Introduction : L’objectif était de déterminer la prévalence et le profil de résistance aux antibiotiques des souches de Mycoplasma hominis et d’Ureaplasma urealyticum isolés chez les femmes consultées pour désir d’enfant au Centre Hospitalier Universitaire Mère Enfant le Luxembourg de Bamako. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale menée dans le laboratoire du Centre Hospitalier Universitaire Mère Enfant le Luxembourg de janvier 2022 à décembre 2023. Le kit Mycoplasma IST3 de Bio-Mérieux® (Réf. 422083) a été utilisé pour l’identification et l’étude de la sensibilité aux antibiotiques des mycoplasmes isolés à partir des prélèvements vaginaux. Résultats : Sur 83 prélèvements vaginaux, 43 étaient positifs aux mycoplasmes soit une prévalence de 51,80%. Nous avons noté 8 cas (9,64%) d’infections dues à Ureaplasma urealyticum, 6 cas (7,22%) infections dues au Mycoplasma hominis et 29 cas (34,93%) de co-infections impliquant les deux germes (Ureaplasma urealyticum et Mycoplasma hominis). Pour les souches d’Ureaplasma urealyticum, le profil de résistance aux antibiotiques testés était de 51,35% pour l’érythromycine, 40,54% pour la tétracycline et la télithromycine, 32,43% pour la moxifloxacine et 18,92% pour la lévofloxacine. Les souches de Mycoplasma hominis présentaient une résistance de 42,86% pour la télithromycine, 34,29% pour la clindamycine, 2,57% pour la moxifloxacine et 25,71% pour la lévofloxacine. Conclusion : Cette étude a permis de révéler une prévalence élevée des mycoplasmes chez les femmes consultées pour un désir d’enfant, mais aussi des taux de résistance élevés des mycoplasmes aux antibiotiques testés. Mots-clés : Résistance, Mycoplasma hominis, Ureaplasma urealyticum, Femmes, Désir d’enfant.
Introduction : La tuberculose et le VIH constituent un couple mortel, qui représente un problème majeur de santé publique. Chez les personnes vivant avec le VIH, la tuberculose augmente la réplication du VIH et l'hétérogénéité virale. L’objectif de ce travail était d’identifier les facteurs liés aux décès chez les patients coinfectés par la tuberculose et le VIH, hospitalisés dans le service des maladies infectieuses et tropicales du CHU du Point G. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude descriptive et analytique à collecte rétrospective réalisée dans le service des maladies infectieuses et tropicales sur une période de 3 ans allant de 2020-2022. Les dossiers de tous les patients infectés par le VIH hospitalisés dans le service atteints de tuberculose confirmée bactériologiquement, répondant aux critères d’inclusion ont été inclus. Les données ont été saisies et analysées sur le logiciel SPSS IBM statistique version 22. Le test statistique de Khi2 a été utilisé pour la comparaison des facteurs avec un seuil de significativité p≤0,05. Résultats : La prévalence hospitalière de la coïnfection VIH/TB était de 7,5 %. A l’issue du séjour hospitalier, 28 patients étaient survivants (35 %) et 52 décédés (65%). En analyse bivariée, les facteurs prédictifs de létalité étaient l’IMC < 16kg/m2 ; la PAM < 65 mmHg ; le stade clinique IV OMS ; le taux Hb < 7 g/dl ; le taux CD4 ≤ 200 c/mm3 ; la présence de pathologies infectieuses associées et le délai de décès court en hospitalisation <7 jours. Conclusion : La tuberculose est la première cause de mortalité chez les PvVIH. Mots-clés : VIH, Tuberculose, Décès, Bamako, Mali.
