EpiNano, dispositif national dédié à la surveillance épidémiologique des travailleurs exposés aux nanomatériaux manufacturés, est mis en place depuis 2014 par Santé publique France, suite à une saisine conjointe des ministères de la santé et du travail. EpiNano consiste à établir et suivre de manière prospective une cohorte de travailleurs potentiellement exposés à quatre familles de nanomatériaux manufacturés : nanotubes de carbone simple ou multiparoi, dioxyde de titane et de silice et noir de carbone. En raison des taux de participation modestes lors de la première phase (2014–2016), de nouvelles modalités ont été élaborées en lien avec l’inspection médicale du travail. Cette nouvelle approche positionne le médecin du travail et son équipe pluridisciplinaire au centre du dispositif EpiNano, en lui confiant un rôle de promoteur auprès de la direction de l’entreprise, avec l’appui des médecins inspecteurs du travail (MIT) et de Santé publique France. De nouveaux outils sont mis à sa disposition et disponibles également sur le site de Santé publique France http://www.santepubliquefrance.fr/epinano : (i) Des supports (affiche, diaporama, dépliant) pour promouvoir la communication intra-entreprise (direction et travailleurs) ; (ii) Un cahier de recueil de données pour l’évaluation des expositions aux nanomatériaux manufacturés des postes de travail. Santé publique France assure la formation au recueil de données. Les données collectées sont restituées par Santé publique France dans un document de synthèse, dont le contenu peut être utilisé pour alimenter les dossiers règlementaires (Fiche d’entreprise, Document unique d’évaluation des risques) et assurer la traçabilité des expositions professionnelles aux nanomatériaux dans le Dossier Médical en Santé Travail. Par ailleurs, l’auto-questionnaire d’inclusion des travailleurs est simplifié. Il reste enrichi par l’utilisation des bases médico-administratives. La cohorte sera suivie sur plusieurs décades avec une mise à jour régulière des données et des analyses. Cette première cohorte mondiale apportera un éclairage quant aux éventuels effets délétères des nanomatériaux manufacturés sur la santé humaine et le cas échéant, contribuera à orienter la mise en place de programmes de prévention.
Le Programme national de surveillance du mésothéliome (PNSM) a été mis en place en 1998 par Santé publique France. Parmi ses objectifs figure une meilleure connaissance des expositions à l’amiante et aux facteurs étiologiques. L’objet de ce travail est de décrire les caractéristiques des cas de mésothéliome ayant exercé au moins un emploi dans le secteur du BTP et de les comparer à ceux n’ayant jamais travaillé dans ce secteur. Dans les 21 départements couverts par le PNSM, une procédure standardisée de recueil actif et de confirmation anatomopathologique et clinique des tumeurs primitives de la plèvre est mise en œuvre. Les expositions professionnelles et extra-professionnelles à l’amiante sont évaluées par expertise du calendrier professionnel. Les caractéristiques des cas masculins ont été étudiées en distinguant ceux ayant exercé au moins un emploi dans le BTP de ceux n’y ayant jamais travaillé. Une description des professions exercées dans le BTP et ses différentes branches a été réalisée. Parmi les cas expertisés, 40,2 % ont exercé au moins un emploi dans le secteur du BTP. Une exposition professionnelle à l’amiante est retrouvée pour 99,3 % d’entre eux contre 88,1 % pour les cas n’ayant jamais travaillé dans le BTP. Les cas ayant exercé un emploi dans le BTP et ayant été exposés à l’amiante l’ont été plus jeune (19,2 ans vs 21,4 ans), plus longtemps (29,7 ans vs 26,4 ans), avec une probabilité plus élevée et un âge de diagnostic plus précoce. Parmi les cas en activité après 1996 (interdiction de l’amiante), la proportion de cas professionnellement exposés à l’amiante est beaucoup plus élevée dans le secteur du BTP que dans les autres secteurs (87,4 % vs 53 %). D’après la dernière étude menée (1998–2002), les secteurs industriels présentant le plus haut risque de mésothéliome étaient les chantiers navals et la transformation et fabrication de produits contenant de l’amiante ; s’agissant des professions, les plus à risque étaient les plombiers-tuyauteurs, les tôliers-chaudronniers ou encore les soudeurs-oxycoupeurs. Le PNSM apporte des informations essentielles à la connaissance du mésothéliome pleural et des expositions à l’amiante. Ces résultats descriptifs des caractéristiques des cas ayant exercé un emploi dans le BTP et de leurs expositions à l’amiante montre la nécessité de reconduire une étude cas-témoins afin d’actualiser les risques par profession et secteur d’activité.
