Objectifs L’ajustement des doses d’insulines sur le comptage des glucides (CG) est un « gold standard » pour l’amélioration du contrôle glycémique dans le diabète de type 1. Cette analyse post-hoc de l’étude randomisée de phase III ONSET 1 a évalué l’intérêt du CG dans l’ajustement des doses de l’insuline Faster Aspart (FIA) et l’insuline asparte (IASP) au moment du repas associés à de l’insuline detemir. Méthodologie Les patients ayant l’habitude du CG le poursuivaient (HbA1c, FIA et IASP 7,6 %) et les patients restants utilisaient un algorithme de titration du bolus (HbA1c, FIA : 7,5 %, IASP : 7,6 %). Patients et méthodes La diminution du taux d’HbA1c est significativement plus importante avec FIA en comparaison à IASP et la non-infériorité est confirmée (différence estimée entre les traitements DET=−0,15 % [IC 95 % : −0,23 ; −0,07]). Avec le CG, la diminution de l’HbA1c est significativement plus importante avec FIA versus IASP (DET : −0,19 % [IC 95 % : −0,30 ; −0,09]) et comparable pour les deux traitements avec l’algorithme. L’incidence de survenue des épisodes hypoglycémiques et les doses de bolus sont comparables pour les deux traitements indépendamment de la méthode d’ajustement, de même que la dose totale d’insuline ou la prise de poids. Discussion FIA est efficace sur le contrôle glycémique quelle que soit la méthode de titration. Pour les diabétiques de type 1 capables d’ajuster leur dose d’insuline sur le CG, FIA permet une amélioration du contrôle glycémique vs. IASP avec un effet comparable sur le poids, la dose d’insuline et sans augmentation des hypoglycémies.
Le 1,5-anhydoglucitol (1,5-AG) sérique diminue lors d’hyperglycémie (> 180 mg/dL), marqueur du contrôle de la glycémie post-prandiale (GPP) pendant les 1 à 2 semaines précédentes pourrait être un marqueur du contrôle glycémique global. Ceci a été évalué dans une analyse post-hoc de l’étude ONSET1, étude randomisée de phase III évaluant l’insuline Faster Aspart (FIA) vs l’insuline Aspart (IASP) chez des patients DT1 mis pendant 26 semaines sous FIA ou IASP au moment du repas (MT) en double aveugle ou FIA en ouvert 20 minutes après le repas (PT) associés à l’insuline detemir. Les données de 990 patients ont été poolées afin d’étudier la corrélation entre les valeurs absolues de 1,5-AG et la GPP à 2 heures à partir des profils glycémiques en automesure (7-9-7 points) à S26 en fonction du taux d’HbA1c (< 7 % ou ≥ 7 %) obtenu. Le critère principal était la variation d’HbA1c depuis l’inclusion (différence estimée entre les traitements [DET] [IC95 %] : MT FIA vs. IASP −0,15 % [−0,23 ; −0,07] ; PT FIA vs. IASP 0,04 % [−0,04 ; 0,12]). Les différences en termes de contrôle glycémique correspondent aux variations du 1,5-AG depuis l’inclusion (DET [IC95 %] : MT FIA vs. IASP 0,50 μg/mL [0,24 ; 0,76] ; PT FIA vs. IASP −0,16 μg/mL [−0,42 ; 0,10]). Une corrélation a été établie entre le 1,5-AG et GPP à 2 h chez les patients avec un taux d’HbA1c < et ≥ 7 %. Ces résultats confirment l’intérêt du 1,5-AG en tant que marqueur du contrôle glycémique à court terme indépendamment de la réponse sur l’HbA1c.