Introduction : L’infection à VIH/SIDA demeure un problème de santé publique au niveau mondial. Elle est une cause importante de morbi-mortalité en Afrique subsaharienne. La plupart des études sur l’infection à VIH en Afrique ont été réalisées à une époque où l’accès des PVVIH aux ARV était limité par les directives OMS. Le but de cette étude était d’actualiser certaines données chez les PVVIH dans un contexte d’accès facilité à la trithérapie antirétrovirale par la recommandation OMS « dépister et traiter ». Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive à recrutement prospectif menée chez les PVVIH âgées de plus de 15 ans, ayant été hospitalisées dans le service des maladies infectieuses et tropicales du CHU du Point G, du 01 décembre 2020 au 31 mai 2021. Résultats : Nous savons inclus 108 patients dans l’étude dont 73 étaient de sexe féminin (67,6%), le sex-ratio était de H/F était de 0,5. L’âge moyen des patients était de 40,9±11,4 ans avec des extrêmes de 17 et 70 ans. Selon la classification clinique OMS, 98,2% des patients étaient en phase sida. Quant à la classification CDC d’Atlanta 1993, nos patients appartenaient à la catégorie C dans 74,1% des cas. Les principales infections opportunistes étaient la candidose buccale et œsophagienne (60,2%), la pneumopathie bactérienne non tuberculeuse (40,7%), la tuberculose pulmonaire (17,6%) et la toxoplasmose cérébrale probable (29,6%). Le VIH de type I prédominait avec 95,4% des cas. L’immunodépression était sévère (CD4<200 cellules/mm3) chez 82,4% de nos patients. La charge virale VIH a été réalisée chez 84 patients, dont 73 patients (86,9%) avaient une charge virale élevée (>1000 copies/ml). Les patients ayant une immunodépression sévère ont fait plus d’infections opportunistes (IO) que ceux ayant une numération CD4 ≥ 200/mm3 (P<0,05). Les pathologies non classant sida étaient prévalences chez les patients sévèrement immunodéprimés (P>0,05). Conclusion Le profil des patients de cette série n’est pas différent de celui décrit dans la littérature avant cette ère. Les patients consultent encore à un stade avancé de la pathologie. L’atteinte de l’objectif 95-95-95 permettrait de renverser la tendance. Mots-clés : Profil, Personnes vivant, VIH/SIDA, CHU du Point G.
Introduction : La Maladie de Kaposi est un processus prolifératif mésenchymateux des cellules des systèmes sanguin et lymphatique, induit par des facteurs de croissance viraux, notamment l'interleukine 6 de l'herpès virus humain type 8 (HHV8). C’est une pathologie classant SIDA. Des publications en ont fait l’objet au Mali mais il convient à l’ère du tester et traiter de l’infection par le VIH, d’actualiser les caractéristiques de cette affection. Méthodes : Il s’agissait d’une étude descriptive rétrospective de janvier à juin 2018 et prospective de juillet 2018 à octobre 2019 réalisée dans le service de maladies infectieuses du CHU Point-G. Les signes évocateurs de la maladie de Kaposi ont été systématiquement recherchés à la clinique et le diagnostic été posé sur la base de l’anatomie pathologique. Les données ont été saisie et analysées sur le logiciel SPSS 16.0 Résultats : Nous avons retrouvé 16 cas de Maladie de Kaposi sur 902 admissions, soit une fréquence hospitalière de 1,8%. L’âge moyen des patients était de 36,8±15,1ans avec des extrêmes de 20 et 62 ans. Le sexe-ratio était égal à 1. Tous les patients étaient séropositifs pour le VIH dont 93,8% de découverte récente. La durée moyenne d’évolution des lésions à l’admission était de 4,9±2,8 mois avec des extrêmes de 1 et 12 mois. Elles étaient d’aspect nodulaire (figure 1) et maculeux dans respectivement 81,3% et 75% des cas, leurs localisations étaient cutanées (figure 2) dans 100% et muqueuses (figure 1) dans 72,5% des cas. Les lésions cutanées siégeaient majoritairement aux membres inférieurs dans 81,3% des cas. L’aspect histologique était typique dans 92,9% des cas et était représenté par des fentes vasculaires avec prolifération de cellules fusiformes et infiltrat inflammatoire lymphoplasmocytaire. Un patient était déjà sous ARV à l’admission et 11 patients ont été mis sous ARV en cours d’hospitalisation, trois patients ont bénéficié d’une monochimiothérapie à base de bléomycine ou de vincristine. L’évolution était fatale chez la moitié des patients. Conclusion : La Maladie de Kaposi demeure une affection fréquente chez les PVVIH en milieu hospitalier au Mali, touchant les jeunes des deux sexes avec une localisation surtout cutanée, et une mortalité élevée. ABSTRACT Introduction: Kaposi's disease is a mesenchymal proliferative process of blood and lymphatic systems cells, induced by viral growth factors, particularly interleukin 6 of human herpes virus type 8 (HHV8) and sometimes associated with immunosuppression. It is a pathology classifying AIDS. Previous study was published on Kaposi Disease in Mali, but at the era of “test and treat” for HIV infection, an update of the epidemiology, the clinic and the outcome of Kaposi Disease in hospitalized PLHIV is needed. Methods: This was a descriptive study, with retrospective recruitment from January to June 2018 and prospective recruitment from July 2018 to October 2019, carried out in the infectious diseases department of Point-G teaching hospital. Results: We collected 16 cases of Kaposi Disease out of 902 admissions, i.e., a frequency of 1.8%. The mean age was 36.8 ± 15.1 years with a range from 20 to 62 years. The sex ratio was equal to 1. The mean duration of lesion progression was 4.94 ± 2.8 months with a range from 1 to 12 months. Their appearance was nodular and macular in 81.3 and 75% of cases respectively. All patients had cutaneous localization. The lesions were in the lower limbs in 81.3% of cases. The histological appearance was typical in 92.9% of cases and was represented by vascular fissures with proliferation of spindle cells and inflammatory lymphoplasmacytic infiltrate. One patient was on HAART on admission but eleven started HAART upon admission. Chemotherapy with bleomycin or vincristine was initiated in only 3 patients. The outcome was death in half of the patients. Conclusion: Kaposi Disease remains a common condition in PLHIV affecting young people of both sexes with high mortality in hospital setting in Mali.
