Le greffon au tendon quadricipital (TQ) connaît un gain de popularité dans la chirurgie de reprise de ligamentoplastie du croisé antérieur, notamment en association à une ténodèse antéro-latérale. L’objectif était d’évaluer les résultats cliniques, fonctionnels, et radiographiques au moyen et long cours de cette association. Tous les patients opérés d’une chirurgie de reprise avec greffon au TQ associé à une ténodèse antéro-latérale par le chirurgien senior entre 2002 et 2015, ont été inclus. Les critères de jugement incluaient une évaluation clinique et laximétrique, l’utilisation de scores d’évaluation clinique et subjectifs validés, ainsi qu’une analyse radiographique au dernier recul. Nous avons inclus 90/109 patients éligibles pour l’évaluation au dernier recul, à 10,5 (± 3,3) années post-opératoires. Les laxités antérieure et rotatoire évaluées respectivement par les tests de Lachman et du Pivot-shift, ainsi que la différentielle de translation antérieure évaluée au KT1000 ont montré une amélioration significative maintenue au dernier recul (p < 0,005). Un ressaut rotatoire de haut grade résiduel (IKDC 3 ou 4) était présent chez 20,5 % des patients. Les changements radiographiques de grade IKDC B ou plus étaient corrélés à l’existence d’une méniscectomie lors de l’une des deux chirurgies (p = 0,018). La réalisation d’une méniscectomie pendant la première chirurgie était corrélée à la présence de lésions cartilagineuses de grade ICRS 3 ou 4 lors de la chirurgie de reprise (p = 0,023). Le taux de pratique sportive au dernier recul était élevé, 89 % (n = 80) des patients pratiquant toujours un sport. Les patients présentant un ressaut rotatoire de grade IKDC A ou B avaient de meilleurs résultats au score de Tegner que les patients présentant un ressaut rotatoire de grade IKDC C ou D (6 (±2) vs 4,2 (±1,1), p = 0,0024). Le taux de re-rupture était de 5,5 % (n = 5). Au dernier recul, 36,7 % des patients avaient eu une autre chirurgie du même genou. La chirurgie de reprise de ligamentoplastie par autogreffe au tendon quadricipital associée à une ténodèse antéro-latérale assure un contrôle maintenu de la laxité antérieure et rotatoire, ainsi qu’une faible incidence d’arthrose radiographique, 10 ans en moyenne après la chirurgie. La participation sportive au dernier recul était importante. L’existence de lésions cartilagineuses ICRS 3 ou 4 lors de la chirurgie de reprise, et la présence d’un ressaut rotatoire résiduel de haut-grade au dernier recul étaient associés à de plus faibles scores de Tegner. La méniscectomie était associée à de moins bons scores radiographiques. Le taux de re-opération était important (37,7 %).
La ricostruzione chirurgica del legamento crociato posteriore (LCP) è progredita negli ultimi 10 anni grazie a una migliore conoscenza della sua anatomia e biomeccanica. Per ottenere un risultato anatomico soddisfacente è fondamentale rispettare la posizione dei siti d'inserzione, soprattutto a livello del condilo mediale. L'utilizzo dell'artroscopio e dell'amplificatore di brillanza migliora la precisione del posizionamento dell'innesto. La maggior parte delle tecniche descritte utilizza innesti tendinei autologhi prelevati dal legamento rotuleo, dal tendine quadricipitale o dai ischiocrurali mediali. La ricostruzione può essere eseguita mediante artrotomia o artroscopia utilizzando un innesto a un fascio, la cosiddetta tecnica “isometrica”, o un innesto a due fasci, la cosiddetta tecnica “anatomica”. Solo la seconda tecnica di ricostruzione può riprodurre la fisiologia del LCP con un fascio anterolaterale (anterolateral bundle [ALB]) che si allunga in flessione e un fascio posteromediale (posteromedial bundle [PMB]) che si allunga in estensione. La ricostruzione a fascio singolo è utilizzata maggiormente nelle lassità posteriori isolate di bassa ampiezza e le ricostruzioni a doppio fascio nelle lassità posteriori maggiori sempre associate a danno periferico. In questi casi, la ricostruzione del LCP deve essere associata a una ricostruzione periferica, ed eventualmente a un'osteotomia tibiale.
