Background: Obstructivesleep apnea(OSA) is highly prevalent among professional drivers; however, its true burden in this population remains underexplored and likely underdiagnosed. Objective: This study aims to determine the prevalence of OSA and excessive daytime sleepiness (EDS) and identify their risk factors among a large representative sample of professional drivers in Tunisia. We will also evaluate the risk of accidents associated with OSA and EDS before and after the treatment. Methods: This will be a population-based and prospective study of about 3000 professional drivers. Participants will receive a structured questionnaire to evaluate five main outcomes: the likelihood of OSA, EDS, drowsy driving, related sleepiness near misses and accidents, as well as work productivity. Validated self-report measures will be used to evaluate these outcomes. Participants suspected of having OSA or EDS will undergo sleep laboratory investigations, including a sleep study. Participants who have moderate-to-severe OSA will be recommended continuous positive airway pressure (CPAP) treatment. After one year of follow-up, all participants will be re-evaluated with self-report questionnaires. For those treated with CPAP, they will undergo the Maintenance of Wakefulness Test (MWT). We will evaluate several widely used machine learning models in medical diagnosis that are known for their high accuracy, including random forests, extreme gradient boosting, and deep neural networks, to predict the probability of OSA and its association with road traffic accidents. Results: A total of 127 male drivers participated in the study, with a mean age of 39.22 (SD 8.62) years. Most participants (76/127, 60.3%) had completed secondary education, 54.3% (69/127) were smokers, and the median BMI was 25.6 kg/m2. A medical history was reported by 20.5% (26/127) of patients. The median driver experience was 8 (IQR 4.0-15.0) years. Among the drivers, 49 (39.5%) were working night shifts, and 30 (23.6%) were in hazardous materials transportation. Machinery (41.3%) was the most common mode of transportation, followed by trucks (34.9%), and light vehicles (22.2%). Notably, 11 drowsiness accidents were avoided. The overall score of presenteeism was 12.25 out of 100, whereas absenteeism was 1.74 out of 100. The overall daily activity impairment and productivity loss were 11.46 out of 100 and 12.76 out of 100, respectively. Overall, 30 (23.62%) cases were identified with either a pathological Epworth Sleepiness Scale or a positive Berlin score. Conclusions: Our preliminary findings revealed that a significant proportion of drivers were at a high risk of OSA. Our results will pave the way for the creation of a clinical screening instrument that can identify sleep-wake disturbances in professional drivers. This is likely to have a significant impact on the legal regulations concerning driving fitness and road safety.
INTRODUCTION:Lipoid pneumonia is a rare disease affecting adults' which frequency increases with age. Exogenous lipoid pneumonia results from the penetration, usually by inhalation, of oily substances into the pulmonary parenchyma. AIM:To study the clinical and radiological features of exogenous lipoid pneumonia and to define therapeutic strategies. METHODS:We performed a monocentric, retrospective study of patients followed in the Pneumology Department of the Hedi Chaker Hospital in Sfax between 2004 and 2023. The diagnosis of exogenous lipoid pneumonia was confirmed by bronchoalveolar lavage with positive Oil Red O staining or by biopsy with anatomopathological examination showing lipid-laden foamy histiocytes. RESULTS:During this period, we collected nine patients with an average age of 46. Dyspnea and cough were the most frequent symptoms. Chest computed tomography revealed ground-glass opacity in five cases, parenchymal condensations in three cases and crazy paving in three cases. The frequent risk factors were occupational exposure to a lipid in five cases and consumption of a lipid product in four cases. In terms of treatment, four patients underwent occupational reclassification and a declaration of occupational disease. Systemic corticotherapy was indicated in six patients. CONCLUSION:Exogenous lipoid pneumonia is a rare entity. This study highlights the difficulty of making a diagnosis, due to misleading clinico-radiological presentation in the absence of exposure.
