Endocrine disrupting chemicals (EDCs) may impact children's health, with medicines as a possible exposure source. Objective: to assess the potential impact of substances in paediatric medications and essential oils on children as EDC. It is a systematic review of five databases including Medline following the PECOT approach. The review focused on publications about children exposed to medication (active ingredients or excipients of interest) and having developed clinical signs of endocrine dysfunction. Out of 946 studies identified, 28 studies were included. They revealed that parabens, lavender essential oils and anti-epileptics are the most identified pharmaceutical products. The reported outcomes relate to puberty, thyroid disorders, obesity and growth. The evidence indicates potential risks, but the overall quality of available data is limited. This systematic review exposes a lack of robust evidence linking paediatric medication exposure to EDC, predominantly relying on case reports. It cautions about potential conflicts of interest.
ContexteLa spécialité de cardiopédiatrie assure le suivi médical des patients présentant des pathologies cardio-vasculaires, de 0 à 18 ans. Les thérapeutiques médicamenteuses sont complexes et dépendent du type de pathologie et de l’âge du patient. Les patients sont vulnérables et les prises en charge sont à risque d’erreurs médicamenteuses. La pharmacie clinique peut permettre de réduire ce risque.ObjectifsL’objectif était de dresser le bilan d’une première année de la mise en place d’activités de pharmacie clinique en cardiopédiatrie.MéthodeDepuis janvier 2022, au sein d’un centre hospitalo-universitaire, un pharmacien clinicien (0,5 équivalent temps plein) a débuté des activités d’expertises pharmaceutiques avec détection de problèmes liés à la thérapeutique et proposition de solution, et des activités d’entretiens pharmaceutiques concernant les anticoagulants oraux et post-greffe cardiaque. Un relevé prospectif des activités a été mené, via le logiciel Excel.RésultatsEn 2022, sur 204jours de travail, 2063 expertises pharmaceutiques ont été réalisées, pour 747 patients d’hospitalisation conventionnelle, d’unité de soins intensifs et continus ou réanimation. Les patients étaient pour 46 % âgés de moins de 1 an, pour un ratio H/F de 0,46. En primo prescription hospitalière, 5,17 médicaments en moyenne étaient prescrits par patient. Au total, 251 problèmes ont été détectés sur 12 % des prescriptions, qui concernait pour 25 % des anti-infectieux, 12 % des Inhibiteurs de la pompe à proton et pansements gastriques, 11 % les antalgiques, 10 % la sphère cardiologique et 10 % les anticoagulants. Parmi les 747 patients, 168 ont eu au moins un problème détecté avec 51 % liés à la posologie : 27 % de surdosage – exemple : rivaroxaban buvable prescrit à 3,5mg×3/j au lieu de 0,9mg×3/j – et 24 % de sous-dosage – exemple : amikacine prescrit à 11mg/kg/j au lieu de 20mg/kg/j. 51 % de ces problèmes ont fait l’objet d’un changement de prescription (26 % des devenirs n’ont pas été tracés). Des entretiens pharmaceutiques ont été menés avec les parents et patients : 18 concernaient les anticoagulants oraux et 11 les immunosuppresseurs et anti-infectieux post-greffe cardiaque.Discussion/ConclusionAucune publication n’a été retrouvée relevant ce type d’activités en cardiopédiatrie, spécialité médico-chirurgicale utilisant quotidiennement des produits à haut risque d’erreur médicamenteuse. L’expertise pharmaceutique permet bel et bien de détecter et corriger des erreurs de prescriptions au décours d’hospitalisation en cardiopédiatrie. Les entretiens pharmaceutiques semblent une stratégie pertinente pour optimiser le parcours éducatif médicamenteux des patients. Ces activités sont poursuivies activement en 2023 et d’autres stratégies ont été ajoutées notamment dans une trajectoire d’accompagnement hôpital-domicile par des expertises pharmaceutiques des prescriptions en sortie d’hospitalisation ainsi que des entretiens pharmaceutiques éducatifs.