L’insuline Faster Aspart (FIA) est une nouvelle formulation de l’insuline asparte (IASP) contenant deux excipients permettant une absorption initiale plus rapide et une amélioration du contrôle de la glycémie post-prandiale (GPP). Cette étude randomisée en double aveugle et cross-over s’est intéressée aux mécanismes expliquant la diminution des GPP sous FIA vs IASP. Des patients DT1 (n = 40 ; 21 femmes/19 hommes ; âge moyen 42 ± 12 ans ; IMC 24,1 ± 2,2 kg/m2, HbA1c 7,3 ± 0,7 %) recevant des doses identiques de FIA et d’IASP (0,06–0,28 U/kg s.c.) au début d’un repas mixte standardisé (75 g d’hydrates de carbone radiomarqué [1-13C]). Les variations de la GPP ont été évaluées par une technique de triple marqueur isotopique utilisant une perfusion continue/variable de glucose marqué [6?3H] et [6,6-2H2]. L’exposition précoce à l’insuline est plus importante de 32 % (p < 0,001) avec FIA versus IASP avec une GPP incrémentale à 1 heure (ΔPG1h) plus basse liée à une suppression de la production endogène de glucose (PEG) et une disparition du glucose plus importantes dans la 1re heure post-dose de 12 % (p = 0,04) et 23 % (p = 0,012) respectivement. La diminution du taux d’acides gras libres est augmentée de 36 % avec FIA versus IASP. L’amélioration du contrôle des GPP avec FIA versus IASP fait intervenir une suppression plus précoce et plus importante de la PEG.
Objectifs ONSET 1 est une etude randomisee de phase IIIa evaluant l’insuline Faster Aspart (FIA) vs l’insuline Aspart (IASP) chez des patients DT1 pendant 52 semaines. Methodologie Les patients randomises en double aveugle ont recu pendant 26 semaines FIA ou IASP au moment du repas ou FIA en ouvert apres le repas associes a l’insuline detemir. Prolongation de 26 semaines pour les patients sous FIA ( n = 381) ou IASP ( n = 381) au moment du repas. Resultats A S52, la variation de l’HbA1c depuis l’inclusion (−0,08 % [FIA] vs. +0,01 % [IASP]) est en faveur de FIA avec une difference estimee entre les traitements (DET) de −0,10 % [IC95 % −0,19 ; −0,00]. La variation depuis l’inclusion de la GPP incrementale a 1 h apres un repas-test est de −1,05 mmol/L (FIA) vs. −0,14 mmol/L (IASP) (DET : −0,91 mmol/L [−1,40 ; −0,43] ; −16,48 mg/dL [−25,17 ; −7,80]). Une tendance comparable en faveur de FIA est observee pour la GPP incrementale a 2 h (DET [IC95 %] : −0,42 mmol/L [−1,11 ; 0,27] ; −7,60 mg/dL [−19,98 ; 4,78]). La moyenne du profil glycemique en automesure (7-9-7 points) est significativement en faveur de FIA (DET : −0,23 mmol/L [−0,46 ; −0,00] ; −4,14 mg/dL [−8,23 ; −0,06]). La dose mediane totale d’insuline est de 0,77 (FIA) vs. 0,83 (IASP) U/kg. Aucune difference n’a ete observee sur la variation du poids (+ 1,18 kg [FIA] vs. + 1,05 kg [IASP] ; DET : 0,13 kg [−0,38 ; 0,65]) ni pour les hypoglycemies confirmees ou severes : FIA (53,29 evenements/patient-annee) vs. IASP (53,19 evenements/patient-annee) (ratio estime : 1,01 [IC95 % : 0,88 ; 1,15]). Discussion Ces resultats confirment l’efficacite et la tolerance a long terme de FIA chez les DT1.