Los progresos en los últimos 10 años de la reconstrucción quirúrgica del ligamento cruzado posterior (LCP) se deben al mejor conocimiento de su anatomía y de su biomecánica. Para lograr un resultado anatómico satisfactorio, es esencial respetar la posición de los sitios de inserción, sobre todo en el cóndilo medial. La utilización del artroscopio y del amplificador de brillo mejora la precisión de la colocación del injerto. La mayoría de las técnicas descritas utilizan injertos de tendones autólogos extraídos del ligamento rotuliano, del tendón cuadricipital o de los isquiotibiales mediales. La reconstrucción puede realizarse por artrotomía o artroscopia, utilizando un injerto monofascicular (técnica «isométrica») o un injerto bifascicular (técnica «anatómica»). La segunda técnica de reconstrucción es la única que permite reproducir la fisiología del LCP con un fascículo anterolateral (ALB, anterolateral bundle) que se tensa en flexión y un fascículo posteromedial (PMB, posteromedial bundle) que se tensa en extensión. La reconstrucción monofascicular se utiliza sobre todo en las laxitudes posteriores aisladas de baja amplitud y las reconstrucciones bifasciculares en las laxitudes posteriores significativas que se combinan siempre con afectaciones periféricas. En estos casos, la reconstrucción del LCP se debe asociar a una reconstrucción periférica y, en ocasiones, a una osteotomía tibial.
As the world of elite- level sports continues to evolve in parallel with the evolution of medicine, new and sometimes unexpected challenges keep arising. The duration of sports careers has increased along with life expectancy, as well as with sport training and competition loads. Sports activities may lead to a higher risk of severe osteoarthritis (OA) in young patients due to discipline- specific factors such as high velocity/impact, frequent pivoting or repetitive joint loading. 1 Therefore, joint arthroplasty in particular to improve quality of life during decades of life, the elite- level a professional
Background: The number of anterior cruciate ligament (ACL) reconstructions is steadily rising in France. Re-tear rates of up to 25% have been reported and graft selection remains a notable challenge. Allografts, although rarely used in France, can be a viable option. The primary objective of this study was to demonstrate the benefits of ACL revision with allografts, by determining subjective scores (IKDC score and KOOS), measuring laxity, and evaluating the rate of return to sports. Hypothesis: Tendon allografts are reliable and can be used in France for ACL reconstruction revision. Material and methods: We conducted a retrospective study including 39 patients managed in two centres between 2004 and 2016 and followed up for at least a year. Patients were eligible if they had undergone tendon allograft reconstruction for ACL revision with or without rupture of a peripheral plane. We excluded underage patients and patients with a history of ligament injury in the contralateral knee. Mean age was 32 years. The allografts were extensor mechanisms, anterior or posterior tibial tendons, fascia lata tendons, hamstring tendons, and a short fibular tendon. They were obtained from French and Belgian tissue banks. They were used for the reconstruction of 39 ACLs and 11 collateral ligaments. The IKDC score and KOOS were determined in all patients. Laximetry was performed in 31 patients by an independent examiner. Results: Mean follow-up was 3.5 years. Arthroscopic release was required in one patient, and 2 patients experienced re-tears. No deep surgical site infections were recorded. The subjective IKDC score and the KOOS improved significantly, from 53.6 to 80.7 and from 60.4 to 83.2, respectively. Mean postoperative differential laxity was 1.4 mm (KT 1000) and 1.6 mm (GNRB (R)). Of the 3 patients who were professional athletes, 2 had returned to sports at the same level one year later, and among the recreational athletes, 54% had resumed their previous sporting activities. Conclusion: In the setting of complex ligament reconstruction revision, tendon allografts are reliable and can be used in France. Level of evidence: IV; retrospective cohort study. (C) 2021 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Le nombre de plasties du ligament croisé antérieur (LCA) est en constante augmentation en France. Le taux de reruptures peut atteindre 25 %. Le choix du greffon de reprise est toujours difficile. Les allogreffes peuvent être une solution fiable, encore peu utilisée en France. Les allogreffes tendineuses sont des greffons fiables et possibles en France pour des reprises de plasties du LCA. Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique de 39 patients opérés entre 2004 et 2016, avec un recul minimum de 1 an. Ont été inclus, les patients ayant bénéficié d’une allogreffe tendineuse lors d’une reprise de plastie du LCA associée ou non à une rupture d’un plan périphérique. Ont été exclus, les mineurs et les patients aux antécédents ligamentaires controlatéraux. L’âge moyen était de 32 ans. Les allogreffes étaient des appareils extenseurs, des tendons tibiaux antérieurs ou postérieurs, des tendons fascia lata, des tendons d’ischio-jambiers et un court fibulaire. Elles provenaient des Banques de Tissus françaises ou belges. Elles ont été utilisées pour reconstruire 39 LCA isolés ou associés à 11 ligaments collatéraux. Tous les patients ont eu des scores IKDC et KOOS, 31 ont eu une laximétrie réalisée par un examinateur indépendant. Le recul moyen était de 3,5 ans. Nous déplorons une arthrolyse, 2 ruptures itératives mais aucune infection profonde. Les scores IKDC subjectifs et KOOS ont progressé significativement et respectivement de 53,6 et 60,4 à 80,7 et 83,2 points. La laximétrie différentielle postopératoire moyenne était de 1,4 mm (KT 1000) et de 1,6 mm (GNRB®). Trois patients étaient sportifs professionnels, deux ont repris au même niveau à 1 an. 54 % des patients sportifs amateurs ont repris leur sport. Dans un contexte de reprise ligamentaire complexe, les allogreffes ligamentaires sont des solutions faibles et possibles en France. IV ; étude de cohorte rétrospective.
