Prognostic assessment of pulmonary embolism (PE) by transthoracic echocardiography (TTE) and CT-scan has been proposed in patients with intermediate risk according to the ESC guidelines. The aim of this study is to assess the accuracy of this multimodality imaging strategy in routine practice. We reviewed from our database all consecutive patients hospitalized for acute PE between July 2011 and June 2019. Right ventricular (RV) size/dysfunction was systematically assessed by TTE and CT-scan in patients classified as intermediate risk (defined as a sPESI score ≥ 1) and was defined as RV/LV ratio ≥ 1. In-hospital outcome was systematically assessed and was compared according to the classification of PE severity and the combined use of TTE and CT-scan and the separated use of these 2 imaging modalities. We studied 708 patients (49.5% female, median age 68 years) presenting with acute PE. Fifty patients (7%) had shock or hypotension on arrival, meeting the criteria for high-risk PE with an in-hospital mortality of 38%. Among the 658 patients without high-risk PE, 336 patients had a sPESI score ≥ 1 and were considered as intermediate risk PE. TTE classified 124 patients as intermediate–high-risk PE versus 132 patients by CT-scan, 165 patients by TTE or CT-scan and 91 patients by both TTE and CT-scan. In intermediate–high-risk PE (RV dysfunction), in-hospital mortality was 11.3% using TTE alone, 9.8% using CT-scan alone, 9.1% with positive TTE or CT-scan and 13.2% using TTE and CT-scan (P = 0.75). In-hospital mortality was 5.6% in intermediate-low risk PE and 0.6% in low risk PE (sPESI = 0). In intermediate–high-risk PE, the accuracy of combined TTE and CT-scan or TTE or CT-scan used alone is similar for the assessment of PE prognosis.
Introduction : La difficulté des reprises chirurgicales des échecs d’arthroplastie totale de cheville (ATC) est multifactorielle, liée à l’importance de la perte de substance osseuse, à la qualité tégumentaire et à la déformation secondaire de l’arrière-pied. Elles peuvent consister en un rescellement prothétique ou une arthrodèse tibiotalienne ou tibiotalocalcanéenne (TTC). Nous rapportons une série de sept patients ayant bénéficié d’une arthrodèse TTC par clou centromédullaire rétrograde après échec d’ATC. Matériel et méthodes : Entre 2012 et 2017, sept échecs d’ATC ont bénéficié d’une arthrodèse TTC par enclouage rétrograde. Six femmes, un homme d’âge moyen 61,3 ans (52–77) ont été opérés suite à un descellement pour six patients et une infection pour un patient. La durée moyenne entre l’ATC et l’arthrodèse était de 9,2 ans (1,3–19). Une allogreffe était utilisée dans cinq cas, associée à une autogreffe dans deux cas. Un patient a bénéficié d’un espaceur en métal trabéculaire. Les variables cliniques étaient l’échelle visuelle analogique (EVA), l’évaluation de la satisfaction subjective, le score AOFAS et le score SF-36. Le bilan paraclinique se composait d’une radiographie standard en charge de face et de profil et d’un scanner en cas de suspicion de pseudarthrodèse. Résultats : Le suivi moyen était de 33,1 mois (6–72). Au dernier recul, l’EVA moyenne était de 3/10. Six patients se sont déclarés très satisfaits ou satisfaits. Le score AOFAS moyen était de 58,2 (51–66), le SF-36 physique de 33,5 et le SF-36 mental de 57,1. Le taux de fusion radiographique atteignait 86 % (6/7 chevilles) avec un délai moyen de 11,2 semaines (7–12). Une pseudarthrodèse sous-talienne confirmée au scanner a été reprise, aucune autre complication n’a été relevée. Discussion : Le taux de consolidation et les résultats cliniques sont satisfaisants chez les patients bénéficiant d’arthrodèse TTC par clou rétrograde après échec d’ATC. Dans les cas où l’articulation sous-talienne est arthrosique ou s’il existe une perte de substance osseuse massive, cette technique apparaît être la technique de référence.