ContexteL’analyse des modes de défaillance de leurs effets et de leur criticités (AMDEC) est une méthode de gestion des risques a priori. Elle est utilisable en santé pour sécuriser des processus, comme par exemple la prise en charge médicamenteuse et ses étapes que sont la prescription, la dispensation et l’administration médicamenteuse. L’intérêt de l’AMDEC est de pouvoir faire émerger des actions d’amélioration. En pédiatrie le risque d’erreur médicamenteuse est important sur chacune des étapes de la prise en charge et les médicaments per os en accès dérogatoire sont très utilisés, c’est à dire les accès précoce et compassionnel.ObjectifsL’objectif était de sécuriser le circuit du médicament per os en accès dérogatoire, au sein d’un département médicochirurgical de cardiopédiatrie d’un Centre Hospitalier Universitaire, grâce à une AMDEC.MéthodeEn amont de la réalisation de l’AMDEC, un travail a été réalisé via la méthode d’Ishikawa pour décrire les processus de prescription, dispensation et administration médicamenteuse. Ceci a été réalisé par un étudiant en pharmacie grâce à des entretiens avec des médecins, pharmaciens et infirmiers. Puis l’AMDEC a été menée de mai 2022 à janvier 2023 en se concentrant sur l’étape d’administration : une équipe pluriprofessionnelle de pharmaciens et infirmiers se sont rencontrés à 4 reprises pour mener à bien les étapes de l’AMDEC. Les actions d’amélioration ont pu être réalisées par la suite, également en pluriprofessionnel pharmacien–infirmier.RésultatsSept risques ont été détectés comme prioritaires parmi les 39 identifiés, comme par exemple « réaliser une erreur de calcul » ou « se tromper de médicament, surtout si ressemblance ». Une action d’amélioration principale a émergé : l’élaboration puis la diffusion en juillet 2023 d’un « cahier de vacances » à destination des infirmiers et puériculteurs du département médico-chirurgical de cardiopédiatrie. Celui-ci comprend des activités de formation corrigées, à réaliser lors des jours travaillés en période estival sur l’été 2023, concernant les médicaments à accès dérogatoire et également d’autres types de médicaments. Par exemple une activité consiste en des « calculs de dose » de pousse-seringue électrique, ou encore un « chercher l’intrus » concernant des débits d’héparine en curatif ou préventif.Discussion/ConclusionL’AMDEC menée a permis d’amorcer une franche dynamique de collaboration pluriprofessionnelle pharmacien–infirmier dans l’objectif de sécuriser la prise en charge médicamenteuse. Le « cahier de vacances » mis en place a fait l’objet d’une évaluation de satisfaction auprès des infirmiers et puériculteurs ; d’autres besoins ont été dégagés et une version améliorée sera proposée pour l’été 2024. Cette étude a permis de montrer l’intérêt de l’usage d’une méthode AMDEC sur le processus d’administration en cardiopédiatrie.
La scintigraphie à la [123I]-métaiodobenzylguanidine (mIBG) permet d’évaluer l’innervation sympathique et est notamment indiquée pour différencier les syndromes parkinsoniens ou pour évaluer les patients insuffisants cardiaques. Cependant, de nombreux médicaments sont connus pour interagir avec ce médicament radiopharmaceutique (MRP) et peuvent conduire à des résultats erronés [1]. La pharmacie clinique en médecine nucléaire est peu courante, mais fait partie intégrante de la mission du radiopharmacien, et cette imagerie diagnostique est bien adaptée à la mise en place d’entretiens pharmaceutiques (EP). C’est pourquoi, notre radiopharmacie, en collaboration avec le service de médecine nucléaire, a développé des EP ainsi que des analyses médicamenteuses personnalisées avant toute scintigraphie à la [123I]mIBG réalisée en accord avec les guidelines de l’EANM (Association Européenne de Médecine Nucléaire) [1].
Background and Importance [123I]-metaiodobenzylguanidine (mIBG) scintigraphy is a tool to assess cardiac sympathetic innervation. It is used to discriminate parkinsonian syndromes. However, many drugs are known to interfere with this radiopharmaceutical that can lead to false results1 Aim and Objectives The aim of this study was to try to assess the impact of stopping interfering drugs with [123I]-mIBG in a retrospective study before the recent introduction of pharmaceutical interviews in a nuclear medicine department. Material and Methods A retrospective study from 01/01/2010 to 31/03/2022 was conducted to find out if a drug interaction could explain diagnostic mismatches between a [123I]-Ioflupane and [123I]-mIBG scintigraphies, focusing on the neurological indication i.e. the differential diagnosis of Parkinson9s disease. On the nuclear medicine software, a search of all the patients who had both a [123I]-Ioflupane and a [123I]mIBG scan 2010 and June 2022 was performed. Each patient's chart is analysed and the diagnosis is collected. Results 81 patients underwent [123I]-mIBG imaging for the differential diagnosis of neurodegenerative disease and among them 42 had non-contributory [123I]-Ioflupane imaging (51.9%). A divergent diagnosis between [123I]-mIBG and [123I]-Ioflupane was found in 31% of cases, representing 13 patients. A drug interaction could explain this medical interpretation mismatch in 2 patients (15.4%). Concerning the latter, drugs involved were calcium channel blockers. No abnormality of the sympathetic innervation was found whereas the [123I]-Ioflupane scintigraphy found an abnormality of the dopaminergic transmission. These results may complement existing data suggesting that calcium channel blockers interfered in cardiac [123I]-mIBG imaging through increased sympathetic activity2. Conclusion and Relevance There is a great medical interest in continuing pharmaceutical interviews because drug interactions can lead to non-contributory or unconclusive examinations. In addition, setting up a clinical trial by re-examining these two patients but temporarily stopping the drugs potentially involved could be very interesting. Indeed, this work demonstrates the complexity of assessing the impact of pharmaceutical interventions. Moreover, this process should be evaluated for other categories of radiopharmaceuticals. References and/or Acknowledgements 1. Emilio B, Francesco G, Cumali A., et al. 131I/123I-metaiodobenzylguanidine (mIBG) scintigraphy: procedure guidelines for tumour imaging. Eur J Nucl Med Mol Imaging. 