The 2025 update of the French guidelines for localized renal cell carcinoma highlights several major advances. Renal biopsy reaffirms its central role in guiding therapeutic decisions and reducing overtreatment, with growing evidence supporting a broader "biopsy-all" strategy. Active surveillance is now established as a safe and effective option for small renal masses, including selected complex cystic lesions, providing oncological outcomes comparable to immediate intervention. Among alternative approaches, stereotactic body radiotherapy has emerged as a credible and well-tolerated treatment for medically inoperable patients. In hereditary syndromes, progress includes improved characterization of BAP1-TPDS-associated RCC and the expanding role of belzutifan in von Hippel-Lindau disease. From an organizational standpoint, the center-volume effect is confirmed, supporting the centralization of renal cancer surgery within authorized, high-volume centers. Novel biomarkers such as KIM-1, urinary glycosaminoglycans, and circulating DNA represent promising tools for postoperative surveillance and personalized treatment planning. In the event of metastatic progression after adjuvant pembrolizumab, enrolment in a clinical trial remains the preferred strategy. For early relapse (during or within six months after adjuvant therapy), TKI monotherapy should be prioritized, whereas recurrence between six and twelve months may justify the reintroduction of immunotherapy. Beyond twelve months after pembrolizumab, standard first-line PD-1-based combinations remain the recommended approach. Finally, for localized or oligometastatic recurrences, local treatments should be considered within a multidisciplinary tumour board.
Au diagnostic 4 à 10 % des tumeurs du rein comportent une extension veineuse, qui peut aller de la veine rénale, à la veine cave inférieure voire à l’oreillette droite. La chirurgie d’exérèse reste à ce jour le traitement de référence des tumeurs du rein avec thrombus tumoral, quel que soit le niveau du thrombus, sous réserve d’un bilan d’extension cM0 et d’un bilan d’opérabilité favorable. La chirurgie du thrombus cave est une chirurgie associée à une morbi-mortalité élevée et directement corrélée au niveau du thrombus. C’est une chirurgie volontiers pluridisciplinaire à envisager dans une structure disposant d’un plateau d’anesthésie–réanimation adapté. Dans cet article nous décrivons les indications de cette chirurgie, les étapes du bilan préopératoire, ainsi que les étapes chirurgicales pour chaque niveau de thrombus tumoral.
OBJECTIVE:To update the French recommendations for the management of kidney cancer. METHODS:A systematic review of the literature was conducted for the period from 2014 to 2024. The most relevant articles concerning the diagnosis, classification, surgical treatment, medical treatment, and follow-up of kidney cancer were selected and incorporated into the recommendations. The recommendations have been updated specifying the level of evidence (strong or weak). RESULTS:Kidney cancer following prolonged occupational exposure to trichloroethylene should be considered an occupational disease. The reference examination for the diagnosis and staging of kidney cancer is the contrast-enhanced thoraco-abdominal CT scan. PET scans are not indicated in the staging of kidney cancer. Percutaneous biopsy is recommended in situations where its results will influence therapeutic decisions. It should be used to reduce the number of surgeries for benign tumors, particularly avoiding unnecessary radical nephrectomies. Kidney tumors should be classified according to the pTNM 2017 classification, the WHO 2022 classification, and the ISUP nucleolar grade. Metastatic kidney cancers should be classified according to IMDC criteria. Surveillance of tumors smaller than 2cm should be prioritized and can be offered regardless of patient age. Robot-assisted laparoscopic partial nephrectomy is the reference surgical treatment for T1 tumors. Ablative therapies and surveillance are options for elderly patients with comorbidities for tumors larger than 2cm. Stereotactic radiotherapy is an option to discuss for treating localized kidney tumors in patients not eligible for other treatments. Radical nephrectomy is the first-line treatment for locally advanced localized cancers. Pembrolizumab is recommended for patients at high risk of recurrence after surgery for localized kidney cancer. In metastatic patients, cytoreductive nephrectomy can be immediate in cases of good prognosis, delayed in cases of intermediate or poor prognosis for patients stabilized by medical treatment, or as "consolidation" in patients with complete or major partial response at metastatic sites after systemic treatment. Surgical or local treatment of metastases can be proposed for single lesions or oligometastases. Recommended first-line drugs for metastatic clear cell renal carcinoma are combinations of axitinib/pembrolizumab, nivolumab/ipilimumab, nivolumab/cabozantinib, and lenvatinib/pembrolizumab. Patients with non-clear cell metastatic kidney cancer should be presented to the CARARE Network and prioritized for inclusion in clinical trials. CONCLUSION:These updated recommendations are a reference that will enable French and French-speaking practitioners to optimize their management of kidney cancer.
