Systematic molecular profiling has emerged this last decade as a cornerstone of management of advanced nonsquamous (NSq) Non-Small Cell Lung Cancer (NSCLC). However, access to these analyses may be heterogeneous especially between academic and non-academic centers. We sought to study the proportion of patients who benefit from a complete molecular profile in the real-world setting. Between 01/01 and 12/31/2020, all patients diagnosed with a lung cancer in one of the 82 participating centers from the French Pulmonologist College of General Hospital (CPHG), were included in a national prospective cohort study (KBP-CPHG 2020). The results of molecular testing were systematically collected at diagnosis. A sister study was conducted in 2010. For this analysis, we considered all patients with an advanced stage non-squamous NSCLC. KBP-2020-CPHG cohort included 8,999 patients with a diagnosis of lung cancer. From the general population, 3,560 patients had an advanced stage NSq NSCLC. Overall, 3,122 patients (87.7%) had at least one molecular analysis in 2020, as compared to 1,434 (53.0%) in 2010. Regarding alterations for which an approved drug is available in France, testing of EGFR mutation, ALK and ROS1 rearrangement and BRAF mutation was performed in 2,634 (74.3%), 2,772 (78%), 2,390 (67.3%) and 1,913 (53.9%) patients respectively. Results of other alterations are reported in Table. Of note, 11.5% of patients were analyzed for RET and 9% for NTRK.Table: 1699PAlteration testingTestedPositiveGeneN (3,560)%N%EGFR2,63474.3%39214.9%ALK2,77278%742.7%ROS12,39067.3%391.6%BRAF1,91353.9%93 (V600E, 43)4.9% 2.2%KRAS2,04057.6%773 (G12C, 404)37.9% (19.8%)HER21,56244.1%281.8%cMET ex141,18333.4%554.6%RET/NTRAK1/NRG1407/312/23911.5%/8.8%/4.6%10/1/02.5%/0.3%/0% Open table in a new tab Molecular testing has been remarkably implemented in the diagnostic work-up of advanced NSq NSCLC patients in routine practice in non-academic hospitals in France. Alterations detectable by immunohistochemistry or NGS are those which are most easily tested. Efforts should be made on detection of rare fusion transcripts.
Les immunothérapie anticancéreuses ont considérablement amélioré le pronostic de nombreux cancers. Néanmoins, elles engendrent des complications endocriniennes: les anti-PD1 et anti-PDL1 entraînent plutôt des dysfonctions thyroïdiennes et les anti-CTLA4 des insuffisances hypophysaires. Les hypersécrétions hypophysaires sous immunothérapie sont rares. Nous rapportons le cas d’un syndrome de Cushing ACTH-dépendant chez un patient sous pembrolizumab, un anti-PD1. Un patient de 55 ans, suivi pour un adénocarcinome bronchique, a présenté un syndrome de Cushing clinique après 9 cures de pembrolizumab. Le bilan hormonal était en faveur d’un syndrome de Cushing ACTH-dépendant avec un cortisol libre urinaire (FLU) à 296 nmol/24 h (N < 138) et une ACTH à 8 pmol/L. Une réponse franche de l’ACTH et du cortisol au test au CRH et au Minirin a été retrouvée. L’IRM hypophysaire ne retrouvait pas d’adénome. Le TDM thoraco-abdomino-pelvien retrouvait une diminution des lésions pulmonaires. Le suivi clinicobiologique a montré un syndrome de Cushing fluctuant avec une majoration des oedèmes et une augmentation transitoire des FLU dans les jours suivant les injections de pembrolizumab. Un traitement par ISTURISA a été introduit permettant une amélioration clinique et une normalisation des FLU. Un cas de syndrome de Cushing ACTH-dépendant sous une association d’immunothérapie a été rapporté en 2017 [1]. Ces cas semblent rares mais peuvent conduire à un arrêt des traitements devant l’aggravation clinique des patients. Il est donc nécessaire de connaître cette complication potentielle des immunothérapies anticancéreuses.
