La investigacion sobre la parentalidad se ha centrado esencialmente en la madre y, en segundo lugar, en el padre y en la pareja parental. La cuestion de la conyugalidad y su impacto en los hijos surgio mas tarde en relacion con el bebe, inicialmente, y, luego, con el adolescente. La problematica adolescente no solo reactiva los conflictos de dependencia, sino tambien las cuestiones relativas a la sexualidad genital. Tanto para la pareja como para el adolescente, no se trata de simples repeticiones de la sexualidad infantil, sino tambien del impacto de la forma en que es vivida con todas sus incognitas. Tanto el bebe como el adolescente pueden aparecer como extranos a los ojos de sus padres. Este articulo intenta mostrar los paralelismos y solapamientos entre el proceso de la adolescencia y el proceso de la conyugalidad.
How can overexposure to victimisation and insecurity in the Paris Region be broken down across the variety of its urban (or not-so-urban) areas? To answer this question we have subdivided the region into territorial units characterised by their levels of victimisation and crime-related insecurity, by socio-professional and migratory structure and finally by electoral behaviour. Integrating these data results in a typology of areas in the Paris Region, in which various configurations of victimisation/fear/concern combine with a range of social and electoral patterns.
Comment la surexposition de la région parisienne à la victimation et à l’insécurité se décline-t-elle dans la diversité de ses territoires ? Dans le but de répondre à cette question, notre étude consiste à subdiviser la région parisienne en unités territoriales caractérisées par leurs victimations, leur insécurité, leur composition socioprofessionnelle et migratoire et leurs comportements électoraux. Le croisement de ces données produit une typologie qui confronte les différentes combinaisons de la victimation et de l’insécurité à la diversité de la composition sociale et politique des territoires en Île-de-France.
Les travaux sur la parentalité se sont beaucoup intéressés à la mère, ensuite au père et au couple parental. La question de la conjugalité et de ses impacts sur les enfants est venue plus tardivement à propos du bébé puis à propos de l’adolescent. La problématique adolescente réactive non seulement les conflits de dépendance, mais aussi les questions autour de la sexualité génitale. Tant pour le couple que pour l’adolescent, nous n’avons pas affaire à de simples répétitions de la sexualité infantile, mais également à l’impact de la façon dont elle se vit avec ses parts d’inconnu. Le bébé tout comme l’adolescent peuvent apparaître comme des étrangers aux yeux de leurs parents. Cet article tente de montrer les parallèles et les imbrications entre processus d’adolescence et processus de conjugalité.
Cet article étudie ce qui détermine la victime d’une infraction pénale à en informer – la littérature parle de renvoi – les autorités, en pratique la police. Pour l’ordinaire des victimes, il s’agit d’une expérience rare ; pourtant, c’est pour l’essentiel par leur renvoi que les institutions connaissent les infractions à victime directe, comme le vol, le cambriolage ou l’agression… À partir de données d’enquêtes de victimation en Île-de-France, l’article combine régressions, arbres de décision et analyse typologique. S’il part de la gravité du dommage, il dépasse ce consensus international : on l’imagine simple, la gravité s’avère complexe. L’article montre d’abord ses limites : elle laisse parfois place à d’autres motivations ou bien elle cache d’autres mécanismes. Ensuite, il s’attache aux cas paradoxaux où l’appréciation de gravité va de concert avec une absence de renvoi. Enfin, il montre que c’est la décision de recours à l’assurance qui détermine la formalisation du renvoi à la police dans un véritable dépôt de plainte.
This article examines what determines crime victims reporting the incident to the police. For most victims, reporting is no more than an occasional task; however, it is mostly the way by which crime control agencies are informed by direct victims about offences such as thefts, burglaries and assaults. Based on victimisation data collected in the Greater Paris Region, the paper combines logistic regression, path analysis and typologies. It explores beyond the international consensus about the weight put on the seriousness of the damage done, showing the complexity of this notion. Seriousness sometimes gives way to other determinants, or conceals other mechanisms. There are also paradoxical cases where seriousness is allied to non-reporting. Finally, the article stresses the decision to turn to insurance as a determinant of the morphing of reporting into the filing a formal complaint.
Les journees d’etudes que nous debutons ne portent pas exactement sur la recidive : elles sont plus exactement dediees a la prevention des recidives, une sorte de nouveau syntagme autonome qui designe tantot une conference de consensus, tantot l’abrege d’une loi recente, plus souvent un secteur de l’action institutionnelle charge de l’execution des peines en milieu ouvert, voire parfois tout ce qui n’est pas carceral dans l’execution des jugements penaux… peut-etre pour affirmer que la reci...