Introduction Le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) est une pathologie dont la prévalence ne cesse d’augmenter et qui présente un retentissement négatif sur la qualité de vie des patients. Il ne serait donc pas surprenant de constater une incidence accrue des troubles sexuels chez ces patients. Méthodes Il s’agissait d’une étude transversale, descriptive, qui s’est déroulée à l’unité des consultations externes de pneumologie au CHU Hédi Chaker de Sfax au cours de la période s’étalant du mois d’octobre 2022 au mois de janvier 2023. Pour évaluer la somnolence diurne, la fonction sexuelle masculine et féminine, les symptômes anxieux et dépressifs et la satisfaction sexuelle, nous avons utilisé l’échelle de somnolence d’Epworth, l’échelle International Index of Erectile Function (IIEF15), l’échelle Female Sexual Function Index (FSFI), l’échelle Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS) et l’indice de satisfaction sexuelle (ISS). Résultats Nous avons inclus 44 patients atteints de SAOS. L’âge moyen des patients était de 55,61±11,67 ans avec des extrêmes de 33 et 73 ans et une sex-ratio (H/F) égal à 1,09. Ils étaient de niveau scolaire primaire dans 61,4 %, sans activité professionnelle dans 61,3 %, de niveau socioéconomique moyen dans 75 % et d’origine urbaine dans 68,2 % des cas. Une comorbidité médicale au SAOS a été retenue chez 79,5 % des patients, la plus fréquente était l’hypertension artérielle par 63,9 %. Les signes cliniques du SAOS les plus fréquents étaient présentés par le ronflement (95,5 %), l’étouffement ou suffocation (70,5 %) et les réveils répétés (81,8 %). L’IMC moyen des patients était de 34,9kg/m2±6,76. Selon l’IAH, les patients présentaient un SAOS sévère (56,8 %), modéré (22,7 %) et léger (20,5 %), et une nycturie supérieure ou égale à deux fois dans 56,8 %. La durée moyenne de leur vie conjugale était de 28,84 ans. Quarante patients (90,9 %) étaient en bonne entente avec leurs partenaires. Durant le mois précèdent l’étude, ils avaient en moyenne 3,05 rapport sexuel (RS) par mois. Ils désiraient dans 50 % des cas avoir des RS. Vingt-sept patients (61,4 %) pensaient que leur maladie a limité leur activité sexuelle. Cinq patients (1,4 %) ont rapporté qu’ils ont été interrogés par leur médecin traitant sur la présence d’éventuelles difficultés sexuelles secondaires à l’apparition du SAOS. Les patients pensaient que leur médecin traitant devrait aborder avec eux cette question dans 61,4 % des cas. Les patients présentaient une somnolence diurne excessive dans 50 % des cas objectivée par l’échelle de somnolence d’Epworth. La prévalence de la dysfonction sexuelle masculine était estimée à 56,5 %, celle de la dysfonction érectile à 91,3 % (évaluer par le score IIEF15), alors que la dysfonction sexuelle féminine était estimée à 71,4 % (évaluer par le score FSFI). Les causes de la perturbation de la fonction sexuelle au cours du SAOS seraient probablement multifactorielles. L’excitation chez les femmes et l’érection chez les hommes est obtenue par l’intégration de facteurs psychologiques, neuronaux, hormonaux et vasculaires. Dans notre étude, la satisfaction sexuelle évaluée par l’ISS a objectivé un score moyen de 49,93±17,5. Selon l’échelle HADS, les patients présentaient une symptomatologie anxieuse certaine dans 36,4 % et une symptomatologie dépressive certaine dans 29,5 % des cas. Conclusion Nos résultats montrent que les patients souffrant de SAOS, en plus des symptômes liés à leur maladie, éprouvent des troubles sexuels et une détresse psychologique qui affectent leur qualité de vie sexuelle. Ces résultats suggèrent que la prise en charge du SAOS peut également se traduire par une amélioration de la vie sexuelle et une réduction de l’anxiété et de la dépression chez ces sujets.