Le Programme national de surveillance du mésothéliome (PNSM) a été mis en place en 1998 par Santé publique France. Parmi ses objectifs figure une meilleure connaissance des expositions professionnelles et extra-professionnelles à l’amiante et aux autres facteurs étudiés. Dans les 21 départements couverts par le programme, une procédure standardisée de recueil actif et de confirmation anatomopathologique et clinique des tumeurs primitives de la plèvre est mise en œuvre. Les expositions vie entière à l’amiante, professionnelles et extra-professionnelles, sont évaluées par expertise d’un questionnaire renseignant, entre autres, l’ensemble du calendrier professionnel. Les caractéristiques des expositions des cas ont été étudiées (types d’exposition, âge à la première exposition, durée de l’exposition…). Par ailleurs, les caractéristiques des cas de mésothéliome ayant exercé au moins un emploi dans le secteur du BTP (NAF 45) ont été comparées à celles des cas n’ayant jamais travaillé dans ce secteur. La déclaration obligatoire (DO) des mésothéliomes a été mise en place en 2012 à la demande du ministère chargé de la santé. Elle vise à renforcer la surveillance des mésothéliomes (toutes localisations anatomiques, ensemble du territoire national) et à améliorer la connaissance des expositions, notamment environnementales à l’amiante. Pour cela, la DO est complétée depuis 2014 par des enquêtes d’exposition dans neuf régions pilotes, auprès des cas de mésothéliomes hors plèvre et des cas de mésothéliomes de la plèvre chez les hommes de moins de 50 ans et chez les femmes. Parmi les 2078 cas enquêtés et expertisés sur la période 1998–2016 dans le cadre du PNSM, une exposition professionnelle à l’amiante a été retrouvée chez 92,7 % des hommes et 37,4 % des femmes. Parmi les cas non exposés professionnellement, 3,3 % des hommes et 34,4 % des femmes ont été exposés extra-professionnellement. Pour 28 % des femmes, aucune exposition à l’amiante n’est retrouvée (4 % chez des hommes). Chez les hommes, les professions ayant exposé à l’amiante les plus fréquentes sont : mécaniciens qualifiés d’entretien d’équipements industriels (10 %), chaudronniers, tôliers industriels qualifiés (9 %), ouvriers non qualifiés du second œuvre du bâtiment (8 %), tuyauteurs industriels qualifiés (7 %), plombiers et chauffagistes qualifiés (6 %), maçons qualifiés (6 %)… De même, les secteurs d’activité sont : construction de navires civils (11 %), construction de bâtiments divers (11 %), travaux d’installation électrique (7 %), chaudronnerie-tuyauterie (7 %)… Parmi l’ensemble des cas enquêtés, 836 (40,2 %) ont exercé au moins un emploi dans le secteur du BTP. Une exposition professionnelle à l’amiante est retrouvée pour 99,3 % d’entre eux dont 91,6 % lors d’un emploi dans le secteur du BTP. Parmi les cas en activité après 1996, la proportion de cas professionnellement exposés à l’amiante après cette date est beaucoup plus élevée dans le secteur du BTP que dans les autres secteurs (84 % vs 46 %). Concernant la DO des mésothéliomes, le nombre de cas de mésothéliomes diagnostiqués entre 2012 et 2016 et déclarés au niveau national jusqu’au 31 mars 2017 est de 3 372. Notifiés par un pathologiste (76 %) et/ou un clinicien (47 %), ces cas sont principalement localisés à la plèvre (90 %) ou au péritoine (8 %). Le taux d’exhaustivité de la DO est de l’ordre de 50 %, avec des variations régionales importantes. Dans les régions pilotes, 67 cas ont été enquêtés entre janvier 2014 et avril 2015 sur 127 cas appartenant aux populations ciblées. Pour 16 des 67 cas enquêtés (24 %), une exposition professionnelle avérée à l’amiante a été identifiée. Ces résultats montrent l’intérêt de poursuivre la surveillance des expositions professionnelles à l’amiante des cas de mésothéliomes afin d’orienter les actions de santé publique, et notamment les actions de prévention. En effet, on assiste à une évolution des expositions professionnelles à l’amiante des métiers d’utilisation et de transformation de l’amiante vers les métiers d’intervention sur des matériaux contenant de l’amiante (désamiantage, BTP…).
