Distal upper limb surgery is performed under WALANT (Wide Awake Local Anesthesia No Tourniquet) in many outpatient centers because the benefits are numerous: simple, low-cost technique, with fast turnover and short length of stay. In view of a paucity of data concerning patient satisfaction, this non-randomized cohort study was designed to compare EVAN-LR anesthesia satisfaction questionnaire results (information, pain, expectation, attention, discomfort: 0-100 points) between patients receiving WALANT or axillary nerve block (AxB). After IRB approval, patients (>18 years, stable ASA 1-3) scheduled for outpatient distal upper limb surgery were prospectively enrolled in the two groups. At discharge, patients in both groups received standard information on postoperative recovery and care, with a multimodal analgesic regime (acetaminophen and ketoprofen for 5 days). The primary endpoint was EVAN-LR score before discharge. Secondary endpoints were pain relief and side-effects over a 7-day period. Results were recorded as median and 25-75% interquartile range. Propensity-score-matched analysis was performed. Over the study period, from October 2019 to November 2020, 183 patients were included; 48 WALANT patients were propensity-score matched to 48 AxB patients. Pre-procedural APAIS anxiety score was lower in the WALANT than the AxB group: 9 (IQR, 6-12) vs 12 (IQR, 8-14) (p = 0.01). EVAN-LR scores were similar between the WALANT (78 [72-82]) and the AxB group (73 [67-80]). Incidences of paresthesia and of pain (NRS pain score, opioid rescue) were similar. WALANT patients had shorter length of stay: 135 (110-175) min vs 170 (110-250) min (p = 0.01). The present study demonstrated that WALANT was associated with a high level of patient satisfaction. For clinical relevance and quality of care, WALANT should be proposed in first line for distal limb surgery.
We hypothesized that WALANT would provide similar perioperative analgesic comfort compared to local anesthesia with peripheral nerve blocks (LAPNV). We analyzed whether the patient's active participation during surgery would improve its early functional results. We did a retrospective, single study in an outpatient surgery unit, comparing two types of surgery: trapeziometacarpal arthroplasty (TMCA) under LAPNV and TMCA under WALANT. Fifteen patients were included per group. Pain levels were determined during anesthesia induction, intraoperatively, postoperatively, at rest and during activity at the last follow-up visit. The overall satisfaction with the surgery and time to resume daily activities and work were documented. The statistical analysis was performed on SAS software with an ANOVA. The significance threshold was set at 0.05. The groups were comparable on age, sex, dominant side, and operated side. No patients were lost to follow-up. The mean follow-up was 4 months (2.3-11). The QuickDASH score was 4.93 for TMCA under WALANT vs. 13.47 for TMCA under LAPNV (p = 0.01). There was no loosening, dislocation, or major complication. Our study showed that TMCA performed with WALANT yields similar results to the same procedure with LAPNV for perioperative pain relief without additional complications. Functional scores seem to be slightly improved with WALANT compared to LAPNV, but these results should be confirmed with longer follow up.