Introduction Le sommeil est crucial pour le bien-être humain. Les femmes sont réputées être plus vulnérables aux troubles du sommeil et sont plus susceptibles de souffrir de leurs conséquences. Objectifs Détecter les facteurs prédictifs de mauvaise qualité de sommeil chez la femme tunisienne. Méthodes Une étude transversale comparative et analytique a été menée par l’équipe du département de sommeil et de ventilation, au service de pneumologie du CHU Hedi Chaker de Sfax Tunisie. La collecte des données a été réalisée d’octobre 2022 à avril 2023. Une enquête électronique en ligne, a été menée pour la collecte des données. L’indice de qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI), l’indice d’Organisation mondiale de la santé (WHO-5), l’échelle de somnolence d’Epworth (ESS) étaient utilisés et l’insomnie a été dépistée avec une version arabe validée d’ISI. Deux groupes ont été individualisés : G1 : citoyens de sexe féminins (n=1181, 57,5 %) ; G2 : citoyens de sexe masculins (n=864, 42,5 %). Résultats On a inclus un total de 2045. Le G1 était plus jeune que le G2 avec un âge moyen (34 vs 38 ans) p<0,001. L’IMC moyen dans G1 était de 25,17±4,22 vs 26,07±3,79 dans G2 avec p=0,0003. Près de 88 % de G1 possédaient un diplôme universitaire (n=1041) et à l’alentour 90 % (n=1045) étaient employées de catégories de cols blancs (p<0,001). Pour les comorbidités, le G1 avaient plus de sinusite chronique, de maladies auto-immunes, et d’hypothyroïdie (p<0,001, p<0,001, p=0,015 respectivement). Le G2 étaient plus consommateurs de tabac et de l’alcool (p<0,001) avec une corrélation forte (0,489) et positive. Cependant le G1 consommaient plus de stimulants (p<0,001) avec un usage chronique d’analgésiques, d’hypnotiques ou de sédatifs plus marquée (p<0,001). Pour habitude de vie, le dîner copieux était un repas préféré chez le G2 (p<0,001) tandis que le G1 passaient plus de temps sur internet avant l’heure de coucher (p<0,001). Le G1 étaient plus susceptibles d’avoir une dépression (p<0,001), et d’éprouver un mal être (p<0,001). De plus, le score de bien être (WHO 5) était pathologique surtout chez le G2 (66,3 %) avec (p<0,001). Concernant les caractéristiques horaires du sommeil, il n’y a pas de différence entre les 2 groupes. La somnolence diurne excessive (SDE) et l’insomnie étaient plus fréquent chez le G1 avec respectivement (p<0,001) et (p=0,00016). Les facteurs associés à une mauvaise qualité de sommeil étaient : l’activité professionnelle (p=0,04 ; OR=0,604), le temps passé sur internet (p=0,001 ; OR=1,08), les analgésiques (p=0,014 ; OR=0,71), les hypnotiques (p=0,002 ; OR=0,48), les sédatifs (0,024 ; OR=0,63), les sinusites (p=0,006 ; OR=0,55), les maladies psychiatriques (p=0,011 ; OR=0,36), SDE (p<0,001 ; OR=2,105), l’insomnie (p=0,047 ; OR=9,214). Conclusion La prévalence de la mauvaise qualité du sommeil observée chez les femmes tunisienne est en hausse. Cela s’explique par des conditions spécifiques à certaines habitudes de vie telles que l’utilisation fréquente d’internet, la consommation des analgésiques et des hypnotiques. De telles femmes doivent subir une optimisation de la gestion de leur sommeil.
Introduction L’asthme est une cause fréquente d’hospitalisation annuelle. De nombreux efforts doivent être déployés pour améliorer les connaissances des patients afin qu’ils comprennent leur maladie et développent des stratégies d’adaptation. Cela permettra de contrôler les symptômes et d’améliorer l’observance du traitement et la qualité de vie. Objectif Cette étude visait à évaluer les effets d’une intervention éducative structurée sur les connaissances relatives à l’asthme, le contrôle de la maladie, l’observance du traitement et la qualité de vie des asthmatiques. Méthodes Cette étude a porté sur 100 patients asthmatiques. Le questionnaire sur les connaissances des patients adultes sur l’asthme (AP-AKQ), le test de contrôle de l’asthme (ACT), l’échelle d’observance des médicaments de Morisky (MMAS-8) et le mini questionnaire sur la qualité de vie des asthmatiques (mini-AQLQ) ont été remplis avant et après deux mois d’intervention éducative. Résultats Après l’intervention éducative, il y a eu une amélioration significative (p<0,001) du score AP-AKQ de 38,00 (37,00–43,00) à 50,00 (47,00–52,00), du score ACT de 17,00 (16,00–20,00) à 20,00 (19,00–21,00), le score MMAS-8 de 7,00 (4,00–8,00) à 8,00 (6,00–8,00), et le score mini-AQLQ de 5,09 (4,74–5,32) à 5,88 (5,35–6,25). Conclusion Nos résultats suggèrent que les interventions éducatives peuvent améliorer le contrôle de la maladie, l’adhésion aux médicaments, la qualité de vie et les connaissances, en particulier si les patients sont impliqués et expriment leurs besoins spécifiques.
