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Kidney transplantation following uncontrolled donation after circulatory death (uDCD) presents a high risk of delayed graft function due to prolonged warm ischemia time. In order to minimise the effects of ischemia/reperfusion injury during warm ischemia, normothermic recirculation recently replaced in situ perfusion prior to implantation in several institutions. The aim of this study was to compare these preservation methods on kidney graft outcomes.
La prise en charge du traumatisé grave en salle de déchocage (SAUV) doit obéir à des protocoles, dont certains concernent l'accueil du patient et sa prise en charge initiale [1]. Dans notre SAUV, il existe un protocole d'examens biologiques, parmi lesquels la réalisation d'un bilan toxicologique en cas de tentative de suicide (TS) avérée ou suspectée. Nous avons évalué l'intérêt de cette recherche toxicologique protocolisée en SAUV. Étude rétrospective réalisée durant 3 ans (janvier 2012–décembre 2014) en SAUV d'un CHU. Tous les patients âgés de plus 16 ans, victimes d'un traumatisme et ayant bénéficié d'un bilan toxicologique [dosages sanguins de paracétamol, tricycliques et « screening » des psychotropes usuels par HPLC (High Performance Liquid Chromatography)] à l'arrivée en SAUV étaient inclus. Le score de Glasgow (GCS) initial, les circonstances de survenue, l'existence d'un traumatisme crânien, la présence de lésions cérébrales scanographiques (LCS), la valeur de l'alcoolémie et les résultats du bilan toxicologique étaient recueillis. Selon le protocole, le bilan toxicologique était considéré comme justifié si le patient était admis pour une TS avérée ou suspectée ou si l'état neurologique du patient n'était pas expliqué par les LCS ou l'alcoolémie. Au total, 233 patients ont été inclus dont 68 % d'hommes. L'âge médian était de 36 (26–48) ans. À la prise en charge initiale, le GCS médian était de 14 (6–15). Le screening HPLC était positif chez 67 % des patients et isolait dans 58 % des cas une seule molécule. Au total, 257 molécules ont été détectées, dont 47 différentes. Il s'agissait de midazolam dans 40 % des cas et d'autres benzodiazépines (BZD) dans 28 %. Le bilan toxicologique était justifié chez 55 % des patients : TS avérée ou suspectée dans 94 % des cas, état neurologique sans LCS dans 6 % des cas. Parmi les bilans justifiés, 84 % des screening HPLC étaient positifs et 10 % l'étaient à doses toxiques, principalement aux BZD, mais n'entraînant aucune action thérapeutique spécifique. L'alcoolémie était également positive chez 41 % des patients. Parmi ces patients, l'alcoolémie moyenne était de 1,59 ± 0,95 g/L. Le prix des bilans toxicologiques était de 34 000 euros, dont 15 300 euros pour les bilans non justifiés. Le bilan toxicologique réalisé de manière protocolisée en SAUV avait comme objectif initial de détecter des intoxications médicamenteuses volontaires (IMV) associées aux traumatismes. Parmi les résultats positifs, seulement 10 % s'avéraient être à des doses toxiques, sans pour autant nécessiter une prise en charge thérapeutique spécifique. Par ailleurs, le protocole de service n'était respecté que dans la moitié des cas. Au vu des coûts engendrés et du peu d'impact clinique et thérapeutique, ce bilan toxicologique ne devrait plus être réalisé en SAUV mais seulement secondairement en cas d'IMV associée et avérée impliquant une prise en charge thérapeutique spécifique ou en cas de discordance clinico-radiologique.