Abstract Introduction Immune therapy is a new option that has revolutionized cancer therapy. Immune checkpoint inhibitors target mostly either PD-1 (Pembrolizumab, Nivolumab) or PD-L1 (Durvalumab). Immune-related cardiotoxic side effects, among them, tamponade, initially thought to be rare, seem to be increasingly cited in the literature. Moreover, tobacco smoking is linked to 80% of lung cancers. Smoking during cancer therapy may influence on radiotherapy and chemotherapy outcomes but little is known on immunotherapy. Purpose We aimed to review all the published cases of tamponade during immune therapy for lung cancer and to report all the cases that occurred in the University Hospital Ambroise Paré. We also wanted to highlight the possible impact of tobacco on immunotherapy. Methods We conducted a literature review in the PubMED database, from database inception up to 02/14/2020, with a combination of the following terms: “tamponade AND ((immune checkpoint inhibitors) OR (PD-1) OR (PD-L1))”. We also reported all the tamponade cases occurred in our hospital from the beginning of immune checkpoint inhibitors therapy existence up to 02/14/2020. Results Seventeen cases citing tamponade were identified in the literature to which we added 3 cases from our hospital. Mortality rate at 1 month was of 20%. Nivolumab was involved in 80%, Pembrolizumab in 10% and Durvalumab in 10%. In 75%, lung cancer was with a stage IV. Men accounted for 85% and mean age was of 62 years. Active smokers represented 85% and passive smokers existed in 5%, after diagnosis, smoking cessation was done in 10%. Tamponade occurred either shortly after the first administrations but also after several doses. Pericardial fluid cytology revealed malignant cells in half of the cases and microbiology was always negative. For all the cases, excepted for one who was directly considered as palliative, an evacuation of the pericardial fluid was done. In 45% a corticotherapy was initiated. Two cases quickly worsened after pericardial evacuation by unmasking a probable myocarditis with cardiogenic shock which needed the use of a veno-arterial extracorporeal membrane oxygenation. Conclusions Tamponade under immune checkpoint inhibitors therapy appears less rare than initially thought and mortality rate at one month was not negligible. The use of regular echocardiography during this immune therapy may be crucial in detecting early stages of the disease process and smoking cessation should also be advised for these patients. The prevalence of complications among all the patients both exposed to immune therapy and tobacco could not be calculated in this work (case-reports), but some recent studies may indicate survival gains of smoking cessation. Further research establishing more specific guidelines is naturally necessary in dealing with this potentially fatal effect but also in establishing the possibly additional role of smoking in the cardiotoxicity of immunotherapy. Funding Acknowledgement Type of funding source: None
L’ostéome ostéoïde (OO) représente 10 à 12 % des tumeurs osseuses bénignes. Le pied et la cheville sont concernés dans 2 à 15 % des cas. La résection chirurgicale à ciel ouvert est maintenant supplantée par les techniques percutanées guidées par le scanner qu’il s’agisse de la thermocoagulation par radiofréquence, de la photocoagulation laser ou de la cryoablation. Cette étude a pour but d’évaluer l’efficacité thérapeutique de la thermocoagulation scanoguidée (TPS). Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant tous les OO traités par TPS au CHRU de Lille entre 2003 et 2015, ayant un recul minimum d’un an. Dix-sept patients ont été inclus, dix hommes et sept femmes, d’âge moyen 24 ans. Quinze patients ont fait l’objet d’une évaluation par questionnaire téléphonique au recul moyen de 93 mois. Les douleurs ont disparu dans un délai moyen de 4,5 jours. La reprise du travail se faisait en 11 jours en moyenne. Le degré de satisfaction moyen est de 92 %, le score SF-36 de 93, le score FAAM de 177. Une seule récidive est à signaler, mais aucune complication cutanée ou vasculonerveuse. Le traitement des OO localisés au pied et à la cheville par TPS permet d’excellents résultats sans morbidité.