2010 Dec;37(12):2436–46. 2. A Stefanelli, G Treglia, I Bruno, et al. Pharmacological interference with 123I-metaiodobenzylguanidine: A limitation to developing cardiac innervation imaging in clinical practice? European Review for Medical and Pharmacological Sciences. 2013 May; 17(10):1326–33 Conflict of Interest No conflict of interest
Au cours de la pandémie de SARS-CoV-2, au niveau national et international a été observée chez l’enfant, l’émergence d’une nouvelle forme d’inflammation systémique à tropisme cardiaque dénommée « PIMS » (paediatric inflammatory multisystem syndrome), présentant des signes cliniques comparables à ceux de la maladie de Kawasaki. La prise en charge médicamenteuse repose sur un traitement immunomodulateur composé d’immunoglobulines polyvalentes et de corticoïdes. Notre hôpital a été confronté à des pics d’afflux de patients atteints de PIMS, souvent en décalage de quelques semaines par rapport aux pics épidémiques. Comparer les caractéristiques et les traitements des populations pédiatriques prises en charge pour une maladie de Kawasaki ou PIMS afin de déterminer les principaux facteurs qui les différencient et mesurer l’impact des consommations en période de tension sur les approvisionnements. Il s’agit d’une étude rétrospective sur la période de mars 2020 à octobre 2021. Les données ont été relevées à l’aide du dossier médical des patients afin de recueillir les critères suivants : caractéristiques anthropométriques, posologie des immunoglobulines (Ig), paramètres biologiques, examens complémentaires réalisés. Le nombre de cas recensés de PIMS sur la période étudiée est de 58, ce qui représente 7,5 % de la cohorte nationale. Leur âge moyen était de 8,7 ans et les filles représentait 41,4 % des patients. Les patients atteints de Kawasaki sont plus jeunes (3,2 ans en moyenne). Quatre-vingt-six pour cent des patients PIMS ont eu un contact avec le SARS-CoV-2. Les patients atteints de maladie de Kawasaki ne présentaient pas de myocardite à l’échographie trans-thoracique contre 37,9 % chez les PIMS. La posologie moyenne était de 1,9 g/kg généralement répartie sur 2 jours, concernant les patients Kawasaki la dose était de 2 g/kg en 1 jour. La consommation d’immunoglobulines sur la période pour l’indication de PIMS était de 3,9 kg ce qui représente 3,8 % des consommations totales d’immunoglobulines de notre hôpital sur la période étudiée. On remarque aussi que la variation du nombre de diagnostics de PIMS est corrélée aux vagues épidémiques de SARS-CoV-2. Ce travail nous permet de décrire la population de notre centre par rapport au données nationales désormais existantes et d’analyser l’utilisation des immunoglobulines polyvalentes dans une indication émergente et ce dans le contexte de fortes tensions d’approvisionnement. Les recommandations nationales voire internationales permettent d’encadrer la prise en charge de la population pédiatrique exposée à la pandémie. Ces données permettent d’alerter les tutelles afin de prendre en compte ces nouveaux besoins d’approvisionnement en immunoglobulines polyvalentes dans la priorisation des indications. Enfin, ces notions doivent être intégrées à la formation continue des pharmaciens y compris des internes en pharmacie intervenant notamment dans le contexte de la garde dans le cadre des validations de ces prescriptions puisque désormais les immunoglobulines IV font partie de l’arsenal thérapeutique des PIMS.
Medication errors are common at the time of administration. To prevent them, technologies allowing consistency check by bar code technology at bedside have been developed. Our study focuses on the evaluation of a BarCode Medication Administration (BCMA) called EASYSCAN with Electronic Medication Administration Record (e-MAR) to verify both patient's identity and medication to be administrated.A prospective observational study was conducted during seven weeks in a French medicine ward. The performance of the system was evaluated by the success rate of BCMA and by the average time for administration with and without EASYSCAN. A satisfaction questionnaire about BCMA was proposed to nurses.We observed 182 administrations including 87 (48%) with EASYSCAN. The verification of the patient's identity was successful in 77% of administrations and 65% of the drugs were scanned successfully. The main causes of check failures were the lack of datamatrix on the drug (81%), error messages (14%) and the lack of system functionality (5%). The average time for administration per patient was significantly increased: 4.68min/patient with versus 2.87min/patient without EASYSCAN.The study shows the EASYSCAN's performance in its first version. Material and software evolutions and an increase of nurses'pratices will be necessary to continue the experimentation of this system still unpublished in France.
