L'analyse principale de l'essai EVER-ILD a montré qu'une bithérapie par Rituximab et Mycophénolate Mofétil, chez des patients atteints de pneumopathie interstitielle non spécifique (PINS), était associée à une meilleure évolution de la capacité vitale forcée (CVF) sur 6 mois, en comparaison à un traitement par placebo et MMF, tout en conservant un profil de sécurité satisfaisant. Dans cette étude, nous rapportons les résultats de l'essai EVER-ILD après 12 mois de suivi. EVER-ILD est un essai randomisé (1: 1) comparant l'efficacité du Rituximab (1000 mg, jour 1 et jour 15) vs son placebo, en sus du MMF (2 g par jour pendant 6 mois) chez des patients atteints de PINS. Après ces 6 mois de traitement et sans levée de l'aveugle, le médecin référent de chaque patient était libre de choisir le traitement le plus adapté pour son patient, selon les recommandations en vigueur. À 12 mois (± 3 mois), les données disponibles étaient recueillies à partir des dossiers médicaux des patients. L'essai est enregistré sur ClinicalTrials.gov NCT02990286. Sur les 122 patients initialement randomisés, la CVF en % de la valeur prédite à 12 mois était disponible pour 103 patients (52 du groupe Rituximab, 51 du groupe Placebo). Il n'y avait pas de différence entre les 2 groupes concernant les traitements administrés après le 6e mois. Il n'a pas été mis en évidence de différence significative d'évolution de la CVF en % de la valeur prédite entre les groupes Rituximab + MMF et Placebo + MMF sur les 12 mois de suivi (interaction groupe*temps = 0,26; p = 0,14). La survie sans progression (SSP) était meilleure dans le groupe Rituximab + MMF à 365 jours (différence de Temps de Survie Moyen Restreint (RMST) = 46,4 jours; IC 95 % 6,59–86,2; p = 0,0223). À 365 jours, les patients du groupe Rituximab + MMF avaient une meilleure SSP que ceux du groupe Placebo + MMF. Il pourrait être utile d'évaluer l'intérêt d'un traitement d'entretien par Rituximab.
Les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) sont un groupe hétérogène de plus de 200 entités, de causes, mécanismes, présentations clinicoradiologiques et pronostiques différents. Les classifications et recommandations internationales proposent des critères diagnostiques permettant un diagnostic dans une majorité de cas. À défaut, une discussion multidisciplinaire (DMD) est recommandée. En l’absence de diagnostic consensuel, la biopsie pulmonaire (BP) est discutée. L’objectif de cette étude est d’analyser l’impact du recours à la BP sur la prise en charge des PID à partir d’une DMD régionale. À partir de dossiers discutés en DMD dans le département de pneumologie du CHRU de Nancy entre le 01/01/2013 et le 01/01/2021, cette étude rétrospective compare le diagnostic provisoire proposé en DMD avant BP, et le diagnostic final révisé en DMD après BP. Elle détermine l’impact thérapeutique de la BP. Au total, 370 patients ont été inclus. Cinquante indications de BP sont retenues, 32 BP sont réalisées. La BP est interprétable dans 31/32 cas. La BP contribue au diagnostic final dans 29/32 cas, soit un rendement diagnostique de 90 %. La BP a été déterminante au diagnostic final dans 23/32 cas : elle a caractérisé 12/13 diagnostics provisoires de « PID inclassables » et modifié 11/19 diagnostics provisoires caractérisés (pneumopathies d’hypersensibilité, interstitielle commune, interstitielle non spécifique, organisée). Le diagnostic final le plus fréquemment obtenu après BP est la fibrose pulmonaire idiopathique. La BP a été déterminante dans le choix thérapeutique entre traitements immunosuppresseurs ou antifibrosants dans 81 % des cas. Deux événements indésirables sont rapportés. L’analyse rétrospective des dossiers suggère que les indications de BP sont insuffisamment discutées quand un diagnostic de certitude n’est pas établi au terme d’une première DMD. La BP réduit la prévalence des PID inclassables, précise ou modifie le diagnostic des PID idiopathiques. Elle peut être déterminante dans les choix thérapeutiques entre immunosuppresseurs et antifibrosants. L’indication de BP doit être systématiquement discutée en DMD devant toute PID incidente dont le diagnostic n’est pas affirmé avec un niveau de preuve suffisant. La BP peut être envisagée d’emblée ou en fonction du comportement clinique de la maladie.