INTRODUCTION:Noninvasive ventilation (NIV) requires ongoing monitoring to ensure optimal therapeutic efficacy. The S3-noninvasive ventilation (S3-NIV) questionnaire was recently developed as a brief, repeatable, self-administered tool for the routine clinical evaluation of patients on long-term home NIV. This study aimed to produce an Arabic translation and cultural adaptation of the S3-NIV questionnaire and to assess its psychometric properties. METHODS:This was a descriptive, cross-sectional study involving patients with stable chronic respiratory disease treated with long-term home NIV. The Arabic version of the S3-NIV questionnaire was developed from the original French version through a standardized translation and back-translation process. The resulting instrument was evaluated for reliability and construct validity. RESULTS:A total of 150 patients were enrolled. The Arabic S3-NIV questionnaire demonstrated good internal consistency for the total score (Cronbach's alpha = 0.76; 95% CI: 0.69 to 0.83) and for the "respiratory symptoms" domain (Cronbach's alpha = 0.793; 95% CI: 0.728 to 0.858). The "sleep and side effects" domain showed lower reliability (Cronbach's alpha = 0.573; 95% CI: 0.266 to 0.880). Both the total score and the two subscale scores showed weak negative correlations with the Epworth Sleepiness Scale (ESS), modified Medical Research Council (mMRC) scale, pain visual analogue scale (VAS), and fatigue VAS. Exploratory factor analysis explained 54.6% of the total variance, supporting the internal structure of the Arabic version. CONCLUSION:The Arabic version of the S3-NIV questionnaire demonstrates acceptable reliability and construct validity, particularly for the assessment of respiratory symptoms. It is a suitable tool for routine clinical use in Arabic-speaking patients receiving home NIV, although further refinement of the "sleep and side effects" subscale is recommended.
Night shift work is common today and disrupts circadian rhythms, leading to health concerns. This study examines the impact of night shifts on sleep quality among Tunisian workers, determines the prevalence of sleep disorders, and identifies factors associated with poor sleep quality. This cross-sectional study employed an online questionnaire to assess sleep disorders among night workers aged 18 and older. Key measures included sleep quality, daytime alertness, mood, and subjective well-being, assessed with validated Arabic versions of the Pittsburgh Sleep Quality Index (PSQI), Insomnia Severity Index (ISI), Epworth Sleepiness Scale (ESS), Patient Health Questionnaire-9 (PHQ-9), and WHO-Five Well-Being Index (WHO-5). A study of 503 Tunisian night shift workers aged 25 to 64 revealed significant sleep disturbances. Poor sleep quality (PSQI score > 5) was found in 59.4
INTRODUCTION:Non-invasive ventilation (NIV) is beneficial in hypercapnic acute respiratory Failure (ARF) for enhancing alveolar ventilation and reducing the need for intubation. Follow- Up care is essential for effective management. Our study aims to identify best practices for acute NIV and home follow-up. METHODS:Observation al study of hospitalized patients with hypercapnic ARF treated with NIV In the Pneumology Department. RESULTS:We included 64 patients with a sexratioof1.3.The meanage was 66.66±2years. Respiratory pathologies were dominated by chronic obstructive pulmonary disease (45.3%, n=29),obesity-hypoventilation syndrome(17.18%,n=11),and bronchiectasis (15.8%,n=10). On admission,all patients were in respiratory acidosis(pH=7.32±0.04,PaCO2=67.87±11 mmHg,PaO2=55.56±10mmHg).The mean to talduration of NIVuse was7.21days±2.7. Three groups were defined:group1(G1:46.8%, n=30)(including patients discharged without Home NIV),group2(G2:26.6%,n=17)including patients discharged on long-term NIV, and group3(G2:26.6%,n=17)including patients with adelayed indication for NIV. Recurrence of ARF was noted in26.56% of patients(n=17).Themortality ratewas7.8%(n=5). CONCLUSION:A protocol for monitoring and prescribing NIV at home is needed to improve Quality of life and survival and prevent ARF recurrence.