Introduction L’étude PEMET-UroCCR 124 relevait l’âge jeune et la cœlioscopie comme facteurs de risque de récidive péritonéale par rapport aux récidives rétropéritonéales. L’objectif de notre étude était d’approfondir cette hypothèse chirurgicale en analysant les différences cliniques et histopathologiques entre les patients présentant une récidive péritonéale (RP) et ceux présentant une récidive conventionnelle (RC) après une chirurgie curative du carcinome rénal non métastatique, ainsi que d’évaluer l’impact pronostique des RP par rapport aux RC. Méthodes Nous avons rétrospectivement analysé les bases de données de patients opérés d’une néphrectomie radicale ou partielle pour un carcinome rénal non métastatique dans dix centres européens entre 2010 et 2020. La RP était définie comme une maladie métastatique avec atteinte intrapéritonéale (nodule ou carcinose). La RC était définie comme une atteinte métastatique sur les sites classiques de l’histoire naturelle du cancer du rein. Les variables cliniques et histologiques ont été évaluées par une régression logistique uni- puis multivariée. La survie globale a été évaluée par la méthode de Kaplan-Meier et comparée par le test du Log-Rank. Résultats Au total, 111 RP ont été identifiées avec un taux d’incidence variant de 0,72 à 1,10. Deux cent trente RC ont été inclues. La médiane de récidive était de 15 (7–27) mois pour le groupe RP et 21 (6–30) mois pour le groupe RC. Les patients présentant une RP étaient significativement plus jeunes (OR 0,96, IC95 [0,94–0,98] p<0,001), avaient un taux plus élevé de marges chirurgicales positives (OR 2,94, IC95 [1,16–7,44] p=0,023) et un sous-type histologique non cellules claires (OR 2,07, IC95 [1,05–4,07] p=0,034). La survie globale était significativement moins bonne pour le groupe RP (HR : 1,69 ; p=0,02). Conclusion L’âge jeune, les marges chirurgicales positives et les sous-types non à cellules claires sont des facteurs de risque de récidive atypique intrapéritonéale après chirurgie de carcinome rénal. Ces récidives sont associées à un mauvais pronostic par rapport aux récidives métastatiques conventionnelles. L’étude soulève l’importance du suivi radiologique avec attention particulière sur le péritoine dans ces situations. Ces résultats justifient des études de suivi à long terme pour confirmer ces données (Fig. 1).
L'influence du délai entre biopsie de prostate et prostatectomie radicale (PR) est un sujet de débat. L'allongement de ce délai pourrait être associé au risque de progression tumorale locorégionale et à un pronostic oncologique défavorable. Les objectifs de cette étude étaient d'évaluer l'association entre un délai de plus de trois mois et le risque de de surclassement anatomoclinique puis le risque de récidive biochimique (RB). Cette analyse rétrospective a étudié 2000 patients traités par prostatectomie radicale pour un cancer localisé entre janvier 2013 et décembre 2022, issus d'une cohorte d'un centre français. Le risque de récidive biochimique a été évalué à l'aide du score validé CAPRA-S post-chirurgical. Le surclassement anatomoclinique a été évalué en utilisant un critère de jugement composite : augmentation du score de Gleason entre la biopsie et la pièce opératoire ou passage de stade cT2 à pT3. Dans cette étude, 1394 patients ont été inclus. L'âge médian au moment de la biopsie était de 66 ans (IQR : 61–70). Le taux médian de PSA préopératoire était de 9,27 ng/ml (IQR : 5,7–10,0). Le délai médian entre la biopsie et l'intervention chirurgicale était de 3,0 mois (IQR : 3,0–5,0). Le taux de surclassement est passé de 46,8 % à 53,3 % selon que le délai entre la biopsie et la chirurgie était inférieur ou supérieur à trois mois, p = 0,016. Un délai biopsie-chirurgie supérieur à 3 mois restait prédictif du taux de surclassement en analyse multivariée, OR = 1,363 (IC95 % 1,091–1,702, p = 0,006). Cependant, il n'y avait pas de différence des scores CAPRA-S selon que le délai soit supérieur ou inférieur à 3 mois (Fig. 1). Cette étude montre qu'un délai chirurgical supérieur à trois mois augmente le risque de surclassement anatomoclinique (pT3 ou Gleason ≥ 8) sans modifier le risque de récidive biochimique à 3 et 5 ans.