Introduction : La problématique des sorties contre ou sans avis médical touche tous les pays du monde selon les proportions variables et tous les secteurs de la médecine sont concernés. C’est au regard de cela que nous avons mené cette étude dont l’objectif était d’étudier les sorties contre et sans avis médical des patients hospitalisés au Service des Maladies Infectieuses et Tropicales du CHU du Point G. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive et analytique à collecte rétro-prospective allant du 14 octobre 2020 au 15 avril 2023 soit sur une période de 2 ans et demi (30 mois). Résultats : Sur 843 patients admis au service des maladies infectieuses et tropicales, nous avons enregistré 45 cas de sorties contre avis médical (décharges) et 07 cas de sorties sans avis médical (évasions) ce qui représentait 6,2% des patients hospitalisés durant notre période d’étude. L’âge moyen de nos patients était de 38,4 ± 12 ans avec des extrêmes de 18 et 63 ans. En ce qui concerne la profession, les ménagères et les travailleurs du secteur informel étaient prédominants avec respectivement 55,8% et 36,6%. Les patients étaient non scolarisés dans 69,2% des cas. Le sexe féminin était prédominant (67,3%) avec un sex-ratio de 0,49. Les motifs de sortie étaient dominés par l’insuffisance de ressources financières (90%). L’initiateur de la sortie était le plus souvent un parent dans 82,7% des cas ; le patient lui-même ne décidait de sa sortie que dans 17,3% des cas. Le taux de réadmission était de 9,6%. Il y’avait une relation significative entre la sortie et : le niveau d’instruction (p=0,036), le séjour antérieur (p=0,029), la profession (p=0,044) et la durée d’hospitalisation (p=0,037). Conclusion : Cette recherche met en lumière des défis cruciaux pour la prise en charge des patients dans les pays à ressources limitées, tout en appelant à des solutions pratiques pour réduire les sorties prématurées. Mots-clés : Sorties contre et sans avis médical, Maladies infectieuses, CHU Point G.
Introduction/Objectives: Despite the indisputable effectiveness of antiretroviral (ARV) treatment today, people living with HIV are still at increased risk of developing mental health disorders in resource-limited countries.Our work aimed to reduce the prevalence of mental health among patients living with HIV followed at the CHU du Point-G. Methods:This was a descriptive cross-sectional study through prospective recruitment from August to December 2022 in HIV patients.The patients who accepted, benefited from an individual interview through a questionnaire containing the SRQ-20 French version.Results: A total of 122 patients were enrolled, of which 55.74% were women.The mean age was 42.60 ± 11.55 years with extremes at 22 and 73 years.The mean duration on ARV treatment was 9.11 ± 5.35 years.The predominant occupations were housewives (30.1%), shopkeepers (22.8%) and teachers (8.9%).The prevalence of positive results for SRQ-20 was estimated to be 61.5% (95% CI 52.72-70.23;75 cases) with apredominance of women (57.33%). Conclusion:The results of our study show that there is an urgent need to address the issue of mental health in the context of HIV/ AIDS in Mali today.
Toxoplasmosis is defined as a cosmopolitan protozoan disease caused by an obligate intracellular coccidia, Toxoplasma gondii. The advent of HIV infection has made cerebral toxoplasmosis one of the most widespread neurological opportunistic infections.METHOD:We conducted a descriptive cross-sectional study with retrospective review of files of cerebral toxoplasmosis on HIV infected patients who had been hospitalized in the infectious diseases department of Point G University Hospital between January 1st, 2014 and September 30th, 2019.RESULTS:During the study period, the frequency of cerebral toxoplasmosis was 10.1% and in 46.4% of the patients, the diagnosis led to the discovery of HIV co-infection. The clinical features were characterized by fever, headaches, and motor deficit at 86.6%, 84.5% and 69.1% respectively. Roundel image on computed tomography was most represented and was found in 24.4% of patients. Anti-toxoplasma treatment based on trimethoprim /sulfamethoxazole (TMP/SMX) associated with folinic acid was initiated in 78 patients out of 90, but 19 patients had a contraindication or adverse effects to this combination and were treated with clindamycin. HAART was initiated in 31 patients out of 45 (68.9%) newly diagnosed. The overall prognosis was limited with a mortality rate of 42%.CONCLUSION:The prevalence of cerebral toxoplasmosis was high in our study, 10.1%. To reduce this prevalence, chemoprophylaxis should be initiated in all HIV-infected patients with a CD4 count below 200 cells/mm3.