L’hypertension pulmonaire (HP) est une condition hémodynamique définie par une élévation de la pression artérielle pulmonaire. Plusieurs mécanismes physiopathologiques sont décrits tels que l’obstructif/oblitératif, le passif, l’hypercinétique ou le vasoconstrictif. L’HP est une complication fréquente de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), cependant la prévalence de ces mécanismes dans les HP associées à la BPCO est à déterminer. Les données cliniques, fonctionnelles respiratoires, caractéristiques hémodynamiques, et de suivi des patients présentant d’une HP et une BPCO ont été recueillies au centre de compétence de Nancy entre le 1er janvier 2015 et le 31 mars 2021. Cent vingt-trois patients présentant une BPCO et une HP ont été inclus. Tous les patients (n = 123) présentaient un mécanisme obstructif/oblitératif, 8,9 % (n = 11) un mécanisme passif, et 4,9 % (n = 6) un mécanisme hypercinétique. Cent sept (87 %) patients avaient une HP obstructive/oblitérative pure et 16 (13 %) une HP mixte, dont 10 (8,1 %) une obstructive/oblitérative-passive, 5 (4,1 %) une obstructive/oblitérative-hypercinétique, et 1 (0,8 %) une obstructive/oblitérative-passive-hypercinétique. Le groupe HP obstructif/oblitératif-passif présentait une prévalence plus élevée de comorbidités cardiovasculaires, une capacité pulmonaire totale diminuée, une pression artérielle pulmonaire moyenne et pression auriculaire droite plus élevées. Le groupe HP obstructif/oblitératif-hypercinétique présentait une prévalence plus importante d’hémopathies, une meilleure capacité de diffusion du monoxyde de carbone, et une pression artérielle pulmonaire occluse plus élevée. Durant le suivi (durée médiane 30 mois), 52 patients sont décédés, et 11 ont bénéficié d’une transplantation pulmonaire. La survie sans transplantation à 1 an, 3 an et 5 ans étaient respectivement de 71 %, 29 % et 11 %. Aucune différence de survie n’était retrouvée entre les groupes. L’HP des patients BPCO est principalement due à un mécanisme obstructif/oblitératif. Cependant, la présence de comorbidités liées à la BPCO, notamment cardiovasculaires, peut faire intervenir un mécanisme passif et/ou hypercinétique dans le développement de l’HP. Des travaux supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces éléments et évaluer l’impact sur les stratégies thérapeutiques et la survie de ces patients.
Type I polysomnography in the laboratory is the gold-standard for diagnosis of sleep apneas and hypopneas. Our hypothesis was that Type III home polygraphy had diagnostic performance similar to Type I sleep lab polysomnography in bariatric pre-surgery assessment. Therefore, the aim of our study was to compare the diagnostic value of Type III sleep test versus Type I sleep test and whether Type III test was responsible for more frequent complications. In a single-centre retrospective study, we compared the clinical data and outcomes of all adults who completed a Type I or a Type III test between January 2017 and March 2020. All the patients included had to be incident cases and had to have undergone bariatric surgery after the sleep test. 215 patients had a Type I test and 185 had a Type III test. Age, sex, BMI, and Epworth sleepiness score were similar in the 2 groups of patients. For the whole group they were: 42 (mean)±11(SD) years, 44±6 Kg/m2 and 8±5, respectively. The apnea and hypopnea index was significantly lower in the Type III test group compared to the Type I test group, 21±20 n/h versus 29± 28 n/h, respectively (p<0.001). However, the proportion of patients treated with CPAP was similar, Type III test 45% versus Type I test 47% (p=0.742). The length of stay in hospital and the occurrence of postoperative complications of bariatric surgery were similar in the 2 groups. Only 2 and 3 patients required ICU admission after surgery in the 2 groups. Type III sleep test at home leads to the same proportion of patients treated with CPAP as Type I sleep test in a sleep laboratory. At home Type III test does not increase the risk of postoperative complications from bariatric surgery.
BACKGROUND: Since the previous French guidelines were published in 2017, substantial additional knowledge about idiopathic pulmonary fibrosis has accumulated. METHODS: Under the auspices of the French-speaking Learned Society of Pulmonology and at the initiative of the coordinating reference center, practical guidelines for treatment of rare pulmonary diseases have been established. They were elaborated by groups of writers, reviewers and coordinators with the help of the OrphaLung network, as well as pulmonologists with varying practice modalities, radiologists, pathologists, a general practitioner, a head nurse, and a patients' association. The method was developed according to rules entitled "Good clinical practice" in the overall framework of the "Guidelines for clinical practice" of the official French health authority (HAS), taking into account the results of an online vote using a Likert scale. RESULTS: After analysis of the literature, 54 recommendations were formulated, improved, and validated by the working groups. The recommendations covered a wide-ranging aspects of the disease and its treatment: epidemiology, diagnostic modalities, quality criteria and interpretation of chest CT, indication and modalities of lung biopsy, etiologic workup, approach to familial disease entailing indications and modalities of genetic testing, evaluation of possible functional impairments and prognosis, indications for and use of antifibrotic therapy, lung transplantation, symptom management, comorbidities and complications, treatment of chronic respiratory failure, diagnosis and management of acute exacerbations of fibrosis. CONCLUSION: These evidence-based guidelines are aimed at guiding the diagnosis and the management in clinical practice of idiopathic pulmonary fibrosis.