Le risque sanitaire associé aux nano-objets, leurs agrégats et leurs agglomérats (NOAA) est méconnu. Pour surveiller leurs effets sanitaires possibles, Santé publique France a mis en place un dispositif EpiNano en deux phases : 1-création d’un enregistrement des travailleurs mettant en œuvre des NOAA et 2-leur suivi prospectif généraliste. L’identification des travailleurs éligibles repose sur le repérage des postes de travail mettant en œuvre des NOAA lors de visites en entreprises et une évaluation de l’exposition basée sur une méthode standardisée. Au préalable, cela nécessite un repérage des entreprises concernées et leur adhésion à EpiNano. La phase d’enregistrement a été lancée en janvier 2014. Depuis 2015, la déclaration obligatoire des nanomatériaux en France (R-nano) est la principale source de repérage des entreprises concernées, majoritairement issues du secteur privé (90 %). Le taux d’adhésion est actuellement de 16 %. Plusieurs entreprises n’ayant pas encore donné de réponse, le taux de refus préliminaire est de 44 %. Les établissements publics sont repérés via les partenariats. Leur taux d’adhésion est de 99 %. Vingt-deux entreprises et établissements publics ont été visités par l’équipe EpiNano. Sur 149 postes de travail observés, 61 % ont été classés potentiellement exposants. Ce travail a permis d’identifier 155 personnes éligibles et de les inviter dans EpiNano. Le taux d’acceptation de la part des salariés est de 99 %. Au 28/06/2016, 150 personnes ont été inclus dans la cohorte prospective généraliste EpiNano. Un suivi passif (par interrogation des données médico-administratives et du registre des causes médicales de décès) a été instauré pour 94 % d’entre eux. De plus, pour 41 % des cohortistes, un suivi actif (par questionnaires annuels de suivi) a été mis en place, avec l’envoi de la première vague de questionnaires en juin 2016. Le taux d’adhésion des entreprises privées est insatisfaisant, mais reste cohérent avec d’autres programmes basés sur une adhésion volontaire. Si les entreprises semblent réticentes à adhérer au dispositif EpiNano, les salariés acceptent très largement d’en faire partie. Afin d’accroître le taux d’adhésion des entreprises et de ce fait le nombre de personnes participantes à EpiNano, une implication des différentes parties prenantes et des pouvoirs publics est nécessaire et actuellement étudiée.
Le risque sanitaire associé aux nano-objets, leurs agrégats et leurs agglomérats (NOAA) est méconnu. Pour surveiller leurs effets sanitaires possibles, l'InVS met en place un dispositif EpiNano en deux phases : – création d'un enregistrement des travailleurs mettant en œuvre des NOAA ; – leur suivi prospectif généraliste. L'identification des travailleurs éligibles repose sur l'identification des postes de travail mettant en œuvre des NOAA lors de visites en entreprise et une évaluation de l'exposition. Celle-ci s'appuie sur une méthode standardisée. Au préalable, cela nécessite un repérage des entreprises concernées et leur adhésion à EpiNano. La phase d'enregistrement a été lancée en janvier 2014. La déclaration obligatoire des nanomatériaux en France (R-Nano) est la principale source de repérage des entreprises concernées ayant permis de contacter 127 (90 %) entreprises privées. Le taux d'adhésion de ces entreprises est actuellement de l'ordre de 16 %. Plusieurs entreprises n'ayant pas encore donné de réponse, le taux de refus préliminaire est de 44 %. Les établissements publics sont repérés via les partenariats. Leur taux d'adhésion est de 99 %. Vingt-deux entreprises et établissements publics adhérents ont été visités par l'équipe EpiNano. Sur 149 postes de travail observés par l'équipe, la moitié environ a été classée potentiellement exposant. Ce travail a permis d'identifier 156 personnes éligibles dans EpiNano et d'instaurer le suivi prospectif généraliste pour 94 % d'entre eux. Il s'agit d'un double suivi actif et passif pour un tiers de cette population, et d'un suivi passif uniquement pour les autres. La phase de l'enregistrement est déterminante pour la réussite du dispositif et se poursuivra jusqu'en 2017. Pour accroître le taux d'adhésion des entreprises privées, plusieurs actions sont en cours : élargissement à d'autres familles de NOAA et aux secteurs d'activités non concernés par R-Nano et demande de soutien des parties prenantes et des pouvoirs publics.