Introduction: De nombreuses chaussures thérapeutiques de décharge de l’avant-pied existent sur le marché avec des profils différents. Le déséquilibre postural induit par la chaussure à appui postérieur nous a fait évoluer vers des chaussures à semelles plates. L’objectif de l’étude était d’évaluer les performances de deux modèles de chaussures thérapeutiques dans la chirurgie de l’hallux valgus (HV).Matériels et méthodes: Il s’agit d’une étude prospective, comparative et randomisée de janvier 2018 à février 2019. Quarante-cinq patients (47 pieds) souffrant d’un HV symptomatique léger ou modéré ont été inclus. Les deux chaussures postopératoires étudiées étaient : la chaussure CHV SOBER® (laboratoire SOBER, France) et de HALTEN® (laboratoire Podonov, France). Les patients ont bénéficié d’une ostéotomie distale en chevron du premier métatarsien et de varisation de la première phalange type Akin. Les consignes postopératoires étaient standardisées avec prescription de la chaussure pour un mois. Le suivi clinique était réalisé à j+10, j+30 et j+90. La douleur selon l’échelle visuelle analogique, l’œdème et la satisfaction ont été évalués. Le score AOFAS (American Orthopaedic Foot and Ankle Society) était réalisé en préopératoire et à j+90. L’observance et la survenue de lombalgie étaient relevées. Radiologiquement, un contrôle était effectué à j+30 et j+90 et appréciait la consolidation des ostéotomies, le degré de correction et la récidive.Résultats: Aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes quant à l’œdème à un mois (p= 0,48) et à trois mois postopératoires (p= 0,34). Le score AOFAS à j+90 s’améliorait de 26 ± 2 points dans le groupe SOB et de 24,2 ± 2 dans le groupe HAL (p= 0,6). L’observance était statistiquement meilleure dans le groupe HAL (p= 0,002). Le score de satisfaction n’était pas statistiquement différent dans les deux groupes (p= 0,5). Radiologiquement, les résultats étaient équivalents.Conclusion: La chaussure HALTEN® permettait donc d’améliorer l’observance tout en garantissant les résultats cliniques de la chirurgie d’HV comparativement à la chaussure SOBER®.
Introduction : Les tumeurs à cellules géantes ténosynoviales (TCGTS) sont des tumeurs bénignes d’origine synoviale, de formes localisées ou diffuses, en situation extra- ou intra-articulaire. Les localisations à la cheville et au pied sont rares, et les séries publient un nombre de cas limité. L’objectif de notre étude était d’évaluer les résultats fonctionnels et le taux de récidive des TCGTS en fonction du type lésionnel et de la qualité de l’exérèse chirurgicale. Matériels et méthodes : L’étude porte sur 28 patients : 13 formes localisées et 15 diffuses. Tous les patients bénéficiaient d’une imagerie préopératoire IRM, échographique ou tomodensitométrique. Les résultats fonctionnels étaient évalués à l’aide des scores TESS et AOFAS. Une IRM de contrôle dépistait et quantifiait une éventuelle récidive lésionnelle. Résultats : L’âge moyen des patients était de 42 ans avec une prédominance féminine. Cinquante pour cent des lésions siégeaient à la cheville, 18 % au médiopied et 32 % à l’avantpied. Une résection chirurgicale était réalisée chez 25 patients (90 %). Vingt-trois patients (82 %) ont été revus au recul moyen de 64 mois, le score TESS était en moyenne de 84,2 et le score AOFAS de 78,2. Les meilleurs résultats étaient observés dans les formes localisées. Le taux de récidive était de 28 % (7 patients) à 29 mois en moyenne. Les récidives étaient plus fréquentes dans les formes extraarticulaires (36 %). La récidive altérait les résultats de façon plus significative dans les formes diffuses. Discussion : La résection chirurgicale complète reste le traitement de choix des TCGTS. Nos résultats fonctionnels sont satisfaisants et superposables à ceux de la littérature. Toutefois, un taux de récidive important des formes localisées nous fait privilégier une synovectomie plus large dans les formes extra-articulaires. Les thérapies ciblées pourraient voir leurs indications étendues afin de limiter les récidives des résections incomplètes.
