Introduction Le pemphigus paranéoplasique (PPN) est caractérisé par une présentation clinique polymorphe, un cancer et des anticorps antiplakines (AcPK). Le double marquage (DMq) en IFD, associant à la résille (R) des dépôts d’IgG et/ou C3 à la membrane basale (mb), en est un critère mineur (critères 2023 du PPN). L’objectif principal de notre étude était de décrire les patients dont l’IFD révèle au diagnostic un DMq et de les comparer aux patients avec une R seule. Matériel et méthodes Dans cette étude rétrospective monocentrique (2014–2023), nous avons inclus les patients au diagnostic de pemphigus, en excluant ceux avec suivi<6 mois s’ils n’avaient pas de cancer, et les pemphigus à IgA. Nous avons défini 2 groupes selon l’aspect de l’IFD : DMq et R seule. Les données cliniques et immunologiques ont été extraites des dossiers. Résultats Parmi les 94 patients inclus, 25 (26,6 %, 12 F, âge médian 52 ans, suivi médian 38 mois) avaient un DMq et 69 (73,4 %, 33 F, âge médian 50 ans, suivi médian 31 mois) une R seule.Groupe DMq : la présentation clinique était celle de PV dans 13 cas, de PS dans 7 et polymorphe dans 5. Quatre patients avaient un cancer évolutif connu. Parmi les 21 autres, le bilan paranéoplasique (n=19) a trouvé un cancer chez 1 patient avec une clinique de PV. Le DMq était constitué de C3 (sans IgG) à la mb dans 22/25 cas. La recherche d’AcPK (n=18) était positive dans 13 cas (2 patients/3 avec cancer et 11/15 sans cancer). Six patients/25 (24 %) avaient les critères de PPN : les 5 avec cancer (PPN confirmé) et 1 seul des 20 sans cancer (PPN « provisoire »). Les 19 autres ne pouvaient pas être qualifiés de PPN, n’en validant pas les critères cliniques.Groupe R seule : la présentation clinique était celle de PV dans 34 cas, de PS dans 23 et polymorphe dans 2. Quatre patients (5,7 %) avaient un cancer évolutif (vs 20 % des DMq, p=0,05). Aucun des 65 autres n’a eu de bilan paranéoplasique.La sensibilité du DMq pour la présence d’un cancer associé au pemphigus était de 56 %, la spécificité (Sp) de 76 %, la VPP de 20 % et la VPN de 94 %. Discussion La présence d’un DMq est fréquente au diagnostic de pemphigus (1/4 des patients), essentiellement marquée par la présence de C3 à la mb. Cliniquement, l’aspect polymorphe est rare. Un cancer évolutif est trouvé chez 20 % des patients (p=0,05 comparé aux R seules). Des AcPK sont fréquemment associés à ce DMq (72 %) même en l’absence de cancer, mais leur valeur pronostique est à déterminer. Cependant, le diagnostic de PPN (critères 2023) n’est validé que chez 24 % des patients. Le DMq présente de bonnes performances (Sp et VPN) d’association à un cancer, proches des données de la littérature.Notre étude est limitée par le faible effectif, un suivi limité et l’absence de bilan (paranéoplasique et AcPK) chez les patients avec R (non recommandé en pratique). Conclusion L’aspect DMq, fréquent au primo-diagnostic de pemphigus et associé à des AcPK, incite à un suivi rigoureux.
We demonstrated several new approaches to enable multiple threshold voltage (multi-Vt) solutions by volumeless multi-Vt integrations and metal multi-Vt integrations for 2nm high-performance nanosheet (NS) technology and beyond. Selective layer reduction 1 (SLR1) is proposed to control N/P boundary by solving the undercut of thin layer patterning on top of Tsus (space between stack NS) pinchoff(TPO) scheme. A new etch process is also developed to solve plasma damage for thin layer integration. Selective layer reduction 2 (SLR2) is used to control N/P boundary of thick work function metal (WFM) integration to offer low Vt device. With improved dual-dipoles integration, 4 pairs of Vts are enabled for 2 nm high-performance NS technology and beyond.