Le prélèvement d’organes à partir de Donneurs Décédés d’Arrêt Cardiaque (DDAC) est réalisé dans notre institution depuis 2006 (donneurs non contrôlés). Deux méthodes de préservation in situ des reins se sont succédées : la sonde de Gillot (Gillot) (2006–2009) et la circulation régionale normothermique (CRN) (2010 à ce jour). La 1re étude de cette cohorte de DDAC sur le devenir à court terme des greffons n’avait pas montré de différence en fonction de la méthode utilisée, en termes de non fonction primaire et de retard de fonctionnement du greffon [1]. L’objectif de cette étude est d’étendre le suivi longitudinal des receveurs afin de comparer la fonction à 1 an des greffons selon la méthode de préservation utilisée. Étude rétrospective, observationnelle, de septembre 2006 à octobre 2013. Tous les patients transplantés rénaux à partir d’un DDAC étaient inclus. Le débit de filtration glomérulaire (DFG) mesuré à 1 an (clairance à l’inuline ou au iohéxol), et l’évolution du DFG estimé par MDRD sur 1 an (j15, m1, m3, m6, m12) étaient comparés entre les receveurs du groupe Gillot et ceux du groupe CRN. Le DFG mesuré à 12 mois était comparé entre les 2 groupes par un test de Student et l’évolution du niveau du DFG estimé sur 1 an a été modélisée à l’aide d’un modèle mixte pour données répétées. Soixante-quatre patients ont été transplantés à partir d’un DDAC. Trente-deux dans le groupe Gillot et 32 dans le groupe CRN. Le DFG mesuré à 1 1an était de 43,0 ± 12,8 1 mL/min/1,73 1 1m2 dans le groupe Gillot et de 53,2 ± 12,8 1 mL/min/1,73 1m2 dans le groupe CRN (p = 0,004). Le niveau moyen de DFG estimé au cours de la 1ère année, présentée sur la Fig. 1, est statistiquement supérieur dans le groupe CRN par rapport au groupe Gillot, mais il n’y a pas de différence de vitesse d’évolution du niveau moyen de DFG estimé entre ces 2 groupes. L’utilisation des reins provenant des DDAC est possible avec des résultats satisfaisants. Les patients dont les greffons ont été conservés par CRN ont eu une meilleure fonction rénale dans l’année suivant la transplantation,. Cela doit encourager les équipes de transplantation à définir la CRN comme technique de référence dans le prélèvement des DDAC non contrôlés.
Devant l’augmentation du nombre de patients inscrits sur liste d’attente s’est développé en France le prélèvement d’organes à partir de donneurs décédés d’arrêt cardiaque (DDAC) non contrôlés [1]. Deux méthodes de préservation in situ des reins se sont succédées : la sonde de Gillot (Gillot) (2006–2009) et la circulation régionale normothermique (CRN) (2010 à ce jour). L’objectif de cette étude est de comparer la fonction rénale à 2 ans des greffons selon la méthode de préservation utilisée. Étude rétrospective réalisée de septembre 2006 à octobre 2013 incluant les dossiers de tous les patients ayant reçu un rein de DDAC. Le débit de filtration glomérulaire (DFG) mesuré (inuline à 1 an) et estimé (MDRD à M3, M6, M12, M24) ainsi que les résultats des biopsies systématiques (rejets et fibrose interstitielle quantifiée à M3 et M12) étaient comparés entre les receveurs du groupe Gillot et ceux du groupe CRN. Soixante-quatre patients ont reçu un rein de DDAC (Gillot n = 32 vs CRN n = 32). On observe une différence en termes de DFG estimé sur 2 ans (Tableau 1) et mesuré à 1 an (Gillot = 43 contre CRN = 53 mL/min, p = 0,004). Il n’a pas été objectivé de différence en terme de fibrose interstitielle, de survie greffon et/ou patient ni de rejet aigu. Un taux plus élevé de rejet borderline a été mis en évidence à 12 mois dans le groupe Gillot (p = 0,009). Les patients dont les greffons ont été conservés par CRN ont eu une meilleure fonction rénale 2 ans après la transplantation, et moins de lésions borderlines à 1 an. Cela doit encourager les équipes de transplantation à définir la CRN comme technique de référence dans le prélèvement des DDAC non contrôlés.
