La otitis seromucosa suele considerarse una afección rara en el adulto. Sin embargo, es un motivo de consulta frecuente en este grupo de edad. Su aparición obliga a buscar una patología subyacente. La anamnesis es primordial y se dirige a buscar, en particular, los antecedentes o los factores favorecedores. En la otoscopia se observa un derrame retrotimpánico. El resto de la exploración física se dirige a buscar una infección nasosinusal, aunque mediante la endoscopia de la fosa nasal se debe descartar en primer lugar una obstrucción de origen neoplásico del orificio tubárico rinofaríngeo. En la audiometría se observa una sordera de transmisión o mixta y el timpanograma muestra una disminución de la distensibilidad del sistema timpanoosicular. El carácter unilateral, que no se resuelve con un tratamiento médico, obliga a realizar pruebas de imagen para descartar los diagnósticos diferenciales. El tratamiento empírico médico es controvertido. Cuando fracasa el tratamiento médico bien realizado, suele ser necesario colocar tubos de drenaje transtimpánicos. Esta patología requiere un tratamiento adecuado para evitar la formación de bolsas de retracción, que podrían transformarse en otitis crónicas colesteatomatosas.
Les potentiels évoqués vestibulaires myogéniques (PEVM) sont de plus en plus réalisés en pratique clinique courante chez des patients vertigineux ou rapportant une instabilité chronique. Ils sont complémentaires de la vidéonystagmographie et du « Video Head Impulse Test », et permettent d’apprécier la fonction otolithique des patients. Les PEVM sont des examens simples et reproductibles en l’absence de surdité de transmission préexistante. On distingue les PEVM cervicaux, explorant la fonction sacculaire et le nerf vestibulaire inférieur, des PEVM oculaires qui eux étudient la fonction utriculaire et le nerf vestibulaire supérieur. Ils permettent, en association avec les autres explorations vestibulaires, une aide diagnostique dans de nombreuses pathologies comme le syndrome de Minor, la maladie de Menière, la névrite vestibulaire, le schwannome vestibulaire ou l’aréflexie vestibulaire idiopathique. La réalisation de ces examens électrophysiologiques est importante à connaître pour interpréter correctement les réponses enregistrées afin de ne pas méconnaître un déficit de la fonction vestibulaire ou au contraire de conclure à tort à un déficit de cette fonction. Nous décrivons la réalisation de ces examens ainsi que les pièges à éviter. Enfin, nous rappelons les principaux résultats en fonction des pathologies ayant un retentissement sur la fonction vestibulaire.
Vestibular Evoked Myogenic Potentials (VEMP) are commonly recorded in patients experiencing vertigo or chronic instability. This test evaluates the patient's otolith function and is often combined with both Videonystagmography and Video Head Impulse Test. VEMP is a simple, reproducible test, in the absence of any pre-existing conductive hearing loss. Cervical VEMP explore both saccular function and the inferior vestibular nerve, whereas ocular VEMP assess utricular function and the superior vestibular nerve. In combination with previously described tests, VEMP allows characterization of vertigo and provides support for the diagnosis of superior semicircular canal dehiscence syndrome, Menière's disease, vestibular neuritis, vestibular schwannoma or idiopathic bilateral vestibulopathy. A good knowledge of these electrophysiological tests is essential in order to precisely assess the presence or absence of vestibular function impairment. We describe the test recording technique and the most common pitfalls in interpretation of the results. We then outline the results observed in various diseases impacting vestibular function.
L’otite sieromucosa è spesso considerata una condizione rara negli adulti. Tuttavia, si tratta di un motivo frequente di consultazione medica nell’adulto. La sua comparsa deve far ricercare una patologia sottostante. L’anamnesi è essenziale e ricerca in particolare degli antecedenti o dei fattori favorenti. L’otoscopia trova un versamento retrotimpanico. Il resto dell’esame obiettivo ricerca un’infezione nasosinusale, anche se l’endoscopia della cavità nasale si sforza di escludere in primo luogo un’ostruzione di origine neoplastica dell’orifizio della tuba rinofaringea. L’audiometria mostra una sordità di trasmissione o mista e il timpanogramma mostra una riduzione della compliance del sistema timpano-ossiculare. Il carattere unilaterale e la non regressione sotto trattamento medico devono portare a eseguire una valutazione radiologica per eliminare le diagnosi differenziali. Il trattamento medico empirico rimane controverso. In caso di fallimento di un trattamento medico ben condotto, è spesso necessaria l’installazione di aeratori transtimpanici. È necessaria un’adeguata gestione di questa patologia per prevenire la formazione di sacche di retrazione che rischierebbero di trasformarsi in otiti croniche colesteatomatose.