A post-acne hyperpigmentation index (PAHPI) has been developed in the United States to better compare therapeutic modalities. Our aim in this study was to validate the PAHPI score in patients with skin type VI from sub-Saharan Africa.The study was conducted in Dakar, Senegal. Twenty-one patients with Fitzpatrick skin type VI, aged 17 to 55 years, presenting hyperpigmentation secondary to acne were included. Ongoing use of skin bleaching products or acne treatments was allowed. Four trained dermatologists rated the patients using the PAHPI. A narrow-band reflectance spectrophotometer (Mexameter MX-18, Cologne, Germany) was used to measure the degree of pigmentation of involved and adjacent skin on 6 representative facial lesions.The average inter-rater reliability (weighted Kappa) showed substantial agreement for intensity (0.67), moderate agreement for number (0.53) and fair agreement for lesion size (0.28). Inter-rater reliability for the total PAHPI was excellent for both day 1 and day 2 (interclass correlation coefficient of 0.87 and 0.85, respectively; P < 0.0001). Intra-rater reliability for total PAHPI ranged from 0.83 to 0.93 (P < 0.0001). PAHPI scoring thus demonstrated excellent reliability both between and within raters. The association was moderate to substantial for all raters on both days (range for rho on day 1: 0.531 to 0.815; range for rho on day 2: 0.448 0.762). The correlations between the Mexameter (Courage and Khazaka) measurements and PAHPI scores showed moderate to substantial agreement.Although tested primarily in African American women to date, PAHPI is also valid for patients from sub-Saharan Africa.
L’inositol 1,4,5-trisphosphate de type 1 (ITPR1) est un récepteur calcique fortement exprimé dans le système nerveux (SN). Nous rapportons le cas d’un patient atteint de mélanome associé à la présence d’anticorps (Ac) anti-ITPR1 dont la synthèse s’est majorée suite au traitement anti-PD-1. Observations Un patient de 74 ans, suivi pour une maladie de Parkinson stable depuis 4 ans, était adressé pour désorientation temporospatiale et logorrhée. Ces troubles neurologiques aigus étaient apparus suite au développement d’une lésion cutanée dorsale de croissance rapide. La biopsie montrait une prolifération maligne pléomorphe et un immunomarquage focal SOX10+ et PS100+ évocateur de mélanome dans une forme dédifférenciée, sans localisation à distance. L’IRM cérébrale et l’analyse standard du LCR étaient normales. La lésion étant initialement inopérable, un traitement néoadjuvant par anti-PD-1 (pembrolizumab) était débuté. Une recherche d’Ac antineuronaux par immunofluorescence indirecte (IFI) était réalisée sur cervelet de singe. Elle était négative pour les Ac anti-Yo, anti-Hu, anti-RI, anti-amphysine, anti-CV2, anti-Sox1, anti-GAD, anti-Ma1, anti-Ma2, anti-Zic4, anti-Tr, mais faisait apparaître une fluorescence évocatrice de la présence d’autres Ac. Quinze jours après la première perfusion une deuxième analyse montrait un renforcement de la fluorescence, et l’exploration complémentaire par IFI sur cellules transfectées permettait l’identification d’Ac anti-ITPR1 au taux de 1/3200. Une nette régression tumorale était observée suite à la deuxième perfusion, permettant l’exérèse complète du mélanome. L’analyse immunologique de la tumeur a permis de mettre en évidence la présence d’ITPR1 à la surface des mélanocytes, confirmant ainsi l’origine paranéoplasique des Ac circulants. Le suivi sérologique montrait une régression de la fluorescence dès j15 post-chirurgie, puis l’absence d’Ac 5 mois plus tard. Un suivi régulier par Pet-scan ne mettait pas en évidence de récidive durant les 2 années suivantes. Au plan neurologique, on notait une dégradation des fonctions supérieures entraînant le décès du patient deux ans et demi plus tard, malgré la rémission du mélanome et l’arrêt de l’immunothérapie. Une trentaine de patients avec Ac anti-ITPR1 sont rapportés à ce jour. La présence d’Ac anti-ITPR1 est d’origine paranéoplasique dans 1/3 des cas, associée à différentes atteintes du SN central et périphérique. Dans le cas de notre patient, l’hypothèse retenue est celle d’une encéphalite paranéoplasique liée aux Ac anti-ITPR1. L’absence d’amélioration neurologique après la régression des Ac est évocatrice de dommages neurologiques irréversibles, ce qui est en accord avec les cas précédemment rapportés. Par ailleurs, le traitement anti-PD-1 a pu aggraver l’encéphalite en induisant un relargage massif d’antigènes tumoraux et en stimulant la réponse immunitaire, menant à la synthèse accrue d’Ac anti-ITPR1 observée après la première perfusion. Ce cas souligne le fait que lorsque cela est réalisable, une sérothèque devrait être constituée avant de débuter l’immunothérapie ainsi qu’une congélation tumorale, afin de pouvoir réaliser des explorations immunologiques en cas de toxicités complexes. Les toxicités neurologiques en particulier ont une incidence difficile à évaluer, car souvent mal documentés et sont associées à un fort taux de mortalité en partie du fait d’une mauvaise compréhension des mécanismes impliqués dans leur survenue.