Background: Complications and adverse events after anterior cruciate ligament (ACL) reconstruction are well known, but they have been underestimated in previous studies. Purpose: To describe the complications and adverse events after ACL reconstruction within a 2-year follow-up and analyze them in relation to the type of graft. Study Design: Cohort study; Level of evidence, 3. Methods: From 2000 to 2012, 958 patients with an isolated ACL injury underwent surgery by a single knee surgeon. ACL reconstruction was performed with the medial portal technique for the femoral tunnel and the use of bone-patellar tendon-bone (BPTB) or hamstring tendon graft. Patients were reviewed at 6 weeks and 3, 6, 12, and 24 months after surgery with the International Knee Documentation Committee score, plain radiographs, and the KT-1000 arthrometer. Results: Of 958 patients enrolled, 147 (15%) were lost at last follow-up. The 2 groups (bone-patellar tendon-bone [n = 257] and hamstring [n = 554]) were similar regarding the mean age at the time of surgery and preoperative anterior laxity. The main complications were as follows: anterior knee pain (n = 130 of 811, 16%), stiffness (n = 72, 8.8%), secondary meniscal lesions (n = 59, 7.2%), pain attributed to fixation (n = 79, 9.7%), ACL rerupture (n = 47, 5.7%), contralateral ACL ruptures (n = 24, 3%), patellar fractures (n = 3, 0.3%), infections (n = 9, 1%), and thromboembolic complications (n = 5, 0.6%). There was no significant difference between the grafts with respect to the frequency of joint stiffness, secondary meniscal lesions, or anterior knee pain. During the first 2 postoperative years, the percentage of patients with anterior knee pain was higher in the patellar tendon group (23.3% vs 12.6%, P < .001); however, this difference was not significant after the 2-year interval (3.1% vs 2.5%, P = .63). The percentage of patients with a rerupture of the graft was significantly lower in the patellar tendon group than in the hamstring group (25 of 811 [3.1%] vs 57 of 811 [7%], P = .023). Similar results were recorded regarding the pain related to the hardware material (7 of 811 [0.8%] in the BPTB group vs 113 of 811 [13.9%] in the hamstring group, P = .001). The percentage of ACL ruptures contralateral to the repair was higher in the patellar tendon group (41 of 811 [5%] vs 17 of 811 [2%], P = .016). Conclusion: The total rate of complications after an ACL reconstruction was 39%, and the surgical revision rate for any reason was 28%. Problems with the hardware material were more frequent in the hamstring group, leading to an increased rate of surgical revision. Anterior knee pain was initially higher in the patellar tendon group, but there was no significant difference in a 2-year interval. The rerupture rate was statistically higher in the hamstring group.