Les voies aériennes distales (VAD) sont responsables de moins de 25 % des résistances totales chez un sujet sain et sont le principal site d’obstruction chez l’asthmatique (plus de 50 % des résistances totales). L’asthme est une maladie hétérogène et plusieurs phénotypes ont été décrits. À ce jour, l’exploration fonctionnelle respiratoire est peu prise en compte dans ces évaluations phénotypiques et l’analyse des petites voies aériennes n’a pas été étudiée. L’objectif de cette étude est d’analyser les caractéristiques phénotypiques de l’asthme avec atteinte des VAD. Notre étude rétrospective s’est déroulée entre novembre 2014 et avril 2015, au sein de 2 services de pneumologie français. Un asthme avec atteinte des VAD était défini par : VEMS/CVF ≥ 70 %, VEMS ≥ 80 % de la théorique et soit VR > valeur prédite + 1,64 RSD, soit DEM50 < valeur prédite –1,64 RSD, soit CVL-CVF < 10 % [1]. Une atteinte des voies aériennes proximales (VAP) était définie par : VEMS/CVF < 70 % et VEMS < 80 % de la théorique. Les caractéristiques cliniques, biologiques et tomodensitométriques thoraciques des 2 groupes de patients ont été comparées. Sur 69 patients asthmatiques, 44 ont été inclus dans le groupe VAP et 25 dans le groupe VAD. Une large majorité des asthmatiques du groupe VAD était des femmes (80 %, p = 0,041), vivant en milieu urbain (79 %, p = 0,073). L’indice de masse corporelle était plus bas dans le groupe VAD que dans le groupe VAP (24,3 vs 27,4 kg/m2, p = 0,032). Une atopie familiale était présente chez 84 % et 60 % des patients du groupe VAD et VAP respectivement (p = 0,044). Un antécédent atopique personnel était présent chez 80 % et 54,5 % des patients du groupe VAD et VAP respectivement (p = 0,041). L’asthme était plus sévère dans le groupe VAP que dans le groupe VAD (p < 0,001). Enfin, l’asthme avec atteinte des VAD était mieux contrôlé que l’asthme avec atteinte des VAP (ACQ à 1,2 vs 2,2 respectivement, p = 0,027). Nos résultats démontrent que l’asthme avec atteinte des VAD est davantage associé à l’atopie, avec un meilleur contrôle et une moindre sévérité que l’asthme avec atteinte des VAP, dans une population à prédominance de femmes, sans surpoids. Ces résultats suggèrent l’existence d’un phénotype original d’asthme avec atteinte des VAD, qui doit être confirmé par des études de plus grande ampleur.
Le plan de lutte contre la BPCO 2005–2010 avait pour objectifs d’améliorer le dépistage de la BPCO en milieu civil, par le biais des réseaux de la médecine de ville et du travail. Il n’existe pas d’équivalent à la population (pop) militaire. Pour autant, la BPCO y constitue un réel risque au regard de la prévalence élevée du tabagisme dans les armées. Des moyens de dépistage, par spiromètres portatifs, sont pourtant mis à disposition. Ils restent très peu utilisés. Le PIKO-6 est un outil simple d’exploration de l’obstruction bronchique. L’objectif de l’étude est évalué, sur une pop militaire, le PIKO-6 comme examen de dépistage du TVO et de la BPCO, par rapport à l’EFR. Étude prospective monocentrique des personnels militaires vus en VMP à l’antenne médicale de Sathonay-Camp du 15/01/2015 au 09/04/2015. Les données cliniques sont recueillies sur la base d’un questionnaire. Tous les patients (pts) ont réalisé un test PIKO-6 puis une spirométrie sur spiromètre portatif. Deux cent vingt-neuf pts ont été screenés sur les 4 mois de l’étude. Deux cent cinq pts correspondaient aux critères d’inclusion. L’âge moyen était de 46,5 ans (26–60) ; 47,8 % des pts testés par PIKO-6 étaient fumeurs ou anciens fumeurs ; 26,3 % des pts ont un PIKO-6 perturbé. Parmi ces 52 pts dépistés sur le PIKO6, 13 (25 %) ont un TVO confirmé par la spiromètre en CMA et 25 (48 %) une EFR limite avec un VEMS/CV entre 70–80 %. Il existe une forte corrélation entre le PIKO-6 et l’EFR (p = 0,000006) avec une Se à 57 % et une Sp à 94 %. La VPN du PIKO-6 est de 94 %. Le PIKO-6 et la spirométrie sont facilement utilisables en pratique clinique. Ils améliorent le dépistage du TVO et de la BPCO sur une pop de militaires cliniquement présélectionnés. Le PIKO-6 ne semble pas pouvoir se substituer, à lui seul, et de façon fiable, à la spirométrie pour affirmer l’existence d’un TVO. Il reste néanmoins bien corrélé à la spirométrie par sa VPN, permettant ainsi d’éviter des investigations complémentaires et des recours injustifiés auprès du spécialiste.