Nous nous sommes intéressés aux différentes causes d’arrêt de procédures de prélèvements après recensement de mort encéphalique sur 3 ans de 2012 à 2014 dans la région lyonnaise. Les données sont extraites du dossier d’activité de la coordination des prélèvements d’organes et de tissus de la région lyonnaise sur les 3 dernières années (2012 à 2014). Nous avons relevés les cas recensés, les passages en mort encéphalique (ME), la différence entre les 2 items étant le nombre de procédure donneur décédé par arrêt cardiaque (DDAC), et les arrêts de procédures (AC). Nous avons classé les AC en opposition (registre, refus de la famille), défaillance hémodynamique ou dégradation générale sévère avec arrêt cardiaque (CV), risques infectieux ou tumoral, arrêt de la procédure par attente de passage en mort encéphalique « radiologique » trop longue, problème logistique de la coordination ou abstention des démarches auprès de la famille (divers coordination), et absence de receveur (divers chirurgie). Pour les procédures, DDAC nous avons classé les causes en opposition, hors délai, problème de canulation, ou de circulation régionale normo thermique (CNR), risque infectieux. Sur les 3 ans, 346 recensements ont été effectués, 318 en ME et 28 en DDAC. Cent trente-six prélèvements (42,8 %) ont été réalisés en ME, et 9 (32,1 %) en DDAC. Le taux de refus dans les ME est de 33 % pour une moyenne nationale de 33,5 %. L’instabilité cardiovasculaire est la deuxième cause d’arrêt de procédure (17,6 %). L’attente du passage en mort encéphalique radiologique représente 5,5 % des causes d’arrêt de procédure soit 2,9 % de l’ensemble des ME. Concernant les DDAC, la part d’opposition représente seulement 14,3 % des cas. La principale cause d’arrêt des procédures était le problème de canulation (17,9 %). La part d’opposition dans les arrêts de procédure est plus important dans les ME que dans les DDAC ceci doit être lié au fait que les arrêts de procédure (problème technique, délai) surviennent avant l’abord de la famille (Tableau 1). L’opposition reste la cause principale d’arrêt de procédure, l’instabilité hémodynamique la seconde. Les campagnes de sensibilisation pour le don d’organe doivent se poursuivre et s’intensifier afin d’obtenir une diminution des refus. L’attente de la confirmation radiologique de la ME représente une part non négligeable du non aboutissement du PMO et doit induire une réflexion pour que l’attente de la famille soit le plus supportable possible.
La qualité de vie des patients est souvent altérée après un séjour en réanimation [1]. La consultation post-réanimation permet le dépistage de troubles psychiques tels que le syndrome anxio-dépressif, ainsi que la recherche de séquelles physiques et de douleurs chroniques [1]. Depuis 2008, une consultation post-réanimation est organisée dans notre service de réanimation polyvalente. Notre travail porte sur la recherche d’un syndrome anxio-dépressif et de facteurs associés chez les patients revus en consultation. Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective incluant l’ensemble des patients reçus en consultation post-réanimation entre janvier 2011 et décembre 2014. La consultation était proposée à 6 mois aux patients dont la durée de séjour avait été d’au moins 4 jours. Un mois avant, ils recevaient une convocation avec une échelle HADS (Hospital Anxiety and Depression Scale) à remplir. D’après les travaux de Bjellund et al., l’association d’un score anxiété (HADS-A) ≥ 8 et d’un score dépression (HADS-D) ≥ 8 points était retenue pour le diagnostic de syndrome anxio-dépressif [2]. Les données démographiques, l’échelle HADS, l’existence d’un traumatisme crânien, le score de Glasgow, la durée de ventilation, la présence d’une sédation et de douleurs étaient recueillis. Les analyses statistiques ont été réalisées avec un test du Chi2 ou de Mann-Whitney, à l’aide du logiciel R. Parmi les 268 patients convoqués, 102 se sont présentés (38 %). L’âge médian était de 50 [33–63] ans et le sex ratio (H/F) de 2,4. Dix patients ont été exclus car l’échelle HADS n’était pas renseignée. Les principaux résultats sont présentés dans le Tableau 1. La durée de ventilation mécanique et la durée de sédation n’étaient pas associées à la présence d’un syndrome anxio-dépressif. À 6 mois d’un séjour en réanimation, environ un tiers des patients développent un syndrome anxio-dépressif, comme cela est décrit dans la littérature [3]. Les patients présentant une altération de la conscience à l’admission présentent moins de syndromes anxio-dépressifs. L’existence de douleurs chroniques, dont la douleur au site d’insertion d’un drain thoracique, est associée à la survenue d’un syndrome anxio-dépressif. La fréquence de ce syndrome et les associations douloureuses qui y participent devraient inciter à rechercher ces symptômes lors d’une consultation à 6 mois. La prévention et le traitement de la douleur chronique apparaissent comme un enjeu important, notamment lors de procédures invasives telles que le drainage pleural.