La reconstruction du LCA est fréquente et son résultat fonctionnel est lié au statut méniscal, garant de la préservation du capital cartilagineux. La plupart des études se focalisent sur les facteurs prédictifs d'échec des différents traitements méniscaux lors de cette chirurgie et sont multicentriques et à court terme. Notre objectif est de décrire les facteurs influençant la survenue des lésions méniscales secondaires au décours de ces reconstructions, associée ou non initialement à une lésion méniscale à moyen terme. Il s'agit d'une étude rétrospective, mono-opérateur, sur tous les patients consécutifs ayant bénéficié d'une chirurgie de reconstruction isolée du LCA entre 2000 et 2012 en fonction de leur statut préopératoire clinique et sportif, des données peropératoires et du suivis à 24 mois. Trois plasties différentes ont été effectuées (tendon patellaire = 67, DIDT mono-faisceau = 115 et DIDT double-faisceau = 52). Sur 811 patients inclus ayant pu être suivis jusqu'à 24 mois, 234 ont remplis un suivis complet à au moins 5 ans de recul. Les trois groupes étaient comparables. À la chirurgie, on a retrouvé 51 % de lésions méniscales (35 % méniscales médiales, 9 % méniscales latérales et 7 % biméniscales). La prise en charge a abouti à 66 % de suture, 21 % d'abstention et 13 % de ménisectomies partielles. Au recul moyen de 9,5 ans, 25 % ne présentaient pas de lésion secondaire pour 20 % de lésions du ménisque médial, 4 % du ménisque latéral et 1 % de lésion bi méniscale. Le délai moyen de survenue était de 40 ± 27 mois. Pour 6,8 % des patients, la reprise du même sport pré opératoire a été impossible au recul de deux ans. La survenue de lésions méniscales secondaires était corrélé au type de lésion méniscale à la chirurgie du LCA (pp = 0,0002) et son traitement (p = 0,0003) avec un taux plus important dans les sutures méniscales. Un diminution des activités sportives à 24 mois était également corrélé à leur survenue (pp = 0,0002). Ces lésions étaient plus tardives après ligamentoplastie au tendon patellaire (p = 0,01). La présence de lésions méniscales lors de la prise en charge initiale des ruptures isolées du LCA est le principal facteur de survenue des lésions méniscales secondaires et doit impliquer un suivi prolongé au delà de 24 mois. Une diminution des activités sportives lors du suivi doit inciter à rechercher des lésions méniscales secondaires et au suivi prolongé, notamment après ligamentoplastie au tendon patellaire.
Les ruptures de plasties du LCA conduisent le plus souvent à une reprise par une autogreffe car les allogreffes semblent impossibles, inaccessibles voir risquées, pour beaucoup de chirurgiens. Il s’agissait d’une étude prospective de 37 patients opérés entre 2004 et 2017 et ayant un suivi supérieur à 12 mois. Ont été inclus des sportifs de loisir, gênés par leur instabilité. Ont été exclus, les sportifs de haut niveau ou professionnels. L’âge moyen était de 38 ans (21–68). Les allogreffes se décomposaient en greffe du tendon tibialis antérieur ou postérieur (16 cas), greffe de tendon patellaire (14 cas), greffe de semi tendineux (2 cas), greffe de facia lata (4 cas) et greffe de court péronier latéral (1 cas). Trent cinq patients ont eu une ténodèse extra articulaire en association à la plastie intra articulaire, 13 une plastie postéro-latérale ou médiale et pour 2 une ostéotomie tibiale de valgisation. Tous ont été évalués par un examinateur indépendant. Les tests de Student ont été pratiqués. Tous les patients ont été interrogés ou revus au recul moyen de 49 mois (12–140). Il n’y a eu aucune infection profonde. Un patient a été repris par PTG, 2 patients ont eu une rerupture (2 et 4 ans post greffe). Les scores IKDC et KOOS moyens sont passés respectivement de 55 ± 13 à 80 ± 16 points (p > 0,05) et de 58 ± 11 à 85 ± 17 points (p > 0,05). La laximétrie différentielle au KT-1000 s’est réduite de 4,7 ± 2,3 mm en pré-opératoire à 1,4 ± 1,7 mm en post-op. Avec le GNRB®, la laximétrie différentielle s’est réduite de 4,8 ± 2,4 mm en pré-op à 1,5 ± 1,7 mm en post-op. (p > 0,05). Les résultats subjectifs et objectifs des allogreffes sont comparables à ceux des reprises par autogreffe (K-J ou DI-DT) dans la littérature (Trojani C, 2012, Shelbourne D, 2014, Grassi A, 2017). Les avantages de l’utilisation d’une allogreffe sont nombreux : absence de morbidité du prélèvement, gain de temps opératoire, possibilité d’adapter la greffe aux pertes de substances osseuses et récupération plus rapide. Les inconvénients sont : risques théoriques de contamination bactérienne, virale ou fungique et ligamentisation plus longue. Les allogreffes sont légales et possibles en France et leurs résultats dans une population de sportifs de loisir sont encourageants. Les facteurs limitants en France sont la faible disponibilité et le coût des allogreffes.