Parce qu'elle est souvent asymptomatique, d'abord histologique peu sensible et potentiellement mortelle, la sarcoïdose cardiaque (SC) est un diagnostic difficile et souvent présomptif. Il existe depuis 2006 des recommandations japonaises (SJS) dont nous avons voulu évaluer la diffusion au sein des hôpitaux d'instruction des armées (HIA). À partir des bases PMSI, nous avons identifié tous les cas cumulés de SC dans les HIA entre 1996 et 2011. Ont été extraites à partir des dossiers médicaux les données : patient (âge, sexe, ethnie), sarcoïdose (stade, activité, extension), SC (date, diagnostic Dg1, traitement, évolution). Nous avons établi un diagnostic selon les recommandations de la SJS (Dg2) puis analysé la concordance entre Dg1 et Dg2. 16 SC ont été incluses avec : une histologie extra-cardiaque toujours validée, des symptômes évocateurs dans 11/16 cas et inauguraux dans 7/16 cas, un ECG et une échocardiographie anormaux dans 8/16 cas, un holter ECG anormal dans 8/11 cas, une IRM anormale dans 11/11 cas, une scintigraphie cardiaque anormale dans 2/2 cas, une TEP-FDG anormale dans 2/5 cas. Dg2 différait de Dg1 chez 9 patients, avec une discordance variant entre 50 % et 75 % selon les centres. L'hétérogénéité observée entre nos différentes équipes illustre la difficulté du diagnostic de la SC et une faible diffusion des recommandations de la SJS. Nous proposons un algorithme diagnostique validé collégialement et désormais mis en œuvre prospectivement dans les HIA.
L’étude décrit l’utilisation de Zarzio® dans la prévention des NCI. Cette analyse porte sur 81 patients (pts) français (âge moyen 62,2 ± 9,8 ans) atteints de CP, évalués sur 310 cycles au total. Un quart des pts ont reçu une chimiothérapie (CT) associée à un risque de NF > 20 %, 52 % avec un risque 10–20 %, 23 % avec un risque < 10 %. Soixante-deux pour cent des pts ont reçu une prophylaxie primaire. Selon l’EORTC, la prophylaxie a été correctement initiée chez 1/3 des pts (Fig. 1). Zarzio® a été initié 4,7 ± 3,6 jours (j) après la CT, et poursuivi 4,8 ± 1,1 j. Une NCI tout grade est survenue dans 14,8 % des cycles. 19,8 % des pts ont présenté ≥ 1 épisode de NCI G3/4, 3,7 % de cas de NF. Une hospitalisation ou une modification de la CT sont survenues chez 4,9 % et 6,2 % des pts.
Polarization state is of fundamental importance in electromagnetic scattering from periodic and random systems. Here we demonstrated that electromagnetic wave can be perfectly and achromatically transformed into its orthogonal polarization state by utilizing the huge anisotropy of meta-surface. More importantly, it is proved that the phase shift between two coherent inputs can be utilized to dynamically tune the polarization states of output waves. Depending on the phase difference, the outputs can be y-polarization, left handed polarization and right handed polarization for x-polarized inputs.
