described as a clinical triad, pain, osteoporosis, and atypical stress fractures, while rare, must be known by the rheumatologist. Our cohort of 5 cases represent the largest series of the literature. Pathophysiological studies raised the question of a dose-dependent remnant effect of MTX on osteo-forming bone cells.
La prise en charge des bursites septiques varie selon les centres. Les stratégies actuellement proposées s’appuient sur des cohortes de faible effectif et pour la plupart, incluant une prise en charge chirurgicale ce qui ne reflète pas notre pratique. Notre objectif était de décrire les modalités de prise en charge des bursites infectieuses pré-patellaires ou olécraniennes sur le plan diagnostique et thérapeutique et rechercher d’éventuels facteurs de risque de mauvaise évolution dans 5 centres hospitaliers la région Ouest de la France. Nous avons mené une étude descriptive rétrospective multicentrique (Angers, La Roche-Sur-Yon, Le Mans, Nantes, Rennes) afin de recueillir les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, la prise en charge diagnostique et thérapeutique de chaque patient admis pour une bursite septique entre 2016 et 2018. Nous avons inclus 272 patients : majoritairement des hommes (85,3 %) dont l’âge moyen était de 53 ans, présentant une comorbidité dans 22,8 % des cas (diabète et éthylisme chronique principalement). 51 patients (18,7 %) avaient reçu des AINS. Une hyperthermie était rapportée chez 91 patients (33,4 %) et un érysipèle chez 80 (29,4 %). Un prélèvement local a été réalisé dans 224 cas (82,4 %) permettant une identification microbiologique chez 184 patients (67,6 %). L’agent pathogène le plus fréquemment retrouvé était le Staphylococcus aureus (57,9 %) suivi par les streptocoques (35 %). L’étude des antibiogrammes a montré une sensibilité à l’amoxicilline-acide clavulanique dans 95 % des cas, à la pristinamycine dans 85 % des cas et à la clindamycine dans 70 % des cas. Quatre-ving-douze pourcents des patients ont été hospitalisés. L’antibiothérapie a été administrée d’abord en intraveineux chez 41,1 % des patients. Cette voie d’administration était choisie lorsque le tableau clinique était plus sévère (hyperthermie p = 0,002, érysipèle p = 0,003) et plus souvent pour la localisation pré-patellaire (p = 0,009). L’antibiothérapie la plus fréquemment utilisée était l’amoxicilline-acide clavulanique (41,4 %). La durée médiane d’antibiothérapie était de 21 jours (extrêmes : 4–74 jours). Une bursectomie a été réalisée dans 26,1 % des cas. La localisation au coude était associée à une orientation dans un service de chirurgie ainsi que la présence d’une plaie profonde ou d’une fistulisation. Les patients pris en charge en chirurgie avaient une durée d’antibiothérapie plus courte (14 jours en moyenne versus 21 jours (p = 0,001). Les facteurs de risques associés à une modification d’antibiothérapie en lien avec une évolution défavorable étaient la présence d’un érysipèle (p = 0,007) ou d’une comorbidité (p = 0,014). La prise d’AINS préalable n’était pas corrélée à une mauvaise évolution. L’absence de prélèvement de la bourse n’était pas associée à une prise en charge ou évolution différente de ceux qui avait été prélevés. Aucune relation n’a été mise en évidence entre la guérison et la durée d’antibiothérapie. Notre étude a montré une diversité des prises en charge, une grande sensibilité des pathogènes à l’amoxicilline-acide clavulanique et permettrait d’envisager de ne pas réaliser de prélèvement de manière systématique. Cela sera à confirmer par des études de plus grande ampleur.