Introduction La mise en œuvre de la ventilation non invasive (VNI) pour les patients souffrant d’insuffisance respiratoire chronique (IRC) à domicile nécessite des ressources et des efforts considérables. Il est donc crucial de s’assurer que les bénéfices de la VNI se traduisent par des améliorations significatives de l’état clinique et de la qualité de vie des patients. Par conséquent, l’évaluation de l’impact de la VNI sur les patients atteints d’IRC implique l’évaluation de plusieurs paramètres, notamment la fonction pulmonaire, la qualité du sommeil, les gaz du sang artériel, les taux de réhospitalisation, les taux de survie et la tolérance au traitement. Une surveillance complète et un suivi régulier sont essentiels pour optimiser la thérapie par VNI et garantir des résultats favorables pour les patients atteints d’IRC. Méthodes Nous avons réalisé une étude transversale comparative incluant des patients bénéficiant d’une ventilation mécanique à domicile suivis dans un service de pneumologie tunisien entre janvier 2022 et décembre 2023. Nous avons comparé la qualité du sommeil de deux groupes : G1 : patients avec une bonne adhérence à la VNI ; G2 : patients non conformes à la VNI. Notre objectif était d’évaluer l’impact de la bonne adhérence à la VNI sur la qualité du sommeil des patients souffrant d’insuffisance respiratoire. Résultats Nous avons inclus 150 patients, dont 66 femmes, avec un âge moyen de 66 ans. Parmi les indications de la VNI, 43 % des patients avaient une BPCO sans syndrome d’apnée du sommeil, 8 % un syndrome de chevauchement, 25 % un syndrome d’obésité-hypoventilation, 16 % une bronchiectasie et 6 % une maladie neuromusculaire. Le groupe 1 (G1) comprend les « patients conformes à la VNI » (n=130, 86 % des cas), tandis que le groupe 2 (G2) inclut les « non conformes » (n=20, 13,4 % des cas). Le sexe n’a pas eu d’influence sur la conformité. Trente-huit pour cent des patients du G1 avaient une mauvaise qualité du sommeil contre 50 % des patients du G2, avec un score d’Epworth supérieur à 9 chez 13,1 % des patients du G1 contre 35 % des patients du G2. Une mauvaise qualité du sommeil était plus fréquemment associée à une hypercapnie (paCO2moyenne=46cmH2O dans le G1 contre PaCO2 moyenne=51cmH2O dans le G2). Conclusion Globalement, les maladies respiratoires chroniques détériorent le sommeil, impactant le temps total de sommeil, l’efficacité du sommeil et l’architecture du sommeil. La ventilation non invasive nocturne peut restaurer la qualité du sommeil, comme documenté par la polysomnographie (PSG). Les bénéfices potentiels du contrôle de l’hypoventilation alvéolaire et de l’utilisation de la ventilation mécanique pour améliorer la qualité du sommeil, notamment dans les cas où un repos des muscles respiratoires est nécessaire, sont ainsi soulignés.