In the present study, the biotribological response of CoCr alloys modified with boron was investigated. Four CoCr alloy compositions with different boron additions were prepared using an induction furnace. A ball-on-disc tribometer with a friction coefficient measurement system was used to evaluate the wear behaviour. The wear factors under different microstructural conditions were determined to solve the Archard wear equation. All samples were characterised using metallographic techniques, confocal microscopy, scanning electronic microscopy, energy dispersive spectroscopy, X-ray diffraction and roughness and hardness tests. Irritability tests in subcutaneous tissue were performed in rats (Rattus norvegicus) according to the standard ISO 10993 to determine the biocompatibility of the fabricated materials. The results showed that the addition of boron substantially modified the microstructure of the alloys, increasing the secondary hard phase content. Moreover, as the boron content increased, the wear resistance also increased. The irritability tests of the samples showed no evidence of macrophage cells or an inflammatory response at any boron content.
La précédente version de la classification internationale pour les cancers bronchiques, basée sur le TNM et la série de Mountain, date de 1997. L’International Association for the Study of Lung Cancer a conduit une étude rétrospective multicentrique internationale de grande taille (IASLC International Staging Project) qui a permis d’apporter des modifications majeures. Pour le staging T, les seuils < à 2, de 2 à 3, de 3 à 5 et de 5 à 7cm et > à 7cm ont été choisis respectivement pour les stades Ia, Ib, 2a, 2b et 3. De plus, cette nouvelle classification permet de souligner l’importance des nodules satellites et des épanchements pleuraux malins qui sont versés dans les stades M1a. L’invasion de la plèvre viscérale a été définie et a permis d’établir une classification de l’atteinte pleurale. La nouvelle classification est également applicable aux cancers bronchiques à petites cellules et aux tumeurs carcinoïdes. Une nouvelle cartographie ganglionnaire est proposée, précisant plus clairement les limites de chaque station.
Longtemps considérés comme des cellules secondaires, passivement attirées par des facteurs chimiotactiques, les éosinophiles ont récemment acquis de nouvelles fonctions dans la réponse immunitaire. En effet, leur rôle nˈest plus uniquement restreint à la libération de médiateurs cytotoxiques, bénéfiques contre les parasites et néfastes dans lˈallergie et lˈinflammation. Grâce à la libération de cytokines, de type 1 comme de type 2, ils peuvent participer également à la présentation dˈantigènes comme à la régulation de la réponse immunitaire. Malgré leurs limites, les modèles animaux confirment le rôle plutôt protecteur des éosinophiles dans les infections parasitaires cependant quˈils sont associés à la pathologie dans lˈallergie. Différents essais cliniques récents visant à restreindre leurs effets néfastes sont discutés.Considered for a long time as secondary cells, passively attracted by chemotactic factors, eosinophils have recently acquired new functions in immune response. Their role is no longer restricted to the release of cytotoxic mediators, linked to protection in parasitic infections or to pathology in allergy and inflammation. Able to release type 1 as well as type 2 cytokines, eosinophils can participate in antigen presentation and in the regulation of immune response. In spite of their limits, animal models have confirmed the protective role of eosinophils in parasitic infections and their pathological potential in allergy. The results of recent clinical trials, aiming at reducing their detrimental effects, are discussed.
INTRODUCTION:Neovascularisation is a hallmark of cancer. Vascular endothelial growth factor (VEGF) is directly involved in the regulation of this tumoural neoangiogenesis, especially in lung cancer. Bevacizumab is a humanized monoclonal antibody targeting VEGF that is commonly used in thoracic oncology. Among the side effects, perforation of the nasal septum is rare. CASE REPORT:We report the case of a 50-year-old woman with adenocarcinoma of the right upper lobe, immediately metastatic, treated with five cycles of chemotherapy (cisplatin, gemcitabine, bevacizumab). She developed a perforation of the nasal septum after the third injection of bevacizumab given as monotherapy during the maintenance phase. CONCLUSIONS:This is, to our knowledge, the first description of this complication in the course of treatment of bronchial carcinoma. Its management is purely symptomatic. The action to be taken in using bevacizumab is not fully codified.