ABSTRACT Objectif. Decrire les troubles electrolytiques dans un groupe de patients hospitalises infectes par le VIH dans la ville de Bamako. Patients et methodes Nous avons mene une etude transversale analytique retrospective au service des maladies infectieuses du CHU du Point G, du 1er janvier 2011 au 31 decembre 2016. Nos parametres d’etude etaient les resultats de l’ionogramme au cours de l’hospitalisation. Resultats Cent vingt et six patients vivant avec le VIH ayant realise un ionogramme sanguin au cours de leur hospitalisation ont ete inclus. La valeur moyenne de la natremie etait de 133,06±12,16 mmol/l et celle de la kaliemie de 3,89±1,15 mmol/l avec comme extremes respectivement 83,00 et 166,00 mmol/l ; 1,60 et 9,00 mmol/l. Les troubles electrolytiques retrouves etaient l’hyponatremie (41,2%), l’hypokaliemie (12,7%), l’hypernatremie (7,8%), l’hyperkaliemie (2,9%) et les troubles associes (35,3%). Il existait une association statistiquement significative entre les dysnatremies et la tuberculose (p=0,018) d’une part et son traitement (p=0,016) d’autre part. Une liaison statistiquement significative a ete aussi observee entre les dyskaliemies et la toxoplasmose cerebrale (p=0,002) ; la candidose buccale (p=0,008) ; la diarrhee (p=0,023) ; l’etat nutritionnel (p=0,023) ; la prise des ARV (p=0,020). Enfin, la mortalite etait liee au niveau d’immunodepression (p=0,012) ; a l’etat d’hydratation (p=0,010) et a la presence d’une toxoplasmose cerebrale (p=0,007). Conclusion. Les desordres electrolytiques sont frequents chez les patients vivant avec le VIH. Des associations statistiquement significatives ont ete trouvees entre ces troubles et certains evenements de survenue frequente chez les patients infectes par le VIH. Des etudes ulterieures de type prospectif avec un plus grand echantillon sont necessaires pour confirmer ces resultats. RESUME Objective. To describe electrolyte disorders in a group of HIV infected patients hospitalized in a reference treatment center of Bamako. Methods. This was a cross sectional retrospective analytic study has been conducted in the department of infectious diseases at the University hospital of Point G from 01 January 2011 to 31 December 2016. Our study variables were the ionogram findings. Results. One hundred and twenty-six HIV positive patients who did serum sodium, potassium and chloride dosage during their hospitalization were studied. The mean value was for the serum sodium 133,06±12,16 mmol/l, serum potassium 3,89±1,15 mmol/l with as extreme values respectively 83,00 and 166,00 mmol/l; 1,60 and 9,00 mmol/l. The main electrolyte disorders were hyponatremia (41.2%); hypokaliemia (12,7%); hypernatremia (7,8%); hyperkaliemia (2,9%) and associated disorders (35,3%). A statistically significant association was found between dysnatremia and tuberculosis (p=0,018)on one hand, and its treatment (p=0,016) on the other hand. A significant statistic association was also found between dyskaliemia and cerebral toxoplasmosis (p=0,002); oral candidosis (p=0,008); diarrhea (p=0,023); nutritional status (p=0,023); HAART usage (p=0,020). Moreover, mortality was associated to immunosuppression level (p=0,012); hydratation status (p=0,010) and presence of cerebral toxoplasmosis (p=0,007). Conclusion. Electrolyte disorders are common in HIV infected patients. We found statistically significant associations between electrolyte disorders and some common clinical occurrences in HIV infected patients. Further prospective studies are needed to confirm our results.