La pneumopathie interstitielle non spécifique (PINS) a un pronostic sévère. Par analogie avec les pneumopathies interstitielles associées à la sclérodermie, la prise en charge standard de la PINS repose en première ligne sur des immunosuppresseurs tel que le mycophenolate mofetil (MMF). L’infiltration lymphocytaire CD20 pulmonaire au cours des PINS suggère un intérêt du rituximab (Ritux). Nous faisons l’hypothèse que l’association du ritux avec le MMF pourrait avoir un effet bénéfique au cours de la PINS. Nous avons réalisé un essai contrôlé randomisé multicentrique français, en double aveugle (Ever-Ild ; PHRC-N 2015, NCT02990286) comparant l’efficacité et la tolérance de l’association ritux + MMF versus placebo + MMF au cours de la PINS associée à une connectivite (PINS-c), de la PINS avec manifestation auto-immune (PINS-IPAF), et de la PINS sans manifestation auto-immune (PINS-i). Le critère de jugement principal était la variation de CVF (en % de la valeur prédite) entre l’inclusion et le 6ème mois (M6). Parmi les critères de jugement secondaire, la survie sans progression (PFS) était mesurée à M6 et définie comme le temps à l’apparition de la 1ère exacerbation, ou d’un déclin de 10% de valeur prédite de CVF ou de la nécessité d’arrêt du MMF pour inefficacité ou du décès ou d’une inscription sur liste de greffe. Cent vingt-deux patients randomisés ont reçu au moins une dose du produit de l’étude (63 dans le groupe ritux + MMF et 59 dans le groupe placebo + MMF), dont 44 patients atteints de PINS-c (36%), 38 de PINS-IPAF (31 %) et 40 de PINS-i (33 %). Dans un modèle de régression linéaire mixte, la variation de CVF à M6 était différente entre le groupe ritux + MMF (+1,60% [−0,63 ; 3,82]) et le groupe placebo + MMF (−2,01 % [−4,31 ; 0,29] ; différence intergroupe 3,60 % [0,41 ; 6,80]; p = 0,03). La PFS était meilleure dans le groupe ritux + MMF que dans le groupe placebo + MMF (HR 0,44 [95 %CI 0,22–0,90] ; p = 0,02). L’association ritux + MMF n’était pas associée à un sur risque d’infection sévère. L’association ritux + MMF est bien tolérée, s’accompagne d’une amélioration de la fonction respiratoire, et pourrait être une stratégie thérapeutique pour la prise en charge de la PINS en première ligne.
Introduction. - Cardiac MRI is increasingly used to assess and monitor pulmonary vascular disease. State of the art. - In pulmonary arterial hypertension, the role of cardiac MRI has become more clearly defined due to its proven capacity to assess the morphology and function not only of the heart, but also of pulmonary circulation. Complementarily to echocardiography, technological advances have rendered it possible for MRI to search and assess shunts. More generally, MRI provides prognostic information on the follow-up of patients undergoing treatment. In cases of chronic thromboembolic pulmonary hypertension, chest MRI locates lesions and assesses pulmonary microcirculation, thereby guiding therapeutic choice. It is also an important prognostic marker in diagnosis and follow-up of patients undergoing treatment. To ensure high-quality examination, it is essential that the patient having to carry out repeated apneas cooperate. Prospects. - Studies are ongoing in view of clarifying the role of cardiac MRI as compared to right cardiac catheterization in the follow-up of patients with pulmonary arterial hypertension. Conclusions. - Cardiac MRI is the examination of choice in assessment of right ventricular morphology and function. It is a minimally invasive technique with good inter- and intra-operator reproducibility in the evaluation of patients with pulmonary arterial hypertension and chronic pulmonary thromboembolic hypertension. (C) 2022 SPLF. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Le SAHOS est fréquent dans l’obésité sévère et à l’origine des complications périopératoires en l’absence de traitement. L’objectif de l’étude est de comparer la performance diagnostique de la polygraphie ventilatoire en ambulatoire (PGa) et de la polysomnographie (PSG) au laboratoire du sommeil, les complications péri-opératoires et la durée d’hospitalisation chez les patients traités par chirurgie bariatrique. Chez 400 patients traités par chirurgie bariatrique, 215 patients entre janvier 2017 et octobre 2018 ont eu une PSG et 185 entre novembre 2018 et mars 2020 une PGa. Les données anthropométriques, cliniques, EFR, PSG, PGa, les complications et la durée d’hospitalisation étaient collectées. Les résultats étaient exprimés en moyenne [écart-type] et comparés par un test de Wilcoxon et de Fisher. Un p < 0,05 était significatif. Dans cette cohorte, 81,3 % étaient des femmes, l’âge de 42,2 [11,1] ans et l’IMC de 44,3 [11,3] kg/m2. Les données anthropométriques, les comorbidités et les symptômes ne différaient pas entre les deux groupes sauf la fatigue plus fréquente dans le groupe PGa (65,9 % versus 47,9 % ; p < 0,001). Le score de somnolence d’Epworth était comparable (7,3 [4,4] versus 7,9 [4,5]). 153 patients du groupe PGa (82,7 %) et 180 patients du groupe PSG (83,7 %) avaient un diagnostic de SAHOS (IAH > 5/h). L’IAH était plus bas dans le groupe PGa que dans le groupe PSG (20,6 [19,7] versus 28,9 [28,1] ; p < 0,001). 83 patients du groupe PGa (54 %) et 101 patients du groupe PSG (56 %) étaient traités par PPC. En péri opératoire, 48 patients du groupe PGa (26 %) et 70 patients du groupe PSG (32 %) avaient une désaturation nécessitant une oxygénothérapie. Trois patients du groupe PGa (1,6 %) et deux patients du groupe PSG (0,9 %) étaient transférés en unité de soins intensifs. La durée d’hospitalisation ne différait pas (3,19 [2,9 ; 3,4] versus 3,21 [2,8 ; 3,6] jours ; p = 0,481). La performance de la polygraphie ventilatoire en ambulatoire est comparable à celle de la polysomnographie au laboratoire du sommeil dans la prise en charge des patients en chirurgie bariatrique.