The association between bullous pemphigoïd (BP) and several neurologic diseases (ND) - cerebrovascular and neurodegenerative diseases - is well known and documented by several epidemiologic studies while a pathophysiology link is still undetermined. Auto-antibodies (Ab) directed against BP180 are more frequently found in patients with dementia with a titer-severity correlation, independently of any skin disease. We formulated the hypothesis of a primary anti-neuronal auto-immunity in BP, with secondary skin involvement. We have searched for intrathecal synthesis (ITS) of BP Ab in cerebrospinal fluid (CSF) of patients with BP and ND. This article is protected by copyright. All rights reserved.
L’association épidémiologique entre pemphigoïde bulleuse (PB) et maladies neurologiques (cérébrovasculaire ou neurodégénérative) est connue. La présence d’auto-anticorps (Ac) sériques anti-BP180 a été rapportée comme associée à la démence en dehors de toute pathologie cutanée, avec une corrélation entre le titre et la sévérité de la démence (Kokkonen et al., J Invest Dermatol). La dystonine (BPAg1-n), isoforme de BP230 (BPAg1-e) et BP180 (BPAg2 ou collagène XVII), est exprimée au niveau neuronal. Nous avons émis l’hypothèse du développement premier au cours de la PB d’une auto-immunité anti-neuronale et avons recherché une synthèse intrathécale chez 2 patients atteints de pemphigoïde bulleuse avec comorbidité neurologique. Inclusion consécutive de 2 patients présentant une pemphigoïde bulleuse et une pathologie neurologique évolutive pour laquelle une ponction lombaire était indiquée. Détermination par ELISA du titre d’auto-Ac anti-BP180 (épitope NC16A) et BP230 dans le sérum et le LCR (*après concentration au 100e), du pourcentage de transsudation de l’albumine (néphelémétrie), et calcul de l’index de Tibbling et Link (recherche d’une synthèse intrathécale). Détermination du seuil de positivité du taux d’anticorps anti-BP180/230 mesurés dans le LCR dans les mêmes conditions chez 11 patients témoins, atteints de troubles neurologiques (ischémiques ou confusionnels) mais indemnes de pemphigoïde bulleuse. Patient 1 : homme de 87 ans avec PB associée à une démence débutante sans précision sur le mécanisme. Patient 2 : homme de 59 ans avec pemphigoïde bulleuse associée à une polyradiculonévrite sous anti-PD1 pour mélanome métastatique. Voir Tableau 1. Certains auteurs évoquent un terrain commun (âge avancé) sans lien pathogénique pour expliquer l’association épidémiologique entre PB et comorbidités neurologiques. Nous avons émis l’hypothèse d’un « epitope spreading » à partir de cibles neuronales à même d’expliquer le développement de PB chez des sujets présentant une pathologie neurodégénérative. La présence d’anticorps anti-BP180 et -BP230 dans le LCR de ces deux patients a été confirmée à un taux supérieur aux seuils de positivité. L’utilisation de l’index de Tibbling – (IgG LCR/sérum)/(albumine LCR/sérum) – nous permet d’affirmer une synthèse intrathécale dans un des deux cas (patient 1). L’effectif faible, l’inhomogénéité de l’échantillon sur le plan des comorbidités neurologiques nuancent l’interprétation des résultats. Nous prévoyons de répéter ces dosages en élargissant l’échantillon de malades sélectionnés sur le plan des pathologies neurodégénératives et de rechercher la présence d’anticorps anti-BPAg1-n de manière concomitante. Des études autopsiques avec étude en immunofluorescence de tissus neuronaux pourraient également apporter des réponses sur un lien pathogénique.