Introduction Le sommeil est une phase physiologique essentielle au cours de laquelle le corps restaure et régénère les tissus ainsi que les fonctions sollicitées durant la journée. Par conséquent, la qualité du sommeil a un impact significatif sur la santé physique et mentale. Cependant, divers facteurs peuvent perturber et altérer le bon déroulement du sommeil. Objectifs : évaluer la qualité du sommeil au sein de notre population et identifier les facteurs susceptibles de l’interférer pour mettre en place des interventions visant à améliorer le sommeil. Méthodes Une étude transversale comparative et analytique a été menée par l’équipe du département de sommeil et de ventilation, au service de pneumologie du CHU Hedi Chaker de Sfax Tunisie. La collecte des données a été réalisée d’octobre 2022 à avril 2023. Une enquête électronique en ligne, a été menée pour la collecte des données. L’indice de qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI), l’indice de bien-être d’Organisation mondiale de la santé (WHO-5), l’échelle de somnolence d’Epworth (ESS) ont été utilisées et l’insomnie a été dépistée avec une version arabe validée de l’index de sévérité de l’insomnie (ISI). Résultats Il s’agissait de 2045 adultes avec une prédominance féminine (n=1181). L’âge moyen était de 37,5±10,77 ans. Les personnes étaient mariées dans (58,4 %). Le tabagisme était noté dans (17,3 %) des cas. L’utilisation de tranquillisants et de somnifères était notée dans (2,3 %). La prise de stimulants était très fréquente (85,7 %). Plus que la moitié des gens (86 %) naviguaient toujours sur Internet avant d’aller se coucher. Les maladies chroniques étaient présentes dans 26 % des cas dont les plus fréquentes étaient : les maladies gastro-intestinales (7,6 %), suivies des arthrites d’origine auto-immunes (n=152, 7,4 %). Le temps moyen d’endormissement était de 23minutes. Le score de bien-être moyen (WHO-5) était de 7,29±5,9. Le score de somnolence moyen (ESS) était de 8,39±4,71. L’indice moyen de la qualité du sommeil (PSQI) était de 6,3±3,17. Il était pathologique dans plus que la moitié des cas, et était associé à l’âge jeune (p<0,001), sexe féminin (p<0,001), statut maritale (p<0,001) tabagisme et utilisation de l’internet avant de se coucher (p<0,001). Le score moyen d’ISI était 7,8±5,5. Une insomnie a été notée chez 46 % dont 2 % avaient une insomnie sévère. Elle était associée à (un PSQI>=5) avec p<0,001, ESS>=11 p<0,001 et utilisation des stimulants p=0,002. Conclusion Le style de vie, comprenant le tabagisme, la sédentarité et la consommation de stimulants, ainsi que les impacts de la modernisation, peuvent profondément affecter la qualité de vie. Par conséquent, il est crucial de mettre en place des mesures préventives et de sensibiliser la population pour réduire la prévalence de ces problèmes et améliorer la qualité du sommeil.
BACKGROUND:Poor patient adherence to continuous positive airway pressure (CPAP) remains a common challenging issue and a major cause of treatment failure in patients with obstructive sleep apnea-hypopnea syndrome (OSAHS). Our study aims to test the hypothesis that therapeutic patient education (TPE) combined with augmented clinical support (ACS) at CPAP initiation would improve CPAP adherence and treatment outcomes compared to usual care. PATIENTS AND METHODS:We will perform a prospective, randomized, controlled, parallel-group trial including 60 adult patients newly diagnosed with severe OSAHS. Each patient will be randomly assigned to either the TPE group or the usual care group and then scheduled to start CPAP therapy within 1-2 weeks after the nocturnal polygraph recording. For the TPE group, CPAP initiation will be performed at the hospital during a 3-hour educational session that will include 4 workshops entitled: "What's OSAHS", "CPAP machine: what is it? How does it work? And what does it serve for?", "How to use your CPAP and fit your mask" and "How to deal with CPAP side effects". The educational team will include a sleep disorders specialist, a sleep nurse, and a CPAP technician. As educational tools, we will use a short storytelling video in the local language, live demonstrations and a daily desk calendar with 60 removable sheets and 1 tip on CPAP therapy on each sheet. Patients assigned to the usual care group will undergo CPAP initiation at home under the guidance of a CPAP technician and will not receive additional educational support beyond the documents provided by the manufacturers. Our primary outcome is unadjusted CPAP adherence measured in hours/night at 1, 3, and 6 months after CPAP initiation. Our secondary outcome is functional status at the 6-month follow-up, which included snoring, nasal obstruction symptoms, subjective quality of life, fatigue, emotional status, cognitive function, insomnia and excessive daytime sleepiness (EDS). CONCLUSION:We designed this original protocol by combining TPE with ACS. We hope that our findings will help us improve CPAP adherence among Tunisian patients with OSAHS.