La mise en place d’une thérapie familiale peut prendre du temps, parfois des années, à la hauteur des résistances de la famille. L’adolescence révèle parfois des failles dans la structure du couple et l’enveloppe familiale, liées à des traumas non élaborés. Une situation clinique met en évidence ces processus, qui se déploient dans l’espace institutionnel et notamment dans le lien entre le thérapeute et le consultant.
The public debate on crime and delinquency dwells on the way it happens, not upon an accurate diagnosis of its trends. A commonly shared discourse is that “violence increases, while property crime decreases.” A detailed review of available medium-term data shows how wrong this diagnosis is and how misleading it is regarding public safety policies.
Public debate about crime dwells upon ways and means, not upon an accurate diagnosis of its trends. A commonly shared discourse is that "violence increases, while property crime decreases". A detailed review of available medium term data shows how wrong this diagnosis is and how misleading for public safety policies.
A partir de donnees de cinq enquetes successives realisees entre 2001 et 2009 par l’Institut d’amenagement et d’urbanisme d’Ile-de-France, cet article analyse les differentes combinaisons de la victimation et du sentiment d’insecurite selon la localisation des enquetes. La complexite de la situation vient du fait que ces deux dimensions ne fonctionnent pas de la meme maniere. L’exposition au risque de victimation depend beaucoup de l’implantation : Paris et sa proche banlieue Nord constituent une zone ou il est eleve ; le reste de la region est moins expose. Le sentiment d’insecurite fonctionne autrement : il apparait surtout lie au rang social. Ceux qui beneficient de multiples capitaux ne presentent guere de crispations securitaires : la delinquance ne constitue jamais a leurs yeux qu’un enjeu mineur qu’ils y soient exposes ou non. L’insecurite est au contraire l’apanage des classes populaires et des petites classes moyennes, mais elle ne fonctionne pas toujours de la meme maniere selon que l’on se situe dans la proche banlieue populaire ou aux confins de l’Ile-de-France.
Crime victimization and feeling unsafe in Ile-de-France : a geosocial analysis. Based on a decade of victimisation and insecurity surveys by the Institut d'amenagement et d'urpanisme de la region Ile-de-France (Development and Planning Institute of the Ile-de-France Region), the article explores how exposure to victimisation and sense of insecurity variously combine across a range of urban spaces. Each of these two dimensions responds to a different rationale. Exposure to victimisation varies according to place of residence : people living in Paris and the city's immediate northern outskirts are at relatively high risk; those living in the rest of the region are at lower risk. Feelings of insecurity work differently, as they seem chiefly related to social status : persons endowed with multiple resources (educational, occupational, financial ... ) show no concern about insecurity issues : whether at risk or not, they never hold crime as a major issue. Conversely; concern about crime is the lot of working and lower middle classes, although it affects them differently depending on whether respondents live in the immediate working-class outskirts of Paris or at the outer reaches of the Ile-de-France region.
Le débat sur la délinquance s’attarde sur les moyens, pas sur un diagnostic de ses évolutions. Sur ce dernier point, la doxa peut se résumer ainsi : « la violence croît tandis que les atteintes aux biens diminuent ». Une analyse détaillée des données disponibles sur le moyen terme permet de montrer qu’en rester là est trompeur et ne permet pas de sortir les politiques de sécurité de leurs impasses.
Understanding the characteristics of the French penal system entails looking at trends over time — in order to identify key changes — and making European comparisons to see what is specific to France.3 We will adopt this method of analysis over the coming pages rather than undertaking a detailed elaboration of the penal system per se.
For half a century now, crime has been measured on the basis of data that are generated at an increasing distance from the penal institutions. This article shows the contribution of public health surveys to knowledge about the relationship of young people with violence: some of these surveys tell us about their participation into violence as perpetrators, but chiefly, they consider types of violence that regular victimisation surveys do not cover and so overestimate victimisation of youths under 25. The reasons for this are explored and related to the specificities of physical violence within this age-group.
Depuis un demi-siècle, on mesure la délinquance à l’aide de données de plus en plus éloignées du seul champ pénal. L’article montre comment les enquêtes françaises en santé publique contribuent à la connaissance du rapport des jeunes à la violence. Certaines de ces enquêtes renseignent sur la part des jeunes parmi les auteurs d’agressions, mais surtout, elles élargissent à des violences que les enquêtes de victimation classiques ne saisissent pas dans l’estimation de la surexposition des moins de 25 ans. L’article en analyse les raisons et les rapporte aux spécificités de la violence physique dans cette classe d’âge.