Dans une précédente étude, nous avons montré que la prévalence des complications neurologiques au cours de la spondylodiscite infectieuse (SPI) était de 40 %. L’immobilisation rachidienne est recommandée pour prévenir la survenue de ces complications, mais avec un faible niveau de preuve dans la littérature. Le but de notre étude était de décrire la pratique de l’immobilisation dans une large cohorte de patients atteints de SPI et d’évaluer l’association entre l’immobilisation et la survenue de complication neurologique. Nous avons recruté des patients de façon prospective entre 2016 et 2019, dans 11 centres hospitaliers. Ont été inclus les patients adultes avec SPI confirmée à l’imagerie et avec identification d’un germe, ou avec une bonne réponse à une antibiothérapie en cas de prélèvement stérile. Nous avons recueilli les données cliniques, biologiques, d’imagerie et de traitement à l’admission et durant le suivi à 3 et 6 mois. Nous avons défini une immobilisation rachidienne stricte comme une immobilisation pour corset rigide pour une durée minimale de 6 semaines. 250 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 66,7 ± 15 ans, principalement des hommes (67,2 %, n = 168). La durée médiane des symptômes avant le diagnostic était de 25 (0 à 427) jours. Au diagnostic, 25,6 % des patients (n = 64) présentaient des signes neurologiques mineurs et 9,2 % (n = 23) une atteinte neurologique majeure (déficit moteur, trouble sphinctérien). Au cours du suivi, l’apparition de signes mineurs est survenue chez 9,2 % (n = 23) des patients, les complications majeures sont apparues dans 6,8 % (n = 17) des cas, la durée médiane de survenue des complications majeures était de 11 (1 à 45) jours. Une immobilisation rachidienne par corset rigide a été prescrite dans 64,8 % (n = 162) des cas et pour 44 % (n = 110) des patients pour une durée minimale de 6 semaines. En analyse multivariée, les facteurs associés à la prescription d’une immobilisation stricte étaient : le centre (p = 0,035), le jeune âge (p = 0,005), la compression du sac dural (p = 0,005) et les signes neurologiques majeurs au diagnostic (p = 0,036). Il n’y avait pas de différence significative dans l’apparition secondaire des complications neurologiques mineures entre les patients immobilisés strictement et les autres (respectivement 10,9 % (n = 12) et 5,9 % (n = 7), log Rank = 0,315), de même pour les complications neurologiques majeures (4,5 % (n = 5) dans le groupe immobilisation stricte et 6,7 % (n = 8) chez les autres patients, log Rank = 0,913). La durée de l’immobilisation prescrite n’était pas associée à l’apparition de complications neurologiques. Chez les patients n’ayant pas reçu d’immobilisation rigide, l’effacement de l’espace sous arachnoïdien était significativement associé à l’apparition de complication neurologique majeure en analyse multivariée (p = 0,016). Il n’y avait pas de différence significative sur l’évolution fonctionnelle (score Oswestry) ou sur l’EVA douleur à 3 et 6 mois entre les 2 groupes de patients. Dans notre étude, la majorité des patients atteints de SPI ont bénéficié d’une immobilisation rachidienne, mais pour une durée variable. Il n’y avait pas de différence significative en termes d’apparition de complications neurologiques ou de pronostic fonctionnel entre les patients immobilisés de façon stricte et les autres.