objectives. - Medication errors are common at the time of administration. To prevent them, technologies allowing consistency check by bar code technology at bedside have been develo-ped. Our study focuses on the evaluation of a BarCode Medication Administration (BCMA) called EASYSCAN with Electronic Medication Administration Record (e-MAR) to verify both patient's identity and medication to be administrated.Methods. - A prospective observational study was conducted during seven weeks in a French medicine ward. The performance of the system was evaluated by the success rate of BCMA and by the average time for administration with and without EASYSCAN. A satisfaction questionnaire about BCMA was proposed to nurses.Results. - We observed 182 administrations including 87 (48%) with EASYSCAN. The verifica-tion of the patient's identity was successful in 77% of administrations and 65% of the drugs were scanned successfully. The main causes of check failures were the lack of datamatrix on the drug (81%), error messages (14%) and the lack of system functionality (5%). The average time for administration per patient was significantly increased: 4.68 min/patient with versus 2.87 min/patient without EASYSCAN.Conclusions. - The study shows the EASYSCAN's performance in its first version. Material and software evolutions and an increase of nurses'pratices will be necessary to continue the expe-rimentation of this system still unpublished in France.(c) 2021 Academie Nationale de Pharmacie. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Les points de transitions du parcours de soins sont à risque de rupture dans la prise en charge médicamenteuse des patients (PCMP). La sortie d’hospitalisation est d’ailleurs une priorité nationale avec nécessaire transmission d’informations de l’hôpital vers la ville. Cette transition est d’autant plus cruciale dans les populations à risque, telle que la population pédiatrique. Fort d’une collaboration en néphrologie, le parcours de greffe rénale pédiatrique (GRP) a été ciblé, car les patients sont polymédiqués et l’adhésion thérapeutique est primordiale. Ce projet d’intégration d’activités de pharmacie clinique dans le parcours du patient se décline en plusieurs étapes : structuration, mise en œuvre et évaluation. L’objectif est de structurer un programme de pharmacie clinique intégré dans le parcours de soins GRP, dans une démarche de gestion des risques a priori, de le mettre en œuvre et de l’évaluer. La structuration du parcours de soins a été réalisée par des entretiens semi-dirigés individuels pluriprofessionnels. Ensuite, l’inclusion des patients candidats ou ayant reçu une GRP a été effectuée du 3 février au 31 octobre 2020, avec une période de suivi de 3 mois. L’évaluation a porté sur la faisabilité des activités, l’impact sur la PCMP, la transmission des informations en ville et le temps de réalisation des activités. La structuration a positionné un entretien pharmaceutique pré-greffe, une analyse de prescription lors du séjour hospitalier pour greffe ainsi que des entretiens pharmaceutiques (EP) post-greffe immédiat (PGI) (2 entretiens) puis à distance de la greffe (PGD). Les transmissions en sortie d’hospitalisation étaient positionnées en PGI puis PGD. Les patients candidats à une greffe et 6 patients greffés dans les 6 derniers mois ont été inclus. En pré-greffe et PGI, toutes les activités ont pu être réalisées. Moins d’un quart des activités ont pu être réalisées en PGD (50 % à 1 mois, 16 % à 3 mois et 0 % à 6 mois). Lors des 6 analyses de prescription (sur 6 prescriptions) en PGI, 10 interventions pharmaceutiques (IP) ont été réalisées, correspondant pour 9/10 à des problèmes liés à la galénique ; 7/10 IP ont été acceptées. Concernant les transmissions des informations au pharmacien d’officine, toutes ont pu être réalisées en sortie d’hospitalisation PGI. Les 42 entretiens réalisés ont duré en moyenne 84 ± 18 minutes. Ce travail a structuré et évalué un programme de pharmacie clinique intégré dans le parcours de GRP. L’intérêt d’une analyse de prescription lors de l’hospitalisation pour greffe a été démontré. Les facilités de mise en œuvre se sont portées sur les activités en PGI, cependant la crise sanitaire a limité le recrutement des patients (ambulatoire favorisé). Les difficultés de mise en œuvre ont été rencontrées en PGD. Actuellement, une adaptation du parcours en PGD est menée, avec un suivi à distance à optimiser grâce à la création d’un outil de suivi.