L’épicondylite latérale est l’affection la plus fréquente affectant le coude et se résorbe d’elle-même dans la plupart des cas. Cependant, lorsque le traitement conservateur échoue, une intervention chirurgicale est nécessaire pour les cas résistants. Nous avons effectué une étude pilote avec 6 cadavres pour nous assurer que la technique était efficace et sûre. Aucun dommage neurovasculaire n’a été observé sur aucun des spécimens. La libération de l’extenseur radial du carpe guidée par échographie a été réalisée le patient en position couchée et en procédure type office sous anesthésie de Walant. La procédure débute par un repérage des structures à risque : le ligament collatéral latéral, le nerf cutané latéral postérieur. Les instruments comprenaient d’une aiguille 16 G, un couteau Kemis (New Clip Technincs), une pince kelly, et un échographe (General Electric) de 8/16 MHz. Après la désinfection de la peau, l’ECRB est identifié dans le plan frontal et frontal à une distance moyenne de 1,3 cm de l’épicondyle latéral. Le patient réalise une extension active du poignet pour visualiser le fascia entre l’ECRB et l’ECRL. Sur une vue coronale, une aiguille est passée sous l’ECRB du côté latéral au côté médial pour assurer le meilleur point d’entrée du dispositif pour libérer le fascia. La peau est ouverte sur 0,3 cm, puis une pince lisse passe autour de la ECRB sur la partie profonde et superficielle du tendon. Le muscle supinateur est contondant du fascia profond de l’ECRB. Le dissecteur est positionné à fin de libérer ce plan. Le dispositif Kemis est ensuite inséré et pendant toute la procédure, il est totalement sous contrôle du guidage par échographie. La section commence de latéral à médial lorsque le tendon est sectionné et son aponévrose. Au cours de cette étape, un mouvement actif (en Walant) ou passif (sous ALR) afin d’assurer la totalité de la section. Nous passons après une pince lisse pour être sûr d’avoir complètement relâché le tendon sur une vue transversale. Aucun point de suture n’est requis. L’analgésie postopératoire est réalisée avec un analgésique classique de niveau un avec un médicament non stéroïdien pendant une semaine. Il s’agit d’une technique mini invasive qui permet une pratique en office, nous rapporterons nos résultats à moyen terme.
Les explorations multiples des structures ostéoarticulaires du carpe sont toujours difficiles à interpréter. Le comportement mécanique du carpe normal et pathologique étant multifactoriel son évaluation tridimensionnelle est mal reproductible. Notre objectif était de mettre au point un modèle en impression 3D qui servirait à des tests mécaniques répétitifs. Ils porteraient sur des carpes normaux et pathologiques. Notre étude portait sur 20 carpes de sujets explorés par tomodensitométrie de 20 sujets normaux explorés pour fractures du radius distal ou suite à un traumatisme du carpe avec fracture du scaphoïde et disjonction scapho-lunaire. La méthodologie consistait à traiter les données d’un scanner dans les trois plans. Les images dicom étaient transformées en une ROI sous forme de fichier stl. Ce fichier après nouveau traitement de surface était transféré sur les machines dédiées pour impression 3D selon le mode additif. La faisabilité était démontrée et le résultat en raison du calibre des os du carpe était considéré comme insuffisant. Pour améliorer le résultat il était indispensable de traiter manuellement le format STL. Cette procédure consistait à reconnaître les interlignes articulaires et supprimer les voxels n’appartenant pas au segment osseux réel. Le temps d’individualisation des pièces osseuses est de l’ordre de 20 à 30 minutes selon le volume du carpe à traiter. La qualité de l’impression 3D est dépendante de cette procédure. La procédure en impression 3D pour une structure ostéoarticulaire a un intérêt pour visualiser les pièces osseuses dans les trois plans. Elle complète les données du scanner avec reconstruction dont on a des difficultés de représentation spatiale. La texture homogène des éléments de l’impression 3D peuvent servir à des essais sur un banc mécanique. En traumatologie il est possible de simuler en préopératoire un geste technique sur plusieurs maquettes. La méthodologie en impression 3D mériterait son développement et son utilisation en pratique courante. Son coût n’étant pas actuellement pris en charge par les organismes de santé ce n’est qu’en démontrant à grande échelle son intérêt en pratique clinique, que cette méthodologie sera intégrée dans le parcours de soin.