La tuberculosis raquídea es una afección extrapulmonar clásica, que representa el 10-15% de las formas extrapulmonares de infección por Mycobacterium tuberculosis complex. Su distribución es la de la tuberculosis pulmonar, especialmente frecuente en África subsahariana y en las penínsulas india o indonesia. En Francia, afecta principalmente a los inmigrantes jóvenes, de 15-40 años. La sintomatología es inespecífica, dominada por el dolor raquídeo de evolución crónica, normalmente asociado a la alteración del estado general. El ritmo inflamatorio del dolor, así como la fiebre, a menudo están ausentes. Se observa un síndrome inflamatorio biológico inespecífico en el 80% de los casos. Aunque la radiografía con frecuencia es patológica (80%), la resonancia magnética (RM) raquídea es el examen morfológico clave para orientar el diagnóstico. La afectación del cuerpo vertebral con absceso frío paravertebral o epidural que eleva el ligamento longitudinal posterior es la más sugestiva. La confirmación microbiológica es indispensable, mediante punción del absceso frío o biopsia vertebral. Un análisis histológico en busca de una inflamación granulomatosa gigantocelular debe completar la detección de Mycobacterium tuberculosis complex por PCR Xpert MTB/RIF y cultivo específico en medio sólido y líquido. El tratamiento se basa en una tetraterapia antituberculosa durante 2 meses, hasta la recepción del antibiograma, seguida por la asociación de rifampicina e isoniazida en caso de cepa sensible o de politerapia adaptada al antibiograma en caso de cepas resistentes. La cirugía sólo debe proponerse de entrada en caso de paraplejía flácida en el momento del diagnóstico o en caso de ausencia de mejoría de un déficit neurológico incompleto después de 6-8 semanas de antituberculosos. Puede ser necesaria una corrección quirúrgica de los trastornos estáticos adquiridos y de una inestabilidad raquídea con instrumentación.
Background:Objectives:To describe current management and outcome of septic arthritis on native joint in French rheumatology departments.Methods:Retrospective, nation-wide multicentric study. 127 French rheumatology departments were contacted to report 10 successive cases of septic arthritis on native joint that occurred between the 01/01/16 to 31/12/17 (excluding mycobacteria). Characteristics, diagnosis procedure, therapeutic management and outcome were recorded.Results:52 centers included 363 patients (mean age 64± 18.7 years, mean Charlson comorbidity index 4±3). 28.3% patients had a preexisting arthropathy on affected joint. Monoarthritis was observed in 89.6% patients, knee was the most frequent site (38.9%). The most frequent pathogens wereStaphylococcus sp(50.7%) andStreptococcus sp.(23.3%). Bacteremia was found in 156 (45.1%) patients and endocarditis in only 12 (3.0%). Management was heterogeneous. All patients received antibiotics for a mean duration of 46.7±22 days (including intravenous route: 17.3±15.4 d). An initial monotherapy was administered in 42.3% of patients. Surgical procedure (mostly lavage 70.6%) was performed in 171 (48.3%), joint immobilization in 128 (35.3%) (median duration of 21.7±14.1 days). 94 (29.2%) patients have had serious complications including 29 (9.5%) death. Factors associated with death are reported in the table.Conclusion:This study shows that management of septic arthritis is very heterogenous with a still high rate of morbidity and mortality. We identified age, comorbidities, bacteremia and recent antibiotherapy were associated with mortality. Of note, duration of antibiotics was not. Thus, new guidelines are needed in order to facilitate septic arthritis management.Table:FactorsSurvivor(N=276)Dead(N=29)Univariate analysispAdjusted Odds ratio (95%IC)Multivariate analysispAge65 (16-97)82 (32-98)<0,0011,07 (1,03-1,12)< 0.001Charlson’s index1 (0-12)2 (0-9)0,00011,3 (1,05-1,63)0,018Delay before antibiotic initiation8,5 (0-310)5 (0-75)0,04840,99 (0,96-1,02)0,562Corticosteroid in the previous 3 months13,9%33,3%0,01842,56 (0,75-8,74)0,133Bacteriemia42,4%71,4%0,00615,07 (1,4-18,370,013Antibiotics in the previous 3 months26,6%56,6%0,00566,7 (2,04-22,01)0,002Disclosure of Interests:Pauline Richebé: None declared, Sophie Godot: None declared, Guillaume Coiffier: None declared, Pascal GUGGENBUHL: None declared, Denis Mulleman: None declared, Marion Couderc: None declared, Emmanuelle Dernis Speakers bureau: Lilly, Novartis, Valentine