UNLABELLED:Tracheal intubation in neonates is a painful procedure performed daily in the delivery room despite the widespread development of noninvasive ventilation. Specific analgesia is not commonly performed. The objective of this observational study was to compare practices between two level-III centers: one with a specific protocol for premedication before tracheal intubation of newborns in the delivery room, the other without.RESULTS:One hundred and fifteen neonates were intubated in the delivery room and included over a 4-month period: 25% of them received specific premedication before intubation, exclusively in the center with the protocol. None of the extreme premature neonates (age≤28 gestational weeks) received analgosedation before the procedure. Nalbuphine, midazolam, and sufentanil were mainly used, via the intravenous or intrarectal route. Infants receiving a premedication were significantly heavier and had a greater gestational age than the others (1500 g [range, 1180-2260 g] vs. 1170 [range, 860-1680 g] P=0.003, and 31 GW [range, 29-34 GW] vs. 29 [range, 27-32 GW] P=0.014, respectively). Most pediatricians (85-100%) favored a specific protocol for sedation before tracheal intubation. Implementation of a specific protocol allows specific analgesia to be implemented for newborns undergoing tracheal intubation. Further studies should be conducted to determine the best strategies for pain management during tracheal intubation of neonates, especially in the delivery room.
Epidémiologie comparative des gestes douloureux entre 2005 et 2011 chez le nouveau-né en réanimation. Recueil prospectif pendant 14 jours des gestes stressants et douloureux pratiqués chez 589 nouveau-nés dans les 16 unités de réanimation néonatale d'Ile de France. La moyenne (DS) d'âge gestationnel et de durée de participation à l'étude étaient respectivement de 33,3 (4,5) semaines d'aménorrhée et de 7,4 (4,5) jours. Les nouveau-nés ont subi 103239 gestes dont 40927 (39,6%) douloureux et 62312 (60,4%) stressants. La médiane (extrêmes) du nombre total des gestes par enfant a été de 125 (3-699) pendant l'étude et de 21 (2–50) par jour d'hospitalisation. Quant aux gestes douloureux, la médiane (extrêmes) a été de 44 (0–353) pendant l'étude et de 8 (0–27) par jour d'hospitalisation. Sur les 40927 gestes douloureux, 38,8% ont été réalisés avec une analgésie spécifique au geste et 61,8% avec une analgésie spécifique et/ou une analgésie par perfusion continue de fond. Ces chiffes étaient supérieurs à ceux retrouvés lors de l'étude Epippain1 en 2005 qui étaient de 34,2% et 50,9%, p< 0,001 respectivement. Le nombre de gestes douloureux et stressants demeure important. L'utilisation des moyens analgésiques a augmenté entre 2005 et 2011.
Background Neonates admitted to NICUs are frequently subjected to invasive procedures, often with sub-optimal analgesic treatment. Objective To determine the number of invasive procedures and analgesic practices in NICUs. Methods Invasive procedures and corresponding analgesic therapies on days 1–14 of NICU admission were prospectively studied over a 2-month period in all neonates admitted to the 16 NICUs in the Paris region. Results For 589 neonates included, mean (SD) gestational age, birth weight, CRIB scores, and number of days of participation were 33.3 (4.5) wks, 1983 (943) gm, 1.5 (2.5), and 7.4 (4.5) days, respectively. 103239 procedures were performed in all neonates, 40927 were classified as painful and 62312 were stressful. The median (range) number of all procedures, painful procedures (PP) and stressful procedures (SP) per infant were, respectively, 124 (0–699), 44 (0–353), and 78 (0–406). Table 1 shows most frequent PP. Analgesic therapy before PP varied widely among procedures. Analgesic therapy was given before 28.1% of PP. Continuous infusions of sedatives and/or analgesics were given during 38.8% of PP. Overall, 61.8% of PP were performed with an analgesic given before the procedures and/or while the neonate was receiving continuous sedation/analgesia. Fig. shows factors associated with preprocedural analgesia use. Conclusions There is an urgent need to reduce the number of procedures and the pain produced by routine NICU procedures in neonates. Analgesic therapy should be matched with the intensity and duration of acute pain caused by invasive procedures.