Although distal radius fractures (DRF) are frequent, the management of associated ulnar styloid process (USP) lesions is still controversial. According to recent studies, a fracture of the USP does not appear to affect functional outcomes after treatment of a DRF with plate fixation. We sought to compare the impact of a USP fracture on pronation and supination strength in isometric and isokinetic tests. We included patients with a DRF who underwent volar locking plate fixation. We divided our population into three groups: one group consisted of patients who had a fracture of the USP base, one group composed of patients without USP fracture or with a distal ulnar fracture only, and a control group composed of subjects with normal wrists. Inclusion criteria included an age of 18 to 50 years and a minimum follow-up of 10 months post-surgery. The main exclusion criteria were complex intraarticular fractures and postoperative complications. The assessment was based on clinical examination and recording of forearm rotation strength during pronation and supination in isokinetic and isometric tests. The ratio between the operated and contralateral sides was compared for each patient. Thirty-six participants were included (mean age 31.1 +/- 4.5 years). The mean postoperative follow-up was 17.9 +/- 6.9 months. Participants with a USP fracture differed from other participants in their peak torque on the isokinetic test at 45 degrees/s for pronation and supination, but not on isokinetic tests at 120 degrees/s or in isometric tests. Isokinetic tests revealed a decrease in pronation-supination strength during sustained effort for patients with associated basal USP fractures. These findings may have clinical implications for management of the USP but need to be specified with further study. (C) 2019 SFCM. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
L’incidence moyenne du syndrome du canal carpien (SCC) est actuellement estimée autour de 3/1000 dans la population. Nous proposons une nouvelle prise en charge qui modifie le parcours patient en office surgery en allégeant le chemin clinique. Nous proposons une estimation du coût de production de l’acte au bloc opératoire versus « office ». La méthodologie employée est un microcosting bottom up. Le facteur de coût s’exprime en temps pour les ressources humaines et en volume pour les ressources matérielles. Ces données de quantités sont obtenues à dires d’expert. Le coût des ressources humaines correspond au salaire brut chargé 2018. Le coût des ressources matérielles a été obtenu à partir de la consultation du logiciel informatique CPAGE. À ces coûts de ressources humaines et matérielles, sont ajoutés des frais généraux de fonctionnement. Un coût total est estimé pour chaque groupe - chirurgie du canal carpien en « walant », bloc opératoire selon deux techniques - sous échographie (walant) et sous endoscopie (anesthésie en locorégionale). Le coût moyen de la prise en charge chirurgicale du canal carpien en « office » est estimé à 96€44 (minimum : 87€66 + maximum : 105€93). Ce coût moyen se décompose : 15€03 de ressources humaines, 68€52 de ressources matérielles, et 12€88 pour les frais généraux. Le coût moyen de la prise en charge chirurgicale du canal carpien au bloc opératoire sous échographie est estimé à 171€72 (minimum :151€89 ; maximum : 192€86). Ce coût moyen se décompose : 52€89 de ressources humaines, 95€88 de ressources matérielles, et 22€94 pour les frais généraux. Pour la technique sous endoscopie, le coût est estimé à 270€85 (coût minimum : 250€02 ; maximum : 293€19). Ce coût moyen se décompose : 62€06 de ressources humaines, 172€60 de ressources matérielles et 36€18 pour les frais généraux. La prise en charge au bloc opératoire est estimée entre 1,8 fois et 2,8 fois plus onéreux (selon la technique) que la prise en charge en « office ». Plus de 100 millions d’euros sont actuellement dépensés annuellement pour le seul acte de traitement chirurgical du SCC. Cette étude montre que l’optimisation du chemin clinique et des flux patients peut être modifiée avec une nouvelle approche de type office. La prise en charge des patients en « office » permettrait d’optimiser les filières de soins avec une réduction des coûts.