Deprez: None declared, Carine Salliot: None declared, Saik Urien: None declared, Rachel Brault: None declared, Adeline Ruyssen-Witrand Grant/research support from: Abbvie, Pfizer, Consultant of: Abbvie, BMS, Lilly, Mylan, Novartis, Pfizer, Sandoz, Sanofi-Genzyme, Emmanuel Hoppe: None declared, Jacques-Eric Gottenberg Grant/research support from: BMS, Pfizer, Consultant of: BMS, Sanofi-Genzyme, UCB, Speakers bureau: Abbvie, Eli Lilly and Co., Roche, Sanofi-Genzyme, UCB, Christian Roux: None declared, Sebastien Ottaviani: None declared, Maxime Breban: None declared, Marie Beaufrere: None declared, Alexia Michaut: None declared, Loic Pauvele: None declared, Christelle Darrieutort: None declared, Daniel Wendling: None declared, Pascal COQUERELLE: None declared, Géraldine Bart: None declared, Elisabeth Gervais: None declared, Vincent Goeb: None declared, Marc Ardizzone: None declared, Edouard Pertuiset: None declared, Sophie Derolez: None declared, Jean Marc Ziza: None declared, René-Marc Flipo Consultant of: Johnson and Johnson, MSD France, Novartis, Sanofi, Speakers bureau: Johnson and Johnson, MSD France, Novartis, Sanofi, Raphaèle Seror Consultant of: BMS UCB Pfizer Roche
OBJECTIVES:To assess RAPID3 in various rheumatologic conditions, and the impact of pain catastrophising on RAPID3. METHODS:A set of questionnaires, including RAPID3 (0-30) and pain catastrophising score (0-52), was given to all outpatients seen in a one-month period: 518 patients fulfilled the questionnaires, including 127 RA (42% taking biologics), and 135 SpA (58% taking biologics). RESULTS:Mean pain catastrophising was 18.5±12.5, and 19% of patients could be classified as catastrophisers (>30). Higher RAPID3 scores were observed in the 33 osteoarthritis of lower limbs (16.44±5.20), 10 fibromyalgia (15.52±5.53), 47 back-pain (14.88±5.17), 17 osteoarthritis of upper limbs (13.61±7.42), and 38 tendinopathies (12.85±4.38). Lower RAPID3 were observed in the 135 SpA (12.79±6.03), 127 RA (12.18±6.30), 27 miscellaneous disorders (9.83±6.28), 7 entrapment neuropathies (9.81±4.51), 19 systemic connective tissue disorders (8.26±7.04) and 58 osteoporosis (7.85±6.95). Much higher RAPID3 scores were observed in the 19% with high pain catastrophising scores, whatever the conditions, and lower scores in the 15% with disablement benefits. RAPID3 was not associated with age or disease duration, but strongly correlated with daily fatigue, poor sleep, and length of daily pain. CONCLUSIONS:Thanks to progress made in RA and SpA treatment, higher RAPID3 scores were mostly observed in other rheumatic conditions, but co-morbidities and pain catastrophising might contribute to floor effects when assessing rheumatic disorders with RAPID3, hindering the recognition of low disease activity in some RA of SpA patients.
Epidermis, the surface layer of human skin, is formed by cells called keratinocytes. They divide (making more cells) in the deeper parts of the skin and gradually move towards the surface. Keratinocytes eventually form a layer of dead cells on the skin's surface, and this layer is the main protective barrier against things that might damage or irritate the skin, such as chemicals and germs. A viscous substance called hyaluronan surrounds keratinocytes in the lower, living cell layers. All kinds of injuries to the epidermis, like wounding, infection, and sunburn, trigger a strong inflammatory response by keratinocytes. This response includes increased division of keratinocytes, and their movement to help the injury site recover, as well as increased hyaluronan production and turnover. In many skin diseases the keratinocyte injury-response is excessive, or even completely unfounded, and harmful. Therefore, factors and treatments that calm down this reaction are potential medicines for some skin diseases. This study from Kuopio, Finland, studied hyaluronan metabolism (i.e. breakdown) in a special model developed in the laboratory, in which keratinocytes separate to produce a normal-looking epidermis. This model allowed the researchers to demonstrate that vitamin C suppresses both production and degradation of hyaluronan in the epidermis. Since rapid hyaluronan metabolism is an indicator of inflammation, vitamin C – which is an antioxidant - might have a use for suppressing this reaction in keratinocytes. This study calls for more work on the vitamin's mechanism of action, and possible roles in clinical practice.