BACKGROUND:Scientific guidelines consider atrial fibrillation (AF) complicating degenerative mitral regurgitation (DMR) a debated indication for surgery. OBJECTIVES:This study analyzed the prognostic/therapeutic implications of AF at DMR diagnosis and long-term. METHODS:Patients were enrolled in the MIDA (Mitral Regurgitation International Database) registry, which reported the consecutive, multicenter, international experience with DMR due to flail leaflets echocardiographically diagnosed. RESULTS:Among 2,425 patients (age 67 ± 13 years; 71% male, 67% asymptomatic, ejection fraction 64 ± 10%), 1,646 presented at diagnosis with sinus rhythm (SR), 317 with paroxysmal AD, and 462 with persistent AF. Underlying clinical/instrumental characteristics progressively worsened from SR to paroxysmal to persistent AF. During follow-up, paroxysmal and persistent AF were associated with excess mortality (10-year survival in SR and in paroxysmal and persistent AF was 74 ± 1%, 59 ± 3%, and 46 ± 2%, respectively; p < 0.0001), that persisted 20 years post-diagnosis and independently of all baseline characteristics (p values <0.0001). Surgery (n = 1,889, repair 88%) was associated with better survival versus medical management, regardless of all baseline characteristics and rhythm (adjusted hazard ratio: 0.26; 95% confidence interval: 0.23 to 0.30; p < 0.0001) but post-surgical outcome remained affected by AF (10-year post-surgical survival in SR and in paroxysmal and persistent AF was 82 ± 1%, 70 ± 4%, and 57 ± 3%, respectively; p < 0.0001). CONCLUSIONS:AF is a frequent occurrence at DMR diagnosis. Although AF is associated with older age and more severe presentation of DMR, it is independently associated with excess mortality long-term after diagnosis. Surgery is followed by improved survival in each cardiac rhythm subset, but persistence of excess risk is observed for each type of AF. Our study indicates that detection of AF, even paroxysmal, should trigger prompt consideration for surgery.
Abstract Background The development of carcinoid heart disease (CaHD) is still relatively unknown at present. It is difficult to define an optimal follow-up for patients initially free from cardiac involvement. The aim of this study was to assess the prevalence and the evolution of CaHD using annual echocardiographic follow-up. Methods We reviewed from our database 137 patients (61±12 years, 53% men) with histologically proven neuroendocrine tumor between 1997 and 2017. All patients underwent serial conventional transthoracic echocardiographic studies. Right-sided and left-sided CaHD were systematically assessed. We used a previous validated echocardiographic scoring system of severity for the assessment of CHD. An increase of 25% of the score was considered as significant. Results Mean follow-up was 2.6±3.5 years [0; 16]. Prevalence of CaHD was 27% (37 pts) at baseline and 36% (49 pts) at the end of follow-up. Among patients with initial CaHD followed for more than one year, disease progression was observed in 28% of cases. Among the patients free from initial cardiac involvement, an onset of the disease was observed during follow-up in 21% of cases. The onset of CHD could be very late, more than 5 years from the initial echocardiographic examination in 42% of our cases (Figure). This late occurrence of CaHD was only observed in patients presenting with new resumption of neuroendocrine tumor (symptoms, increased of 5-HIAA, occurrence of new metastasis). Conclusion Our study demonstrated that in patients without initial CaHD, cardiac involvement may occur tardily after a normal initial assessment. Our data suggest the need for prolonged echocardiographic follow-up in patients presenting with a resumption of tumor process.