Objectifs L’étude ONSET 1 est une étude randomisée de 26 semaines ayant évalué l’efficacité et la tolérance de l’insuline Faster Aspart (FIA) vs l’insuline Aspart (ASP) chez des patients diabétiques de type 1, randomisés selon un schéma 1 :1 :1 : FIA (n=381) et IASP (n=380) au moment du repas en double aveugle ou FIA en ouvert après le repas (n=382) associés à l’insuline detemir. Cette analyse post-hoc a évalué l’impact de l’IMC et du taux d’HbA1c initiaux sur le contrôle glycémique obtenu par FIA ou IASP au moment du repas. Patients et méthodes L’analyse a été réalisée sur trois sous-groupes d’IMC ( : <25, 25–30, ≥30kg/m2) et d’HbA1c (≤7,5 %, 7,5–8,0 %, ≥8,0 %). Résultats Sur la totalité de la population de l’étude, la non-infériorité (seuil : 0,4 %) sur la variation de l’HbA1c a été confirmée (différence estimée entre les traitements DET : −0,15 % [−0,23 ;−0,07]). Il en est de même pour les sous-groupes d’IMC (DET : −0,16 ; −0,15 et −0,12, respectivement) et d’HbA1c (DET :−0,15 ; −0,23 ; −0,08, respectivement) analysés. Aucune différence n’a été observée pour les épisodes d’hypoglycémie sévère ou confirmée. La dose journalière totale d’insuline était comparable pour les différents sous-groupes d’HbA1c et d’IMC (excepté en cas d’IMC initial>30kg/m2 où la dose était significativement plus faible avec FIA). Discussion La différence entre les traitements par FIA ou IASP en termes de contrôle glycémique chez les diabétiques de type 1 n’est pas impactée par le niveau initial d’IMC ou d’HbA1c.
Étude randomisée en double aveugle, en cross-over, contrôlée compare un traitement par pompe à insuline avec de l'insuline aspart ultrarapide (IFAsp) versus insuline aspart (IAsp) chez 43 adultes diabétiques de type 1 pendant 14 jours. Le critère principal d'évaluation était la variation moyenne de la réponse glycémique post-prandiale 2 heures après un repas standardisé (dose d'insuline individuelle évaluée par un calculateur de bolus), exprimée par la variation moyenne de la glycémie (ΔGly0–2 h). Une mesure en continu de la glycémie (CGM) était réalisée au cours de l'étude. L'IFAsp a permis d'obtenir une ΔGly0–2 h significativement plus basse vs IAsp (3,03 versus 4,02 mmol/l; différence moyenne [IC 95 %]: − 0,99 [− 1,95 ; − 0,03] ; P < 0,05). Cet effet hypoglycémiant plus marqué au moment des repas mis en évidence avec IFAsp versus IAsp a été confirmé par l'analyse du profil de la glycémie interstitielle (GI), les différences les plus importantes étant observées pour le petit déjeuner (à 60 min : Δ = 0,92 [− 1,45 ;− 0,38], P < 0,001 et à 120min : Δ = − 1,13 [−2,03 ; − 0,23], p < 0,05). Le temps passé avec une GI basse (≤ 3,9 mmol/l par 24 h) est significativement plus long avec IAsp (2 h 45) qu'avec IFAsp (2 h 03 ; différence moyenne [IC 95%]: − 0,42 [− 0,72 ; − 0,11]. Aucun nouveau signal de tolérance n'a été observé avec IFAsp en comparaison avec IAsp. Au total, l'insuline aspart ultra-rapide a un effet hypoglycémiant significativement plus important que l'insuline aspart après un repas standardisé, ces résultats étant confirmés par la mesure en continu du glucose pour tous les repas. Le temps passé en hypoglycémie – mesuré par la glycémie interstitielle – est également moins important.
