Appendix A reports on a wide set of examples and measures, the analysis of which can complement the task-based and value-added data assessments. Appendix B provides the Broad Economic Categories (BEC) classification, as defined by the United Nations (UN), which comprises 19 basic categories assigned to the final use of the good—capital, consumption, and intermediate. Appendix C provides an excerpt from the customized intermediates in the apparel and footwear sector, listing the Broad Economic Categories (BEC), the Standard International Trade Classification (SITC), and the SITC description. Appendix D provides an excerpt from the list of manufacturing parts and components at the Harmonized System (HS) of trade classification at the 6-digit level. Appendix E provides a table showing the assignment of selected products to five value chain categories in five main global value chain sectors …
ou non, émanant des établissements d'enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
Depuis 2011, les pays de zone euro ont engagé une stratégie de consolidation des finances publiques. L’objectif de cet article est d’évaluer l’impact de cette stratégie sur la trajectoire de dette publique et de croissance. Nous développons un modèle représentant 11 pays de la zone euro en intégrant l’hypothèse selon laquelle le multiplicateur varie au cours du cycle. La littérature empirique récente montre en effet que les multiplicateurs budgétaires sont plus élevés en période de crise. Partant de là, nous analysons la capacité des pays de la zone euro à respecter les règles budgétaires en vigueur et en particulier l’objectif de dette fixé à 60 %. Nous simulons la dynamique de la dette publique et de la croissance selon différentes hypothèses relatives au multiplicateur, à la présence d’hystérèse ou au rôle de la politique monétaire. Nous montrons que tous les pays ne seraient pas en mesure d’atteindre l’objectif de dette en 2032. Une stratégie alternative serait d’étaler les mesures d’austérité dans le temps afin que moins d’austérité soit mise en œuvre lorsque le multiplicateur est élevé. Le bénéfice de cette stratégie dépend toutefois de la réaction des marchés financiers et de l’évolution des primes de risque. Enfin, nous étudions la possibilité d’une relance en Allemagne, dans la mesure où le pays dispose de marges de manœuvre budgétaires. Néanmoins, les effets d’une telle relance sur les autres pays de la zone euro pourraient être limités puisque le multiplicateur budgétaire allemand est plus faible. Une relance mise en œuvre directement dans les pays qui ont un écart de croissance élevé est plus efficace.
La zone euro a renoué avec la croissance. Pour le troisième trimestre consécutif, le PIB a légèrement progressé. Pour autant, la situation macroéconomique de la zone euro reste critique. La croissance est pour l’instant bien trop fragile pour enclencher une dynamique de reprise significative. Dans certains pays, le PIB a continué de reculer au quatrième trimestre 2013. Dans d’autres, c’est le chômage qui se maintient à des niveaux records et qui progresse même encore, en raison d’une progression trop faible de l’activité. Les politiques budgétaires restrictives ont de nouveau pesé sur la demande en 2013. Leur dimension procyclique devrait néanmoins s’atténuer en 2014 et 2015. Du côté de la politique monétaire, la BCE maintient le taux d’intérêt directeur à un niveau de 0,25 point mais tarde à engager des actions plus significatives pour soutenir la croissance et accélérer le processus, en cours, de convergence des taux longs. Les enquêtes sur le crédit indiquent une normalisation des conditions d’offre de crédits mais aussi le faible dynamisme de la demande. Dans ces conditions, nous anticipons une accélération de la croissance en 2014, en grande partie liée à une impulsion budgétaire négative (0,2 point au lieu de 0,7 en 2013). Portée par une moindre accélération du commerce extérieur et le début d’une reprise de l’investissement, la croissance atteindrait 1,3 % en 2014 puis accélérerait à 1,6 % en 2015. Avec un PIB toujours inférieur de 2,7 % à son niveau d’avant crise, ce rebond de la croissance est encore trop faible pour avoir un impact significatif sur le chômage. Il baisserait en 2014 et 2015 sur l’ensemble de la zone euro mais seulement de 0,2 puis 0,3 point. Or avec un taux de chômage qui serait encore de 11,4 % en fin d’année 2015, le risque déflationniste va continuer à s’accentuer. L’évolution récente des prix reflète cette situation avec une inflation qui ralentit depuis la fin de l’année 2011 et un risque accru de voir les anticipations s’ancrer sur un scénario de baisse des prix.