Le traitement chirurgical des méningocèles temporosphénoïdales comporte une réduction de la méningocèle et une couverture par un lambeau nasoseptal (LNS). Ce dernier peut être prélevé de façon controlatérale ou ipsilatérale : dans cette dernière situation, le pédicule du lambeau doit être disséqué jusque dans la fosse ptérygopalatine. L’objectif de cette étude était d’évaluer et comparer, sur l’anatomie radiologique des patients présentant une méningocèle temporosphénoïdale, la couverture de la perte de substance osseuse obtenue par un LNS ipsi- ou controlatéral.Étude monocentrique rétrospective sur 21 cas opérés entre 2002 et 2018. La mesure des longueurs nécessaires pour couvrir la perte de substance et celle des LNS étaient évaluées sur le scanner préopératoire. Les taux d’échec et de complications ont été évalués.Dix-sept cas de méningocèles temporosphénoïdales avec un scanner analysable ont été identifiés, avec une durée moyenne de suivi de 27,9 mois [1–147]. Les longueurs théoriques des LNS ipsi- et controlatéraux étaient comparables : 71,4 ± 7,8 mm vs 78,8 ± 8 mm, p = 0,729. Dans 8 cas/18 (42 %), l’utilisation d’un LNS controlatéral n’aurait pas permis de couvrir la perte de substance au-delà du V2 (manque moyen de 8,87 ± 6,6 mm). Dans tous les cas, la longueur théorique du LNS ipsilatéral était suffisante pour couvrir la perte de substance. Les taux de complications et d’échec était similaire entre les sous-groupes.L’utilisation d’un LNS ipsilatéral dans la couverture des méningocèles temporosphénoïdales par voie endonasale, bien que plus complexe, apporte un bénéfice par comparaison avec le LNS controlatéral, de longueur insuffisante dans près de 42 % des cas.
Dans cet article les auteurs détaillent les révolutions (classement des revues – structuration des articles scientifiques et de leur relecture – impact des technologies de l’information et transformation du modèle économique de la presse médicale) qui, en un temps très court, ont transformé le monde de la rédaction médicale scientifique désormais assailli par les revues « prédatrices ».
European Annals of Otorhinolaryngology, Head and Neck Diseases - Vol. 135 - N° 1 - p. 83-84
Décrire la technique d’injection de l’acide hyaluronique dans les plis vocaux pour traiter une insuffisance glottique, en évaluer les indications ainsi que les résultats vocaux à 1 mois, et au-delà de 6 mois postopératoires. Étude monocentrique rétrospective de mars 2012 à août 2015. Les critères d’inclusion étaient : paralysie récurrentielle unilatérale ou défaut d’affrontement cordal à mobilité conservée. Les critères d’exclusion étaient : thyroplastie préalable, troubles de déglutition majeurs, troubles cognitifs gênant l’évaluation vocale subjective. L’injection de Restylane® était réalisée sous anesthésie générale ou locale. On évaluait le Voice Handicap Index (VHI), le temps maximum phonatoire (TMP) et le score GRBAS en préopératoire, puis à 1, et plus de 6 mois postopératoires. Vingt patients ont été inclus, 14 avaient une paralysie récurrentielle unilatérale et 6 un défaut d’affrontement. L’injection de Restylane® a été faite sous anesthésie générale pour 16 patients et sous anesthésie locale pour 4 (20 %). À 1 mois postopératoire, on retrouvait une diminution significative du VHI (–36 points, p = 0,0001) et du GRBAS (–6,95 points, p = 0,0001) et une augmentation significative du TMP (+4,95 sec, p = 0,0001). À 6 mois, le VHI, le TMP et le GRBAS étaient toujours significativement améliorés (respectivement p = 0,0002, p = 0,001 et p = 0,0001) ; et il n’y avait pas de différence significative entre VHI, TMP et GRBAS à 1 et 6 mois. Trois patients ont présenté une complication mineure, et deux patients ont récupéré une mobilité cordale normale. L’injection d’acide hyaluronique est une technique efficace pour la prise en charge des insuffisances glottiques. Elle permet une amélioration des paramètres vocaux objectifs et subjectifs qui reste satisfaisante même à 6 mois du geste.
Objectives: The objectives of the present study were to describe hyaluronic acid injection to the vocal folds as treatment for glottal insufficiency, assess indications and report vocal results at 1 month and later than 6 months postoperatively.Patients and methods: A single-center retrospective study was performed for the period March 2012 to August 2015. Inclusion criteria comprised: unilateral recurrent nerve palsy or vocal fold closure defect with conserved mobility. Exclusion criteria comprised: previous thyroplasty, severe swallowing disorder, and cognitive disorder hindering subjective vocal assessment. Restylane (R) injection was performed under general or local anesthesia. The Vocal Handicap Index (VHI), maximum phonation time (MPT) and GRBAS (Grade, Roughness, Breathiness, Asthenia, Strain) score were assessed preoperatively and at 1 month and more than 6 months postoperatively.Results: Twenty patients were included: 14 with unilateral recurrent nerve palsy and 6 with vocal fold closure defect. Restylane (R) injection was performed under general anesthesia in 16 patients and local anesthesia in 4 (20%). At 1-month assessment, there was significant reduction in VHI (by 36 points; P=0.0001) and GRBAS score (by 6.95 points; P=0.0001) and significant increase in MPT (by 4.95 sec; P=0.0001). At 6 months, VHI, MPT and GRBAS scores remained significantly improved (respectively, P=0.0002, P=0.001 and P=0.0001), without significant difference from 1-month levels. Three patients had minor complications; two recovered normal vocal fold mobility.Conclusion: Hyaluronic acid injection was effective in treating glottal failure, improving objective and subjective vocal parameters, which remained satisfactory even 6 months postoperatively. (C) 2016 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.