La modification du poids est importante chez les patients diabétiques traités par hypoglycémiants. A1chieve, une étude non interventionnelle incluant 66 726 patients DT2, débutant ou échangeant vers une insuline analogue ; évalue le poids à l'inclusion et à 24 semaines. L' H b A 1c améliorée de 2,2 (DS 1,7) % pour les patients insulino-naïfs (IN) et 1,8 (DS 1,7) % pour ceux traités précédemment par insulines (IT) ; une prise de poids de +0,1 (DS 3,7) kg observée dans les deux groupes. L'insuline basale (détémir) a un avantage sur le poids versus l'insuline prandiale. Les facteurs influençant le poids sont évalués à l'inclusion et pendant l'étude. Les facteurs jugés importants en analyse univariée (p < 0,001 ; 48/39 [IN/IT]) sont inclus successivement en analyse multivariée ; ceux avec des valeurs r2 ≥ 0,01 (pré-spécifié) considérés pour expliquer une partie de la variation entre les groupes. Dans les deux groupes : la région, le poids initial et l'IMC (le plus élevé avec un gain pondéral moindre). Les facteurs spécifiques au groupe IN : le nombre d'ADO antérieurs, GPP à la fin de l'étude ; ceux spécifique au groupe IT : changements de pression artérielle systolique et le cholestérol total. Par rapport au schéma insulinique biphasique ou prandial de l'étude, détémir est associée à un avantage sur le poids de 0,3-0,8 kg, p = 0,0125 à < 0,001, mais avec un faible pouvoir prédictif, r2 = 0,006/0,008 (IN/IT). En analyse multivariée seule la région (r2 = 0,083/0,055) et le poids (r2 = 0,103/0,079) sont retenus pour les deux groupes r2 ≥ 0,01 ; la dose à la fin est retenue uniquement chez les IN (r2 = 0,011) (p < 0,001). Les valeurs pour détémir sont similaires aux résultats de l'analyse univariée. Les modifications du poids sous traitement par analogue d'insuline dans les soins de routine sont faibles (petit avantage pour détémir) ; les personnes avec un poids de base élevé ont tendance à prendre moins. La plupart des autres facteurs sont de faibles prédicteurs pour le changement de poids chez les individus.
l'insuline aspart ultra-rapide (IFAsp) est une nouvelle formulation d'insuline aspart (IAsp) avec une absorption initiale plus rapide après injection sous-cutanée. Les objectifs de cette étude étaient d'évaluer les propriétés pharmacocinétiques (PK) et pharmacodynamiques (PD) de la IFAsp au cours de son administration par pompe à insuline. étude randomisée en double-aveugle et cross-over chez 48 diabétiques de type 1 (âge moyen ± DS : 43 ± 8,6 ans ; HbA1c : 7,4 ± 0,6 % [57 ± 6 mmol/mol]). Les patients ont reçu IFAsp ou IAsp en bolus (0,15 U/kg) sur un débit de basa sous pompe (0,02 U/kg/h) avec clamp glycémique (ClampArt ; cible de 5,5 mmol/l [100 mg/dl] ; durée 27 h ; 13 h de run-in ; dosage réalisé 14 h post-bolus). Les t50 % cmax et tmax sont obtenus plus rapidement avec IFAsp vs IAsp − 36 % (12 min [9 ; 14] IC 95 %) et 31 % (26 min [17 ; 34]) respectivement. Les concentrations en insuline dans les 2 premières heures étaient plus importantes avec IFAsp qu'avec IAsp (ASC IAsp, 0 – 2 h ration = 1,18 [1,10 ; 1,26] IC 95 %). Par exemple, ces concentrations étaient 3 fois plus importantes dans les 30 premières minutes avec IFAsp (ASC IAsp, 0 – 30 min, ratio = 2,95 [2,32 ; 3,73] IC 95 %) alors que les concentrations totales étaient comparables (ASC IAsp, Total, ratio = 0,97 [0,90 ; 1,05] IC 95 %). IFAsp permet d'atteindre plus rapidement les t50 % GIRmax (21 % ; 11 min [7 ; 15]) et tGIRmax (14 % ; 19 min [3 ; 34]), avec un effet hypoglycémiant plus important vs IAsp lors des 2 premières heures post-bolus. L'effet hypoglycémiant sur la totalité du cycle était en revanche comparable (ASC GIR, Total, ratio = 1,04 [0,95 ; 1,13] IC 95 %). Les deux types d'insuline ont été bien tolérés. l'administration en pompe de l'IFAsp – en comparaison à IAsp – permet d'obtenir des concentrations plasmatiques élevées plus rapidement et est caractérisée par un effet hypoglycémiant précoce. Cet effet est plus important que celui rapporté dans des études antérieures où IFAsp avait été administrée en injections sous-cutanées.