La prise en soins d’un enfant est spécifique et différente de celle de l’adulte. Pour donner suite à la sollicitation de l’éditeur du Moniteur des Pharmacies, nous avons lancé un projet ambitieux de réaliser un livre de conseil officinal en pédiatrie. Le projet, porté par le groupe pédiatrie de la SFPC, a réuni un groupe de travail initial constitué d’une pharmacienne officinale, une étudiante en pharmacie de la filière officine et trois pharmaciennes hospitalières. De fréquents échanges avec l’éditeur ont été organisés. Pour cibler les besoins de l’équipe officinale concernant la forme et le fond d’un support d’information en pédiatrie officinale, nous avons d’abord organisé un sondage en juin et juillet 2020 auprès des pharmaciens d’officine via l’Ordre des pharmaciens et la liste de diffusion de la SFPC. Nous avons ensuite listé les avantages et les inconvénients de chaque support d’information existant pour nous en inspirer. Enfin, une sélection des chapitres de l’ouvrage a été réalisée ainsi qu’un guide de rédaction avec pour modèle quelques chapitres types pour lancer le projet avant l’appel à rédacteurs. Un total de 145 réponses au questionnaire a été obtenu permettant de mettre en lumière le besoin d’un outil appliqué et concret, organisé par pathologie. Un format informatique et lié au logiciel métier a souvent été souligné par les répondants. Parmi les ouvrages inspirants, 13 livres ont été analysés pour mettre en valeur le besoin d’un format synthétique avec des explications claires et concises. Le sommaire de l’ouvrage choisi comporte 3 parties : une partie comprenant les chapitres introductifs, une autre les chapitres par pathologie par ordre alphabétique et la dernière évoquant les quelques chapitres « Pour aller plus loin ». Un chapitre introductif (Les Repères en pédiatrie) et trois chapitres liés à des pathologies (fièvre aiguë, diarrhée aiguë et nausées-vomissements) ont été rédigés et nous ont permis de définir un chapitre type. Les chapitres ont tous un format court avec des liens vers des synthèses et références récentes sur chaque pathologie et la reprise de notions pour un usage pratique au quotidien par les professionnels. Chaque chapitre est rédigé par un binôme pharmacien officinal/hospitalier. Un partenariat avec la Société française de pédiatrie et le collège des enseignants pédiatres est en cours pour permettre une relecture par des pédiatres et une édition conjointe des sociétés savantes (SFPC/ANEPC). La liste des chapitres à rédiger sera partagée lors du congrès SFPC et le poster permettra de faire un appel à participants. Le pharmacien d’officine est l’un des professionnels de santé le plus accessible au grand public et doit être capable d’informer, d’accompagner et de conseiller les parents sur le développement et la prise en charge spécifique de l’enfant. Un outil de ce type permettra d’optimiser sa pratique en pédiatrie tout en promouvant le bon usage du médicament chez l’enfant.
BACKGROUND AND GOAL OF THIS STUDY:Few available galenic formulations of drugs have pediatric doses, so that many of them are used off label in children. The influence of such pharmaceutical formulation on therapeutic adherence was evaluated in a systematic review of the literature. MATERIALS AND METHODS:This search was performed in 4 data bases: Medline, the Cochrane Library, Web of Science and Science Direct. Included articles were in French or English and focused on therapeutic adherence and route of administration. RESULTS:Overall, 51 articles were included in the study: 46 from Medline (27 selected), 1 from The Cochrane Library (1 duplicate), 61 from Web of Science (13 selected) and 23 articles from Science Direct (11 selected). The two main pharmaceutical formulations studied were liquid dosage form 51% (n=28) and solid oral form 35% (n=19). DISCUSSION:Easy use of liquid forms (n=18) (easy dose adjustment and administration) was associated with good adherence. Optimization of organoleptic properties was found to improve adherence (n=20). The main limitations to the use of solid oral formulations are the risk of choking in a child under 6 and difficulty adapting doses for pediatric use. Commercialization of minitablets should help solve these problems (n=3) and therapeutic education sessions could make it possible to prescribe selected pills to children aged 4 or older (n=2). A risk of misuse because of incorrect administration seems to be the reason that aerosols are underused. CONCLUSION:Drug formulation influences therapeutic adherence in children, which is a cornerstone for successful pharmacotherapeutic management.
Hereditary hemorrhagic telangiectasia is a rare but ubiquitous genetic disease. Epistaxis is the most frequent and life-threatening manifestation and tacrolimus, an immunosuppressive agent, appears to be an interesting new treatment option because of its anti-angiogenic properties. Our objective was to evaluate, six weeks after the end of the treatment, the efficacy on the duration of nosebleeds of tacrolimus nasal ointment, administered for six weeks to patients with hereditary hemorrhagic telangiectasia complicated by nosebleeds, and we performed a prospective, multicenter, randomized, placebo-controlled, double-blinded, ratio 1:1 phase II study. Patients were recruited from three French Hereditary Hemorrhagic Telangiectasia (HHT) centers between May 2017 and August 2018, with a six-week follow-up, and we included people aged over 18 years, diagnosed with hereditary hemorrhagic telangiectasia and epistaxis (total duration > 30 min/6 weeks prior to inclusion). Tacrolimus ointment 0.1% was self-administered by the patients twice daily. About 0.1 g of product was to be administered in each nostril with a cotton swab. A total of 50 patients was randomized and treated. Mean epistaxis duration before and after treatment in the tacrolimus group were 324.64 and 249.14 min, respectively, and in the placebo group 224.69 and 188.14 min, respectively. Epistaxis duration improved in both groups, with no significant difference in our main objective comparing epistaxis before and after treatment (p = 0.77); however, there was a significant difference in evolution when comparing epistaxis before and during treatment (p = 0.04). Toxicity was low and no severe adverse events were reported. In conclusion, tacrolimus nasal ointment, administered for six weeks, did not improve epistaxis in HHT patients after the end of the treatment. However, the good tolerance, associated with a significant improvement in epistaxis duration during treatment, encouraged us to perform a phase 3 trial on a larger patient population with a main outcome of epistaxis duration during treatment and a longer treatment time.