L’intubation trachéale est un geste douloureux encore très souvent réalisé en réanimation et salle de naissance malgré le développement de la ventilation non invasive. L’objectif de cette étude observationnelle était de comparer les pratiques en salle de naissance dans 2 centres de niveau III : l’un avec protocole de sédation avant intubation trachéale, l’autre sans.
6% des enfants et adolescents présentent des douleurs chroniques avec répercussion sur leur vie. Les médecins sont souvent démunis et un recours à une structure spécialisée douleur peut être indiqué pour une prise en charge multidisciplinaire.
Background Heelstick is the most frequently performed skin-breaking procedure in the NICU. There are no large multicenter studies describing the frequency and analgesic approaches used for heelsticks performed in NICUs. Objective To describe the frequency and analgesic therapy used for heelsticks in neonates. To determine the factors associated with the use of specific analgesia prior to heelsticks. Methods EPIPPAIN2 is a descriptive epidemiological study prospectively collecting data on all heelsticks and corresponding analgesic therapies during the first 14 days of admission for all neonates admitted to 16 NICUs within the Parisian region in France. Results From May to October 2011, 562 neonates who underwent heelsticks were included. The mean (SD) gestational age was 33.3(4.4) weeks. Each neonate experienced a mean (SD) of 16.0(14.4) heelsticks during the study period (range 1–86 heelsticks). Of the 8995 heelsticks studied, 2487 (27.6%) were performed while the newborn was receiving continuous analgesia and 5236 (58.2%) were performed with specific analgesia given prior to the heelstick. Overall, 6764 (75.2%) heelsticks were performed with analgesia (continuous and/or specific analgesia). Table 1 shows the main pre-procedural analgesic regimens used. Table 2 shows a multivariate multilevel model (GEE) of factors associated with the use of pre-procedural analgesia. Conclusions Heelstick is a painful procedure performed routinely and frequently in NICUs. Most heelsticks (75.2%) were carried out with some form of analgesia. Given the availability of non-invasive methods for measuring clinical variables and less painful methods for obtaining blood, the necessity of performing this procedure so frequently is questionable.
Décrire la fréquence, les moyens analgésiques utilisés lors de la ponction au talon chez le nouveau-né hospitalisé en réanimation néonatale ; déterminer les facteurs associés à l'utilisation d'analgésiques spécifiques au geste. Recueil prospectif pendant 14 jours des ponctions au talon pratiquées chez 562 nouveau-nés dans les 16 unités de réanimation néonatale d'Ile de France. L'âge gestationnel moyen (DS) des nouveau-nés était de 33,3 (4,4) semaines d'aménorrhée. La moyenne (DS ; extrêmes) du nombre de ponctions au talon par nouveau-né était de 16 (14,4 ; 1-86) pendant l'étude. Sur les 8995 ponctions au talon répertoriées, 2487 (27,6%) ont été réalisées avec un traitement analgésique continu, 5236 (58,2%) avec un traitement spécifique au geste. Au total, 6764 (75,2%) ponctions au talon ont été réalisées avec un traitement analgésique continu et/ou spécifique au geste. Après ajustement, le sexe masculin, la prématurité, la ventilation spontanée, la présence parentale, l'absence d'analgésie continue et un score de gravité CRIB bas, ont été associés à l'utilisation plus fréquente d'analgésique spécifique au geste. La ponction au talon est un geste très fréquent et non systématiquement accompagné d'analgésique.