Introduction La penurie d’organe est un probleme majeur de sante publique. Notre institution a developpe le prelevement a partir de Donneurs Decedes d’un Arret Cardiaque (DDAC) afin d’augmenter le nombre de greffons [1] . Cette technique pose le probleme de la conservation in situ des organes pendant la periode d’ischemie chaude. Afin de minimiser les dommages causes au greffon, deux methodes de conservation existent : la technique par sonde de Gillot et la circulation regionale normothermique (CRN). Le centre de prelevement DDAC de notre institution a debute son activite en septembre 2006 avec la sonde de Gillot, puis la CRN a partir de janvier 2010. L’objectif de cette etude etait de comparer ces 2 techniques sur l’activite de prelevement et sur la fonction a court terme des greffons renaux. Materiel et methodes Etude retrospective, observationnelle, monocentrique de septembre 2006 a septembre 2013. Tous les patients DDAC potentiels admis dans le service etaient inclus ainsi que tous DDAC greffes. Les donnees suivantes etaient recueillies : nombre de donneurs proposes, âge et sexe des donneurs, nombre de donneurs preleves, motif de non-prelevement. Le motif de non-prelevement etait classe en 3 categories : patient hors criteres (dont des delais trop importants), refus de la famille ou famille injoignable et problemes lies a la technique. Chez les patients greffes a partir de DDAC, les elements suivants ont ete recueillis : non-fonction primaire du greffon (NFP), retard de reprise de fonction du greffon, duree de l’hemodialyse (HDI) post-greffe, creatininemie a 3 mois, delai pour une diurese > 1000 mL, et duree d’hospitalisation post greffe. Un test de Fisher, de Mann–Whitney et du Chi2 etaient realises. Resultats Durant la periode d’etude, 110 patients ont ete proposes comme DDAC potentiels. L’âge moyen etait de 43 ans ± 9,13 et 85 % etaient des hommes ( Fig. 1 ). Au total, 47 patients ont ete greffes a partir de DDAC. Trente-deux patients ont ete greffes lors de la periode « Gillot » et 15 lors de la periode « CRN » ( Tableau 1 ). Discussion L’utilisation de la CRN s’est accompagnee d’un accroissement des problemes techniques ne permettant pas le prelevement. Le faible effectif de patients peut expliquer que la technique CRN soit moins maitrisee par l’equipe medico-chirurgicale. Contrairement a d’autres equipes, cette etude ne retrouve pas de reprise plus precoce de la fonction renale lors de l’utilisation de la CRN. Cela peut possiblement etre explique par cette augmentation des problemes techniques [2] .
Purpose: Amongst trauma patients, early coagulopathy is common on hospital admission. No studies have evaluated the initial coagulation status in the pre-hospital setting. We hypothesise that the coagulopathic process begins at the time of trauma. We studied the on-scene and on hospital arrival coagulation profile of trauma patients.Methods: Prospective, observational study investigating the on-scene coagulation profile and its time course. We studied 45 patients at the scene of the accident, before fluid administration, and on hospital admission and classified their coagulopathy using the International Society on Thrombosis and Haemostasis score during a 2-month period. Prothrombin time, activated partial thromboplastin time, fibrinogen concentration, factors II, V and VII activity, fibrin degradation products, antithrombin and protein C activities, platelet counts and base deficit were measured.Results: The median injury severity score was 25 (13-35). On-scene, coagulation status was abnormal in 56% of patients. Protein C activities were decreased in the trauma-associated coagulopathy group (p = .02). Drops in protein C activities were associated with changes in activated partial thromboplastin time, prothrombin time, fibrinogen concentration, factor V and antithrombin activities. Only factor V levels decreased significantly with the severity of the trauma. On hospital admission, coagulation status was abnormal in 60% of patients. The on-scene coagulopathy was spontaneously normalised only in 2 patients whereas others had the same or a poorer coagulopathy status. All parameters of coagulation were significantly abnormal comparing to the on-scene phase. Decreases in protein C activities were related to the coagulation status (p < .0001) and changes in other coagulation parameters. Patients with base deficit <= -6 mmol/ L had changes in antithrombin, factor V and protein C activities but no significant coagulopathy.Conclusion: Coagulopathy occurs very early after injury, before fluid administration, at the site of accident. Coagulation and fibrinolytic systems are activated early. The incidence of coagulopathy is high and its severity is related to the injury and not to hypoperfusion. (C) 2010 Elsevier Ltd. All rights reserved.
The use of uncontrolled deceased donors after cardiac arrest (uDDCA) has been developed in France to compensate for organ shortage. The quality of these kidneys remains unclear. We analyzed kidney graft function and histology from 27 uDDCA and compared them with kidneys from 30 extended criteria donors (ECD) and from 24 simultaneous pancreas kidney (SPK) donors as a control group of optimal deceased donors. Kidneys from ECD and SPK donors were preserved by static cold storage while kidneys from uDDCA were preserved by pulsatile perfusion. The uDDCA graft function at 3 years posttransplantation (estimated with MDRD and measured with inulin clearance) did not differ from that of the ECD group (eGFR 44.1 vs. 37.4 mL/min/1.73 m2, p = 0.13; mGFR 44.6 vs. 36.1 mL/min/1.73 m2, p = 0.07 in the uDDCA and ECD groups, respectively). The histological assessment of 3-month and 1-year protocol biopsies did not show differences for interstitial lesions between the uDDCA and ECD grafts (IF score at M3 was 30 vs. 28% and at M12 36 vs. 33%, p = NS). In conclusion, the results at 3 years with carefully selected and machine-perfused uDDCA kidneys have been comparable to ECD kidneys and encourage continuation of this program and development of similar programs.