La tendinopathie des fibulaires est une pathologie sous-diagnostiquée dont le principal facteur déclenchant est l’entorse de cheville. L’échec du traitement médical conduit fréquemment la réalisation d’un geste chirurgical dont les modalités varient en fonction du type lésionnel. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats cliniques et fonctionnels de la réparation tendineuse et d’analyser l’influence de l’axe de l’arrière-pied sur la qualité des résultats. Notre hypothèse était qu’un varus de l’arrière-pied altérait les résultats à moyen terme. Nous avons analysé une série rétrospective de 30 patients opérés d’une réparation des tendons fibulaires par réparation ou ténodèse au recul moyen de 20 mois. Tous les patients bénéficiaient d’une échographie ou d’une IRMN préopératoire. L’évaluation clinique faisait appel au score AOFAS et au score FAAM. L’axe de l’arrière-pied était chiffré sur les clichés en incidence de Méary en distinguant un groupe valgus (n = 11) et un groupe varus (n = 17). Le score AOFAS moyen de l’ensemble de la cohorte progressait de 74,5 ± 11,2 points avant l’intervention à 86,7 ± 9,4 points à la révision. Il existait une différence significative du score AOFAS lors de la révision (p = 0,0003) entre les patients du groupe valgus (AOFAS = 93/100) et le sous-groupe de patients présentant un varus de l’arrière-pied (AOFAS = 82/100). Le score FAAM ne révélait aucune différence significative entre les deux groupes. Le délai de prise en charge, le type lésionnel et la technique chirurgicale utilisée étaient sans influence sur le résultat clinique. Les résultats cliniques des réparations chirurgicales des tendons fibulaires sont satisfaisants et conformes aux données de la littérature mais la présence d’un varus de l’arrière-pied conduit à un résultat moins favorable pouvant faire discuter la nécessité d’une correction chirurgicale par ostéotomie de valgisation calcanéenne. IV série rétrospective de cas.
Introduction: Peroneal tendinopathy is an under-diagnosed pathology, mainly triggered by ankle sprain. Failure of medical treatment often leads to surgery, with modalities adapted to the lesion type. The present study aimed to assess clinical and functional results of tendon repair and to analyze the influence of hindfoot alignment on quality of outcome. The study hypothesis was that hindfoot varus impairs medium-term results. Materials and methods: A retrospective series of 30 patients undergoing peroneal tendon repair or tenodesis was analyzed at a mean 20 months' follow-up. All patients had preoperative ultrasound scan or NMRI. Clinical assessment was based on AOFAS and FAAM scores. Hindfoot alignment was assessed on Wary view; 2 groups were distinguished: valgus (n = 11) and varus (n = 17). Results: Mean AOFAS score improved, from 74.5 +/- 11.2 preoperatively to 86.7 +/- 9.4 at follow-up. There was a significant intergroup difference (p = 0.0003) in AOFAS at follow-up: valgus, 93/100; varus, 82/100. There was no significant intergroup difference in FAAM score. Time to surgery, lesion type and surgical technique did not influence clinical results. Discussion/conclusion: Clinical results for surgical repair of peroneal tendons were satisfactory and in line with literature reports. However, hindfoot varus was associated with poorer results, raising the possibility of correction by opening wedge calcaneal osteotomy. (C) 2018 Published by Elsevier Masson SAS.
Aggressive giant cell tumors are rare at the distal ulna. We report the results of two patients who were treated surgically using a distal ulna prosthesis stabilized by ligament reconstruction with the brachioradialis tendon. At the maximum follow-up of 18months, the two patients were satisfied. Joint range of motion and functional scores were improved. X-rays showed no recurrence or subluxation; however gradual impingement of the ulnar notch of radius by the prosthesis was visible. Our technique seems to be a viable alternative when compared with the treatments described in other published case reports.