Background Neurological complications of vertebral osteomyelitis (VO) can be serious. In a previous work,1 we showed that they occur in up to 40% of the patients. Bed rest and spine immobilisation by bracing is prescribed to decrease pain but also to prevent those complications. There is currently no consensus about the best immobilisation protocol to follow in VO. French guidelines recommend bracing for all patients whereas recently published American recommendations did not even mention spine immobilisation. Objectives To describe the type and duration of prescription of spine immobilisation during VO. Methods A prospective multicenter study was performed in 7 French centres. All patients with VO were followed prospectively: neurological complications, imaging findings, type and duration of immobilisation were reported. We present here the data of our study after 3 months of follow-up. Results To date, 79 patients completed 3 months follow-up. Medium age was 67±15 years old with 66% of males. Median duration of symptoms before diagnosis was 27 days, IQR.11–40 37 patients (47%) had staphylococcal infection. 35% of the patients had an abnormal neurological exam at baseline: 18 patients (23%) had minor neurological signs (sensory loss, radiculopathy or pyramidal syndrom), and 10 (12%) had major neurological signs (motor deficit or cauda equine syndrom). During hospital stay, 5 patient developed major neurological signs (median 5 days after diagnosis) and 7 minor neurological signs (median 6 days after diagnosis). Half of the patients with abnormal neurological exam at baseline had functional sequelae at 3 months. On MRI, 17% of patients had epidural phlegmon, 20% had anterior effacement of subarachnoidal space, and 16% had involvement of cervical spine. All these MRI signs were significantly associated with major neurological complications (p=0.004, p=0.004 and p=0.002, respectively). Median duration of bed rest was 9 days (IQR 7–18). Overall, only 60% of patients have been immobilised by bracing (90% of rigid bracing). Median duration of prescription was 8 weeks, IQR.6–12 Patients who did not receive spine immobilisation had all a lumbar involvement, a normal neurological examination at baseline. None of them developed secondary neurological complications. They were no significant difference in age (72±16 versus 65±15 years old), sex or duration of the symptoms between patients who have been immobilised or not. Conclusions Neurological complications occurred in 35% of our patients as published in previous VO cohort. Interestingly, 40% of our patients were not treated with bracing. They all had lumbar involvement and normal initial neurological examination. None of them developed secondary neurological complications. Bed rest without bracing might be the best therapeutic option for these patients, preventing the morbidity associated with bracing. Reference [1] Bart, et al. Is There an Association Between Magnetic Resonance Imaging and Neurological Signs in Patients With Vertebral Osteomyelitis? A Retrospective Observational Study on 121 Patients. Medicine2016. Disclosure of Interest None declared
表皮是人体皮肤表层,由角质细胞组成。角质细胞会在皮肤更深层分裂(产生更多细胞)并逐渐移向表面。角质细胞最终在皮肤表面形成死亡细胞层,作为主要防护屏障来抵御可能损害或刺激皮肤的因素,比如化学物质和细菌。而在更下方的活细胞层中,角质细胞周围存在一种被称为透明质酸的黏性物质。各种表皮损伤(比如创伤、感染和晒伤)都会引发角质细胞出现强烈的炎症反应。这些反应包括角质细胞分裂增加、角质细胞移动帮助损伤部位恢复以及透明质酸生成和流动增加。许多皮肤病都是由于角质细胞对损伤出现过度(甚至是完全多余的)反应,从而造成危害。因此,用于平息这一反应的因素和治疗是某些皮肤病的潜在用药之策。本项研究在芬兰库奥皮奥开展,研究了透明质酸在实验室开发的特殊模型中的代谢(即分裂);在该模型中,角质细胞会分离,产生看上去正常的表皮。通过此模型,研究人员证明,维生素C能够抑制透明质酸在表皮中的生成和降解。由于透明质酸迅速代谢是炎症的征兆,因此抗氧化剂维生素C也许能够用于抑制角质细胞的反应。本项研究需要通过更多工作来了解维生素在临床实践中的作用机制以及可能作用。
