The reform of the European fiscal rules came into force on 30 April 2024. The new rules, like the former ones, impose a depressive bias on domestic fiscal policies, leaving Member States' no fiscal room for manoeuvre. At the same time, the European Pillar of Social Rights sets ambitious targets for national social protection systems and requires an increase in social spending. A new form of governance would be required to prevent the fiscal rules from imposing restrictive fiscal policies to the expense of economic activity and, of more important, objectives (green transition, defence). This would require abandoning arbitrary targets for public deficits and debts and accepting, when needed, an increase in social contributions and taxation.
Revue de l'OFCE, 159 (2018) 2. Tour du monde de la situation conjoncturelle États-Unis : attention au retour de flamme La croissance américaine a fortement accéléré au cours du premier semestre 2018, entraînant l'économie vers une phase de haut de cycle.Cette dynamique est largement alimentée par l'orientation expansionniste de la politique économique aux États-Unis.En particulier, le stimulus budgétaire voté par l'administration Trump se traduit par une impulsion budgétaire de 1,5 point de PIB cette année et 1 point en 2019.L'embellie devrait donc se poursuivre, ce qui poussera les salaires et les prix à la hausse dans un contexte où le taux de chômage est passé sous 4 % depuis avril 2018.L'inflation sera par ailleurs accentuée par la hausse des droits de douanes imposée par les États-Unis sur les importations chinoises.Dans ces conditions, la Réserve fédérale normaliserait plus rapidement la politique monétaire.Avec la perspective d'un retour à davantage d'orthodoxie budgétaire, la croissance pourrait alors ralentir en 2020. : un départ en fanfareL'activité a significativement accéléré au cours des six premiers mois de l'année 2018.En glissement annuel, elle s'est établie à 2,9 % au deuxième trimestre contre 2,5 % en fin d'année 2017 et 1,9 % fin 2016.À l'exception de l'investissement résidentiel, toutes les composantes de la demande intérieure ont été bien orientées.Du côté des ménages, le revenu disponible brut a progressé de 1,1 % et de 0,6 % aux premier et deuxième trimestres soutenu à la fois par la masse salariale, la réduction des impôts et par des revenus financiers toujours dynamiques, dans la continuité de ce qui a été observé en 2017 1 .Les ménages américains ont bénéficié de la baisse de la fiscalité votée par 1. Sur l'année 2017, de fortes révisions à la hausse sur les revenus financiers perçus par les ménages ont été enregistrées.Elles se sont traduites par une hausse du revenu et une révision à la hausse de 3,3 points du taux d'épargne. Partie I2. Cette hypothèse est cohérente avec une analyse selon laquelle la taille des multiplicateurs budgétaires dépend de la position économique dans le cycle.Voir Sampognaro (2018).3. Calculée à 79,1 % sur la période 1980-T1-2018-T2.
Faced with the impossibility of reaching a political agreement to review the fiscal treaties, the Commission could limit itself to applying the current rules with flexibility, which would maintain an ambiguous situation: much ado about nothing.
cohesion in an increasingly fractured world: Where now for the European project?
Ce travail de prevision a ete realise sur la base d'un retour progressif a une situation sanitaire moins contrainte (i.e. des mesures prophylactiques proches de celles de l'ete 2020) a partir du deuxieme trimestre 2021. Dans le monde, la valeur ajoutee ne retrouvera son niveau de fin 2019 qu'a la fin 2021, apres une chute de plus de 10 % au deuxieme trimestre 2020, impliquant ainsi la perte de deux annees de croissance du fait de la crise sanitaire. En partant de notre prevision realisee en octobre 2019, l'evaluation de cette perte d'activite liee a la crise de la Covid-19 fin 2021 se situe entre -2 points (Allemagne et Italie) et -6 points de PIB (Espagne). Pour la Chine, la perte serait de 2,3 points de PIB. Dans les principaux pays developpes, une epargne «forcee» s'est constituee durant la crise sanitaire. A la mi-2020, nous l'evaluons a pres de 90 milliards de livres sterling pour les menages britanniques soit 12 points de leur revenu disponible (RdB), a plus de 60 milliards d'euros en France et en Allemagne (respectivement 8,6 et 7,6 points de RdB) et est proche de 40 milliards d'euros en Espagne et en Italie (respectivement 10 et 6,4 points de RdB). Cette epargne moyenne cache la dynamique de la pauvrete. En France, sur l'ensemble de l'annee 2020, nous prevoyons une baisse de 9% du PIB. 55% du choc serait absorbe par les administrations publiques. Les entreprises verraient leur revenu se reduire de 56 milliards (ce qui correspond a 41 % du choc) et leur taux de marge baisserait de 4,2 points de valeur ajoutee sur l'annee. La baisse de revenu pour les menage serait limitee (-5 milliards) et l'accumulation d’«epargne Covid» serait elevee, representant 86 milliards d'euros sur l'ensemble de l'annee 2020. Pour 2020 le deficit atteindrait -8,9% de PIB, un maximum historique depuis que les comptes nationaux sont disponibles. En 2021 le deficit public s'etablirait a -6,3% du PIB. Le nombre de chomeurs augmenterait de 810 000 sur l'annee 2020 et le taux de chomage atteindrait 11% en fin d'annee. Le chomage baisserait de 400 000 personnes en 2021 et le taux de chomage serait de 9,6 % de la population active fin 2021, soit 1,5 point de plus que son niveau observe fin 2019. Le Plan de relance ameliorerait le PIB a hauteur de 1,1% pour 2021 et la croissance serait de 7%. Le calibrage budgetaire des mesures de reponse a la crise sur deux ans couvre environ 30% des pertes cumulees d'activite sur 2020-21, soit une part similaire au plan de relance de 2009-2010. En 2022, les nouvelles mesures issues du Plan de relance auraient un impact de 0,9 point de PIB sur l'activite.