Les traitements spécifiques de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) se sont avérés efficaces dans de nombreux essais randomisés contrôlés. Cependant, en raison de l’effet vasodilatateur pulmonaire de ces traitements, ils peuvent potentiellement entraîner une diminution de la saturation artérielle en oxygène (SaO2) [1]. L’objectif de l’étude était de déterminer si un pourcentage significatif de patients présentait une diminution de la SaO2 de 3 % ou plus sous l’effet des traitements spécifiques de l’HTAP et si ces patients présentaient des caractéristiques distinctives. Dans une étude rétrospective, nous avons inclus 719 patients atteints d’HTAP inscrits au registre français, entre 2008 et 2019. Les critères d’inclusion étaient d’avoir eu un diagnostic d’HTAP, une ré-évaluation dans les douze mois suivant le diagnostic, avoir reçu au moins un traitement spécifique entre le diagnostic et la ré-évaluation et avoir eu un cathétérisme cardiaque droit ainsi que des gaz du sang artériels en air ambiant aux deux visites. Les critères d’exclusion étaient l’HTAP associée à une cardiopathie congénitale et l’HTAP présentant des caractéristiques de maladie veino-occlusive pulmonaire et/ou d’hémangiomatose capillaire pulmonaire. La SaO2 n’étant pas disponible dans les données du registre français, elle a été calculée à l’aide de l’équation de Severinghaus. Cent soixante-treize (24 %) patients ont eu une diminution de 3 % ou plus de la SaO2 (Tableau 1). Ces patients étaient plus âgés au moment du diagnostic (64 ± 12 vs 58 ± 15, p < 0,0001), présentaient une DLCO plus basse (42 ± 17 % vs 51 ± 20 %, p < 0,0001) et une distance au TM6 plus courte (272 ± 147 m vs 314 ± 151 m, p = 0,005). Le pourcentage de patients répondant aux critères de faible risque ESC/ERS lors de la réévaluation était significativement plus bas chez ceux ayant une diminution de 3 % ou plus de la SaO2 et davantage de patients ont débuté une oxygénothérapie de longue durée dans ce groupe (16 % vs 5 %, p < 0,001). Un nombre relativement important de patients atteints d’HTAP ont connu une diminution significative de la SaO2 sous traitement spécifique. La mesure de la SaO2 au diagnostic et lors de la ré-évaluation, en air ambiant et au repos, pourrait être un outil non invasif de ré-évaluation des patients atteints d’HTAP.