Journal of the European Academy of Dermatology and VenereologyVolume 31, Issue 4 p. e206-e207 Letter to the Editor Pemphigoid gestationis: a successful preventive treatment by rituximab M. Tourte, M. Tourte Department of Dermatology, Bichat Claude Bernard Hospital, Paris, FranceSearch for more papers by this authorF. Brunet-Possenti, Corresponding Author F. Brunet-Possenti florence.brunet-possenti@aphp.fr Department of Dermatology, Bichat Claude Bernard Hospital, Paris, FranceCorrespondence: F. Brunet-Possenti. E-mail: florence.brunet-possenti@aphp.frSearch for more papers by this authorS. Mignot, S. Mignot Department of Immunology, Bichat Claude Bernard Hospital, Paris, FranceSearch for more papers by this authorL. Gavard, L. Gavard Department of Obstetrics, Louis Mourier Hospital, Paris, FranceSearch for more papers by this authorV. Descamps, V. Descamps Department of Dermatology, Bichat Claude Bernard Hospital, Paris, FranceSearch for more papers by this author M. Tourte, M. Tourte Department of Dermatology, Bichat Claude Bernard Hospital, Paris, FranceSearch for more papers by this authorF. Brunet-Possenti, Corresponding Author F. Brunet-Possenti florence.brunet-possenti@aphp.fr Department of Dermatology, Bichat Claude Bernard Hospital, Paris, FranceCorrespondence: F. Brunet-Possenti. E-mail: florence.brunet-possenti@aphp.frSearch for more papers by this authorS. Mignot, S. Mignot Department of Immunology, Bichat Claude Bernard Hospital, Paris, FranceSearch for more papers by this authorL. Gavard, L. Gavard Department of Obstetrics, Louis Mourier Hospital, Paris, FranceSearch for more papers by this authorV. Descamps, V. Descamps Department of Dermatology, Bichat Claude Bernard Hospital, Paris, FranceSearch for more papers by this author First published: 08 September 2016 https://doi.org/10.1111/jdv.13962Citations: 17Read the full textAboutPDF ToolsRequest permissionExport citationAdd to favoritesTrack citation ShareShare Give accessShare full text accessShare full-text accessPlease review our Terms and Conditions of Use and check box below to share full-text version of article.I have read and accept the Wiley Online Library Terms and Conditions of UseShareable LinkUse the link below to share a full-text version of this article with your friends and colleagues. Learn more.Copy URL Share a linkShare onFacebookTwitterLinkedInRedditWechat No abstract is available for this article.Citing Literature Volume31, Issue4April 2017Pages e206-e207 RelatedInformation
Le pemphigus paranéoplasique (PPN) est une dermatose cutanéomuqueuse auto-immune, souvent associée à une hémopathie. Nous rapportons un cas associé à une myasthénie dans un contexte de sarcome pseudo-folliculaire à cellules dendritiques d’évolution fatale vers un tableau faisant discuter un Lyell et/ou une poussée de PPN. Mme B., 49 ans, présentait depuis 3 semaines une dyspnée associée à une éruption érythématopapuleuse et érosive extensive, avec chéilite et érosions gingivales. L’imagerie thoracique révélait une masse médiastinale compressive. La confrontation anatomoclinique et les résultats immunologiques confirmaient le diagnostic de PPN. L’exérèse de la tumeur concluait à une maladie de Castelman hyalino-vasculaire monocentrique. La patiente était traitée par corticothérapie orale (1,3 mg/kg), immunoglobulines polyvalentes (2 g/kg) puis rituximab (375 mg/m2/semaine, 4 semaines). L’évolution initialement favorable permettait la décroissance progressive de la corticothérapie. Au cours du suivi, la patiente présentait une