The results of the June 2016 referendum in favour of the UK leaving the EU opened a period of huge economic and political uncertainty in the UK, and in the EU27. A large number of official and academic analyses have been published that address the economic impact of different modalities of Brexit. Section 1 analyses possible models for the future UK-EU relationship, from remaining in the single market and in the customs union, to a Free Trade Agreement (FTA) or world trade organization (WTO) rules. Section 1 also discusses the future of UK trade regulations (tariff and non-tariff barriers, trade agreements) and the various channels through which Brexit could have an impact on the UK economy (trade, foreign direct investment (FDI), migration, productivity, fiscal policy). The UK must make a trade-off between ensuring access to the EU market and increasing its regulatory autonomy. Section 2 surveys studies released on the impacts of Brexit, over short-and long-term horizons, under different scenarios, from a soft Brexit to a hard Brexit and a no deal scenario. These studies provide very different results depending on the methods they use and the assumptions they adopt on the future relationship between the UK and the EU27, mainly on how they view the effects of trade openness and regulations on productivity, in level as in growth rate. Studies usinggravity models and computable general equilibrium models generally find negative but small effects on UK GDP. Some studies increase these effects by adding the negative impact of a less open UK economy on labour productivity growth, even if Brexiteers want to open the UK to non-EU economies. Others believe that a liberalisation shock could boost output growth, but the UK is already a very liberal economy. The impact of Brexit on the GDP of the EU27 countries is on average 4 to 5 times smaller than on UK GDP, although some countries (Ireland in particular) are more affected. In the shorter term, uncertainty about Brexit has a negative effecton investment and exports, which is partly offset by lower interest rates and exchange rates.
The 2008 crisis led to a strong rise in public deficits and debts in most developed economies. These debts and deficits are currently Keynesian (i.e. required for macroeconomic stabilisation), as shown by low inflation and interest rates levels. Euro area public debts are not guaranteed by a lender of last resort. The rules enshrined in the Stability Pact and the Fiscal Treaty have no economic basis. The paper discusses federalist proposals such as a European Debt Agency or a European Treasury, and unconventional solutions, such as debt monetisation, buyback by the ECB, and even debt cancellation. It concludes in advocating for a rule-free economic policy coordination.
Le 29 mars 2019, le Royaume-Uni devrait quitter l’UE. Mais plus de 2 ans et demi apres le vote des Britanniques pour une sortie de l’UE, rien n’est regle. L’accord de retrait et la declaration politique negocies par l’UE-27 et le gouvernement britannique et approuves lors du Conseil europeen du 25 novembre 2018[1] ont ete massivement rejetes par le parlement britannique le 15 janvier 2019 (432 voix contre, 202 voix pour). Le 29 janvier, le parlement britannique a vote deux amendements : l’un refusant une sortie sans accord, l’autre demandant a Theresa May de rouvrir les negociations avec l’UE sur la question de la frontiere irlandaise. L’UE-27 a immediatement replique que cela n’etait pas envisageable. Face a la menace d’une sortie sans accord, un No Deal, que ni l’UE-27, ni le gouvernement et le Parlement britannique ne souhaitent, qui calera le premier ? L’UE-27, qui accepterait de renoncer a un filet de securite irlandais sans date limite de sortie ? Le Royaume-Uni, qui resterait dans l’Union douaniere ?