Recent evidence has renewed views on the size of fiscal multipliers. It is notably emphasized that fiscal multipliers are higher in times of crisis. Starting from this literature, we develop a simple and tractable model to deal with the fiscal strategy led by euro area countries. Constrained by fiscal rules and by speculative attacks in financial markets, euro area members have adopted restrictive fiscal policies despite strong negative output gaps. Based on the model, we present simulations to determine the path of public debt given the current expected consolidation. Our simulations suggest that despite strong austerity measures, not all countries would be able to reach the 60% debt-to-GDP. If fiscal multipliers vary along the business cycle, this would give a strong case for delaying austerity. This alternative scenario is considered. Our results show not only that delaying austerity would improve growth perspectives and would not be incompatible with public debt converging to 60% of GDP.
La timide reprise annoncee lors de notre derniere prevision se concretise. La situation est encore tres fragile mais de nombreux indicateurs confirment que le pire est passe et l'economie espagnole commence a remonter la pente. La route sera longue et semee d'embuches avant d'esperer refermer l'ecart de production et reduire significativement le chomage. Mais les ingredients de la reprise sont presents. La confiance des marches financiers est de retour, comme l'attestent la baisse des taux d'interet souverains et le relevement de la note de l'Espagne par Moody's le 22 fevrier. Les exportations restent dynamiques et la consommation des menages donne des signes de reprise. L'emploi a progresse au dernier trimestre 2013 et les salaires nominaux ont cesse de baisser. Les taux de marge se maintiennent a des niveaux eleves, permettant un redemarrage de l'investissement productif alors que le desendettement prive se poursuit. La situation budgetaire reste cependant tres preoccupante, avec un solde public qui s'est etabli a -7,1 % en 2013 (-6,6 % hors aides au secteur bancaire), appelant a de nouvelles mesures de rigueur a court ou moyen terme (...).
EMU countries have engaged in fiscal consolidation since 2011. This strategy has proven to be costly in terms of GDP. This cost has been amplified by the fact that fiscal multipliers are high in time of crisis, as recently stressed by the literature. Within this context, we wonder whether there is an alternative strategy aiming at bringing back the debt ratio to 60% of GDP in 2032, meanwhile lowering output losses. To this end, we report simulations realized from a simple model describing the Eurozone and the timing for consolidation. Based on a pragmatic view of the fiscal compact, we find an alternative path for consolidation which achieves a 60% threshold for public debt over the next 20 years in most euro area countries.
Le recul de l’activité observée dans la zone euro depuis le quatrième trimestre 2011 s’est amplifié en fin d’année 2012 malgré le retour annoncé de la confiance. Depuis l’été 2012, la ratification du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) ainsi que l’annonce par la BCE de l’OMT (Outright monetary transactions ou aussi Opérations monétaires sur titres) avaient écarté les risques d’un éclatement de la zone euro contribuant à la baisse des primes de risques sur les marchés obligataires publics. Cet espoir fut cependant insuffisant pour compenser le fort impact récessif de la consolidation budgétaire. Les demandes interne et externe, du fait des fortes interdépendances entres les pays de la zone euro, ont par conséquent continué à fléchir. Le vote des budgets pour l’année 2013 annonce d’ores et déjà la poursuite de ce scénario. Bien qu’en léger recul, l’impulsion budgétaire serait de -1,1 point de PIB. 2013 sera par conséquent une nouvelle année de récession dans la zone euro, le PIB reculerait de 0,4 %. En 2014, le rythme de consolidation marquera encore le pas dans la mesure où certains pays auront atteint la cible de 3 % pour le déficit budgétaire (Allemagne, Autriche, Belgique, Finlande) ou en seront assez proches (Pays-Bas). La croissance serait alors positive (0,9 %) mais insuffisante pour permettre une décrue du chômage. Les risques resteront orientés à la baisse en raison des pressions déflationnistes qui vont s’intensifier. La déflation est déjà enclenchée en Espagne et en Grèce et pourrait se généraliser à tous les pays où le taux de chômage se maintient à des niveaux très élevés, d’autant plus qu’à ce mécanisme s’ajoutent de nombreuses réformes ou mesures visant à réduire le coût du travail. La concurrence entre pays de la zone euro pour gagner des parts de marché devrait s’intensifier ce qui amplifiera les pressions déflationnistes sans réussir à générer l’effet positif escompté sur la croissance de l’ensemble de la zone euro.