Le WALANT et l’office surgery sont devenus des pratiques courantes outre atlantique pour la libération du canal carpien. Il n’existe pas de données objectives comparant les circuits classiques et l’office surgery. Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique comparant trois types de prise en charge : office - Walant - échochirurgie, ambulatoire - Walant - échochirurgie, ambulatoire -anesthésie locorégionale (ALR) - endoscopie. Nous avons inclus 30 patients par groupe, appareillés pour l’âge, le sexe et les antécédents médicaux. Les patients ont été évalués par un observateur indépendant via un questionnaire téléphonique et au moyen d’une échelle analogique : – la satisfaction globale ; – la satisfaction de la performance organisationnelle ; – la qualité de la réalisation de l’anesthésie ; – la qualité de l’analgésie (satisfaction vis-à-vis du niveau de sédation). Nous avons comparé pour chaque groupe la survenue de complications mineures et majeures et le temps de reprise d’activités lourdes et quotidiennes. Une analyse ANOVA (logiciel SAS) a été réalisée pour comparer les trois groupes. La technique échographique était réalisée par une technique antérograde opus anesthésie Walant. La technique endoscopique était réalisée selon la technique d’Agee sous anesthésie locorégionale. Les trois groupes étaient comparables. Deux patients ont été perdus de vue. Les résultats (moyenne) sont respectivement pour chaque groupe : office, ambulatoire avec walant et ambulatoire avec ALR : – satisfaction globale : 9,85 ; 9,10 ; 8,73 (p = 0,002) ; – satisfaction de la performance organisationnelle : 9,86 ; 9,55 ; 9,67 (p = 0,3) ; – la qualité de la réalisation de l’anesthésie : 9,36 ; 9,59 ; 8,93 (p = 0,12) ; – la qualité de l’analgésie : 9,93 ; 9,83 ; 9,43 (p = 0,03) ; (lequel de ces deux items ce réfère à la réalisation de l’anesthésie) ; – temps de retour aux activités quotidiennes (jours) : 1,25 ; 0,41 ; 1,87 (p = 0,02) ; – temps de reprise des activités lourdes (jours) : 36,64 ; 32,41 ; 53,9 (p = 0,015). Nous n’avons eu aucune récidive, aucune complication majeure et seulement deux infections superficielles. Il existe des données nord-américaines sur ce type de procédure, ce travail comparatif français montrant un gain dans la prise en charge du patient avec l’office surgery. Cette revue rétrospective comparative montre un score de satisfaction des patients supérieur dans une procédure de type office surgery. Le WALANT couplé à l’échochirurgie semblent apporter un meilleur taux de satisfaction et une récupération plus rapide comparé à l’ALR.
L'objectif de ce travail était d'évaluer l'efficacité de la prise en charge de cette pathologie et de définir s'il existait des suites différentes et des facteurs influençant le résultat de manière spécifique aux membres supérieurs et inférieurs. Il s'agissait d'une série monocentrique, rétrospective de 25 patients opérés sous endoscopie par 3 chirurgiens séniors, pour un syndrome chronique des loges, partagés en 2 groupes : 13 membre supérieur et 12 membre inférieur. Les patients ont été opérés entre avril 2014 et janvier 2018. L'âge moyen dans la série globale était de 28,4 ans avec des extrêmes de 16 à 55 ans. Dans le groupe membres supérieurs, le motocross était le sport en cause dans 7 cas sur 13 (53,8 %). Dans le groupe membres inférieurs, la course à pied était le sport le plus fréquemment (80 %). Dans la série globale la douleur était présente dans 92 % des cas. L'EVA moyenne à l'effort était de 4,6 [0–8] dans la série globale (4,9 aux membres supérieurs et 4,3 aux membres inférieurs). Tous les membres inférieurs ont eu une aponévrotomie endoscopique de la loge antéro-latérale de la jambe et ceux des membres supérieurs une aponévrotomie de la loge antérieure et de la loge postérieure de l'avant-bras, en chirurgie ambulatoire. Nous avons noté dans la série 1 cas d'hématome postopératoire, 1 cas de paresthésie sur le territoire du fibulaire superficiel. Le recul moyen dans notre série était de 25,5 mois. Au dernier recul nous avons observé une nette baisse de l'EVA à l'effort avec une moyenne globale de 1,43 (1 aux membres supérieurs et 1,87 aux membres inférieurs). Seuls 3 patients n'ont pas repris le sport dont 2 au membre inférieur. Le délai moyen de la reprise définitive du sport était de 7,4 mois pour les membres inférieurs et de 3,4 mois pour les membres supérieurs. Une nette baisse de l'EVA à l'effort est notée avec une moyenne globale de 1,43 (1 aux membres supérieurs et 1,87 aux membres inférieurs). Les SCC aux membres inférieurs sont rarement isolés et nécessite un bilan plus complet qu'un seul test de pression afin d'obtenir les meilleurs. Dans les SCC aux membres supérieurs les résultats sont meilleurs, la reprise des activités est plus précoce.