BackgroundAortic oesophageal Doppler (ODM) allows continuous non‐invasive haemodynamic monitoring. We tested to confirm if residents and nurses were able to reposition oesophageal probe (OP), obtain aortic blood flow of good quality and so perform reliable static and dynamic haemodynamic assessments.MethodsProspective observational study assessing ODM measurements were obtained by six residents and three nurses after they have participated in training. Measured (aortic diameter) and calculated haemodynamic data [indexed stroke volume (SVI), cardiac index] were directly obtained from ODM, after residents and nurses repositioned the OP. In a second group of patients, we tested the ability of residents and nurses to detect rapid haemodynamic changes after a passive leg raising. SVI comparison was the primary end point. Statistical analysis was performed using the method of Bland and Altman.ResultsSixty‐six haemodynamic measurements were performed on 42 patients. Mean bias for SVI between the skilled physician and residents, and between the skilled physician and nurses were −0.9 ± 5.2 ml/m2 (P = 0.15), with a percentage error of 31%, and 0.9 ± 5.1 ml/m2 (P = 0.14), with a percentage error of 33%, respectively. There was an excellent correlation for SVI between the physician and residents (r = 0.9; P < 0.0001) and between the physician and nurses (r = 0.9; P < 0.0001). Induced changes in SVI measured by residents and nurses strongly followed those of our skilled physician.ConclusionResidents and nurses get reliable static and dynamic haemodynamic assessments with ODM compared to our skilled physician.
INTRODUCTION:Major trauma is characterized by an overwhelming pro-inflammatory response and an accompanying anti-inflammatory response that lead to a state of immunosuppression, as observed after septic shock. Diminished monocyte Human Leukocyte Antigen DR (mHLA-DR) is a reliable marker of monocyte dysfunction and immunosuppression. The main objective of this study was to determine the relation between mHLA-DR expression in severe trauma patients and the development of sepsis.METHODS:We conducted a prospective observational study over 23 months in a trauma intensive care unit at a university hospital. Patients with an Injury Severity Score (ISS) over 25 and age over 18 were included. mHLA-DR was assessed by flow cytometry protocol according to standardized protocol. Mann-Whitney U-test for continuous non-parametric variables, independent paired t test for continuous parametric variables and chi-square test for categorical data were used.RESULTS:mHLA-DR was measured three times a week during the first 14 days. One hundred five consecutive severely injured patients were monitored (ISS 38 ± 17, SAPS II 37 ± 16). Thirty-seven patients (35%) developed sepsis over the 14 days post-trauma. At days 1-2, mHLA-DR was diminished in the whole patient population, with no difference with the development of sepsis. At days 3-4, a highly significant difference appeared between septic and non-septic patients. Non- septic patients showed an increase in mHLA-DR levels, whereas septic patients did not (13,723 ± 7,766 versus 9,271 ± 6,029 antibodies per cell, p = .004). Most importantly, multivariate logistic regression analysis, after adjustment for usual clinical confounders (adjusted OR 5.41, 95% CI 1.42-20.52), revealed that a slope of mHLA-DR expression between days1-2 and days 3-4 below 1.2 remained associated with the development of sepsis.CONCLUSIONS:Major trauma induced an immunosuppression, characterized by a decrease in mHLA-DR expression. Importantly, after multivariate regression logistic analysis, persistent decreased expression was assessed to be in relation with the development of sepsis. This is the first study in trauma patients showing a link between the lack of immune recovery and the development of sepsis on the basis of the standardized protocol. Monitoring immune function by mHLA-DR measurement could be useful to identify trauma patients at a high risk of infection.