L’objectif de cet article était de faire le point sur la place et les résultats de la néphrectomie différée dite de clôture dans les cancers du rein métastatiques en 2023, à l’ère des traitements systémiques incluant les immunothérapies par inhibiteurs de checkpoint (IO). Une revue de littérature a été effectuée sur les données disponibles dans Medline/PubMed avec pour mots clés « nephrectomy », « cytoreductive nephrectomy », « differed nephrectomy », « metastatic renal cancer », « metastatic renal cell carcinoma », « kidney cancer ». Les données ont été complétées avec les dernières actualités présentées dans les congrès internationaux (ASCO, ASCO-GU, AUA, EAU). La place de la néphrectomie dans les cancers du rein métastatiques ne cesse d’évoluer depuis les années 2000 au gré des nouveautés dans les traitements systémiques. Alors recommandée avant traitement par interféron comme néphrectomie immédiate, elle devient néphrectomie différée après traitement par inhibiteurs de tyrosine kinase (TKI) en 2018–2019 suite à la parution des études CARMENA et SURTIME. L’ère actuelle est celle des IO combinées ou en association avec les TKI. Par analogie avec CARMENA, le traitement systémique premier reste encore recommandé dans la plupart des situations. Devant les taux de réponse objective incluant réponses partielles ou complètes sur les sites métastatiques, un nouveau concept prend le devant de la scène : celui de la néphrectomie de clôture, avec pour objectifs l’obtention d’une rémission complète et l’arrêt des traitements systémiques. Le concept de néphrectomie de clôture évolue dans l’arsenal thérapeutique des cancers du rein métastatiques en réponse aux traitements systémiques. Des études prospectives multicentriques sont en cours pour étudier son intérêt oncologique. Il est ainsi indispensable de rediscuter en réunion de concertation pluridisciplinaire des dossiers de patients traités pour cancer du rein métastatique, et ce tout au long de leur traitement, afin d’identifier les bons candidats à une chirurgie de clôture. The objective of this study was to review the changing timing of cytoreductive nephrectomy for patients with metastatic renal cell carcinoma treated with immune checkpoint inhibitor (ICI)-based treatments. A review of the literature was performed using Medline/PubMed database with the following keywords: “nephrectomy”, “cytoreductive nephrectomy”, “differed nephrectomy”, “metastatic renal cancer”, “metastatic renal cell carcinoma”, “kidney cancer”. Our study also included data reported during recent international oncological congress (ASCO, ASCO-GU, AUA, EAU). Timing for cytoreductive nephrectomy in metastatic renal cell carcinoma evolved with progress in systemic treatments. First recommended as upfront nephrectomy during interferon's era, it became differed nephrectomy during tyrosine kinase inhibitors (TKI) era, following CARMENA and SURTIME studies. Nowadays, upfront ICI combination therapies (IO-IO or IO-TKI) have become the new standard of treatment in most cases, and raise again the question of the role of nephrectomy. Partial and complete responses rates on metastatic sites as reported in phase 3 trials with ICI-based treatments lets a new concept emerge: closure nephrectomy, with the aims to achieve complete remission and allow systemic treatments pause. Closure nephrectomy is a new paradigm in the management of patients with metastatic renal cell carcinoma who respond to upfront ICI combination therapies. Multicenter prospective studies are ongoing to evaluate survival outcomes. Multidisciplinary meetings remain essential to identify the good candidates for closure nephrectomy all along their systemic treatment.
La récidive péritonéale (RP) des cancers du rein est rarement décrite et de mécanisme indéterminé. Possiblement lié au profil tumoral, l'avènement de la chirurgie cœlioscopique robot assistée, permettant l'abord mini-invasif de cas complexes, pose également question d'un mécanisme iatrogène. L'objectif de l'étude était d'analyser les facteurs associés à la RP, comparativement à la récidive rétropéritonéale (RRP), en supposant un essaimage local par cœlioscopie transpéritonéale (CTP). Étude rétrospective multicentrique incluant les patients opérés entre 2011 et 2021 d'une néphrectomie partielle (NP) ou totale (NT), ayant présenté une RP ou RRP. Les données ont été collectées dans le registre uroCCR (NCT03293563) parmi 3894 patients, complétées par revues locales des dossiers. Une première analyse observationnelle a été effectuée. La survie a été étudiée par technique de Kaplan–Meier. Pour définir les facteurs associés à la RP, une analyse univariée a été effectuée (âge, index de masse corporelle, NP ou NT, voie d'abord, type histologique, nécrose tumorale, marges chirurgicales, stade pT, grade ISUP, taille tumorale). Une analyse multivariée a été réalisée sur les données significatives. Soixante-dix patients ont été inclus : 35 RRP (50 %), 25 RP (35,7 %), 10 RRP + RP (14,3 %) exclus de l'analyse statistique. L'incidence de RP était 0,9 %. La CTP était majoritaire (54,3 %) avec 29 NP (41,4 %) et 41 NT (58,6 %). Une marge tumorale était rapportée dans 19 cas (27,1 %), dont 11 (44 %) et 7 (20 %) dans les groupes RP et RRP. Les types histologiques prédominants étaient le carcinome à cellules claires (n = 57, 81,4 %), puis papillaire type 2 (n = 10, 14,3 %) avec score de Leibovich élevé pour 40 patients (57,1 %). La survie globale à 5 ans était de 41,9 %. En analyse univariée, les variables significativement associées à la RP comparativement à la RRP étaient l'âge et la CTP. En analyse multivariée, les 2 variables restaient significatives (âge : OR : 1,126 [1,039–1,220] p = 0,004 ; CTP : OR : 13,6 [2,8–65,6] p = 0,001) (Tableau 1, Tableau 2). L'incidence de RP est faible, avec un profil prédominant de tumeur à cellules claires et papillaire de type 2, en marges positives et score de Leibovich élevé. La CTP est associée au risque de récidive intrapéritonéale et impose la prudence dans la sélection des voies d'abord pour les tumeurs suspectées agressives, avec surveillance particulière péritonéale sur les scanners de suivi.