The purpose of this study was to determine the time needed to return to personal and professional activities after bilateral simultaneous endoscopic carpal tunnel release. During a retrospective, single-center study, we included a cohort of 30 patients (60 wrists). Patients were evaluated clinically (pain, paresthesia) and functionally (QuickDASH score) pre- and postoperatively. At the last follow-up, patients completed a questionnaire regarding the time needed to resume personal activities using the ADL scale (feeding, personal hygiene and dressing) and return to work. We also evaluated procedure satisfaction and willingness to undergo the surgery again. The average patient age was 60.5 years (range 39-86). At the last follow-up, average time to resume personal activities was 2.2 days (0-14) for feeding, 4.4 days (0-15) for personal hygiene and 3.9 days (0-14) for dressing. Average time to return to recreational activities was 11.7 days (1-60). Average time to return to work was 36.6 days (15-60). Overall, 97% of patients were satisfied or very satisfied with the outcome. All patients would have the bilateral simultaneous surgery again. Bilateral simultaneous endoscopic carpal tunnel release is rarely performed. For mild conditions, contralateral symptom improvement is common after unilateral surgery. Bilateral simultaneous endoscopic carpal tunnel release appears to be disabling right after surgery, but clinical and functional scores are similar after the third postoperative day. These data can be used for patient education and decision making when considering surgery bilateral carpal tunnel syndrome. Bilateral simultaneous endoscopic carpal tunnel release is a feasible and safe procedure. LEVEL OF EVIDENCE:Level IV, case series.
La bande oblique distale (DOB) à la portion inférieure de la membrane interosseuse (MIO) est considérée par certains auteurs tel que celles de Moritomo ou Noda comme un important stabilisateur de l’articulation radio-ulnaire distale (RUD). Elle ne serait cependant présente que dans 40 % des cadavres selon les études. Tolat a décrit en 1996 4 types d’incisures de la RUD dans le plan sagittal de la plus stable à la moins stable – S-Shape, C-shape, Ski-slope, Flat-face. L’objectif de cette étude cadavérique était d’évaluer l’existence d’une corrélation entre la présence d’une DOB et le type de RUD selon la classification de Tolat. Douze spécimens (1 frais, 11 formolés) ont été disséqués. La présence d’une DOB était évaluée selon la description de Moritomo – la MIO était exposée dans sa portion distale à la recherche de fibres tendues entre l’ulna et le radius en bas et en dehors. Le type d’incisure a ensuite été évalué par tomodensitométrie pour déterminer le type d’incisure RUD selon la description de Tolat sur des coupes frontales à un cm de l’articulation radio-carpienne. L’analyse statistique a été effectuée selon la méthode des odds-ratio. La DOB a été retrouvée chez 7 spécimens (58 %). Sa description anatomique était d’une grande variabilité allant de fibres de 4 mm à 3,2 cm d’épaisseur. La présence d’une DOB était plus fréquente dans le cas d’incisures moins stables – 4 Flat-face (incisure avec radius plat) et 3 Ski-slope (incisure en rampe de ski). La DOB n’était jamais retrouvée dans les autres configurations considérées comme plus stables par Tolat. Ces constatations cadavériques confortent l’intéret de l’analyse de la forme de l’incisure par tomodensitométrie dans les instabilités chroniques de la RUD. Les conformations Flat-face ou Ski-slope, associées à une instabilité RUD chronique, mériteraient une reconstruction mimant l’anatomie native de la DOB, tel que le proposent par exemple De Vries et Peter R. par tunnelisation d’un endobouton ou d’un long palmaire respectivement. La présence de la DOB associée à des conformations considérées comme moins stables par Tolat, évoquent son intérêt dans la stabilisation de la RUD et donc dans l’utilisation de sa conformation anatomique pour traiter l’instabilité RUD chronique, au lieu d’autre type de ligamentoplasties.