Background. - The intrathoracic manifestations of IgG4-related disease include a range of conditions and severity, and can on occasion cause acute respiratory failure as reported in the case described here. Observation. - A 69-year-old male former smoker, was admitted to our hospital with dyspnea, fever, cough, fatigue, and a 3-month history of weight loss. He received high flow oxygen therapy and non-invasive ventilation for severe respiratory failure. Chest computed tomography revealed multifocal condensations and ground glass opacities, accompanied by thickening of the perilymphatic interstitium, mediastinal lymphadenopathy and bilateral pleural effusion. Elevated serum concentrations of IgG4 suggested an IgG4-Related Disease. He developed renal failure and underwent a renal biopsy. Histopathological analysis of which supported the diagnosis by showing dense lymphocytic infiltrate with a count of IgG4+ cells/hpf higher than 60, and storiform fibrosis - a swirling, "cartwheel'' pattern of fibrosis which may have a patchy distribution. The patient responded well to steroid therapy. Conclusion. - Although respiratory symptoms are usually mild in IgG4-relatd disease, thoracic features can evolve into acute respiratory failure with few extra thoracic manifestations. (C) 2021 SPLF. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
L’objectif de ce travail était de déterminer si les données morphologiques des voies aériennes proximales de 3e et 4e génération issues du scanner thoracique réalisé dans le cadre des soins courants permettent de prédire le phénotype « exacerbateur fréquent » chez des patients atteints de BPCO. Les patients BPCO suivis au CHU de Nancy qui avaient eu un scanner thoracique dans le cadre des soins courants ont été inclus dans l’analyse. Les données cliniques et fonctionnelles ont été recueillies de façon rétrospective. Le nombre d’exacerbations a été recensé au cours de l’année précédant le scanner et l’année suivante. Le phénotype « exacerbateur fréquent » était défini par au moins 2 exacerbations ou une hospitalisation au cours d’une année. Les dimensions des voies aériennes proximales de 3e et 4e génération ont été obtenues de façon quantitative avec le calcul de la surface de la lumière (LA) et de la paroi (WA) bronchique, le pourcentage de la surface de la paroi par rapport à la surface totale de la bronche (WAP) et l’épaisseur de la paroi bronchique (WT). Les scanners de 69 patients BPCO ont été analysés. Il n’y avait pas de relation entre d’une part l’âge, le sexe, l’IMC, la sévérité de l’obstruction bronchique en regard du VEMS (% de la valeur prédite), l’hématose et d’autre part, les données morphologiques des bronches de 3e et 4e génération. Lorsque le phénotype « exacerbateur fréquent » était défini au cours de l’année précédant le scanner, aucun des paramètres morphologiques n’était associé au risque de survenue d’exacerbations. En revanche une augmentation de la surface de la paroi bronchique de 3e génération au-dessus de la médiane était un facteur indépendant du phénotype « exacerbateur fréquent » dans l’année qui suivait la réalisation du scanner (OR 1,1; IC95: 1,02–1,18; p = 0,013) et il existait une corrélation positive entre d’une part la surface, l’épaisseur de la paroi bronchique et d’autre part le nombre d’exacerbations. Les coefficients de corrélations étaient respectivement: 0,259 (WA3); 0,290 (WA4); 0,239 (WT3). Seule la surface de la paroi bronchique de 3e génération était associée au phénotype « exacerbateur fréquent » dans l’année suivant le scanner thoracique. L’identification de phénotypes morphologiques de BPCO issus du scanner thoracique, pourrait permettre de mieux prédire le risque de survenue d’exacerbations et la progression de la maladie.
Pulmonary veno-occlusive disease (PVOD) is a rare cause of pulmonary hypertension. Heritable and sporadic forms have been distinguished. Hypoxemia, profound reduction in the diffusion of carbon monoxide and haemodynamic confirmation of pre-capillary pulmonary hypertension are the major diagnostic criteria. Thoracic CT scanning and a response to pharmaceutical therapy provide additional information to confirm the diagnosis. A 52-year-old patient, three of whose siblings had pulmonary hypertension, was admitted with dyspnoea, malaise and palpitations. Right heart catheterisation confirmed pre-capillary pulmonary hypertension. A search for an EIF2AK4 mutation was carried out, and this showed a composite biallelic heterozygous mutation compatible with the diagnosis of familial PVOD, identical to that showed in one of his brothers. Given the signs of severity of the disease and the diagnosis of PVOD, whose response to pharmaceutical therapy is often poor, the patient was placed on a waiting list for lung transplantation. Despite a similar diagnosis in 3 brothers and follow-up proposed 11 years before the diagnosis, pulmonary hypertension appeared within a few weeks and led immediately to a severe clinical situation. Annual clinical and echocardiographic monitoring had been strongly advised to the patient, but had not allowed diagnosis at a mild or moderate stage of the disease. This clinical case shows that the identification of factors predicting the development of heritable PVOD at a pre-symptomatic stage is an important issue for clinical research. (C) 2020 SPLF. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Introduction. - Eosinophilic pneumonias are characterized by an increase in lung eosinophils. These disorders can be induced by drug reactions. Case report. - A 57-year-old woman suffering from bipolar disorder and treated by sodium divalproate for more than 2 years was hospitalised in the department of respiratory medicine for dyspnoea and cough. The investigations showed severe hypoxaemia, airflow limitation, multiple ground-glass opacities and crazy paving on the chest CT-scan and a blood eosinophilia. A significant alveolar eosinophilia was found in the broncho-alveolar lavage. A complete assessment of possible causes was made. Finally, we made the diagnosis of eosinophilic pneumonia secondary to sodium divalproate. The treatment was stopped and systemic corticosteroid therapy was not introduced. The patient showed an improvement of her dyspnoea in a few days. Lung function and the CT-scan were normal within a few months. Conclusions. - Sodium divalproate, frequently used in the treatment of bipolar disorder, is a rare cause of eosinophilic lung disease, even years after its introduction. Rapid diagnosis and withdrawal of treatment led to complete resolution in the reported case. (C) 2020 Published by Elsevier Masson SAS on behalf of SPLF.