BACKGROUND:Hyaluronan is a large, linear glycosaminoglycan present throughout the narrow extracellular space of the vital epidermis. Increased hyaluronan metabolism takes place in epidermal hypertrophy, wound healing and cancer. Hyaluronan is produced by hyaluronan synthases and catabolized by hyaluronidases, reactive oxygen species and KIAA1199.OBJECTIVES:To investigate the changes in hyaluronan metabolism during epidermal stratification and maturation, and the impact of vitamin C on these events.METHODS:Hyaluronan synthesis and expression of the hyaluronan-related genes were analysed during epidermal maturation from a simple epithelium to a fully differentiated epidermis in organotypic cultures of rat epidermal keratinocytes using quantitative reverse transcriptase polymerase chain reaction, immunostaining and Western blotting, in the presence and absence of vitamin C.RESULTS:With epidermal stratification, both the production and the degradation of hyaluronan were enhanced, resulting in an increase of hyaluronan fragments of various sizes. While the mRNA levels of Has3 and KIAA1199 remained stable during the maturation, Has1, Has2 and Hyal2 showed a transient upregulation during stratification, Hyal1 transcription remained permanently increased and transcription of the hyaluronan receptor, Cd44, decreased. At maturation, vitamin C downregulated Has2, Hyal2 and Cd44, whereas it increased high-molecular-mass hyaluronan in the epidermis, and reduced small fragments in the medium, suggesting stabilization of epidermal hyaluronan.CONCLUSIONS:Epidermal stratification and maturation is associated with enhanced hyaluronan turnover, and release of large amounts of hyaluronan fragments. The high turnover is suppressed by vitamin C, which is suggested to enhance normal epidermal differentiation in part through its effect on hyaluronan.
L’usage du TMP/SMX est une alternative possible dans le traitement des IOA sur matériel ; mais est débattue. Notre objectif était d’évaluer le rapport bénéfice/risque (RBR) du TMP/SMX dans cette indication. Cette étude observationnelle rétrospective a été développée dans 4 centres du CRIOGO. Les adultes traités TMP/SMX (n = 50) pour une IOA sur matériel entre 2011 et 2012 ont été inclus (groupe+), puis comparé à un groupe control dont l’antibiothérapie ne comprenait pas de TMP/SMX (n = 139 ; groupe−). Les critères d’évaluation au terme du suivit étaient : 1/évolution favorable : infection traitée sans séquelles fonctionnels orthopédiques ou avec séquelles mineurs, 2/évolution défavorable : infection traitée avec séquelles majeurs (amputation, arthrodèse), décès, échec de traitement. Le RBR était évalué selon les critères suivants : clairement favorable (infection traitée sans effet indésirable (EI) induit par l’antibiothérapie), plutôt favorable (infection traitée et EI induit par l’antibiothérapie sans changement de molécule), plutôt défavorable (infection traitée et EI induisant un changement de l’antibiothérapie) et clairement défavorable (échec de traitement, décès). Les caractéristiques et la prise en charge thérapeutique entre les 2 groupes de patients étaient comparables. L’évolution était équivalente entre les 2 groupes, respectivement pour les groupes+ vs − évolution favorable (82,5 % vs 85,4 %), évolution défavorable (17,5 % vs 14,6 %) (p = 0,85). L’analyse multivariée confirme ce résultat (OR = 1,17 [0,37 ; 3,7] ; p = 0,78). De plus, un âge plus élevé (> 77 ans), une IOA complexe et une durée d’antibiothérapie plus élevée (> 6 semaines) étaient associés à un risque plus élevé d’évolution défavorable. Le nombre d’EI secondaire à l’antibiothérapie étaient comparables : groupe+ n = 10 (20 %), groupe− n = 22 (15,8 %) (p = 0,65). Le RBR était équivalent entre les 2 groupes avec respectivement pour le groupe+ vs − clairement favorable (69,6 % vs 70 %), plutôt favorable (6,5 % vs 5,4 %), plutôt défavorable (6,5 % vs 5,4 %), clairement défavorable (17,4 % vs 19,2 %) (p = 1). L’analyse multivariée confirme ce résultat (OR = 0,8 [0,32 ; 1,97], p = 0,62) et montre qu’une durée prolongée d’antibiothérapie plus élevée étaient associée à une RBR défavorable. Notre étude permet de conclure à une bonne tolérance et efficacité du TMP/SMX dans le traitement des IOA sur matériel.