La stabilité de la RUD est l’enjeux thérapeutique lors d’une lésion de cette dernière. Les moyens de stabilisation dans le plan sagittal sont multiples – osseux, ligamentaires et capsulaire (TFCC, ligament radio-ulnaires ventraux et dorsaux, capsule articulaire, ECU, rétinaculum des extenseurs). Un abord chirurgical doit s’efforcer de respecter et ou de reconstruire ces stabilisateurs. L’abord de la RUD en en traumatologie ou en chirurgie programmée est classiquement réalisé par une voie dorsale entre le 4e et le 5e compartiment des extenseurs, puis le plancher du 5e compartiment est incisé longitudinalement pour entrer dans l’espace sous-rétinaculaire et atteindre l’articulation. Cet abord se fait à l’aplomb de la RUD dans l’axe de translation antéro-postérieur de l’articulation. Cet abord crée une zone de faiblesse liée à la suture du rétinaculum dans l’axe de translation de la RUD. La fibrose et les contraintes mécaniques sont dans l’axe de travail de l’articulation. Nous proposons donc un abord différent qui permet dans notre expérience de re-dorsaliser de manière efficace l’extenseur carpi ulnaris et surtout permet de décaler les incisions du rétinaculum de l’axe des contraintes mécaniques. Le sujet est positionné en décubitus dorsal, l’avant-bras en pronation complète sur une table à bras. Étape 1 : la peau est incisée longitudinalement sur 6 cm, en regard du 4e compartiment des extenseurs. Étape 2 : la dissection des tissus sous-cutanés est réalisée jusqu’au rétinaculum des extenseurs en prenant garde aux branches dorsales du nerf ulnaire. Étape 3 : le rétinaculum est incisé entre le 3e et le 4e compartiment de façon arciforme sur toute sa longueur avec une convexité radiale. Étape 4 : le plancher du 4e compartiment est incisé. Le lambeau ainsi créé est rétracté côté ulnaire. Étape 5 : l’arthrotomie est ensuite effectuée en créant des lambeaux permettant une suture directe si possible. Le déplacement de l’incision du rétinaculum sur le versant radial par rapport à une voie dorsal directe permet de translater la zone de faiblesse cicatricielle en dehors de l’axe de translation de la RUD. De plus le lambeau ulnaire de rétinaculum créé est plus long dans le plan frontal, ce qui permet une fermeture du rétinaculum de meilleure qualité et une dorsalisassions efficace de l’ECU. Cette voie nous permet de reconstruire la RUD de manière plus anatomique et surtout de respecter les différents stabilisateurs de cette articulation.
The original version of this article, published on 01 August 2018, unfortunately contained two mistakes.
Le kyste mucoïde dorsal du poignet est une pathologie fréquente et bénigne. Le but de cette étude est d'objectiver les éventuelles lésions ligamentaires réalisées par la capsulectomie arthroscopique puis de redéfinir la place et les modalités des différents traitements médicaux et chirurgicaux. Une capsulectomie progressive arthroscopique a été pratiquée sur 13 poignets frais, par voie médiocarpienne (MC) et/ou radiocarpienne (RC) de manière plus ou moins extensive. A été réalisée dans un second temps, une dissection et une évaluation des types et des éventuelles lésions ligamentaires concernant le Dorsal Radio-Carpal Ligament (DRCL), le Dorsal Inter-Carpal Ligament (DICL) et le Dorsal Capsulo Scapholunate Septum (DCSS). Une lésion était retrouvée au niveau des DICL de type C (selon Viegas) lors des capsulectomies MC. Le DRCL et le DCSS (en absence de lésion du ligament scapholunaire préopératoire) étaient toujours intacts sauf lors des capsulectomies RC et MC « élargies ». Le traitement médical à proposer en première intention, en cas de gène esthétique ou de douleur, est l'aspiration-infiltration. Les résultats sont variables avec 40 à 60 % de récidive, mais avec des taux de complications inférieurs au traitement chirurgical. Le traitement chirurgical arthroscopique se réalisera volontiers par voie MC, le kyste étant le plus souvent situé distalement par rapport au DICL. Des mesures adjuvantes pourront être réalisées en cas de lésions associées retrouvées : le shrinkage du faisceau dorsal du SLIOL en cas d'instabilité scapholunaire ou une capsulodèse arthroscopique en cas de lésion du DCSS. Le geste de capsulectomie doit être contrôlé, une lésion d'un DICL de type C pouvant se réaliser par voie MC, le DCSS pouvant être lésé par une capsulectomie RC extensive.