Introduction : La pneumonie lipidique est une affection rare de l’adulte dont la fréquence augmente avec l’âge. La pneumonie lipidique exogène résulte de la pénétration, le plus souvent par inhalation, dans le parenchyme pulmonaire, de substances huileuses. Objectif : Étudier les présentations clinico-radiologiques des pneumonies lipidiques exogènes et préciser les stratégies thérapeutiques. Méthodes : Nous avons procédé à une étude monocentrique, rétrospective d’observations de patients suivis dans le service de Pneumologie du CHU Hédi Chaker de Sfax durant la période entre 2004 et 2023. Le diagnostic de pneumonie lipidique exogène a été confirmée par un lavage broncho-alvéolaire avec coloration OilRed O positive ou par la présence des histiocytes spumeux chargés de lipides à l’examen anatomopathologique. Résultats : Nous avons colligé 9 dossiers de patients d’âge moyen de 46 ans. La dyspnée et la toux ont été les symptômes révélateurs les plus fréquents. La tomodensitométrie thoracique a objectivé des images en verre dépoli dans 5 cas, des condensations parenchymateuses dans 3 cas et un crazy paving dans 3 cas. Les facteurs favorisants ont été l’exposition professionnelle à un lipide dans 5 cas et la consommation d’un produit lipidique dans 4 cas. Un reclassement professionnel et une déclaration de maladie professionnelle a été préconisée pour 4 patients Une corticothérapie systémique a été indiquée chez 6 patients. Conclusion : La pneumonie lipidique exogène constitue une entité nosologique de rencontre rare. Ce travail met en lumière le diagnostic difficile en raison d’une présentation clinico-radiologique parfois trompeuse en l’absence d’exposition évoquée d’emblée.
Objectives. - Our study aimed to assess anxiety, depression, and post-traumatic stress disorder in post coronavirus disease 2019 (COVID-19) and identify associated factors. Patients and methods. - Our study is a descriptive and analytical cross-sectional study carried out during the period from March 1 to May 15th 2021 on patients who were hospitalized and discharged from the COVID-19 unit in the pneumology department at the Hedi Chaker hospital in Sfax (Tunisia). Patients who met all of the following criteria were included: aged 18 and over; having a diagnosis of COVID-19 by polymerase chain reaction (PCR) and/or by CT scan; monitored at the COVID-19 unit and who their clinical conditions did not require intensive care; survivors after 3 months of discharge; and having given their informed and informal consent to participate in the study. Results. - Our study included 154 patients. The prevalence of anxiety, depression and post-traumatic stress disorder was 24.7%, 11% and 13.6% respectively. We found an association between depression and female gender (P = 0.025), gastrointestinal involvement (P = 0.002) and stigma (P = 0.002). We found an association between anxiety and grade level (P = 0.034), and between anxiety and asthenia (P = 0.032). Conclusions. - Anxiety, depression, and post-traumatic stress disorder were independent of the majority of disease characteristics including the severity of COVID-19. (c) 2022 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Introduction COVID-19 affected humankind worldwide in different aspects of life. Survivors still report the effects of the pandemic on daily life, physical health, and mental health. Objectives To assess effects of the pandemic on the mood and the quality of life of the survivors. Methods We conducted a prospective cohort study including 121 Tunisian COVID-19 inpatients who had been discharged alive from hospital. Each enrolled patient was asked about the period before the hospital stay, and the 6-9 month-period after hospital discharge, using several scales: the validated Arabic version of “Patient Health Questionnaire” (PHQ-9) to screen for depressive symptoms, and “EuroQol five-dimension three-level” (EQ-5D-3L) to assess the quality of life. Results The median age of participants was 59 years, with extreme values ranging from 18 to 80. Among them, 51.2% were females. As compared with baseline statue of patients, the depressive dimension assessed through PHQ was significantly impaired (7.05 vs 1.12; p<0.001). The different dimensions of the EQ-5D-3L showed significant deterioration in mean scores (mobility:1.09 vs 1.31, p<0.001; selfcare:1 vs 1.11, p=0.001; daily activities:1.09 vs 1.49, p<0.001; pain and disturbance: 1.17 vs1.49, p<0.0005 and anxiety and depression: 1.07 vs 1.57, p<0.001). Depressive symptoms were 10 times more frequent in post-COVID (57.9% vs 5.7%). The post-COVID PHQ-9 score was correlated with the post-COVID EQ-5D-3L score (p=0.033). Conclusions This study points out the long-term impact of the COVID infection. Therefore, the clinician should screen for possible psychological distress even after resolution of the disease, in order to guarantee a better quality of life. Disclosure of Interest None Declared