Objectives Interleukin (IL)-38 is a newly characterised cytokine that belongs to the IL-1 family. This cytokine is expressed in the rheumatoid arthritis (RA) synovial tissue and IL-38 deficient mice have exacerbated arthritis. Here, we analysed the effect of IL-38 overexpression in the joints of arthritic mice, in human macrophages and synovial fibroblasts in vitro. Methods Articular injections of an adeno-associated virus (AAV) 2/8 encoding IL-38 were performed in collagen-induced arthritis (CIA), K/BxN serum transfer-induced arthritis (STIA) and antigen-induced arthritis (AIA) in mice. The effect of IL-38 overexpression was evaluated through clinical scores, immunohistochemistry, microCT, Luminex and RT-qPCR analysis. THP-1 macrophages were transduced with a lentiviral vector to overexpress IL-38. Results Clinical inflammatory scores were significantly decreased after AAV IL-38 injection in joints of mice with CIA and STIA, but not AIA. This decrease was accompanied by reduced macrophage infiltration and a decreased expression of Th17 cytokines (IL-17, IL-23, IL-22) and TNFα. However, IL-38 overexpression had no effect on cartilage or bone destruction. In vitro, the THP-1 monocytic cell line expressed less IL-6, TNFα and IL-23 after IL-38 overexpression. Conditioned media from these cells, containing released IL-38, also exert an anti-inflammatory effect on human primary macrophages and synovial fibroblasts from patients with RA. Conclusions This study shows for the first time that IL-38 overexpression attenuates the severity of experimental arthritis. IL-38 may exert its anti-inflammatory effects by decreasing the production of proinflammatory cytokines by macrophages and synovial fibroblasts. This effect can lead to the development of novel treatment strategies in arthritis.
Background and objectives The IL-36 family of cytokines comprises three agonists: IL-36α, IL-36β and IL-36γ, an antagonist: IL-36Ra, and IL-38: another potential IL-36 inhibitor. IL-36 agonists are highly expressed in skin and are involved in the pathogenesis of psoriasis, while antagonists limit uncontrolled inflammation. The expression and role of IL-36 cytokines in other chronic inflammatory diseases is currently debated. In this study, we compared the expression profile of IL-36 cytokines in psoriasis, RA and CD. Materials and methods Skin, joint and colon inflammation was induced in mice. Skin, synovial and colonic biopsies from patients respectively with psoriasis, RA or CD were collected. Synovial fluids from patients with RA were also collected. These samples were analysed for cytokines expression by RT-qPCR, ELISA, immunohistochemistry and confocal microscopy. The cell sources of IL-36 cytokines were confirmed in cell cultures after stimulation with inflammatory cytokines and TLR agonists by RT-qPCR. Results During imiquimod-induced mouse skin inflammation and in human psoriasis, expression of IL-36α, γ and IL-36Ra, but not IL-36β and IL-38, was induced and correlated with Th17 cytokines (IL-17A, IL-22…). In mice with collagen-induced arthritis and in the synovium of patients with RA, IL-36α, β, γ, IL-36Ra and IL-38 were all elevated and correlated with myeloid cytokines such as CCL3, CCL4 and MCSF, but not with Th17 cytokines. In mice with dextran sulfate sodium-induced colitis and in patients with CD, only IL-36α, γ and IL-38 were induced at a relatively low level. Only a minor subgroup of patients with RA (17–29%) or CD (25%) had an elevated IL-36 agonists/antagonists ratio, versus 93% of patients with psoriasis. By IHC and in cell cultures, the different IL-36 cytokines were produced at different levels by human keratinocytes, CD68+ inflammatory macrophages, dendritic/Langerhans cells, and CD79α+ plasmocytes. Conclusion Expression of the different IL-36 cytokines is differently regulated and their cell sources are distinct. This helps to explain the different expression profiles observed in three chronic inflammatory diseases and why only a minor subgroup of RA and CD patients have an elevated IL-36 agonists/antagonists ratio. Additional studies are necessary to better identify these patients and to investigate whether they would benefit from IL-36 neutralisation.