Distal radioulnar joint (DRUJ) instability is a rare but disabling problem. Surgical treatment remains a challenge. The advent of arthroscopic techniques has helped to rebuild the triangular fibrocartilaginous complex (TFCC), especially its deep part. However, isolated TFCC damage is not responsible for instability. Its repair is sometimes not sufficient to restore DRUJ stability, or the chronicity of the injury prevents its direct repair. Open surgical procedures still have a role in these cases. They require a detailed knowledge of the various stabilizers of the DRUJ. Passive and active stabilizers other than the TFCC include the bones, joint capsule, oblique distal bundle of the interosseous membrane and the extensor carpi ulnaris. The objective of this review was to analyze current anatomical and biomechanical data on DRUJ stability. Different arthroscopic and open repair techniques for these structures will be reviewed. Lastly, a decision tree will be presented that can be used to better plan the management of this complex entity, because most of these injuries often occur in combination in RUD instability cases.
Différents traitements chirurgicaux des syndromes du grand trochanter en lien avec une tendinopathie non rompue des glutéaux ont été proposés. Les résultats cliniques d’un traitement endoscopique non réparateur de ces tendinopathies glutéales sont mal connus. Les objectifs de ce travail étaient de déterminer si cette procédure permettait : 1) une amélioration des douleurs, 2) un gain fonctionnel, 3) une satisfaction au moyen d’un score analogique (0 à 10). Un traitement endoscopique non réparateur a une efficacité antalgique à court terme sur les syndromes du grand trochanter liés à une tendinopathie glutéale non rompue. Dix-sept patients (16 femmes et un homme) présentant un syndrome du grand trochanter lié à une tendinopathie non rompue des glutéaux, évoluant depuis plus de 6 mois et en échec d’un traitement médical, ont été inclus dans l’analyse. L’âge moyen à l’intervention était de 53,5 ans (17–71). La douleur était évaluée par une échelle numérique analogique. Les scores fonctionnels étaient le score de Harris et les scores d’activité définis par l’université de Californie à Los Angeles (UCLA). La satisfaction était évaluée par une échelle numérique analogique et par les critères d’Odom. Le recul moyen était de 37,6 mois (12–48). Les valeurs moyennes préopératoire et au recul étaient respectivement : (1) échelle numérique de douleur : 7,2 ± 1,1 (5–9) versus 3,3 ± 1,9 (1–7) (p < 0,001), (2) score de Harris : 53,5 ± 8,4 (36–68) versus 79,8 ± 14,7 (45–96) (p < 0,001). Sept patients (41,2 %) ont pu reprendre une activité sportive. Le score moyen de satisfaction de la chirurgie était de 6,2 ± 2,4 (0–9) au recul. Cinq patients avaient un résultat médiocre au recul : quatre en lien avec des douleurs et un avec la récidive d’un ressaut latéral de la hanche. Le traitement endoscopique non réparateur des tendinopathies glutéales non rompues reste une alternative thérapeutique aux résultats cliniques modestes des syndromes du grand trochanter en échec de prise en charge médicale. IV : étude rétrospective.
Il s’agit d’une mise au point sur les différentes voies d’abords nécessaires à l’ostéosynthèse à ciel ouvert des fractures de l’extrémité distale du radius (EDR). Les principales étapes de dissection sont exposées. Les principales voies d’abords du carrefour radio-ulnaire distal sont décrites avec leurs indications spécifiques et les principaux risques de lésion lors de leur réalisation. Une place importante est donnée à la voie antérieure qui est actuellement le gold standard lors de la réalisation d’une ostéosynthèse d’une fracture de l’EDR. Les voies latérales et dorsales sont décrites, car elles permettent de compléter l’ostéosynthèse dans les cas de lésions complexes.