L'insuline aspart ultra-rapide (IFAsp) une nouvelle formulation de l'insuline aspart (IAsp) avec une absorption plus rapide en injection S.C. Dans une étude randomisée, en double-aveugle et cross-over, 12 enfants (âge moyen : 10,4 ans), 13 adolescents (âge moyen : 15,1 ans) et 15 adultes (âge moyen : 20,2 ans) ont reçu une dose unique de 0,2 U/kg (dose moyenne – respectivement : 8,3 U, 12,8 U et 15,6 U) de IFAsp ou IAsp avant un repas test standard (68 % d'hydrates de carbone ; ajusté sur le poids) les concentrations en insuline sont significativement plus vite obtenues avec IFAsp en comparaison à IAsp (moyenne en min : enfants 5,2 versus 9,8 ; adolescents 5,3 versus 11,0 ; adultes 5,5 versus 12,3). L'insulinémie à 1 heure est plus élevée avec IFAsp (la plus grande différence avec IAsp est observée dans les 15 premières minutes ; ratio de traitement IFAsp/Asp [IC 95 %] enfants = 3,24 [1,62 ; 6,47] ; adolescents = ,34 [2,47 ; 7,62] ; adultes = 5,66 [3,58 ; 8,95]). L'effet hypoglycémiant est plus important avec IFAsp en comparaison avec IAsp (ΔGlymoy, – variation moyenne de la glycémie, significatif chez les enfants ; ratio de traitement IFAsp/Asp [IC 95 %] : ΔGlymoy0–1 h = 0,68 [0,49 ; 0,87], ΔGlymoy0–2 h = 0,63 [0,30 ; 0,92]). La différence estimée sur la glycémie à 1 heure (IFAsp – IAsp ; [IC 95 %], mmol/l) est de −1,87 [−3,71 ; −0,04] chez les enfants, de − 0,64 [−2,26 ; 0,97] chez les adolescents et de −1,10 [−2,64 ; 0,44] pour les adultes. L'effet du traitement ne diffère pas selon les tranches d'âge considérées (ΔGly1h, p = 0,56 ; ΔGlymoy0–1 h, p = 0,15 ; ΔGlymoy0–2 h, p = 0,32). La tolérance n'a pas été évaluée. Apparition plus rapide et une insulinémie plus élevée et précoce sous IFAsp en comparaison à IAsp permet d'obtenir un effet hypoglycémiant plus important mais significatif uniquement chez les enfants, particulièrement à risque de fluctuations rapides de la glycémie et de prise alimentaire non contrôlée.
Une étude multicentrique, en double aveugle, avec une titration forcée, dont l’objectif est d’évaluer l’efficacité de l’insuline asparte ultra-rapide (FIA) vs insuline asparte (IASP) chez des patients DT2 mal contrôlés sous insuline basale et ADOs. Après une période de 8 semaines d’optimisation de l’insuline glargine (moyenne d’HbA1c 7,9 %), les sujets ont été randomisés 1 :1 sous FIA au moment du repas (n = 345) ou IAsp (n = 344), associé à de l’insuline glargine et de la metformine en utilisant un algorithme de titration quotidien simple appliqué par les patients. L’HbA1c à 26 semaines a évolué en moyenne de –1,38 % par rapport à l’inclusion et de –1,36 % sous FIA et IASP respectivement ; l’HbA1c moyenne était de 6,6 % dans les deux bras. FIA a démontré sa non-infériorité vs IAsp sur la réduction de l’HbA1c ([95 % CI] : delta = –0,02 % [–0,15 ; 0,10]). Les GPP ont été améliorées dans les deux bras. La GPP incrémentale à 1 h après un repas test était statistiquement significative en faveur de FIA. Les taux d’hypoglycémie globale sévère ou confirmée (PG <3,1 mmol/L [56 mg/dL]) étaient comparables. Chez les patients DT2, FIA et IAsp pris au moment du repas en BB permettent d’atteindre un bon contrôle glycémique et l’obtention d’une HbA1c à 6,6 %, confirmant la non-infériorité de FIA vs IAsp, en utilisant un algorithme de titration quotidien simple appliqué par les patients. FIA améliore les GPP à 1 h vs IAsp sans augmenter le risque d’hypoglycémie globale.