Purpose: Autologous osteochondral grafts using the Mosaicplasty(r) technique have been employed for more then a decade for the treatment of osteocartilaginous tissue loss in weight-bearing zones. The advantage is to repair damage using a hyaline cartilage. Application of this technique to the talar dome is more recent and has been inspired by the good results obtained at the knee level. The purpose of this retrospective analysis was to determine outcome in 36 patients presenting tissue loss of the talar dome who underwent surgery between June 1997 and September 2001 using the method described by L. Hangody and to determine the contribution of the malleolar osteotomy.Material and methods: Patients, aged 17 to 53 years, complaining of ankle problems were managed in three centres. Surgery was performed by three senior surgeons experienced with knee Mosaicplasty(r). The Acufex Mosaicplasty(r) instrumentation furnished by Smith-Nephew was used in all cases. The ankle was rarely opened by direct arthrotomy. Ost...
Purpose: The anterior cruciate ligament (ACL) is composed of two strands, the anteromedial (AM) and the posterolateral (PL). Each strand has a distinct biomechanical role. The classical techniques for reconstruction of the ACL using a one-strand graft cannot replace the AM strand of the ligament. Control of knee laxity after graft reconstruction with a single strand cannot restore physiological laxity.Material and methods: This study was performed on 16 matched cadaver knees randomised for reconstruction technique. Anterior tibial dislocation was measured with the Rolimeter arthrometer using manual traction on the intact knee, after section of the ACL, and after arthroscopic reconstruction of the ACL using a 2-strand or 4-strand hamstring method at 20°, 60°, and 90° flexion. Changes in the length of each reconstructed strand were measured.Results: For the 16 intact knees, anterior laxity was measured at 20°, 60° and 90°. After section of the ACL, laxity increased significantly at all angles studied. Stati...
Le nombre de ligamentoplastie est en augmentation constante en France depuis plus de 10 ans. Les ruptures de plasties le sont donc aussi. La question du greffon de reprise est parfois complexe. Or, les allogreffes peuvent apporter une solution pourtant peu utilisée en France. Les allogreffes ligamentaires peuvent être des greffons efficaces pour des reprises chirurgicales après rupture de plastie. Il s'agissait d'une étude rétrospective monocentrique, mono-opérateur de 23 patients opérés entre 2004 et 2015, dont 19 avec un recul minimum de 1 an. Ont été inclus les patients ayant nécessité l'utilisation d'une allogreffe ligamentaire lors d'une reprise de ligamentoplastie. Ont été exclus les patients mineurs, les lésions multi-ligamentaires encore non opérées ainsi que les patients refusant le protocole de l'étude. L'âge moyen était de 33 ans (20–55). Les allogreffes étaient des tendons patellaires (9 cas), des tendons de tibial antérieur ou postérieur (9 cas), des tendons quadricipitaux (5 cas) ou des tendons d'ischiojambiers (3 cas). Toutes les allogreffes provenaient de la banque de tissus de Belge. Elles ont été utilisées pour reconstruire 10 ligaments croisés antérieurs, 3 ligaments croisés postérieurs, 12 ligaments latéraux externes ou internes de façon isolée ou combinée à des autogreffes. Les patients ont été interrogés ou revus par un examinateur indépendant au dernier recul avec les scores IKDC et KOOS, ainsi que des laximétries KT 1000 et GNRB. Les patients ont été revus au recul moyen de 36 mois (12–84). Il n'y avait aucune infection profonde ni rupture itérative. Le score IKDC subjectif était en moyenne de 69,8 (36–85) avec un écart-type de 13,7. Le score KOOS vie quotidienne était en moyenne de 90,7 (52–100) avec un écart-type de 14. La laximétrie différentielle moyenne était avec le KT 1000 de 0,2 mm (−4 ; 4) avec un écart-type de 2,1 et avec le GNRB de 0,2 mm (−1 ; 1,6) avec un écart-type de 0,5. Au dernier recul, deux patients avaient développé un pincement radiologique grade 2. Trois patients étaient sportifs professionnels et deux ont repris au même niveau en fin de rééducation. Dans un contexte de reprise chirurgicale complexe, les allogreffes ligamentaires sont des solutions efficaces et durables pour pallier le manque d'autogreffe.
Aim of this study was to determine the characteristics, clinical and radiological diagnostic methods of PCL isolated and combined knee injuries.