RESUMEIntroduction. Les infections urinaires sont frequentes sur les terrains d’immunodepression. Le but de notre etude etait de decrire les aspects epidemiologiques, cliniques et bacteriologiques des infections urinaires d’origine bacteriennes chez les PVVIH dans le service des maladies infectieuses du CHU de Point ‘‘G’’, du 1er janvier 2014 au 31decembre 2016. Methodes. Le diagnostic de l’infection urinaire a ete retenu sur la base de la presence d’une leucocyturie superieure ou egale a 10000 leucocytes/ml avec ou sans hematurie et/ou l’isolement d’une bacterie a l’uroculture. Resultats. La prevalence des infections urinaires bacteriennes a ete de 4,30% (n=48). Les principaux signes cliniques ont ete les brulures mictionnelles (n=5), la pollakiurie (n=2) et la pyurie (n=1). Escherichia coli a ete trouve dans 59,52% (n=25) des cas et avaient une sensibilite de 90,09% (n=22) a l’imipeneme, 88% (n=25) a la colistine, 69,23% (n=13) au cefotaxime. La resistance etait superieure a 65% pour les antibiotiques utilises en routine comme la doxycycline 84,61% (n=13), association amoxicilline acide clavulanique 73,33% (n=15), la gentamicine 68,75% (n=16), la ciprofloxacine 66,66% (n=15) et le ceftriaxone 66,66% (n=15). Dans 100% des cas, nos souches etaient resistantes au trimethoprime. Conclusion. Devant cette augmentation croissante de germes multi resistants, l’antibiotherapie de premiere intention en matiere d’infection urinaire merite d’etre redefinie apres une etude nationale sur l’ecologie et la sensibilite bacterienne.ABSTRACTObjective. Urinary tract infections are common in immunosuppression sites. The purpose of this study was to describe the epidemiological, clinical and bacteriological aspects of bacterial urinary tract infections in people living with HIV in the CHU point G. Population and methods. This study took place from 1 January 2014 to 31 December 2016 in the infectious diseases department of CHU Point G. The diagnosis of urinary tract infection was based on the presence of leukocyturia greater than or equal to 10,000 leukocytes/ml with or without hematuria and/or the isolation of a bacterium from the uroculture. Results. The prevalence of bacterial urinary infections was 4.30% (n = 48). The main clinical signs were urinary burns (n = 5), pollakiuria (n = 2) and pyuria (n = 1). Escherichia coli was found in 59.52% (n = 25) of the cases and had a sensitivity of 90.09% (n = 22) to imipenem, 88% (n = 25) to colistin, 69.23 % (n = 13) to cefotaxime. However, the resistance exceeded 65% with antibiotics used routinely as doxycycline 84.61% (n = 13), amoxicillin combination clavulanic acid 73.33% (n = 15), gentamicin 68.75% (n = 16), ciprofloxacin 66.66% (n = 15) and ceftriaxone 66.66% (n = 15). In 100% of cases our strains were resistant to trimethoprim. Conclusion. In view of this growing increase of multi-resistant germ, first-line antibiotic therapy for urinary tract infection deserves to be redefined after a national study on ecology and bacterial sensitivity.
RESUME Introduction. L’infection par le VIH et la tuberculose constitue un probleme majeur de sante publique en Afrique. Le but de ce travail etait d’etudier les aspects epidemio-cliniques de cette coinfection chez les patients suivis dans le service de maladies infectieuses (SMI) du Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) du Point‘‘G’’. Materiels et methodes. Il s’agit d’une etude retrospective de trois ans, qui a eu lieu entre le 1er janvier 2014 et le 31 decembre 2016. Elle a porte sur les patients atteints de tuberculose toutes formes confondues et infectes par le VIH, dont l’etat clinique a necessite une hospitalisation dans le SMI du CHU du Point‘‘G’’. Resultats. La prevalence de la coinfection par le VIH/Tuberculose etait de 4,30%. Le sexe masculin etait le plus touche avec un sexe-ratio de 1,53. Les maries etaient majoritaires avec 68,75%. La tranche d’âge 35-50 ans etait dominante avec 75%. La fievre et l’amaigrissement etaient presentes respectivement dans 91,67% et 77,08% des cas. La tuberculose pulmonaire isolee etait predominante (43,75%). Le VIH1 etait plus represente dans 93,75%. Le Taux lymphocytaire CD4 moyen etait 71,51/mm3. le taux de deces etait plus represente dans 35,42% suivi du taux de guerison dans 22,92%. Le schema ARV TDF+3TC+EFV a ete plus prescrit avec 73,81%. L'evolution a ete globalement favorable chez nos patients. Conclusion. Ce travail souligne une predoinance du sexe masculin.Les signes majoritaires etaient la fievre et l’amaigrissement La recherche de la Tuberculose doit etre systematique chez toute personne vivant avec le VIH et vice versa. ABSTRACT Introduction. HIV infection and tuberculosis is a major public health problem in Africa. The aim of this work was to study the epidemiological and clinical aspects of this co-infection in patients followed in the Department of Infectious Diseases (IMS) of the Center Hospitalier et Universitaire (CHU) of Point ''G ''. Materials And Methods. This was a 3-year retrospective study, January 1, 2014 to December 31, 2016. It included patients with all forms of tuberculosis and HIV-infected patients, whose clinical condition required hospitalization. the SMI of the Point''G 'CHU. Results. The prevalence of HIV / TB co-infection was 4.30%. The male sex was the most affected with a sex ratio of 1.53. The married were in the majority with 68.75%. The 35-50 age group was dominant with 75%. Fever and weight loss were present in 91.67% and 77.08% of cases, respectively. Isolated pulmonary tuberculosis was predominant (43.75%). HIV1 was more represented in 93.75%. The mean CD4 lymphocyte rate was 71.51 / mm3. the death rate was more prevalent in 35.42% followed by the cure rate in 22.92%. The ARV regimen TDF + 3TC + EFV was more prescribed with 73.81%. The evolution has been generally favorable for our patients. Conclusion. This work underlines a prediction of the male sex. Majority signs were fever and weight loss. The search for tuberculosis should be systematic in all people living with HIV and vice versa.