L’insuline asparte ultra rapide (FIA) une nouvelle formulation de l’insuline asparte contenant de nouveaux excipients, lui permettant une absorption initiale plus rapide après injection S.C. Analyse groupée des données de propriétés PK/PD de la FIA vs IASP incluant 218 patients DT1 adultes à partir de 6 études de phases 1 randomisée, en double aveugle, en croisé. Les sujets ont reçu une dose unique (0,2 U/kg) de la FIA et de l’IASP en S.C. Pour 3 études, un clamp euglycémique de 12 heures a été réalisé (cible : 100 mg/dL). Le début d’apparition était deux fois plus rapide (5 min plus tôt) avec atteinte du t50 %Cmax 9,5 min plus tôt sous FIA vs IASP. Cette exposition élevée plus précoce sous FIA se traduit par un décalage à gauche du profil de l’effet hypoglycémiant. Le début d’action a été 23 % plus rapide, t50 %GIRmax était 21 % plus courte et l’effet hypoglycémiant pendant les 30 premières minutes était 74 % supérieure sous FIA vs IAsp. L’exposition totale, la concentration maximale et l’effet total et maximal hypoglycémiant étaient similaires entre les deux traitements. Dans cette analyse groupée, FIA a démontré un début d’exposition à l’insuline plus rapide et une exposition élevée plus précoce qui a conduit à un effet hypoglycémiant plus important vs IASP.
Limiter les excursions de la glycémie postprandiale (GPP) est souhaitable chez les diabétiques. Étude de phase 3 multicentrique évaluant l’efficacité de l’insuline asparte ultra-rapide (FIA) chez le DT1. Critère principal : évolution de l’HbA1c après 26 semaines de traitement. Étude randomisée, en double aveugle : FIA au moment du repas (n = 381), insuline aspare (IAsp ; n = 380) ou en ouvert FIA après le repas (n = 382) ; associées à detemir avec une titration forcée. L’HbA1c a été réduite avec les deux insulines, confirmant la non-infériorité de FIA par rapport à IAsp qu’elle soit prise avant ou après le repas (IC 95 % : au moment du repas, delta = -0,15 [-0,23 ; -0,07]) ; après le repas, delta = 0,04 [-0,04 ; 0,12]) ; la réduction de l’HbA1c était significativement plus élevée sous FIA au moment du repas vs IAsp. Supériorité de FIA vs IAsp GPP incrémentale à 2 h après un repas test standardisé confirmée (delta = -0,67 [-1,29 ; -0,04] mmol/L ; delta = -12,01 [-23,33 ; -0,70] mg/dL). La GPP incrémentale à 1 h a également été réduite (delta = -1,18 [-1,65 ; -0,71] mmol/L ; delta = -21,21 [-29,65 ; -12,77] mg/dL). Aucune différence significative dans le taux global d’épisodes hypoglycémiques sévères ou confirmés (glucose plasmatique < 3,1 mmol/L [56 mg/dL]). FIA a effectivement amélioré le contrôle glycémique avec une supériorité sur les GPP vs IAsp, ce qui représente une avancée clinique dans le traitement du DT1.