Les lésions des structures postéro-latérales (PLC) associées à une atteinte du LCA représentent 10 % des entorses du genou. Elles doivent être dépistées et traitées en même temps que le LCA. Très peu d'études existent dans la littérature évaluant le traitement de ces lésions combinées, notre objectif était d'évaluer les résultats fonctionnels à plus de deux ans de recul, de leur traitement chirurgical. L'hypothèse était qu'une prise en charge chirurgicale des lésions du LCA associées au PLC donnerait de bons résultats fonctionnels. Une étude rétrospective a inclus tous les patients présentant une atteinte du LCA et du PLC traitée simultanément chirurgicalement. Le bilan para-clinique comportait un bilan radiologique standard et des clichés en stress. En cas de varus supérieur à 5°, une ostéotomie tibiale de valgisation était associée. Vingt six patients de 35,6 ± 10,8 ans ont pu être inclus avec un recul moyen de 71,2 ± 33,1 mois. Au dernier recul, la mesure du delta radiologique en varus forcé était en moyenne de 0,3 ± 2,3° et de 0,7 ± 1,9 mm. On retrouvait un score IKDC objectif A ou B chez 70 % des patients. Les scores de Lysholm et IKDC subjectif étaient de 82,4 ± 18,5 et 76,6 ± 20 avec des résultats significativement meilleurs dans le groupe sans ostéotomie. Le score KOOS moyen au dernier recul était en moyenne de 74 ± 23,6 pour la raideur, 82,1 ± 17,7 pour la douleur et 88,7 ± 14 pour la vie quotidienne, 62,6 ± 27 pour le sport loisir et 61,7 ± 30 pour la qualité de vie, avec des scores statistiquement meilleurs concernant la douleur et la vie quotidienne pour les patients sans ostéotomie. La prise en charge chirurgicale des lésions du LCA associées au PLC donne de bons résultats fonctionnels à plus de 2 ans de recul. Un varus supérieur à 5° était un facteur de mauvais pronostique.
La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) est une pathologie fréquente. Parmi les facteurs de risque, une pente tibiale importante a été mise en avant. Le but de cette étude était de vérifier si cette relation était observée dans les ruptures itératives du LCA. Notre hypothèse était qu’une forte pente tibiale était un facteur de risque de re-rupture. Entre 2000 et 2012, 386 ligamentoplasties aux ischio-jambiers ont été revues à 2 ans de recul. Au sein de ce groupe, 20 re-ruptures ont été identifiées (5,2 %). Ces patients, de 21 ± 6,3 ans d’âge moyen, ont eu une goniométrie EOS 3D pour mesurer la pente tibiale médiale et latérale. Ces mesures ont été faites chez un groupe témoin comparatif de 22 patients opérés sans rupture itérative, au dernier recul (33,4 mois ; 28–37). La pente tibiale médiale (PTM) moyenne était significativement inférieure dans le groupe re-rupture (10,5° ± 3,3° vs 12,8° ± 2,7° ; p = 0,02). Ceci entraînait une asymétrie de pente tibiale avec une PTL moyenne supérieure à la PTM dans le groupe re-rupture (delta = –0,52 vs +0,83). La pente tibiale latérale (PTL) moyenne ne présentait pas de différence entre les groupes (11° ± 3,4° vs 12° ± 3,4° ; p = 0,30). Cette étude a mis en évidence qu’une asymétrie de pente tibiale, liée à une PTM inférieure à la PTL, pouvait être facteur de risque de rupture itérative du LCA. Niveau III. Anterior cruciate ligament (ACL) rupture is a common pathology. Risk factors include significant tibial slope. The purpose of this study was to determine whether this relationship is observed in recurrent rupture of the ACL. Our hypothesis was that significant tibial slope is a risk factor for rupture. We reviewed at two years follow-up 386 ligamentoplasties performed from 2000 to 2012. There were 20 recurrent ruptures in this series (5.2%). These patients, mean age 21 ± 6.3 years, underwent 3D EOS goniometry to measure the medial and lateral tibial slope (MTS and LTS, respectively). These same measures were made in a comparative group of controls that had ACL surgery without secondary rupture and seen at mean 33.4 (range 28–37) months follow-up. Mean MTS was significantly lower in the recurrent rupture group (10.5 ± 3.3° vs. 12.8 ± 2.7°; P = 0.02). This led to asymmetrical tibial slope with a mean LTS in the recurrent rupture group greater than the mean MTS (delta = –0.52 vs. +0.83). The mean LTS was not significantly different between groups (11 ± 3.4° vs. 12 ± 3.4°; P = 0.30). This study demonstrated that asymmetrical tibial slope due to a MTS lower than the LTS can be a risk factor for recurrent rupture of the ACL. Level III.