
Pourquoi la guerre ? Pas plus à l’heure de Freud qu’à la nôtre, la psychanalyse n’a la réponse. Jusqu’à quel point peut-on soutenir la sinistre hypothèse freudienne d’une pulsion d’auto-anéantissement enracinée dans les tréfonds de la vie psychique ? En suivant la piste du « narcissisme des petites différences » et en privilégiant l’exemple de la guerre que la Russie fait à l’Ukraine, on tentera de déployer la question.
Nous proposons de revisiter le concept de psychose infantile par le récit du cas de Youssef. Lorsque la situation thérapeutique est confrontée à des mouvements transférentiels particulièrement massifs, une rencontre peut se co-construire autour du phénomène de confusion. Selon ce principe, il s’agit d’accepter cet état transitoire pour s’engager vers un processus de transformation et de différenciation. Le corps relationnel peut, à cet égard, se présenter comme un point d’ancrage original.
Les travaux de D. Meltzer ont connu une renommée internationale ; pourtant, ceux sur l’adolescence restent plutôt méconnu en France. Dans cet article, nous investiguons deux voies centrales : nous reprenons de façon synthétique les aspects essentiels de la conception de l’adolescence de D. Meltzer pour mieux la faire connaître, avant de montrer comment sa représentation des groupes d’adolescents nourrit sa représentation de l’adolescence.
Les guerres familiales trouvent leurs racines dans l’ambivalence des liens affectifs. L’amour et la haine ne s’excluent pas : ils cohabitent dans une proximité étouffante. Les conflits conjugaux, les rivalités fraternelles, les attentes impossibles nourrissent des tensions qui, sans issue, se transforment en affrontements durables. Pour se construire, le jeune doit s’opposer, parfois violemment. Dans cette lutte pour l’autonomie, la maison devient le théâtre d’une véritable guerre de positions.
L’article propose d’analyser le silence imposé par des adolescents à leur thérapeute au sein d’un groupe psychothérapique. Les auteurs soutiennent l’hypothèse que ce silence est une projection des angoisses archaïques et des fantasmes de dévoration, d’incorporation des adolescents sur leur thérapeute. Cette dernière, en s’offrant comme réceptacle transformateur, ouvre la voie à une élaboration psychique plus secondarisée.