Background Epidural injection with corticosteroids is a common treatment option for patients with lower back pain or sciatica. It can be performed via the interlaminar/interspinous routes or via the sacral hiatus. US has shown its interest to guide steroid injection via the sacral hiatus with a high rate of injection success. However, it is thought that this route might be less well tolerated and more painful for the patient than the interspinous one. It has also been demonstrated that the shape of the sacral hiatus could lead to more difficult injections. Objectives The goal of our study was to evaluate the pain during the injection, the acceptability of the procedure and to find clinical or anatomical factors associated with a painful procedure. We compared the pain during sacral hiatus epidural and interspinous injections. Methods We performed a cross-sectional study. Patients undergoing an epidural steroid injection for the treatment of radicular pain due to a disc herniation were included. Epidural injection was performed under US guidance via the sacral hiatus. After a local anesthesia with 5 mL lidocaine, 1.5 mL of cortivazol followed by 18.5 mL sterile serum were slowly injected. Pain during the procedure was evaluated using VAS pain scale. US characteristics of the sacral hiatus was recorded. Acceptability was assessed by the question “If needed, would you accept to have the procedure again”. Association between pain and any clinical or anatomical characteristics of the hiatus were assessed by linear regression analysis. Pain during the procedure was compared to the pain during interspinous injection evaluated in one of our previous study (1). Results There were 52 patients, 28 male (53%), with a mean age 52.5 years (±15). Mean BMI was 26.5 (±5). Radicular VAS pain before the procedure was 5.2 (±2.1). On US, sacral hiatus mean depth was 7.4 mm (±5.4). Intercornual distance was a mean 12.3 mm (±4) and the mean length of the sacrococcygien ligament was 22.8 mm (±7). Mean VAS pain during the procedure was 3 (±2.4) with no significant difference when compared to the interspinous route (mean VAS = 2.8±2.1; p=NS). No immediate complication was recorded. Forty-height patients (92%) would either be very likely or somewhat likely to a repeat procedure. Only one patient would be somewhat unlikely to have a new injection. Thirty-six (69%) patients would surely recommend this procedure to one of their friends. We found no significant association between the pain during the procedure and any of the clinical or anatomical parameters. Importantly, no association was found between the pain and the US shape of the sacral hiatus. Conclusions US guided epidural injections through the sacral hiatus is a simple and well tolerated procedure. We found no difference of pain between the interspinous or the sacral hiatus routes. Most of the patients would accept to have this procedure again. We did not find any clinical or anatomical characteristic associated with a painful procedure. References Darrieutort-Laffite C, Bart G, Planche L, Glemarec J, Maugars Y, Le Goff B. Usefulness of a pre-procedure ultrasound scanning of the lumbar spine before epidural injection in patients with a presumed difficult puncture: A randomized controlled trial. Joint Bone Spine. 2015 Oct;82(5):356–61. Disclosure of Interest None declared