Les acétates font partie des électrolytes gérés sur les fiches de prescription de nutrition parentérale à la carte aux hospices civils de Lyon (HCL). Ils représentent un terme générique, incluant les citrates et lactates, permettant d’agir sur l’équilibre acido-basique plasmatique (prévention et traitement des acidoses métaboliques hyperchlorémiques fréquentes, compensation des pertes biliaires et digestives de bicarbonate) [1], [2], [3]. Leur apport est effectué sous forme de sels de sodium ou de potassium fournis par les laboratoires ou établissements pharmaceutiques. Avec les arrêts de production passés et futurs, nous avons voulu faire un état des lieux de la prescription d’acétates en nutrition parentérale à la carte chez les patients hospitalisés (pédiatrie et néonatalogie) afin d’estimer le risque généré par un manque de matières premières. Étude statistique sur les prescriptions de nutrition parentérale (NP) des patients hospitalisés en 2014 selon plusieurs critères : répartition des prescriptions de NP par service, répartition des prescriptions de NP avec acétates par service, pourcentage de prescriptions avec acétates pour chaque service. En 2014, sur 7566 prescriptions de nutrition parentérale, 1852 contenaient des acétates soit 24,5 % des prescriptions. Les services de néonatalogie (hôpital femme–mère–enfants et hôpital Croix-Rousse) sont les premiers prescripteurs de NP à la carte du CHU de Lyon (53 %) suivi du service de gastrologie (26 %). La néonatalogie de l’hôpital Croix-Rousse présente des pourcentages plus faibles car la fabrication des poches dans notre PUI n’a repris qu’en novembre 2014. La gastrologie est le service le plus prescripteur de formulations avec acétates (46 %), celles-ci représentant presque la moitié (43 %) de ses prescriptions, majoritairement sur le long cours. Les services de néonatalogie sont les seconds prescripteurs d’acétates (37 %), principalement durant les premiers jours de vie, avec une proportion de un quart à un tiers de formulations avec acétates. Les autres services y ont recours pour un peu plus de 10 % de leurs prescriptions. L’essentiel des apports d’acétates-générique est constitué de lactate de sodium. Le reste est sous forme de lactate de potassium, notamment en cas de restriction sodée. Cette étude confirme que l’utilisation des acétates est importante aux HCL, notamment pour limiter l’hyperchlorémie. Il apparaît alors nécessaire de sécuriser l’approvisionnement en matières premières acétates/lactates/citrates, si l’on veut pouvoir éviter les acidoses métaboliques, mais aussi promouvoir l’utilisation de cet électrolyte auprès des équipes médicales françaises qui semblent peu l’utiliser.
Des entretiens pharmaceutiques sur les traitements de la greffe rénale ont été mis en place depuis juin 2016 et réalisés par un interne en pharmacie auprès des enfants greffés et de leurs parents. L’objectif est d’évaluer l’intérêt de ces entretiens chez les enfants concernés par la greffe rénale. Dans le service de néphrologie pédiatrique, les patients sur liste d’attente de transplantation (prégreffe), greffés durant la période de l’étude (postgreffe immédiat), ou réalisant leur évaluation annuelle de la fonction rénale (EFR) se sont vus proposer un entretien pharmaceutique. Les connaissances des patients sur les traitements pharmacologiques associés ont été évaluées pendant l’entretien à l’aide de questionnaires et d’outils pédagogiques, puis tracées dans les dossiers médicaux. Les notions portant sur le discours des médecins et celles apportées par l’entretien pharmaceutique ont été distinguées. L’analyse a porté sur 3 mois, entre juin et septembre 2016. Au total, 44 patients (2 à 17 ans) sur 45 ont accepté l’entretien, soit 98 %. En prégreffe (n = 19), 73 % exprimaient des angoisses vis-à-vis des traitements et 89 % jugeaient leurs connaissances incomplètes. Tous souhaitaient une intervention pharmaceutique post greffe. Tous les patients en postgreffe (n = 12) avaient des questions à poser. Finalement, aucun patient en postgreffe n’a su citer correctement toutes les notions abordées par le médecin et seuls 43 % des patients ont pu en EFR. Par ailleurs, 67 % des patients en postgreffe ont su répondre à au moins une de ces questions comparé à 100 % de réussite lors de l’EFR. Tous les patients vus en EFR (n = 14) ont accepté le plan de prise personnalisé et 64 % ont posé des questions. Aucun patient n’a pu répondre correctement à toutes les questions pharmaceutiques. L’approche multidisciplinaire permet une complémentarité des informations données aux greffés. De plus, la traçabilité informatique des entretiens améliore la communication interdisciplinaire. Lors des EFR, les greffés montrent des connaissances principalement apprises auprès des médecins, mais présentent des lacunes concernant l’aspect pharmaceutique. Les résultats obtenus soulignent la pertinence d’un entretien par un spécialiste du médicament en postgreffe, afin de consolider les connaissances médicamenteuses à la période la plus à risque de rejet. Ces entretiens vont perdurer et pourraient à terme s’intégrer dans une démarche validée d’éducation thérapeutique du patient.