PURPOSE:Retropubic tension free vaginal tape (RP-TVT) has become the gold standard for surgical management of female stress urinary incontinence but is associated with voiding dysfunction (VD). We developed for more than 10 years a reproductible and totally tension free tape procedure. Our goal is to determine efficiency of this technique compared to the incidence of VD. METHODS:We retrospectively reviewed patients who underwent RP-TVT in our center between 2011 and 2019. Subjective cure, VD (determined as maximum urinary flow rate (Qmax) < 15 mL/s or post void residual (PVR) volume > 150 mL, or tape's section or resection requirement for underactive bladder (UB) with significant PVR) was assessed at 1 year. The main objective was the evaluation of subjective cure and VD at 1 year. RESULTS:On the 319 patients reviewed, 93% of the patients were dry and 10.9% presented VD at one year. UB (OR = 5.01 [1.55-16.44], p = 0.008), preoperative Qmax < 15 mL/s (OR = 0.89 [0.84-0.95], p = 0.001) and previous incontinence surgery (OR = 4.20 [1.54-11.46], p = 0.005) were associated with VD. Acute urinary retention concerned 4.7% of the population and all were resolved after 6 weeks postoperatively. We reported 0.3% of de novo urgency and patients without VD showed a significant decrease of their voiding time at 1 year. CONCLUSION:The placement of RP-TVT without intraoperative tightening seems to be a safe technique ensuring a high cure rate and low occurrences of bladder outlet obstruction.
Objectif. - Evaluate kidney autotransplantation (KAT) and ileal ureter substitution (IUS) practice and outcome as alternatives to indwelling ureteral stents for the management of long ureteral stenosis (US). Material. - We included all patients treated for US with KAT or IUS in 5 French university urology centers between 2010 and 2018. We excluded US due to urothelial carcinoma. Primary endpoint was the preservation of ipsilateral kidney and renal function without any urinary diversion. Results. - 22 patients were treated with KAT (n = 8, 36.4%) and IUS (n = 14, 63.6%). Mean US length was 4.6 cm and 6 cm (P = 0.52) in KAT and IUS groups respectively. US etiologies were lithiasis, iatrogenic, retroperitoneal fibrosis or extrinsic compression. US level was varied. The surgery was described as difficult because of peritoneal adhesions or major peri-ureteral fibrosis. Mean operating time and hospital stay were 336 and 346 minutes (P = 0.87) and 8 and 15 days respectively (P = 0.001). Postoperative complications were mostly Clavien = 2 (n = 17, 77.3%). Revision surgery was required in the KAT group in 3 cases (37.5%), for textiles, renal vein thrombosis and anastomotic leak, none in the IUS group. The mean follow-up was 15.7 months. All but one (in the KAT group) ipsilateral kidneys were preserved, without renal function impairment (Delta creat +2.1 vs. +2.4 mu mol/l respectively, P = 0.67), nor urinary diversion. Conclusion. - KAT and IUS are safe alternatives whose indication depends on surgeons expertise. Our study pointed out the scarcity of this practice suggesting the need to refer patients to expert centers. (C) 2020 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
To evaluate vaginal hysterectomy (VH) associated with vaginal native tissue repair (VNTR) using Campbell uterosacral ligament suspension (C-USLS) for the treatment of predominant uterine prolapse associated with cystocele. We conducted a retrospective monocentric study including patients who underwent VH and C-USLS, without concomitant mesh, for primary urogenital prolapse between January 2011 and June 2018. We evaluated the anterior and apical prolapse recurrence rate, using a composite criterion (symptomatic, asymptomatic recurrence, POP-Q stage ≥ 2). We analyzed 2-year recurrence-free survival using the Kaplan-Meier method. Univariate and multivariate analyses were performed to identify variables associated with recurrence. Secondary outcomes included postoperative complications, lower urinary tract symptoms (LUTS) and sexual satisfaction. Ninety-four patients were included. Eighty-three (88.3%) and 65 (69.1%) patients had stage ≥ 3 uterine prolapse and cystocele, respectively. Mean follow-up was 36 months. Prolapse recurrence rate was 21.3% including 3.2% of cystocele. Two-year recurrence-free survival was 80%. Age, body mass index, POP-Q stage and associated surgical procedure were not significantly associated with recurrence. Early complications were reported for 20 patients (21.2%), mostly grade ≤ 2 (95%). De novo LUTS were reported in 11 cases (11.7%). Preoperative stress urinary incontinence and urgency were cured for 12 (80%) and 29 (80.6%) patients, respectively. Sexual satisfaction rate for patients with preoperative sexual activity was 95.8%. C-USLS following VH as primary treatment for predominant uterine prolapse with associated cystocele is a safe procedure with satisfying mid-term functional results. This VNTR could be an alternative in light of the worldwide market withdrawal of actual vaginal mesh.