INTRODUCTION:Pulmonary hypertension (PH) is a life-threatening haemodynamic condition associated with many disorders. In pulmonary arterial hypertension (PAH) and chronic thrombo-embolic pulmonary hypertension, several treatments acting against pulmonary endothelial dysfunction have been shown to be effective. Exposure to cigarette smoke leads to endothelial dysfunction which is comparable to that observed in patients with PAH. The main objective was to investigate the difference in the haemodynamic changes during exercise in patients under specific treatment, from diagnosis (T0) to the first reassessment visit with a right heart catheterisation (T1), between those exposed or not exposed to cigarette smoke. MATERIALS AND METHODS:Between January 2002 and December 2018, all patients under specific treatment for PAH or chronic thromboembolic PH who underwent supine submaximal exercise assessment at T0 and T1 in our institution were asked specific questions about tobacco smoking. RESULTS:Overall (n=109), difference in mean isoflow mPAP was 19.0±15.4mmHg in patients exposed to tobacco smoke versus 21.3±16.6mmHg in unexposed patients (P=0.59). Median survival in exposed group was 83 months while in the unexposed group, median survival was 100 months (P=0.099). DISCUSSION:Our study did not show any significant difference in terms of haemodynamic changes during exercise between a group of patients under specific PH treatment exposed to cigarette smoke and a group unexposed. Endothelial dysfunction induced by smoke exposure does not appear to have a major impact on the response to the specific PH treatment.
La maladie veino-occlusive pulmonaire (MVOP) est une cause rare d’hypertension pulmonaire. On distingue des formes héritables et des formes sporadiques. Une hypoxémie, une altération importante de la diffusion du monoxyde de carbone et la présence d’une hypertension pulmonaire pré-capillaire sont des éléments en faveur d’une MVOP. La tomodensitométrie thoracique et la réponse au traitement pharmacologique permettent d’étayer ce diagnostic. Il s’agit de l’observation d’un homme de 52 ans, d’une fratrie dont trois sont atteints de MVOP. Ce sujet a été admis pour dyspnée, lipothymies et palpitations. Le cathétérisme cardiaque droit a mis en évidence une hypertension pulmonaire pré-capillaire. Une recherche de mutation EIF2AK4 a été réalisée, confirmant le diagnostic de MVOP héritable déjà connue chez un des frères du patient. Malgré un diagnostic similaire chez 3 frères et un suivi proposé 11 ans avant le diagnostic, l’hypertension pulmonaire est apparue en quelques semaines et a engendré un tableau d’emblée sévère. La surveillance fortement préconisée au patient n’a pas permis d’établir un diagnostic précoce. Ce cas clinique montre que l’identification de facteurs prédictifs de l’apparition d’une MVOP héritable à un stade pré-symptomatique est un enjeu de recherche clinique important.
Breathlessness is the prominent symptom of chronic obstructive pulmonary disease (COPD). Despite optimal therapeutic management including pharmacological and non-pharmacological interventions, many COPD patients exhibit significant breathlessness. Chronic breathlessness is defined as breathlessness that persists despite optimal treatment of the underlying disease. Because of the major disability related to chronic breathlessness, symptomatic treatments including opioids have been recommended by several authors. The prevalence of chronic breathlessness in COPD and its management in routine clinical practice have been poorly investigated. Our aim was to examine prevalence, associated characteristics and management of chronic breathlessness in patients with COPD recruited in a real-life tertiary hospital-based cohort. A prospective study was conducted among 120 consecutive COPD patients recruited, in stable condition, at Nancy University Hospital, France. In parallel, 88 pulmonologists of the same geographical region were asked to respond to an on-line questionnaire on breathlessness management. Sixty four (53%) patients had severe breathlessness (modified Medical Research Council scale≥3), despite optimal inhaled medications for 94% of them; 40% had undergone pulmonary rehabilitation within the past 2 years. The severity of breathlessness increased with increasing airflow limitation. Breathlessness was associated with increased symptoms of anxiety, depression and with osteoporosis. No relation was found with other symptoms, exacerbation rate, or cardiovascular comorbidities. Among the patients with chronic breathlessness and Hospitalized Anxiety and/or Depression score > 10, only 25% were treated with antidepressant or anxiolytic. Among the pulmonologists 46 (52%) answered to the questionnaire and expressed a high willingness to prescribe opioids forchronic breathlessness, which contrasted with the finding that none of these patients received such treatments against breathlessness. Treatment approaches to breathlessness and associated psychological distress are insufficient in COPD. This study highlights underuse of pulmonary rehabilitation and symptomatic treatment for breathlessness.