L’amélioration de la prise en charge médicamenteuse du sujet âgé (SA) en vue d’une limitation de la iatrogénie est un objectif de santé publique. Il a été retenu par la HAS comme axe prioritaire d’amélioration de la sécurité des soins dans les services non gériatriques, dans le cadre de la certification. Évaluer la pertinence d’une optimisation médicamenteuse quotidienne chez le SA de 75 ans et plus, dans un service non gériatrique. Une étude prospective a été réalisée sur 12 semaines, dans une unité de cardiologie. Chaque jour, les prescriptions informatisées des SA de 75 ans et plus étaient analysées par un interne, puis validées par un pharmacien. L’analyse tenait compte de l’âge du patient, du poids, de la fonction rénale et des antécédents. Différents outils ont été utilisés : liste de Laroche, critères Stopp-Start, site GPR pour l’adaptation à la fonction rénale, ainsi que les recommandations de la société européenne de cardiologie. Chaque intervention pharmaceutique (IP) était soumise au prescripteur dans le logiciel d’aide à la prescription (LAP de CristalNet). Cent vingt-huit séjours de patients ont été analysés (46 % des séjours) correspondants à 117 patients d’âge moyen 84 ± 6 ans. En moyenne, les prescriptions comprenaient 11 ± 4 médicaments. Sur 110 IP réalisées, 18 % (n = 20) concernaient des prescriptions inadaptées au SA et 15 % (n = 17) étaient en lien avec une insuffisance rénale (IR). Les taux d’acceptation (TA) étaient respectivement de 50 % et 65 %. Soixante pour cent des IP sur prescriptions inadaptées au SA portaient sur les psychotropes (n = 12, dont 9 benzodiazépines et apparentés) et ont été acceptées à 46 %. Les sous-dosages en anticoagulants oraux directs représentaient 25 % (n = 5) des IP avec un TA de 40 %. Les IP en lien avec une IR étaient des surdosages (88 %) et des contre-indications (12 %). Elles concernaient les antidiabétiques dans 35 % des cas (TA 67 %) et les anti-infectieux dans 18 % des cas (TA 33 %). Le nombre d’interventions et leur bonne acceptation confirme l’intérêt de poursuivre cette pratique. Cependant, la prescription de certaines classes thérapeutiques très souvent instaurées en ambulatoire (psychotropes), est parfois difficile à réévaluer durant des hospitalisations de courtes durées. Transmettre ces propositions d’optimisation thérapeutique au médecin traitant via le compte rendu d’hospitalisation devrait contribuer à renforcer la continuité des soins ville–hôpital.
Selecting the most appropriate dosage form, that ensures safe administration and adherence of medications, is a major issue for children. Marketed drugs, however, have rarely been tested for their use in children. There is a need for more data on drug formulations administered to children to identify unmet needs, and drive future paediatric research. We observed, over a 12-month follow-up, 117,665 oral drug administrations to 1998 hospitalized children. Nine-tenths belonged to five Anatomical Therapeutic Chemical classes: Alimentary tract & metabolism, Nervous system, Cardiovascular system, Anti-infectives for systemic use and Blood & blood forming organs, one third of drug doses administered to school-age children and adolescents were liquids, and extemporaneous capsules were commonly used in younger children. Our study shows that despite the advantages of solid dosage forms and recent evidence from randomized controlled trials showing their acceptability in infants, they are seldom used in paediatric practice.