The safety of organ donation from deceased donors with vaccine-induced thrombotic thrombocytopenia (VITT)1-3 is unknown. First, the organs might be directly affected by VITT and never properly recover. Second, VITT is caused by strong autoantibodies targeting platelet-activating factor 4 (PF4) and passenger leukocytes could induce a similar thrombotic syndrome in the recipient ("passenger lymphocyte syndrome").4 A woman in her 60s developed VITT 11 d after a first dose of ChAdOx1 nCov-19 vaccine (Oxford—Astra Zeneca). Onset was characterized by headache and behavioral disorders. Two days later, she was in a coma. Severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2) reverse-transcriptase polymerase chain reaction of a nasopharyngeal swab was negative. MRI disclosed cerebral venous sinus thrombosis (thrombosis of the left internal jugular vein, the sigmoid sinus, and the superior sagittal sinus), plus bilateral frontal hemorrhage and brain herniation. In addition, a thorax CT scan revealed a segmentary pulmonary embolism. Blood analysis revealed disseminated intravascular coagulation with severe thrombocytopenia, increased D-Dimer, prolonged activated partial thromboplastin time ratio and low fibrinogen. Anti-PF4 antibodies were incriminated in the pathophysiology of VITT 2 d later1: they were detected in our donor at a high titer using an enzyme-linked immunoassay, which detects the presence of anti-PF4/heparin antibodies (Stago Asserachrom Haem Polymerization Inhibitory Activity IgG): optical density was 2.17; n < 0.35. We confirmed their potency to activate platelets in a serotonin release assay, the gold standard functional method for heparin-induced thrombocytopenia diagnosis.5 The patient serum could activate normal platelets alone or with small amounts of heparin but not in the presence of high concentrations of heparin. A neurosurgical procedure was ruled out based on the patient's poor neurological status at admission. She died within hours and was evaluated as an organ donor, under continuous hemodynamic noradrenaline support and with KDIGO stage 1 acute kidney injury. The recipient of the heart and liver combined was a 63-y-old man with a restrictive cardiomyopathy and secondary cardiac cirrhosis. Cold ischemic times were 120 min for the heart and 510 min for the liver. Both organs were macroscopically normal before implantation. A standard unfractionated heparin anticoagulation was used during and after surgery. In addition to inotropic support, a temporary mechanical circulatory support by extracorporeal membrane oxygenation (ECMO) was required due to cardiac primary graft dysfunction. Echocardiographic monitoring showed a gradually recovering cardiac function, allowing the weaning of ECMO support at postoperative day (POD) 5 and of inotropic support at POD6. No postoperative bleeding or thrombotic complication occurred. At POD15, left ventricular ejection fraction was 60% and a protocol endomyocardial biopsy did not reveal any sign of acute allograft rejection or microvascular thrombosis. On the same day, liver biological tests were normal. A liver ultrasound showed a permeable hepatic artery and portal vein and no abnormality of the bile ducts. The lung recipient was a 58-y-old woman with end-stage emphysema related to alpha-1 antitrypsin deficiency. A double lung transplantation was performed without extracorporeal circulatory support. The lungs were macroscopically normal. A thrombectomy was performed during the procedure. Ischemic time was 213 and 288 min for the left and right lungs, respectively. The recipient was extubated 4 h after surgery, required noninvasive ventilation until POD4, and was weaned off oxygen at POD6. Low-molecular-weight heparin anticoagulation was continued after ICU discharge at POD6. The first spirometry performed at POD15 showed normal lung function. Kidneys were petechial before implantation. A biopsy of the right kidney performed before surgery revealed multiple thrombi within the glomerular capillaries of all 16 glomeruli except 2 devoid of thrombi (Figure 1). Arterioles were normal. The tubulointerstitial compartment displayed severe acute tubular injury. The recipient of the right kidney was a 70-y-old man with end-stage renal disease of undetermined origin. He was engrafted after 10 h of cold ischemia and recovered a renal function at POD4. Postoperative course was uneventful, and he was discharged at POD13. Platelet count remained stable, and anti-PF4 was undetectable. The nadir of serum creatinine was observed at POD14: estimated glomerular filtration rate 35 mL/min. Proteinuria was 42 mg/mmol. Recipient of the left kidney was a 52-y-old man with a history of coronary heart disease, hypertension, and end-stage renal disease. Cold ischemia time was 13 h. Patient was anuric during the first 12 PODs. Cortical necrosis was ruled out by a contrast ultrasound. A first graft biopsy was taken at POD8. The fragment was insufficient to score lesions but no thrombi remnants were seen (Figure 1). Instead, moderate inflammation within glomeruli and peritubular capillaries was observed, along with hemorrhagic suffusion. Capillaries stained negative for C4d. As acute cellular rejection was