RESUMEIntroduction. La serosurveillance reguliere et permanente des agents infectieux transmissibles par transfusion chez les donneurs est capitale pour assurer une securite transfusionnelle. Cette etude avait pour objectif de determiner la seroprevalence les virus de l'immunodeficience humaine (VIH), de l'hepatite B (VHB), de l'hepatite C (VHC) et de la syphilis chez les donneurs a la banque de sang de l’hopital de Sikasso. Methodologie. Nous avons conduit une etude transversale et retrospective portant sur les marqueurs infectieux (le VIH, le VHB, le VHC et la syphilis) chez les donneurs de sang a l’hopital de Sikasso entre le 1er janvier 2016 et le 31 decembre 2018. Les donnees ont ete collectees a partir des registres et des rapports d’activites de la banque de sang de l’hopital de Sikasso. Les anticorps anti-VIH ont ete recherches par le test Alere HIV Combo (Aleremedical Co., Ltd. Japon), l’antigene HBs par le test Ag Cypress (Cypress Diagnostics). Pour la recherche des anticorps anti-VHC, nous avons utilise le test HCV Cypress (Cypress Diagnostics) ou le test HCV Tri-dot (J.Mitra et Co Pvt. Ltd). La syphilis a ete recherchee par les tests de RPR (RPR Biolabo, Maizy, France) et le Treponema pallidum haemagglutination (TPHA). Resultats. Au cours de la periode d’etude, 20244 donneurs de sang ont ete enregistres. 94,36% d’entre eux etaient des hommes d’un âge moyen de 31,57 ± 9,050 ans. Quatre cent huit (2,02%) etaient des donneurs volontaires reguliers. La seroprevalence globale des marqueurs infectieux etait de 12,80%. La seroprevalences du VIH etait de 1,90%, celle du VHB de 8,22%, celle du VHC de 3,00% et celle de la syphilis de 0,14%. La seroprevalence etait plus elevee chez les donneurs familiaux et les nouveaux donneurs volontaires par rapport aux donneurs volontaires reguliers. Conclusion. La securite transfusionnelle est un probleme majeur de sante publique a l’hopital de Sikasso ou les donneurs familiaux sont predominants. Il est donc necessaire de renforcer le systeme de serosurveillance des marqueurs infectieux chez les donneurs et de centrer la politique nationale transfusionnelle sur le don volontaire et regulier de sang.ABSTRACTIntroduction. Regular and permanent control of transfusion-transmitted infectious agents in blood donors is essential to ensure transfusion safety. The aim of this study was to establish the seroprevalence of HIV, the hepatitis B and C viruses, and syphilis among blood donors in blood bank at the hospital of Sikasso. Methods. We conducted a retrospective and cross-sectional descriptive study concerning the presence of infectious markers (HIV, HBV, HCV and syphilis) in blood donors at the hospital of Sikasso from January 1st, 2016 and December 31st, 2018. Data were collected from the records and activities reports of blood bank at the hospital of Sikasso. HIV antibodies were tested by the Alere HIV Combo assay (Alere Medical Co., Ltd. Japan). Hepatitis B surface antigens were detected by Ag Cypress (Cypress Diagnostics) and HCV antibodies by Cypress Cypress (Cypress Diagnostics) or Tri-dot HCV (J. Mitra and Co Pvt. Ltd). Syphilis was diagnosed with the RPR (RPR Biolabo, Maizy, France) and Treponema pallidum haemagglutination (TPHA) tests. Results. During the study period, 20244 blood donors were registered. Among them, 94.36% were male and their mean age was 31.57 ± 9.050 years. Four hundred and eight (2.02%) were regular volunteer donors. The overall seroprevalence of infectious markers was 12.80%. Seroprevalence of HIV, HBV, HCV and syphilis was 1.90%; 8.22%; 3.00% and 0.14% respectively. The seroprevalence was higher among family donors and new volunteer donors compared to regular volunteer donors. Conclusion. Blood transfusion safety is a major public health concern at the hospital of Sikasso where family donors constitute the largest component. It is therefore necessary to strengthen the infectious markers control system in blood donors and to focus the national transfusion policy on the voluntary and regular blood donation.