Background: Sleep quality and disturbances have gained heightened scholarly attention due to their well-established association with both mental and physical health. This study aims to assess sleep-wake habits and disturbances in Tunisian adults. Methodology: This cross-sectional study employed an online questionnaire to assess 3074 adults >= 18 years. Primary outcomes, including sleep quality, daytime vigilance, mood, and subjective well-being, were measured using validated questionnaires [the Pittsburgh Sleep Quality Index (PSQI), the Insomnia Severity Index (ISI), the Epworth Sleepiness Scale (ESS), the Patient Health Questionnaire (PHQ)-9, and the World Health Organisation-Five Well-Being Index (WHO-5)]. Results: Less than two-thirds (n= 1941; 63.1%) of participants were females and the mean age was 36.25 +/- 13.56. The prevalence of poor sleep quality was 53.8% when defined as a PSQI > 5. The prevalence of insomnia, short sleep duration, long sleep duration, EDS, severe depression, and poor well-being were 14.5%, 34.7%, 12.3%, 32.4%, 7.4%, and 40.2%, respectively. Some factors were associated with an increased likelihood of poor sleep quality, including female gender, chronic hypnotics use, internet use close to bedtime, daily time spent on the internet >3 hours, smoking, university- level education, nocturnal work, severe depression, impaired well-being status, insomnia, and EDS. Conclusion: The high prevalence of sleep-wake disturbances among Tunisian adults emphasizes the need for an appropriate screening strategy for high-risk groups. Individuals with unhealthy habits and routines were significantly more likely to experience these kinds of disturbances. Consequently, there is a pressing need for educational programs on sleep to foster healthier sleep patterns.
Introduction (contexte de la recherche) La rhinite allergique (RA) et le syndrome d’apnée hypopnée obstructif du sommeil (SAHOS) sont deux pathologies fréquentes qui peuvent coexister. En effet, la RA contribue à l’obstruction des voies respiratoires supérieures, ce qui aggrave les symptômes du SAHOS et limiter la tolérance et l’efficacité d’un support ventilatoire. Objectif L’objectif de notre travail était d’étudier l’effet d’un support éducatif, sur le succès thérapeutique des malades ventilés et en étudier les autres facteurs prédictifs. Méthodes Étude observationnelle, prospective, monocentrique, descriptive et analytique à propos de 17 malades suivis au service de pneumologie et d’allergologie pour SAHOS et utilisant déjà un support ventilatoire nocturne avec difficulté. L’échelle visuelle analogique était utilisée pour mesurer le degré des gènes. Le score PAREO était utilisé pour évaluer la rhinite. Résultats L’âge moyen était de 61,29±10,22. Les malades rapportaient une aggravation des symptômes de la rhinite à cause du support ventilatoire dans n=11 cas soit 64,7 %. Les symptômes étaient modérés à sévères dans 35,29 %. Le score moyen de la gène nasale était de 6,64±0,99. Le score PAREO était>2 dans 58,82 % des cas. L’observance du support ventilatoire était mauvaise chez 41,17 %. Après l’éducation thérapeutique, la rhinite était qualifiée de légère chez 82,35 %, et le score PAREO était ≤ à 2 chez 82,35 %. La gène nasale globale avait une moyenne de 5,11. L’observance du support ventilatoire était bonne dans 47,05 %. La satisfaction des supports éducatifs avait une valeur moyenne de 6±3,3. La lecture du support fourni était associée au succès de l’éducation thérapeutique de manière significative (p<0,001). La bonne observance du support ventilatoire était associée significativement au succès du programme éducatif (p<0,001). La satisfaction des malades concernant les Supports éducatifs étaient significativement associés au succès thérapeutique (p<0,001). Cependant, la satisfaction des patients en était significativement prédictive (p<0,001). Conclusions L’éducation thérapeutique est un élément indispensable de la prise en charge des patients ventilés, ayant une rhinite obstructive. Elle est complémentaire de la stratégie thérapeutique.