in doubt, the recipient received high pulse corticosteroids and thymoglobulin. On POD12, a second, sufficiently adequate kidney biopsy sample showed that capillary inflammation had resolved. However, a focal and segmental glomerulosclerosis [FSGS] lesion was present in 1 out of 9 glomeruli: in all probability, this lesion was not inherited from the donor since FSFGS was not seen in any of the 18 glomeruli counted in the preimplantation biopsy (Figure 1). From POD13, renal function finally started to recover. Platelet count remained stable, and anti-PF4 antibodies remained undetectable. The nadir of serum creatinine was observed at POD22, at 249 µmol/L (estimated glomerular filtration rate 25 mL/min). Proteinuria was 63 mg/mmol.FIGURE 1.: Histological sequence of glomerular injury and scarring in kidneys from a donor with vaccine-induced thrombotic thrombocytopenia. Glomerular scarring from intracapillary extensive thrombi occluding capillary lumens (A, Masson's trichrome stain; [B], Jones' silver stain (original magnification ×400; preimplantation biopsy) was successively characterized by inflammation (C, segmental glomerulitis with complete occlusion of some capillary loops by leukocytes in 2 glomeruli; Periodic Acid Schiff, original magnification ×400; POD8) and then by focal and segmental glomerulosclerosis (D, diffuse acute tubular necrosis associated with red blood casts and on upper right the glomerulus with FSGS. Masson trichrome stain, original magnification ×200; POD12). FSGS, focal and segmental glomerulosclerosis; POD, postoperative day.We conclude that organs retrieved from the first French deceased donor victim of brain death after a VITT eventually recovered function after engraftment in 4 different recipients. However, renal recovery was laborious, and there was attendant glomerular scarring. At present, French guidelines (issued 1 wk after this case) recommend against organ donation in the setting of VITT when 3 criteria are met in the donors: multiple organ failure, DICV, and presence of anti-PF4-heparin antibodies. In this initial case of transplantation, the donor had neurological, hemodynamic, and renal failure, disseminated intravascular coagulation was observed not only in blood but also in kidneys, and anti-PF4-heparin antibodies were present at a high titer. Therefore, we, to some extent, conclude that these guidelines are appropriate in this new contingency and that unspecific information about the risk of delayed graft function should be insisted on when approaching potential recipients. ACKNOWLEDGMENTS We thank the donor and the donor's family, as well as the transplant program coordinators, Dr Jan Hayon, Eloïse Hervé, Mélanie Brandon, and Nathanaëlle Leroux.
La prise en charge des prolapsus génito-urinaires connaît un tournant majeur en 2020 suite au retrait des prothèses vaginales. Nous présentons les résultats d’une série rétrospective de réparation vaginale autologue de prolapsus utérin prédominant avec cystocèle d’entraînement par hystérectomie totale voie basse (HTVB) et soutènement sous-vésical par croisement des ligaments utérosacrés selon la technique de Campbell (C-SLUS) avec pour objectif l’évaluation du taux de récidive. Notre étude a inclus les patientes opérées entre 2011 et 2018 d’une HTVB avec C-SLUS, sans implant prothétique, soit 94 patientes. Notre objectif était d’évaluer le taux de récidive de prolapsus antérieur et/ou apical. La récidive était définie par un critère composite incluant récidives symptomatique et asymptomatique avec stade POP-Q ≥ 2. La survie sans récidive (SSR) à 2 ans a été étudiée par méthode de Kaplan–Meier. Une analyse univariée puis multivariée a été effectuée pour déterminer les facteurs associés à la récidive. Les objectifs secondaires étaient l’analyse des complications postopératoires précoces, les résultats fonctionnels urinaires et sexuels et le taux de chirurgie pour récidive. Quatre-vingt-trois (88,3 %) et 65 (69 %) patientes avaient respectivement une hystérocèle et cystocèle de stade ≥ 3. Avec un suivi moyen de 36 mois, le taux de récidive était de 21,3 % incluant 3 cystocèles (3,2 %). La SSR à 2 ans était de 80 %. En analyse multivariée, l’âge, l’indice de masse corporelle, le stade POP-Q pré opératoire et un geste peropératoire sur le compartiment postérieur n’étaient significativement pas associés au risque de récidive. Le taux de complications précoces était de 21,2 % (95 % de grade ≤ 2). Onze patientes (11,7 %) ont présenté des symptômes urinaires de novo. Les taux de guérison d’incontinence urinaire d’effort et d’urgenturie étaient respectivement de 80 % et 80,6 %. Le taux de satisfaction sexuelle parmi les patientes déclarées actives était de 95,8 %. Treize patientes (13,8 %) ont été opérées pour récidive symptomatique. L’HTVB avec C-SLUS a été un traitement de première intention efficace des prolapsus utérins symptomatiques prédominants avec cystocèle d’entraînement, avec des résultats fonctionnels satisfaisants à moyen terme. Cette technique s’inscrit dans les réparations vaginales autologues qui devraient connaître un nouvel essor suite à l’arrêt de commercialisation des prothèses vaginales développées pour corriger les étages antérieur et moyen.