Le dispositif EpiNano a pour but de développer en France une cohorte prospective de travailleurs potentiellement exposés aux NOAA afin de suivre l’évolution de leur état de santé et d’évaluer les risques possibles associes à l’exposition aux NOAA. La méthode d’évaluation des expositions EpiNano est une méthode observationnelle, non instrumentale (sans prélèvement et sans mesure de l’aérosol), conçue pour repérer les travailleurs intervenants sur les postes de travail potentiellement exposants aux NOAA (classement d’exposition binaire) et évaluer cette exposition de façon quantitative (calcul d’un score d’exposition modélisé) et semi-quantitative (classement en 4 niveaux d’exposition). Elle repose sur une visite d’entreprise, guidée par un outil standardisé, intitulé carnet d’observation technique (COT). Afin d’évaluer la performance de cette méthode, une double étude de validation a été réalisée. Deux évaluateurs de l’équipe EpiNano et un évaluateur externe ont participé à une étude de comparaison interméthode, comparant leurs résultats avec ceux d’une méthode de référence (évaluation de l’exposition par consensus d’experts), puis entre eux (étude de reproductibilité interévaluateurs ou comparaison intraméthode). L’étude a porté sur sept postes de travail d’un établissement de recherche sur les nanotubes de carbone, évalués en janvier 2014 par la méthode de référence puis en juillet 2014 par les trois évaluateurs. Le classement d’exposition par la méthode EpiNano est concordant avec celui de la méthode de référence (kappa de Cohen = 0,70 ; sensibilité = 0,88 ; spécificité = 0,92). Le résultat de la comparaison interévaluateurs est aussi satisfaisant (kappa de Fleiss = 0,60 ; p = 0,003). La comparaison des résultats entre les évaluateurs de l’équipe EpiNano montre une très bonne reproductibilité (Spearman rho = 0,93 ; p = 0,03), mais faiblement concordante avec les résultats de l’évaluateur externe. Ce travail a permis une première validation de la méthode EpiNano, notamment lorsqu’elle est utilisée par les membres d’équipe EpiNano. Il a conduit à une rédaction d’un guide d’utilisation de cette méthode pour faciliter son utilisation par l’ensemble d’acteurs de santé au travail. Une deuxième étude de validation, basée sur les données de mesurage de l’exposition, est envisagée pour confirmer ces résultats.
The French national epidemiological surveillance program EpiNano aims at surveying mid-and long-term health effects possibly related with occupational exposure to either carbon nanotubes or titanium dioxide nanoparticles (TiO2). EpiNano is limited to workers potentially exposed to these nanomaterials including their aggregates and agglomerates. In order to identify those workers during the in-field industrial hygiene visits, a standardized non-instrumental method is necessary especially for epidemiologists and occupational physicians unfamiliar with nanoparticle and nanomaterial exposure metrology. A working group, Quintet ExpoNano, including national experts in nanomaterial metrology and occupational hygiene reviewed available methods, resources and their practice in order to develop a standardized tool for conducting company industrial hygiene visits and collecting necessary information. This tool, entitled "Onsite technical logbook", includes 3 parts: company, workplace, and workstation allowing a detailed description of each task, process and exposure surrounding conditions. This logbook is intended to be completed during the company industrial hygiene visit. Each visit is conducted jointly by an industrial hygienist and an epidemiologist of the program and lasts one or two days depending on the company size. When all collected information is computerized using friendly-using software, it is possible to classify workstations with respect to their potential direct and/or indirect exposure. Workers appointed to workstations classified as concerned with exposure are considered as eligible for EpiNano program and invited to participate. Since January 2014, the Onsite technical logbook has been used in ten company visits. The companies visited were mostly involved in research and development. A total of 53 workstations with potential exposure to nanomaterials were pre-selected and observed: 5 with TiO2, 16 with single-walled carbon nanotubes, 27 multi-walled carbon nanotubes. Among the tasks observed there were: nanomaterial characterisation analysis (8), weighing (7), synthesis (6), functionalization (5), and transfer (5). The manipulated quantities were usually very small. After analysis of the data gathered in logbooks, 30 workstations have been classified as concerned with exposure to carbon nanotubes or TiO2. Additional tool validity as well as inter-and intra-evaluator reproducibility studies are ongoing. The first results are promising.