La mise en place de sondes gastriques d'alimentation par voie nasale est une procédure fréquente, dont le caractère douloureux est bien documenté chez l'adulte. Parmi les mesures antalgiques disponibles, l'administration de lidocaïne en nébulisation nasale a été démontrée efficace sur la réduction des scores de douleur chez l'adulte, chez lequel elle est utilisée en routine. En revanche, la seule étude pédiatrique publiée sur le sujet ne démontre aucun effet bénéfique de la lidocaïne, dans le cadre particulier d'un service d'accueil des urgences. Nous avons cherché à évaluer l'intérêt éventuel de l'administration de lidocaïne nébulisée en prévention de la douleur liée à la mise en place de sondes naso-gastriques dans un service d'hospitalisation pédiatrique. Tous les patients de notre service de nutrition pédiatrique devant bénéficier d'une mise en place de sonde naso-gastrique d'alimentation sur la période d'étude furent inclus, quel que soit leur âge. L'administration de lidocaïne était proposée par l'opérateur à tous les enfants à partir de 6 ans, correspondant à l'âge minimal d'utilisation autorisée de cette forme galénique en France. Pour chaque procédure, furent relevés : l'âge du patient, l'indication de la pose de sonde, le matériel utilisé, l'utilisation ou non de la lidocaïne (dose unique de 5 pulvérisations nasales d'une solution de chlorhydrate de lidocaïne à 5 %), les éventuelles mesures antalgiques associées, le déroulement de la procédure (nombre de tentatives, durée), les scores d'anxiété et de douleur côtés de 0 à 10 (patient à partir de 4 ans, opérateur, parents si présents). Trente patients furent inclus entre avril et septembre 2014, parmi lesquels 22 bénéficièrent d'une administration de lidocaïne (groupe L+). Trois patients refusèrent la nébulisation, et 5 ne purent en bénéficier du fait de leur âge (groupe L-, 8 patients). Les patients du groupe L+ étaient plus âgés que ceux du groupe L- (médiane 9,3 contre 5,2 ; p < 0,05). Les indications de mise en place étaient les suivantes : dénutrition (5), pupura rhuma-toïde (3), préparation colique avant endoscopie (19), pancréatite aiguë (1), préparation du grêle avant imagerie abdominal (2) Les scores de douleur déterminés par les patients étaient globalement peu élevés (moyenne 2,1/10). Dans le groupe L-, les scores étaient significativement plus hauts que dans le groupe L+ (moyennes respectives : 5 et 1,57/10) (p = 0,03). Les résultats des évaluations par l'opérateur et les parents ne différaient pas de façon significative avec celle des enfants, et montraient également des scores significativement plus élevés sans lidocaïne (moyennes opérateur 3,5 (L-) et 0,73 (L+) p = 0,04, moyennes parents 3,5 (L-) et 0,53 (L+) p = 0,04). La durée moyenne de la procédure (à partir du début de l'insertion de la sonde) était raccourcie dans le groupe L+ (42 secondes contre 218 secondes, p = 0,03). Les scores d'anxiété étaient similaires dans les 2 groupes (L+ : 5,7/10 ; L- : 6,8/10 ; p = 0,08). Les trois quarts des patients ayant reçu la lidocaïne étaient disposés à recommencer la procédure selon les mêmes modalités, contre seulement un tiers des patients du groupe L-. Cette étude ouverte montre que l'administration de lidocaïne en nébulisation chez l'enfant permet, à anxiété égale, une diminution des scores de douleur (en auto et hétéro-évaluation), une mise en place plus rapide de la sonde, et s'accompagne ainsi d'une meilleure acceptabilité de la part du patient. Ces résultats gagneront à être confirmés par une étude randomisée en double aveugle.
Le recours à la contention forte en pédiatrie a lieu lorsqu'il faut prodiguer un soin technique à un enfant qui s'agite et refuse de se laisser faire. Contraints de contraindre, les soignants sont pris entre le respect de l'enfant et la réponse à l'injonction de la technique. Il s'agit d'explorer comment les professionnels peuvent dépasser ce dilemme en trouvant des alternatives. La réflexion prend place au cœur d'une philosophie de soin caractérisée par la notion de mise en mouvement.Restraint may be used in paediatrics when it is necessary to perform a technical care procedure on a child who is agitated and refusing to cooperate. Obliged to restrain, caregivers are torn between respecting the child and fulfilling the order to perform the procedure. It is important to explore ways in which professionals can overcome this dilemma by finding alternatives. The discussion takes place at the heart of a care philosophy characterised by the notion of movement.
Acute agitation is a common occurrence in the emergency department (ED) that requires rapid assessment and management.This review provides an evidence-based summary of the current ED evaluation and management of acute agitation.Acute agitation is an increasingly common presentation to the ED and has a broad differential diagnosis including metabolic, neurologic, infectious, toxicologic, and psychiatric etiologies. Missed diagnosis of a dangerous etiology of the patient's agitation may result in severe morbidity and mortality. Assessment and management of the agitated patient should occur concurrently. Focused history and physical examination are recommended, though control of the patient's agitation may be required. All patients should receive a point-of-care glucose test, with additional testing depending upon the specific patient presentation. Initial management should involve verbal de-escalation techniques, followed by pharmacologic interventions, with physical restraints reserved as a last resort. Pharmacologic options include first-generation antipsychotics, second-generation antipsychotics, benzodiazepines, and ketamine. Finally, the management of pediatric, pregnant, and elderly patients warrants special consideration.Acute agitation is an important presentation that requires prompt recognition and treatment. A focused and thorough examination coupled with appropriate management strategies can assist emergency clinicians to safely and effectively manage these patients.