L’objectif était d’évaluer les résultats cliniques et tomodensitométriques à 2 ans de recul minimum des hémiarthroplasties de resurfaçage dans l’omarthrose (OA) centrée. L’hypothèse était que les résultats étaient équivalents aux hémiarthroplasties à tige (HT). Cette étude rétrospective monocentrique concernait 40 prothèses Copeland™ et 65 prothèses Aequalis™ implantées de 2004 à 2012. L’âge moyen au diagnostic était de 64 ans. Les étiologies étaient une OA à coiffe des rotateurs (CDR) continue (68 %) ou rompue (21 %), une ostéonécrose avasculaire (5 %), une OA sur instabilité chronique (3 %), une OA post-traumatique (2 %) et une arthrite inflammatoire (1 %). À la révision, une analyse clinique selon des scores validés dans la littérature et une analyse paraclinique (radiographique et tomodensitométrique) étaient comparées aux valeurs préopératoires. À 56 mois de recul moyen, 24 patients ont présenté une complication. Dix-huit échecs ont été réopérés d’une prothèse totale d’épaule inversée pour glénoïdite ou rupture de CDR à un délai moyen de 43,6 mois. À la révision des implants non réopérés, le score de Constant était de 64/100. Les prothèses étaient varisées de 5° et rétroversées de −13,3°. La profondeur de la cavité glénoïdale augmentait de 2,4 mm. L’offset huméral médial et l’offset glénohuméral latéral augmentaient respectivement de 1,9 et 2,7 mm. Les facteurs prédictifs d’échecs étaient une lésion de la CDR (p = 0,017) et une érosion glénoïdale (p = 0,001) préopératoires. Notre étude rapporte un taux d’échec important en rapport avec une glénoïdite ou une incompétence progressive de la CDR alors que l’analyse tomodensitométrique ne révélait aucune malposition ou surdimensionnement de l’implant. Les résultats des HT retrouvés dans la littérature étaient plus satisfaisants. Le faible taux de survie à moyen terme nous a conduit réserver l’hémiarthroplastie de resurfaçage d’épaule aux OA centrées sans érosion glénoïdale et sans lésion de CDR préopératoires. IV, étude rétrospective.
Background: The objective of this study was to assess clinical and computed-tomography (CT) outcomes at least 2 years after humeral head resurfacing to treat concentric gleno-humeral osteoarthritis. Hypothesis: Humeral head resurfacing provides similar outcomes to those achieved with stemmed humeral head implants.Materials and methods: This single-centre retrospective study included 40 CopelandTM and 65 AequalisTM humeral resurfacing heads implanted between 2004 and 2012. Mean patient age at diagnosis was 64 years. The diagnoses were osteoarthritis with an intact (68%) or torn (21%) rotator cuff, avascular necrosis (5%), osteoarthritis complicating chronic instability (3%), post-traumatic osteoarthritis (2%), and chronic inflammatory joint disease (1%). Validated clinical scores, radiographs, and CT before surgery and at last follow-up were compared.Results: During the mean follow-up of 56 months, complications occurred in 24 implants. Revision surgery with reverse shoulder replacement was required in 18 cases, after a mean of 43.6 months, to treat glenoid wear or a rotator cuff tear. At last follow-up, for the implants that did not require revision surgery, the mean Constant score was 64/100. The implants had a mean varus of 5 and mean retroversion of 13.3. The mean increase in glenoid cavity depth was 2.4 mm. Mean increases in medial and lateral humeral offset were 1.9 mm and 2.7 mm, respectively. Pre-operative factors significantly associated with failure were rotator cuff tear (P = 0.017) and glenoid erosion (P= 0.001).Discussion: We found a high failure rate related to glenoid wear or progressive rotator-cuff impairment, although CT showed no evidence of implant malposition or overstuffing. Previous studies of stemmed humeral head implants showed better outcomes. Given the low medium-term prosthesis survival rate, we now reserve humeral head resurfacing for concentric osteoarthritis without glenoid erosions or rotator cuff damage. (C) 2017 Published by Elsevier Masson SAS.