La Grande Recession se poursuit pour la cinquieme annee consecutive. De 2010 a 2013, les efforts budgetaires realises et annonces par les pays developpes ont ete sans precedent, avec pour objectif une reduction rapide des deficits. Mais dans un contexte de multiplicateurs eleves, l’effort budgetaire a un cout en termes d’activite. Trop longtemps ignore, ce mecanisme a conduit a ce que les espoirs de reduction des deficits publics furent toujours decus. En 2013 puis en 2014, l’ensemble des pays developpes continuera donc l’effort de consolidation budgetaire, malgre le haut niveau du chomage involontaire. Les multiplicateurs budgetaires restant eleves, les pays developpes s’enfonceront dans le cercle vicieux d’une hausse du chomage, d’une recession qui se prolonge et de doutes croissants quant a la soutenabilite des finances publiques. La poursuite de cette strategie d’austerite budgetaire porte en elle le germe de la deflation salariale dans les pays les plus touches. Les reformes structurelles imposees par la troika consistant notamment a couper dans les remunerations des fonctionnaires indiquent que cette deflation n’est pas subie, mais encouragee, avec pour objectif la restauration de la competitivite des pays en crise. Mais, puisque la zone euro est un espace de change fixe, cette deflation salariale ne pourra que se transmettre aux autres pays. Un nouveau levier sera active par lequel la crise se prolongera. Lorsque les salaires decroissent, l’acces au systeme financier pour lisser les choix des agents economiques devient impossible. Les dettes que l’on cherche a reduire depuis le debut de la crise vont s’apprecier en termes reels. La deflation par la dette deviendra le nouveau vecteur du piege de la crise.
La situation economique espagnole est tres preoccupante et le spectre de la decennie perdue japonaise plane sur la peninsule iberique. Le PIB espagnol a enregistre cinq trimestres de baisse ininterrompue et perd 1,4 % en 2012. Profondement deprimee par la cure d'austerite drastique administree par le gouvernement de Mariano Rajoy, la demande interieure chute de 4 % en 2012. Seule une contribution exterieure de 2,4 points de PIB permet d'attenuer la recession (...).
Le 29 mai dernier, la Commission europeenne adressait aux Etats membres de l’Union ses nouvelles recommandations de politique economique. Dans ces recommandations, la Commission preconise un report des objectifs de deficit public pour quatre pays de la zone euro (Espagne, France, Pays-Bas, Portugal), leur laissant plus de temps pour atteindre la cible de 3% de deficit public. L’Italie sort de la procedure de deficit excessif. Seule la Belgique est sommee d’intensifier ses efforts. Cette nouvelle feuille de route peut-elle etre interpretee comme un changement de cap annoncant un assouplissement des politiques d’austerite en Europe ? Peut-on en attendre un retour de la croissance sur le vieux continent ? (...).
Les derniers indicateurs disponibles pour l’economie espagnole sont plutot bien orientes. Il semble que la production ait touche son point bas et les indicateurs de confiance se redressent. Les efforts d’assainissement commenceraient enfin a porter leurs fruits. La rigueur budgetaire, avec l’appui de la BCE, a permis une normalisation des primes de risque sur la dette publique espagnole. La deflation salariale a redonne de la competitivite aux entreprises qui gagnent des parts de marche a l’exportation. L’ajustement de l’emploi a fortement redresse la productivite et porte le taux de marge des entreprises a un niveau historiquement eleve. Si la restructuration du systeme bancaire continue de peser sur la distribution de credit, elle est le gage d’une autonomie budgetaire et financiere future de l’economie espagnole. De la meme maniere, la baisse des prix immobiliers est un mal necessaire pour apurer les exces du passe et permettre au secteur de la construction de renouer avec la croissance. (Premier paragraphe)