A woman aged 57 was admitted with a 3-month history of moderate right upper quadrant abdominal pain. Abdominal ultrasonography revealed multiple solid liver nodules. Computed tomography (CT) of the thorax, abdomen, and pelvis confirmed liver metastases with no obvious primary tumor. Serum biochemistry showed only a mild increase in γ-glutamyl transpeptidase. Carcinoembryonic antigen and CA19 – 9 were increased to 60 – 80 times the normal values. Esophagogastroduodenoscopy revealed Helicobacter pylori-positive erosive gastritis and duodenal mucosal hyperplasia after biopsy of a suspiciously enlarged duodenal papilla. At the same time colonoscopy found the primary tumor – a 20-mm ulcerated adenocarcinoma in the left colon.
Thoracic aortic mural thrombus is a rare entity and potential source of serious systemic emboli. The progress of computed tomography (CT) angiography and the current use of transesophageal echocardiography (TEE) after any embolic event have considerably increased the frequency of diagnostic and there is a growing interest about the etiopathogenesis, which is still widely misunderstood. Therapeutic management remains controversial. We present a case of floating thrombus in the thoracic aorta detected by contrast-enhanced CT scan. This thrombus was responsible for two close major embolic events and was therefore managed surgically. Finally, outcome was favorable.
Non heart beating donor is now available in France. Pilots hospitals have tested the organisation in the french environment, and confirmed an increase of 20% of renal transplant. Educational program is necessary, as a good synchronisation between between medical emergency service (SAMU) which include not paramedics but french doctors. The last problems concern financial aspect, and probably the need to change the surgical teams to a multiorgan approach. A last ethical problem due to the developpement of therapeutical ECMO program is probably related to wrong informations. (C) 2008 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Thoracic aortic mural thrombus is a rare entity and potential source of serious systemic emboli. The progress of computed tomography (CT) angiography and the current use of transesophageal echocardiography (TEE) after any embolic event have considerably increased the frequency of diagnostic and there is a growing interest about the etiopathogenesis, which is still widely misunderstood. Therapeutic management remains controversial. We present a case of floating thrombus in the thoracic aorta detected by contrast-enhanced CT scan. This thrombus was responsible for two close major embolic events and was therefore managed surgically. Finally, outcome was favorable. (C) 2008 Elsevier Masson SAS. Tous droits reserves.
OBJECTIVE:To compare multiplanar reconstruction with operative techniques (bronchoscopy, surgery and/or autopsy) for the diagnosis of tracheobronchial rupture.DESIGN:Prospective, observational study.SETTING:Surgical intensive care unit.PATIENTS AND PARTICIPANTS:Tracheobronchial rupture was suspected on clinical grounds and from radiological findings.INTERVENTIONS:An initial helical computed tomography scan was performed on all patients meeting the inclusion criteria, and operative techniques were then performed. Multiplanar reconstructions were reformatted and reviewed by two independent radiologists.MEASUREMENTS AND RESULTS:Twenty-four consecutive patients met the inclusion criteria. Tracheobronchial rupture was diagnosed in 13 patients by at least one operative technique. Multiplanar reconstructions were positive in 15 patients. The diagnostic sensitivity and specificity of multiplanar reconstructions were 100% (95%CI, 85-100) and 82% (95%CI, 64-82), respectively. The positive and negative predictive values were 87% (95%CI, 74-87) and 100% (95%CI, 78-100), respectively. For tracheobronchial rupture, the positive and negative likelihood ratios were 5.5 (95%CI, 2.35-5.5) and 0 (95%CI, 0-0.24), respectively. The Kappa coefficients were 0.83 (95%CI, 0.6-1.06) for agreement between operative techniques and multiplanar reconstruction, and 0.91 (95%CI, 0.59-0.91) for agreement between the two radiologists.CONCLUSIONS:Multiplanar reconstruction appears to be a sensitive technique for the identification of tracheobronchial rupture because of its excellent negative likelihood ratio. In clinical practice, negative multiplanar reconstruction can exclude a diagnosis of tracheobronchial rupture, making bronchoscopy unnecessary. When multiplanar reconstruction is positive, tracheobronchial rupture should be confirmed by bronchoscopy.DESCRIPTOR:Trauma.
A case of acute copper sulfate intoxication is presented here, as an illustration of high toxic copper dose. A 38-years-old patient with a light mental deficit ingested half a glass of copper sulfate. This patient first suffered from nausea and vomiting, then an intravascular haemolysis occurred during the hospitalisation in our intensive care unit. The outcome was favourable under aetiologic and symptomatic treatment: administration of D-penicillamine as a copper antidote and packed red cell transfusion. The patient left the intensive care unit after 9 days. Acute copper intoxication is not an exceptional situation, with a potentially severe outcome.