Purpose of the study. To develop an operational method for identifying workers potentially exposed to manufactured nano-objects and their aggregates and agglomerates (NOAA) and assessing their potential exposure in frame of epidemiological surveillance program EpiNano. Method. The method was developed by a multidisciplinary working group. It consists of a company visit guided by a standardized tool "Field technical logbook". This tool enables assessing a set of parameters necessary for identification and characterization of workstations concerned with NOAA exposure, namely a detailed description of tasks and processes, personal and collective protection equipment, NOAA characteristics before and after transformation and other exposure surrounding conditions. The method was tested in ten companies. After each visit, all information collected in the logbook was computerized via a friendly-using application. A pdf copy of data was sent to the company along with proceedings of the visit listing workstations classified as concerned with NOAA exposure, for verification and validation. Results. All proceedings were validated. Among 53 workstations. observed during all the visits, 30 (57 %) were classified as concerned with NOAA exposure, namely workstations dealing with NOAA synthesis, sampling, transfer and functionalization. In private companies, there were 60 % of workstations classified as concerned with NOAA exposure versus 54 % in public companies. Numerous parameters were likely to determine the exposure classification, particularly humidity and dustiness of the NOAA powders. The assessment of these parameters might be useful for all companies since it also serves in implementing exposure control banding. Conclusion. This simple and non-instrumental method (without aerosol sampling and measurements) was developed for epidemiologists but could be useful to all occupational health actors in the field of nanotechnology. (C) 2015 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Objectives To estimate the proportion of pleural mesothelioma cases that can be attributed to asbestos exposure in France including non-occupational exposure. Methods A population-based case-control study including 437 incident cases and 874 controls was conducted from 1998 to 2002. Occupational and non-occupational asbestos exposure was assessed retrospectively by two expert hygienists. ORs of pleural mesothelioma for asbestos-exposed subjects compared to non-exposed subjects, and population-attributable risk (ARp) of asbestos exposure were estimated using a conditional logistic regression. Results A clear dose-response relationship was observed between occupational asbestos exposure and pleural mesothelioma (OR=4.0 (99% CI 1.9 to 8.3) for men exposed at less than 0.1 f/mL-year vs 67.0 (99% CI 25.6 to 175.1) for men exposed at more than 10 f/mL-year). The occupational asbestos ARp was 83.1% (99% CI 74.5% to 91.7%) for men and 41.7% (99% CI 25.3% to 58.0%) for women. A higher risk of pleural mesothelioma was observed in subjects non-occupationally exposed to asbestos compared to those never exposed. The non-occupational asbestos ARp for these subjects was 20.0% (99% CI −33.5% to 73.5%) in men and 38.7% (99% CI 8.4% to 69.0%) in women. When considering all kinds of asbestos exposure, ARp was 87.3% (99% CI 78.9% to 95.7%) for men and 64.8% (99% CI 45.4% to 84.3%) for women. Conclusions Our study suggests that the overall ARp in women is largely driven by non-occupational asbestos exposure arguing for the strong impact of such exposure in pleural mesothelioma occurrence. Considering the difficulty in assessing domestic or environmental asbestos exposure, this could explain the observed difference in ARp between men and women.