RESUME Introduction. les rapports heterosexuels sont la principale voie de transmission du VIH au cours de l’epidemie mondiale actuelle du SIDA. Ainsi, en Afrique sub-saharienne, la plupart des femmes sont infectees par leur conjoint, dans le cadre des relations sexuelles conjugales. Objectif. Evaluer le risque conjugal d’exposition au VIH chez les patients suivis dans le service de maladies infectieuses du CHU du Point-G, Mali. Methodologie. Il s’agit d’une etude prospective, transversale et descriptive portant sur les personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVIH) suivies dans le service de maladies infectieuses de janvier a juin 2014. Les donnees portant sur les facteurs de risque de la transmission sexuelle du VIH, sociodemographiques et les informations relatives a leur vie de couple ont ete cueillies a partir d’un questionnaire lors des entrevues individuelles. Resultats. Nous avions collige 110 patients dont 37 hommes (33.6%) et 73 femmes (66.40%), parmi lesquelles 31 (28,20%) etaient dans un regime polygamique. Les rapports sexuels extraconjugaux ont ete notes chez 25 patients (22,70%). Les rapports sexuels n’etaient pas proteges chez 73 patients et parmi eux, 26 patients avaient une charge virale detectable. Parmi ces 26 patients, neuf patients avaient eu des rapports sexuels extraconjugaux non proteges. La serologie VIH etait positive chez 68,4% parmi 53 conjoints depistes. 49 patients (44.55%) avaient un taux de lymphocytes TCD4 compris entre 351 et 500 et 35 patients (31.82%) avaient un taux de lymphocytes TCD4 superieurs a 500. Conclusion. Deux tiers des PVVIH ont des rapports sexuels non proteges avec leurs conjoints souvent parce que le conjoint n’a pas ete informe, parfois parce qu’elle refuse ou est deja lui seropositif. Pres d’un patient sur quatre a des rapports extraconjugaux. Le VIH/SIDA constitue toujours un sujet tabou dans notre societe. Il est important de renforcer la communication sur le changement de comportement positif afin d’ameliorer l’utilisation des mesures preventives et faciliter la prise en charge des PVVIH. ABSTRACT Introduction. The transmission of HIV through heterosexual sex has been one of the main ways to the origin of the global AIDS epidemic. In Sub-Saharan Africa, most women are infected in the context of marital sex by their spouses. Objective. The aim of this study was to evaluate HIV conjugal exposure risks among seropositive patients of the Infectious and Tropical Diseases ward of Point-G Teaching Hospital of Bamako, Mali. Methods. We conducted a descriptive cross-sectional study. Our study group was constituted of HIV infected patients followed in the Infectious and Tropical Diseases ward at Point-G Teaching Hospital of Bamako from January to June 2014. HIV sexual transmission risk factors, demographics and information related to their sexual life data were collected by a questionnaire from individual interviews. Results. 110 HIV-positive patients taking antiretroviral therapy were included. There were 37 men (33.6%) and 73 women (66.40%), and 31 women (28.20%) were in polygamous regime. 25 patients (22.70%) acknowledged extramarital sex. Sexual relations were unprotected in 73 patients, among whom 26 patients had a detectable viral load. Nine patients had unprotected extramarital sex. HIV serology was positive in 68.4% of 53 spouses screened. The value of the CD4 cell count was between 351 and 500 cells/mm3 in 44.55% of the cases and higher than 500 cells/mm3 (31.82%). Conclusion. About two thirds of HIV infected patient have unprotected sex with their spouses and a about a quarter of them have extramarital relationships. More than a quarter of our patients had not informed their partners about their HIV positive status. HIV/AIDS is still a taboo in our society. It is important to strengthen communication on positive behavior change to improve the use of preventive measures and to facilitate HIV infection management.