Réaliser une préparation magistrale d’un mélange de nutrition parentérale (MNP) selon la formule (SLF) établie par le prescripteur présente certains avantages, mais nécessite des moyens conséquents (zone à atmosphère contrôlée, personnel qualifié, laboratoire de contrôle). L’objectif était d’effectuer une comparaison, chez l’adulte et en pédiatrie, du coût d’un MNP entre une préparation magistrale et un mélange industriel avec ajouts manuels. La population de l’étude sélectionnée était constituée de patients sous nutrition parentérale à domicile recevant uniquement des MNP SLF, tandis que ceux recevant des MNP industriels étaient des patients hospitalisés. Le coût par jour de MNP magistral a été calculé en prenant en compte : chaque soluté, les consommables, le matériel de contrôle (spectrophotomètre d’absorption atomique, acétylène, osmomètre, milieux de cultures…), le temps de préparation et de contrôle chronométré et leur coût en main d’œuvre. Le coût d’un MNP industriel tenait compte : du prix de la poche, du coût des ajouts manuels, du temps de préparation des ajouts et de la main d’œuvre infirmière, chronométré en salle de soin. Le recueil s’est effectué pendant un mois excepté les MNP industriels en pédiatrie, recueillis sur six mois. La population de l’étude contenait respectivement chez l’adulte et en pédiatrie : 33 patients de 62,8 ans d’âge moyen et 34 patients de 5,3 ans d’âge moyen. Chez l’adulte, le coût par jour de nutrition parentérale était pour un MNP magistral de 80,9 € (dont 27,4 € de contrôles, consommables et amortissements) contre 29,8 € pour un MNP industriel, soit un rapport de 2,7 fois plus onéreux. En pédiatrie, le coût était de 68,9 € contre 134,9 € soit 2,0 fois moins cher. Le surcoût d’un MNP magistral adulte est principalement dû aux contrôles microbiologiques et physicochimiques permettant d’assurer une qualité et une sécurité maximale. Le coût par jour de MNP SLF en pédiatrie est cependant inférieur : le volume limité des MNP industriels pédiatriques induit une consommation quotidienne de plusieurs poches onéreuses. L’adaptation journalière aux besoins des plus précaires est impossible. Enfin, l’absence d’oligo-éléments et de vitamines conduit à des ajouts manuels, réalisés par le personnel infirmier en salle de soin dans des conditions d’asepsie insuffisantes, exposant une population délicate à des risques infectieux. L’ensemble de ces arguments conduisent les cliniciens à exercer une demande régulière et soutenue de MNP magistraux SLF, dans le but d’entreprendre une prise en charge nutritionnelle par voie parentérale du patient optimale et sécuritaire.
L’idéal de la prise en charge médicamenteuse consiste à prescrire et administrer le médicament voulu avec la bonne forme galénique, un dosage et une posologie compatibles avec la présentation, dans une indication validée. En pédiatrie cet idéal est parfois difficile à atteindre. L’objectif de ce travail était d’identifier, décrire et chiffrer les obstacles à la prescription idéale en pédiatrie et les conséquences sur l’étape d’administration. Pendant un mois, une analyse des prescriptions et une observation des préparations de doses à administrer ont été réalisées dans des services de neurologie, néphrologie, hépato-gastrologie et pneumologie pédiatriques. Toute prescription non idéale était relevée. L’existence ou non d’alternative a été établie de manière collégiale par plusieurs pharmaciens. L’observation de la préparation des doses dans la salle de soin a été comparée à la prescription informatisée. Cent quarante-huit patients ont été inclus (moyenne : 6,1 ans, 22 kg, et 6,8 lignes de médicaments prescrits). Sur les 148 prescriptions analysées une seule fois, 52 % comportent au minimum une ligne de prescription non idéale, et 10 au maximum. Sur les 1012 lignes de prescription analysées, 158 sont non idéales. Elle se répartissent en 43,5 % de posologies inadaptées à la forme galénique ou vice versa, 14,9 % de médicaments apparaissant mal dans le plan de soin, 14,9 % d’erreurs médicamenteuses (chevauchements de prescription, erreurs de posologie ou de plan de prise…), 14,3 % de médicaments injectables prescrits per os, 10,4 % de médicaments indisponibles dans notre établissement, 2,6 % en lien avec un médicament en autorisation temporaire d’utilisation et 1,95 % de formes adultes prescrites alors qu’une forme pédiatrique existe. Dans 25,3 % des cas, aucune alternative n’était possible. Sur 686 préparations de dose observées, 23,5 % des formes sont modifiées ; 24,9 % des formes solides sont écrasées puis diluées, 30,3 % des sachets sont administrés avec une posologie inférieure à la dose unitaire. La complexité réside entre autres dans l’absence de présentation appropriée, l’adaptation des posologies, l’insuffisance d’outils d’aide à la prescription et à l’administration. Dans notre établissement, une activité pharmaceutique de proximité se met en place ainsi qu’un développement de nouveaux outils. Ceci devrait contribuer à obtenir un gain de temps et de sécurité dans la prise en charge médicamenteuse du patient en pédiatrie. Une nouvelle évaluation est prévue afin d’en déterminer l’impact.