The French national epidemiological surveillance program EpiNano aims at surveying mid- and long-term health effects possibly related with occupational exposure to either carbon nanotubes (NTC) or titanium dioxide nanoparticles (TiO2). EpiNano is limited to workers potentially exposed to these nanomaterials (NM) including their aggregates and agglomerates. In order to identify those workers during the in-field industrial hygiene (IH) visits, a standardized non-instrumental method is necessary especially for epidemiologists and occupational physicians unfamiliar with ENM exposure metrology. A working group, Quintet ExpoNano, including national experts in NM metrology and occupational hygiene reviewed available methods, resources and their practice in order to develop a standardized tool for conducting company IH visits and collecting necessary information. This tool, entitled “Field technical logbook”, includes 3 parts: company activity, workplace, and workstation allowing a detailed description of each task, process and exposure surrounding conditions. This logbook is intended to be completed during the company IH visit. Each visit is conducted jointly by an occupational hygienist and an epidemiologist of the program and lasts one or two days depending on the company size. When all collected information is computerized in a friendly-using database it is easy to classify workstations with respect to their potential direct and/or indirect exposure. Workers appointed to workstations classified as concerned with exposure are considered as eligible for EpiNano program and invited to participate. Since January 2014, the Field technical logbook has been used in ten company visits. The companies visited were mostly involved in research and development. A total of 53 workstations with potential exposure were pre-selected and observed: 5 with TiO2, 16 with single-walled NTC, 27 multiwalled NTC. Among the tasks observed there were: ENM analysis (8), weighing (7), synthesis (6), functionalization (5), and transfer (5). The manipulated quantities were usually very small. After analysis of the data gathered in logbooks, 30 workstations have been classified as concerned with exposure to NTC or TiO2. Additional tool validity as well as inter-and intra-evaluator reproducibility studies are ongoing. These first results are promising.
Mesothelioma is a rare disease less than 0.3% of cancers in France, very aggressive and resistant to the majority of conventional therapies. Asbestos exposure is nearly the only recognized cause of mesothelioma in men observed in 80% of case. In 1990, the projections based on mortality predicted a raise of incidence in mesothelioma for the next three decades. Nowadays, the diagnosis of this cancer is based on pathology, but the histological presentation frequently heterogeneous, is responsible for numerous pitfalls and major problems of early detection toward effective therapy. Facing such a diagnostic, epidemiological and medico-legal context, a national and international multidisciplinary network has been progressively set up in order to answer to epidemiological survey, translational or academic research questions. Moreover, in response to the action of the French Cancer Program (action 23.1) a network of pathologists was organized for expert pathological second opinion using a standardized procedure of certification for mesothelioma diagnosis. We describe the network organization and show the results during this last 15years period of time from 1998-2013. These results show the major impact on patient's management, and confirm the interest of this second opinion to provide accuracy of epidemiological data, quality of medico-legal acknowledgement and accuracy of clinical diagnostic for the benefit of patients. We also show the impact of these collaborative efforts for creating a high quality clinicobiological, epidemiological and therapeutic data collection for improvement of the knowledge of this dramatic disease.
Les mésothéliomes sont des cancers rares représentant moins de 0,3 % des cancers en France. Il s’agit de cancers très agressifs, résistants à de nombreux traitements conventionnels et à forte implication médicosociale. Ce cancer lié à une exposition à l’amiante, est présent chez l’homme dans 80 % des cas. À la fin des années 1990, les projections réalisées à partir de la modélisation de la mortalité montraient que l’augmentation de l’incidence du mésothéliome pleural allait se poursuivre pendant deux à trois décennies. Le diagnostic des mésothéliomes est anatomopathologique, mais la présentation histologique revêt des aspects très variés et trompeurs, sources de difficultés diagnostiques. C’est devant un tel contexte diagnostique, clinique, épidémiologique, et médicosocial, qu’un réseau national et international, multidisciplinaire sur le mésothéliome a été progressivement construit en France pour répondre soit à des questions de surveillance épidémiologique et/ou de recherche translationnelle ou plus académique, soit participer à la structuration de l’offre de soins en réponse à l’action 23.1 du Plan cancer dès 2009 et ainsi assurer une meilleure prise en charge à visée sanitaire de cette pathologie. La structure de ce réseau multidisciplinaire et les résultats portant sur les 15 premières années d’existence, apportent la preuve de son intérêt et de son efficacité, pour produire des indicateurs de surveillance épidémiologique. Les résultats du réseau des pathologistes confirment l’intérêt de la relecture selon une procédure anatomopathologique de certification standardisée pour assurer la qualité des données épidémiologiques, la qualité de la reconnaissance médicosociale et la fiabilité du diagnostic clinique pour le bénéfice des patients.