Objectifs Les neoplasies sont la troisieme cause de mortalite chez les transplantes renaux et l’immunosuppression est reconnue comme facteur favorisant. Les tumeurs urotheliales du transplant restent anecdotiques et peu de cas sont rapportes dans la litterature. L’objectif de cette etude a ete d’evaluer l’incidence et la morbi-mortalite de ces tumeurs. Methodes Nous avons realise une etude multicentrique retrospective dans 15 centres francais membre du CTAFU. Entre le 01 janvier 1997 et le 31 decembre 2018 nous avons recense 31 543 transplantations renales (transplantations combinees exclues). Huit patients ont eu une tumeur de la voie excretrice du transplant. Nous avons recueilli les donnees clinicobiologique de la tumeur au diagnostic initial, les modalites des traitements, les donnees de l’immunosuppression et du devenir oncologique des patients ainsi que le devenir du transplant. L’objectif principal a ete l’incidence de ces tumeurs. Les objectifs secondaires ont ete l’etude de la survie des patients et du devenir des transplants. Resultats L’incidence etait de 25 pour 100 000 sur 21 ans. Le delai median entre la transplantation et le diagnostic de tumeur etait de 107 mois (7 a 202 mois). L’âge median au diagnostic etait de 61,5 ans. Cinquante pour cent presentait un carcinome urothelial de stade ≥ pT2. Sept patients ont eu un traitement chirurgical dont 4 nephro-ureterectomies avec arret des immunosuppresseurs, 1 ureterectomie segmentaire et 1 vaporisation laser. Un patient a eu une ureterectomie segmentaire premiere puis une transplantectomie pour recidive. Un patient etait metastatique et a eu une chimiotherapie palliative. Avec un suivi median de 37,59 mois, la survie globale etait de 85,7 % [IC95 % : 33,4–97,8] a 36 mois. Trois patients ont garde un transplant fonctionnel apres traitement conservateur. Conclusion Dans la population des transplantes renaux, les tumeurs urotheliales du transplant sont rares et nous rapportons la plus importante serie sur une population caucasienne. La transplantectomie reste le traitement de reference pour la majorite des patients.
Il est fréquent de positionner une sonde JJ après transplantation rénale. Le délai d’ablation de cette sonde n’est pas consensuel. De récentes études montrent qu’une ablation précoce permettrait de limiter le taux d’infections urinaires sans augmenter le risque de complications. Nous avons souhaité comparer le taux d’infections urinaires selon l’ablation précoce ou l’ablation tardive de la sonde JJ dans notre cohorte de patients transplantés rénaux. Nous avons inclus rétrospectivement et consécutivement tous les patients greffés rénaux entre mai 2017 et mai 2018, dans notre centre de transplantation. L’ablation de la sonde JJ était réalisée de façon standard à 1 mois pendant les 6 premiers mois de l’inclusion puis précocement, avant 15 jours, pendant les 6 derniers mois de la période. Le taux d’infections urinaires asymptomatiques (colonisation) et symptomatiques (pyélonéphrite) était étudié en fonction de l’ablation précoce (< j14) ou tardive (> 1 mois) de la sonde JJ après transplantation rénale. Le taux de complications a été analysé en fonction de l’ablation précoce ou tardive de la sonde JJ. Le type d’anastomose urinaire était collecté. Parmi les 151 patients transplantés sur la période d’étude, 67 ont été inclus dans le groupe « ablation précoce » et 84 dans le groupe « ablation tardive ». Les 2 groupes étaient comparables en dehors de la présence de plus d’anastomoses urétérovésicales dans le groupe ablation tardive. La survenue d’une infection (asymptomatique ou symptomatique) était associée en analyse univariée au jour d’ablation de la sonde JJ (p = 0,028), au jour d’ablation de la sonde vésicale (p = 0,027) et à la présence d’un ECBU positif avant ablation de la sonde JJ (p < 0,001). Le jour d’ablation de la sonde JJ et l’ECBU restaient significatifs en analyse multivariée (p = 0,038 et p < 0,001 respectivement). Il n’y avait pas de différence dans la survenue de complications (hématome, lymphocèle, sténose, fistule) entre ablation précoce et ablation tardive. Le retrait précoce des sondes JJ, avant j14, après transplantation rénale permet de diminuer le taux d’infections urinaires sans augmenter le taux de complications chirurgicales. Afin de faciliter l’organisation de l’ablation précoce des sondes JJ, éventuellement en cours d’hospitalisation, un système de fibroscope jetable à usage unique peut être utilisé avec une bonne tolérance.
Les inhibiteurs de checkpoint (anti-CTLA-4, anti-PD1, anti-PDL1) ont pour rôle de réinstaurer l’activité des lymphocytes T antitumoraux. Cette action n’est pas spécifique. Par ce biais, des lymphocytes T dirigés contre nos tissus, et jusque-là quiescents, peuvent être réactivés. C’est l’auto-immunité à l’origine des toxicités dysimmunitaires liées aux immunothérapies. Si les toxicités graves sont rares (10 % en monothérapie), elles peuvent devenir mortelles en l’absence de prise en charge précoce. Prévenir, anticiper, détecter, prendre en charge et surveiller sont les grands axes proposés pour nous guider face à ce nouveau spectre de toxicités. Nous détaillons ici les bilans à effectuer et les outils nécessaires pour une prescription en toute sécurité des inhibiteurs de checkpoint.