AIM:To determine the impact of emigration on HIV transmission in the Kayes region.PATIENTS AND METHODS:It was a cross-sectional study conducted in 2007 in the Fousseyni DAOU Hospital of Kayes. A total of 109 subjects were included - all participants were over 14 years old and were diagnosed as HIV positive. The variables studied were knowledge, attitudes and behaviors regarding HIV/AIDS, the notion of traveling outside of Mali and emigration. Pearson Chi2 and Fisher test were used for a bivariate analysis.RESULTS:The female/male sex ratio was of 2.51. In this data pool, 32.3% (10/31) of men were emigrants. More than a third 37.2% (29/78) of women had an emigrant as a sexual partner. There was no significant difference in the levels of knowledge regarding HIV between emigrants and those who never went abroad. The likelihood of having had relations with a sex worker in the preceding 12 months was nine times higher for an emigrant than to a non-emigrant [OR=9.13, CI 95% (2.20 - 37.84)].An emigrant was five times more likely to have at least two sexual partners [OR=5.11, CI 95% (1.37-18.94)].CONCLUSION:This study showed that emigration is an important factor regarding the spread of HIV in the region of Kayes Mali. Sensitization of the candidates to emigration must be reinforced.
Cerebral toxoplasmosis is common opportunistic infections of central nervous system in AIDS. It occurs most often in case of severe immunosuppression. The aim of this study is to investigate the general characteristics of cerebral toxoplasmosis during HIV infection and AIDS in hospital area in Bamako. It is a retrospective study of 5 years (form January 2001 to December 2005), conducted in the infectious diseases department of Point G Teaching Hospital of Bamako. It concerned all patients infected with HIV, hospitalized for cerebral toxoplasmosis. The diagnosis of cerebral toxoplasmosis was based on clinical, C T and therapeutic arguments. A total of 745 patients investigated, 26 met cerebral toxoplasmosis diagnostic criteria (14 men and 12 women). The rate of cerebral toxoplasmosis in the study population was 3.5%. The average age was 38.1 years (18-58 years). Focused neurological deficit (73.07%), intracranial hypertension signs (69.20%), meningeal syndrome (15.40%), seizures (57.69%) and consciousness disorders (30.80%) were the clinical characteristics. Hypodensity with or without peripheral enhancement images (93.75%) were found on CT. The average rate of CD4 T cells was 98.7cells/mm3 (5-473 cells/mm3). Oropharyngeal candidiasis in 61.53% of cases, intestinal cryptosporidiosis (11.53%), herpes zoster (3.84%) and Pott's disease (3.84%) were the opportunistic infections associated. Cotrimoxazole was used in 88.46% of patients and 3 patients (11.54%) received the standard treatment (Sulfadiazine-Pyrimethamine). Antitoxoplasmic treatment led to a clinical improvement in 84.61% and 4 deaths (15.39%). were recorded. The technical platform for etiological diagnosis of toxoplasmosis is not available at the Point-G Teaching Hospital, so in case of encephalitis signs in a HIV positive patient, CT should be urgently perform and a treatment trial must begin without delay.
Le VIH/SIDA affecte plusieurs systemes de l'organisme humain dont le systeme hematopoietique. Les premieres observations de pancytopenie associee au SIDA ont ete decrites des 1983. L'objectif de cette etude est de decrire les anomalies de l'hemogramme et leur frequence chez les patients infectes par le VIH en milieu hospitalier de Bamako. Il s'agissait d'une etude transversale, prospective et descriptive portant sur les patients infectes par le VIH naifs de traitement antiretroviral. Elle s'est deroulee dans le service des maladies infectieuses de l'Hopital du Point G de janvier 2004 a Aout 2005. L'âge moyen des patients etait de 37,65 ± 8,91 ans, avec une predominance masculine (55%). L'anomalie la plus frequemment rencontree a l'hemogramme a ete l'anemie (95,5%) avec un taux d'hemoglobine moyen a 7,62 ± 2,34g/dl. Cette anemie etait microcytaire chez 72,25% des patients, normocytaires chez 25,13% et macrocytaire chez 2,62%. La transfusion sanguine a ameliore l'etat clinique chez 32,38% des patients. Les autres anomalies observees etaient : la lymphopenie (59,5%), la leucopenie (27,5%), la thrombopenie (21%) et la neutropenie (15,5%). Le paludisme (36%) et la tuberculose (28%) etaient les pathologies les plus frequemment associees a ces anomalies hematologiques. Les medicaments hematotoxiques les plus utilises etaient : sulfamethoxazole-Trimethoprime et les anti-tubercu-leux (Rifampicine-isoniazide- Ethambutol). Au vu de ces resultats, la numeration de la formule sanguine (NFS) doit etre systematique et la prescription des molecules hematotoxiques doit etre limitee et ce sous surveillance de la NFS.