The rapid and important development of large urban areas (‘megacities’), especially in developing countries, causes and will cause serious air-quality problems. Pollutant measurements in these cities help to characterize the chemical nature and the quantity of these pollutants and to constrain air-quality models. This paper focuses on measurements of volatile organic compounds and aerosols that have an important impact on air quality. We present a brief review on existing measurements and experimental strategies in megacities and then we show results from recent measurement campaigns that took place in two contrasted megacities: Paris and Beijing.Le développement rapide et important des grands centres urbains (« mégapoles »), tout particulièrement dans les pays émergents, cause et causera de sérieux problèmes de qualité de l’air. Les mesures des polluants gazeux et particulaires dans ces villes aident à caractériser la nature chimique et la quantité de ces polluants et à contraindre les modèles de prévision de la qualité de l’air. Dans cet article, nous nous intéresserons aux composés organiques volatils et aux aérosols qui ont un impact important sur la qualité de l’air. Nous présenterons tout d’abord une brève revue des mesures existantes et des stratégies expérimentales dans les mégapoles ; ensuite, nous montrerons des résultats obtenus lors de campagnes de mesures récentes dans deux mégapoles contrastées : Paris et Pékin.
Despite the lack of data on the human health potential risks related to the engineered nanomaterials (ENM) exposure, ENM handling spreads in industry. The French government officially charged the InVS to develop an epidemiological surveillance of workers occupationally exposed to ENM. An initial surveillance plan was proposed on the basis of literature review and discussions with national and international ENM and occupational safety and health (OSH) experts. In site investigations and technical visits were then carried out to build an adequate surveillance system and to assess its feasibility. The current plan consists of a multi-step methodology where exposure registry construction is paramount. Workers potentially exposed to carbon nanotubes (CNT) or nanometric titanium dioxide (TiO2) will be identified using a 3-level approach: 1-identification and selection of companies concerned with ENM exposure (based on compulsory declaration and questionnaires), 2-in site exposure assessment and identification of the jobs/tasks with ENM exposure (based on job-expose matrix, further supplemented with measurements), and 3-identification of workers concerned. Data of interest will be collected by questionnaire. Companies and workers inclusion questionnaires are designed and currently under validation. This registration is at the moment planned for three years but could be extended and include other ENM. A prospective cohort study will be established from this registry, to pursue surveillance objectives and serve as an infrastructure for performing epidemiological and panel studies with specific research objectives.
The enormous investments in nanotechnology have led to an exponential increase of new manufactured nano-enabled materials whose impact in the aquatic systems is still largely unknown. Ecotoxicity and nanosafety studies mostly resulted in contradictory results and generally failed to clearly identify biological patterns that could be related specifically to nanotoxicity. Generation of reactive oxygen species (ROS) is one of the most discussed nanotoxicity mechanism in literature. ROS can induce oxidative stress (OS), resulting in cyto- and genotoxicity. The ROS overproduction can trigger the induction of anti-oxidant enzymes such as catalase (CAT), superoxide dismutase (SOD) and glutathione peroxidases (GPx), which are used as biomarkers of response. A critical overview of the biochemical responses induced by the presence of NPs on freshwater organisms is performed with a strong interest on indicators of ROS and general stress. A special focus will be given to the NPs transformations, including aggregation, and dissolution, in the exposure media and the produced biochemical endpoints.
Objectives This work aims at assessing the risk of lung cancer associated with mineral wools (MW) currently used as a substitute for asbestos. They are suspected of increasing the risk of lung cancer because of their structure close to asbestos. Methods ICARE is a large multicentre population-based case-control study conducted between 2001 and 2006 in 10 French departments with a general cancer registry. ICARE includes 2926 incident lung cancer cases and 3555 controls with 78% of men. The subjects9 exposure to MW was first determined using a Job-Exposure Matrix (JEM) specific for MW. Then, individual exposure was assessed with an algorithm using specific questions on exposing tasks. We used unconditional logistic regression adjusted for age, department, number of job periods, lifelong cigarette smoking and exposure to asbestos (also assessed by a JEM and an algorithm). Results Analyses were conducted among men (2301 cases, 2780 controls) and concerned 27191 jobs. In the first analyses, we find significant associations between the risk of lung cancer and exposure to MW assessed with the JEM. They became non non-significant and close to 1 when adjusting for exposure to asbestos. In contrast, a significant dose-response relation was found between exposure to asbestos and the risk of lung cancer, even when adjusted for exposure to MW. Conclusions These results need to be completed with the exposure assessment from the algorithm. This algorithm would help us disentangle MW and asbestos exposure, which are closely related because of similar exposing jobs. Both results will be presented.