EVENDOL est une echelle de douleur, validee aux urgences pediatriques pour l'enfant de 0 a 7ans. L'emploi post operatoire necessite une etape de validation, objectif de cette etude. Dans ce travail seront presentes les resultats de validation a Rouen en salle de reveil, sur les inclusions realisees jusqu'en avril 2012. C'est une etude prospective, de juillet 2011 a juillet 2012, multicentrique (Rouen, Trousseau, Besancon), incluant les enfants de moins de 8 ans, operes pour un acte programme ou non. Les enfants en detresse vitale, ou presentant un handicap n'etaient pas inclus. Le recueil de donnees debute a l'arrivee au bloc operatoire, et se poursuit 24 heures. Il comprend differentes echelles de douleur (FLACC, CHEOPS, Amiel-Tison, EN attribuee, EVENDOL soignant et chercheur, FSP-R) a differents temps, en salle de reveil et en hospitalisation. 102 enfants ont ete inclus. La consistance interne de l'echelle (coefficient de Cronbach >0,7) et le coefficient de correlation intra-classe (>0.79) montrent une bonne fiabilite de l'echelle pour quasiment tous les temps. La validation de construction est bonne avec une variation significative des scores EVENDOL apres administration d'un antalgique (p<0,001), et des correlations avec les autres echelles superieures a 0,7. Il existe une correlation entre le score EVENDOL et l'agitation preoperatoire. Par contre, les scores du groupe non douloureux ne sont pas faibles, probablement en lien avec l'agitation au reveil. Les resultats preliminaires montrent qu'EVENDOL est un outil ayant de bons criteres de validite pour etre employe dans l'evaluation de la douleur de l'enfant âge de 0 a 7 ans en post operatoire immediat.
In the emergency department, pain has to be assessed quickly, in order to choose the appropriate analgesic. A simple behavioural scale was needed for young children under 6 years. Elaboration EVENDOL was elaborated by paediatric pain specialists and emergency staff members. The scale includes five items: complaint, grimace, movements, postures, interaction with surroundings, each scored from 0 to 3. Validation The scale was tested at three times: before any care, during mobilisation, after analgesic. Construct validity and interrater reliability were studied. Children were assessed by the nurse and the searcher, with EVENDOL and with a visual analogue scale (VAS) and with other scales. Anxiety and asthenia levels were assessed. Self-assessment scores were obtained from children above 4 years of age. Results 297 children (1 month to 6 years) were included. Construct Validity Scores before/after nalbuphine varied from 8.14 to 3.62 at rest (p Content Validity Excellent Cronbach coefficient (0.83 to 0.92). Interrater reliability between nurses and researcher: correlations 0.89 to 0.98, weighted kappa 0.7 to 0.9. Conclusion EVENDOL, a new five-item scale to assess young children’s pain in the emergency department is validated. EVENDOL is simple and well accepted by nurses.
L’intérêt du suivi à distance des patients traités pour un cancer par questionnaires médicaux hebdomadaires remplis sur leur smartphone a été démontré dans des études internationales publiées avec un gain en qualité de vie et même en survie de plusieurs mois. Une étude pilote menée en Nouvelle-Aquitaine a évalué l’apport de l’utilisation conjointe de plusieurs outils technologiques innovants (suivi par questionnaires médicaux hebdomadaires sur tablettes, montres connectées, télémédecine et plateforme d’échange sécurisée entre soignants) dans l’amélioration du parcours de soins de patientes atteintes de cancer du sein et habitant loin de leur centre de traitement avec des résultats très prometteurs.The effectiveness of remote follow-up of cancer patients through weekly medical questionnaires filled in on their smartphone has been reported in international studies. These studies demonstrated an improvement in quality of life and survival of several months. The e-DomSanté study proposes the combined use of innovative technological tools for the improvement of patient care and shows that the organization of cancer care can improve with weekly follow-ups through medical questionnaires on tablets and connected watches and provide help remotely by teleconsultations and exchanges between caregivers on a secure platform.