La dystrophynopathie de Duchenne est une maladie héréditaire récessive liée à l’X (mutation du gène DMD). Elle affecte classiquement les garçons dont les muscles sont privés de dystrophine et à l’origine d’une faiblesse musculaire progressive dès l’âge de 3–5 ans associée à une cardiomyopathie et une insuffisance respiratoire. La durée moyenne de vie est de 25 ans. Les femmes qui présentent une mutation de la dystrophine peuvent parfois présenter un phénotype sévère de la maladie résultat d’une inactivation du chromosome X mais plutôt une faiblesse musculaire modérée d’apparition retardée et des anomalies cardiaques pouvant aller d’une dilatation du VG modérée asymptomatique à une cardiomyopathie sévère nécessitant à une transplantation ou causant la mort. Nous rapportons six observations de DMD diagnostiquées chez des apparentées de cas masculins révélées entre les âges de 30 et 67 ans qui présentent une mutation identifiée du gène DMD. Caractéristiques cliniques et paracliniques des patientes atteintes de DMD.Age aux premiers symptômesDéficit musculaireAtteinte respiratoireAtteinte CardiaqueTroubles du sommeilTrouble de la déglutitionAtteinte osseuseCPK (UI/L)130Asymétrique, membres inférieursSNIP maxNonNonNonOP2424233Asymétrique, membres inférieurs, Pseudo-hypertrophie molletsPIM et PEM (50 ans)Trouble du Rythme supra-ventriculaire (49 ans) FEVG (52 ans)NonNonOP772355Asymétrique, membres inférieursTrouble ventilatoire restrictifNonNonNonOP1076444Asymétrique, membres inférieurs, lombalgiesDyspnée NYHA III PIM et PEM (48 ans)HVG (54 ans)SAHOSOuiOP (50 ans)638567Lombosciatalgies, membres inférieurs et supérieursPIM et PEMCMH, ESV, BBD completSAHOSOuiOP1500640Membres inférieurs, lombalgiesNonBBD incompletNonNonND680 Les femmes porteuses de mutation du gène DMD doivent pouvoir être conseillées quant au risque de développer une cardiomyopathie et faire l’objet d’une évaluation cardiaque complète tous les 5 ans conformément aux recommandations des sociétés savantes. Des mesures prophylactiques identiques doivent être adoptées pour l’appareil respiratoire, le sommeil et la qualité de la minéralisation osseuse. Les cardiomyopathies des femmes DMD ne sont pas corrélées au phénotype clinique, au génotype, aux symptômes musculaires, au niveau des CPK. La DMD peut se présenter chez les femmes sous la forme d’une faiblesse musculaire progressive prédominante aux ceintures, parfois asymétrique au début, source de douleurs et de difficultés à la marche, troubles du sommeil avec apnée obstructive du sommeil, atteinte respiratoire avec hypoventilation alvéolaire pouvant requérir un support ventilatoire non invasif, atteinte cardiaque. Une surveillance régulière est de fait requise pour dépister ces atteintes et prendre les mesures thérapeutiques adéquates.
Introduction. The natural history of orphan lung diseases is often unclear. We report the long-term follow-up of a case of bronchiectasis due to pulmonary non amyloid light chain deposition disease (LCDD). Case report. A 50-year-old woman who was a smoker, was diagnosed with diffuse thin walled bronchiectasis of uncertain origin after presenting with a respiratory tract infection. Ten years later, the combination of bronchiectasis, the appearance of pulmonary cysts and the identification of increased kappa free light chains evoked the diagnosis of pulmonary LCDD. The diagnosis was confirmed by lung biopsy. No immunoproliferative disorder was identified. During the 12 years follow-up, dyspnea worsened progressively and bronchiectasis and lung cysts extended leading to multicystic lung disease. Pulmonary function tests did not show any ventilatory defect but a small decrease in carbon monoxide transfer factor occurred. Conclusion. We describe the evolution of a rare presentation of isolated pulmonary LCDD, characterized by cystic diffuse atypical bronchiectasis with thin walls, associated with progressive cystic destruction of the lung parenchyma. The possibility of pulmonary LCDD should be considered in cases of atypical bronchiectasis of unknown etiology. (C) 2019 SPLF. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) et le syndrome emphysème fibrose (SEF) sont associés à un risque accru d'hypertension pulmonaire (HTP). Peu de données sont disponibles sur la relation entre hémodynamique et physiologie respiratoire, et l'effet du traitement de l'HTP. Les objectifs de notre étude étaient d'évaluer les caractéristiques respiratoires et hémodynamiques des patients atteints de FPI ou SEF et d'HTP ; de rechercher des corrélations entre elles ; et d'évaluer et de comparer la réponse au traitement de l'HTP et le pronostic. Parmi 220 patients avec HTP pré-capillaire inclus dans l'étude observationnelle multicentrique prospective HYPID (NCT01443598), 61 patients avec FPI et 75 avec SEF ont été inclus dans l'analyse. Le 89 % des patients étaient hommes avec un âge moyen de 70 ± 8,5 ans. La CVF moyenne au diagnostic d'HTP était de 76 ± 24,5 % et la DLco de 24,7 ± 10,9 %. La classe NYHA était I-II (18 %), III (58 %), IV (24 %). La distance parcourue en 6 min (DM6) était de 276 ± 145,4 m. La PAPm était 37 ± 9 mmHg, l'index cardiaque (IC) 2,6 ± 0,6 l/min/m2 et les résistances vasculaires pulmonaires (RVP) 6,6 ± 2,9 UW. Le KCO était plus bas chez les SEF que chez les FPI (35 % vs 49 % ; p = 0,0005), ainsi que la SpO2 (93 % vs 94,6 %, p = 0,006). La DLco était significativement corrélée avec la PAPm (r = −0,55, p = 0,0002) et les RVP (r = −0,53, p = 0,005) chez les FPI mais pas chez les SEF. La SpO2 était significativement corrélée avec tous les paramètres hémodynamiques dans le groupe SEF, mais avec aucun d'entre eux chez les FPI. L'HTP était sévère chez 73,3 % des patients SEF contre 78,7 % des FPI (p = 0,47). Le traitement de l'HTP a entraîné une diminution significative de la PAPm et des RVP et une augmentation de l'IC chez les patients SEF, mais pas chez les FPI. En considérant la totalité des patients traités, un traitement combiné avec un antagoniste des récepteurs de l'endothéline et un inhibiteur de la phosphodiestérase − 5 a montré une amélioration significative des RVP (p = 0,05). La survie médiane était de 20,2 mois, sans différence significative de survie entre les deux groupes. La DM6 était le seul facteur prédictif indépendant de la survie globale (HR 0,997, IC 0,995–0,998, p < 0,0001). L'hémodynamique de l'HTP est comparable au cours de FPI et SEF, mais la relation avec la fonction pulmonaire et la réponse au traitement différent, suggérant des différences physiopathologiques. La distance parcourue au test de marche est le seul facteur indépendant de la survie.
Dans le contexte de la sclérodermie systémique, les patients porteurs à la fois d’une hypertension pulmonaire et d’une pneumopathie interstitielle diffuse (SSc-HTP-PID) ont un pronostic plus défavorable que ceux porteurs d’une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) isolée, sans pneumopathie interstitielle (SSc-HTAP). Il n’y a pas à ce jour de preuve en faveur d’une efficacité des traitements spécifiques de l’HTAP chez les patients SSc-HTP-PID. L’objectif de notre étude était de comparer la survie et la réponse au traitement entre SSc-HTAP et SSc-HTP-PID. Nous avons mené une analyse rétrospective de 128 patients (66 SSc-HTP-PID, 62 SSc-HTAP), issus de 15 centres, dont l’HTAP a été diagnostiquée par cathétérisme cardiaque droit entre 2001 et 2016. Tous les patients ont reçu un traitement spécifique de l’HTAP. Le diagnostic de pneumopathie interstitielle diffuse (PID) était confirmé ou infirmé par la tomodensitométrie. Au diagnostic, l’HTAP était plus sévère dans le groupe SSc-HTAP résistances vasculaires pulmonaires moyennes de 8,7 contre 5,7 UW (p = 0,0005). Les patients porteurs d’une PID avaient un trouble ventilatoire restrictif et une hypoxémie plus marqués que dans le groupe SSc-HTAP (capacité vitale forcée moyenne de 68 % contre 100 %, p < 0,0001) ; 50 % des patients étaient sous oxygénothérapie contre 27 % (p = 0,009). L’imagerie montrait une majorité de PID étendues (81 %), l’aspect de pneumopathie interstitielle non spécifique était le plus fréquent (38 %). La PID était significativement associée avec la mortalité (HR = 1,83 ; IC95 % 1,08–3,08 ; p = 0,02), de même que la préexistence d’une insuffisance rénale chronique (HR = 5,16 ; IC95 % = 2,22–12,02 ; p = 0,0001), et le sexe masculin (HR = 1,81, IC95 % = 1,04–3,16 ; p = 0,04). À la première réévaluation, la dyspnée était plus souvent améliorée dans le groupe SSc-HTAP que SSc-HTP-PID (patients passés d’une classe 3 ou 4 à 1 ou 2, 33 % contre 14 %, p = 0,02). Il n’y avait pas de différence significative en termes d’évolution hémodynamique et du test de marche. Ce travail confirme le pronostic plus sévère de la SSc-HTP-PID par rapport à la SSc-HTAP. La réponse aux traitements spécifiques de l’HTAP serait décevante dans la SSc-HTP-PID en ce qui concerne la dyspnée, mais semble équivalente sur le plan hémodynamique à ce qui est observé dans la SSc-HTAP.