Introduction: Foot and ankle injuries (FAI) are very common, with about 6000 cases per day in France. Unlike lateral ankle sprain (LAS), the diagnosis of midtarsal joint sprain (MJS, also known as Chopart's joint sprain) is not widely known. This prospective study aims to detail the epidemiology of MJS and compare it to LAS.Patients and method: The study was conducted within our institution over a period of 16 months. Patients with clinical signs predictive of MJS without radiographic bone lesion underwent ultrasound assessment. MJS was diagnosed in case of at least 1 lesion of the dorsal midtarsal joint ligaments.Results: A total of 2412 patients consulted for FAI; 188 had clinical and radiographic criteria for ultrasound examination. Eighty-two cases of MJS were diagnosed (3.4% of FAIs). Sports injuries were more frequent in MJS (P=0.04), and mechanisms more varied than in LAS, with inversion injury in 75% of cases and plantar hyperflexion in 22%. Sprain was severe in 70% of cases, with complete ligament tear. Clinical and ultrasound analyses correlated in only 40% of cases of MJS, versus 98% for LAS.Conclusion: MJS is frequent, difficult to diagnose clinically, and often severe. Clinical presentation and injury mechanisms differ from ankle sprain. Ultrasound seems to be an indispensable tool in diagnosis. (C) 2016 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Purpose: The goal of this study was to identify rotational abnormalities of the lower limb in adult patients with primary symptomatic flatfoot.Materials and methods: From September 2009 to May 2012, 24 patients ( 12 women, 12 men; mean age: 40 years) were prospectively included in the study. Each patient underwent radiographs of the flat foot and weight-bearing upright EOS (R) examination. Three-dimensional reconstructions of the lower extremities were performed with derived measurements (length, hip and knee parameters, rotations). A total of 31 symptomatic primary flat feet (bilateral flat foot, n = 7 patients; unilateral flat foot, n = 17 patients) were studied and compared to 30 control subjects matched for age and gender. A comparison between the two groups was made with the Student t-test.Results: No significant differences were found between patients and control subjects on the coronal and sagittal planes. Similarly, no significant differences were observed between the 2 groups for rotation of the lower limbs (femoral torsion, tibial torsion, tibiofemoral rotation).Conclusion: There are no rotational abnormalities of the lower extremities in adult patients with primary symptomatic flat foot. (C) 2016 Published by Elsevier Masson SAS on behalf of Editions francaises de radiologie.
Les traumatismes de la cheville et du pied (TCP) sont très fréquents (environ 6000 cas par jour en France). Contrairement au diagnostic d’entorse du ligament collatéral latéral de la cheville (ELCL) le diagnostic d’entorse de l’articulation transverse du tarse, plus communément appelée entorse du Chopart (EC), est moins connu. Cette étude prospective a pour objectif de détailler l’épidémiologie des EC et de la comparer à celle des ELCL. L’étude s’est déroulée au sein de notre établissement durant 16 mois. Les patients présentant des signes cliniques prédictifs d’EC sans lésion osseuse radiographique bénéficiaient d’une échographie. On retenait le diagnostic d’EC en présence d’une lésion d’au moins un des ligaments dorsaux du Chopart. Deux mille quatre cent douze patients ont consulté pour TCP dont 188 présentaient les critères cliniques et radiographiques nécessitant la réalisation d’une échographie. Quatre-vingt-deux EC ont été diagnostiquées (3,4 % des TCP). Il y avait plus d’accident sportif parmi les EC (p = 0,04). Par rapport aux ELCL les mécanismes lésionnels étaient plus variés avec un traumatisme en inversion dans 75 % des cas et en hyperflexion plantaire dans 22 % des cas. Il s’agissait d’entorses graves dans 70 % des cas avec une rupture ligamentaire complète. Il existait une concordance entre l’examen clinique et l’analyse échographique dans seulement 40 % des cas pour les EC contre 98 % pour les ELCL. Les EC sont fréquentes, difficiles à diagnostiquer cliniquement et souvent graves. Leur présentation clinique et leurs mécanismes lésionnels diffèrent de ceux des entorses de cheville. L’échographie semble être un outil indispensable à leur diagnostic.
Les transformations malignes des dysplasies fibreuses (DF) des os longs sont rares (moins de 1 % des cas) et se font sous la forme d’ostéosarcomes. Elles peuvent survenir sur des DF associées à des myxomes multiples, définissant le syndrome de Mazabraud. À notre connaissance, seuls six cas de transformation maligne de DF en ostéosarcome dans le cadre d’un syndrome de Mazabraud ont été décrits. Nous rapportons le premier cas de transformation maligne en chondrosarcome d’une DF de fémur chez une patiente de 51ans. La patiente a présenté une évolution majeure de la taille et du nombre des myxomes autour du fémur avant la transformation maligne en chondrosarcome. Elle a bénéficié d’un remplacement fémoral complet avec un résultat favorable à 4ans de recul. Une surveillance rapprochée notamment lors de l’augmentation du nombre et de la taille des myxomes dans ce syndrome est fortement recommandée.