Introduction. - Partial nephrectomy (PN) is the gold standard treatment for renal cell carcinomas under 4 cm. No robust data exists to recommend PN for tumours > 7cm (cT2). The objective of this work is to evaluate the results of PN for cT2 tumours. Patients and methods. - All patients who underwent PN or radical nephrectomy (RN) for cT2 tumours between 2000 and 2013 at our institution have been included. Patient demographics, postoperative data including renal function, morbidity, mortality and oncologic outcomes were reviewed retrospectively and compared using chi(2) test, Mann-Whitney test, Kaplan-Meier method and log rank test. Results. - We included 130 patients, 49 (38%) in the PN group and 81 (62%) in the RN group, with a median follow-up of 42 months [19-69]. Variation of postoperative renal function at day 5 and last recorded value was significantly different between the groups (P = 0.03 and P < 0.001). The PN group had a significantly higher complication rate as compared with RN group (37% versus 14%, P=0.002). There were no significant differences between the two groups for overall, recurrence free and specific survival (P=0.55, P=0.55, P=0.24, respectively). In univariate analysis, the type of surgery (PN versus RN) was not associated with a significant difference of oncologic outcome (margins, survival). Conclusion. - PN can be offered for cT2 tumours with oncological outcomes similar to RN. Despite an increased morbidity, it remains acceptable with the demonstrated advantage of preservation of renal function. (C) 2018 Published by Elsevier Masson SAS.
L’apparition de douleurs testiculaires (DOT) homolatérales après néphrectomie pour don de rein est une complication peu reportée. Certains auteurs ont proposé une ligature de la veine gonadique en amont de la bifurcation iliaque permettant d’éviter les dot chez le donneur vivant (DV). Cette étude évaluait la prévalence des DOT dans une série de néphrectomies laparoscopiques pour DV avec ligature craniale de la veine gonadique. Tous les hommes opérés d’une néphrectomie cœlioscopique pour DV entre 2014 et 2017 ont été inclus. La technique opératoire consistait systématiquement en une ligature distale (en regard du pole inférieur du rein) de la veine gonadique, ainsi que de l’uretère (une anastomose pyélo-urétérale étant réalisée chez le receveur). Aucune dissection n’était réalisée caudalement à la bifurcation aortique. Les données démographiques et les caractéristiques des patients ont été analysées rétrospectivement. Un entretien téléphonique était réalisé avec chacun des DV permettant le recueil prospectif–par questionnaire–des dot et autres symptômes génitaux. Ce questionnaire visait également à évaluer le niveau d’information et le suivi postopératoire. Au total, 79 patients ont été inclus dans l’étude. Tous ont répondu au questionnaire. La néphrectomie était à gauche chez 75 patients (95 %), à droite chez 4 patients (5 %). Vingt-deux patients (27,85 %) ont présenté des DOT postopératoires. Les symptômes homolatéraux à la néphrectomie concernaient 18 (22,8 %) et 10 patients (12,7 %) pour dot et augmentation du volume scrotal respectivement. La durée médiane des symptômes était de 8,5 mois [2–24]. Dans 55 % des cas, les DV n’avaient consulté que leur médecin traitant pour ces symptômes. Tous les patients ont déclaré avoir été informés du risque de douleurs résiduelles postopératoires, mais aucun sur le risque spécifique génital. Les douleurs testiculaires après néphrectomie cœlioscopique pour DV concernent plus d’un patient sur quatre malgré une ligature distale de la veine gonadique. Les symptômes apparaissent sous-évalués lors du suivi du donneur malgré une période douloureuse étendue. L’information spécifique du DV est médiocre et doit, à nos yeux, être modifiée en conséquence.
La sonde jj devient souvent fatalité pour traiter les sténoses urétérales (su) longues. Il existe pourtant des alternatives telles autotransplantation rénale (atr) et urétéro-iléoplastie (uip). Le but de cette étude était d’évaluer leur pratique dans des centres universitaires français. Notre étude multicentrique intéressait tous les patients pris en charge pour su par atr ou uip dans 7 centres urologiques universitaires français entre 2010 et 2018. Les su sur carcinome urothélial ou transplant rénal ont été exclues. Le recueil de données de patients, périopératoires et de suivi était rétrospectif. Le critère de jugement principal était la préservation du rein homolatéral à la su et de la fonction rénale, sans dérivation urinaire. Vingt-deux patients ont été pris en charge par atr (n = 8, 36,4 %) et uip (n = 14, 63,6 %). La longueur moyenne de su était de 4,6 et 6 cm (p = 0,52) dans les groupes atr et uip respectivement. Les su étaient postlithiasiques (n = 3, 37,5 % et n = 5, 35,7 % respectivement), iatrogènes (n = 4, 50 % et n = 7, 50 %) ou sur compression extrinsèque (n = 1, 12,5 % et n = 2, 14,3 %). Les durées moyennes d’intervention et d’hospitalisation étaient de 336 et 346 min (p = 0,87) et de 8,3 et 15 jours respectivement (p = 0,001). Les complications postopératoires étaient majoritairement clavien ≤ 2 (n = 20, 91 %). Trois reprises chirurgicales (37,5 %) ont été nécessaires dans le groupe atr, aucune dans le groupe uip. La durée moyenne de suivi était de 15,7 mois. Tous les reins, sauf un dans le groupe atr, ont été préservés, avec une fonction rénale restant stable (p = 0,67). La sonde jj à demeure pour su doit rester un dernier recours. Atr et uip sont des alternatives reconnues, d’indication dépendante de l’expertise du chirurgien. Notre étude dénote la rareté de leur pratique et l’intérêt de référer les patients vers des centres experts.