fatigabilité musculaire avec ptosis conduisant au diagnostic de myasthénie associée. L’évolution était marquée par une rechute du PPN, témoignant d’une récidive de la masse médiastinale. La reprise chirurgicale et la relecture de l’anatomopathologie faisaient finalement retenir le diagnostic de sarcome pseudo-folliculaire. Elle était traitée par 6 cycles de R-CHOP avec une réponse initiale puis une nouvelle récidive tumorale. Un traitement par erlotinib était alors proposé. Suite à une folliculite, de la doxycycline était introduite. À j7 de doxycycline et j14 d’erlotinib apparaissait une éruption cutanéomuqueuse extensive avec fièvre, évoluant vers un tableau de syndrome de Lyell, avec à l’histologie cutanée une nécrose épidermique de type Lyell. L’immunofluorescence directe était positive. Les anticorps anti-épiderme, s’étant négativés lors de la phase de rémission, étaient de nouveau positifs en immunofluorescence indirecte, Elisa (desmogleine) et blot (periplakine et envoplakine). Malgré un traitement par ciclosporine, elle décédait rapidement d’un sepsis sévère. Cette observation d’évolution dramatique témoigne de la gravité des rares PPN compliqués d’une myasthénie, souvent associés à une tumeur médiastinale (thymome, lymphome, tumeur de Castelman, sarcome dendritique). Leur pronostic est plus sévère quelle que soit la tumeur. La patiente est décédée dans un tableau de Lyell associant des caractéristiques cliniques, histologiques et immunologiques de syndrome de Lyell et de PPN. Même si le diagnostic définitif ne peut être ici formellement affirmé, syndrome de Lyell avec démasquage des antigènes épidermiques et/ou poussée majeure du PPN avec aspect de « lyellisation » dans le contexte de progression tumorale, ce cas souligne la gravité de certains PPN notamment associés à des myasthénies et la difficulté d’interprétation des examens sérologiques chez ces patients.
La pemphigoïde gravidique (PG) est une dermatose bulleuse dont la morbidité materno-fœtale n'est pas négligeable. Le traitement habituel repose sur une corticothérapie pouvant être grevée d'une importante iatrogénie. Aucune recommandation n'existe sur la prévention des récidives de la PG. Nous rapportons un traitement prophylactique de PG par rituximab chez une patiente aux lourds antécédents obstétricaux. Une patiente de 36 ans suivie pour une maladie cœliaque était adressée lors de sa 5e grossesse pour avis thérapeutique. Ses 4 premières grossesses s'étaient respectivement conclues par une fausse couche à 5 semaines d'aménorrhée (SA), un accouchement à 30 SA avec décès de l'enfant à 9 jours, un enfant né prématuré et hypotrophe à 32 SA, et un décès brutal in utero à 16 SA. La 2e grossesse avait été marquée par un prurit majeur et le diagnostic de PG avait été posé lors de la 3e grossesse devant une éruption vésiculo-bulleuse prurigineuse, avec à l'immunofluorescence directe des dépôts linéaires d'IgG et C3 le long de la membrane basale ainsi que la présence d'anticorps anti-BP 180. Une corticothérapie locale puis générale (1 mg/kg) avait été introduite, sans succès. La PG avait récidivé lors de la 4e grossesse à 15 SA. Au début de la 5e grossesse, le taux d'anticorps anti-BP 180 résiduel s'élevait à 90 UI/mL. Du fait d'un fort risque de récidive de la PG et afin d'éviter les effets secondaires d'une corticothérapie systémique, un traitement préventif par rituximab était proposé collégialement lors de cette nouvelle grossesse, selon un schéma de 2 perfusions de 1 g avec un suivi dermatologique et obstétrical rapproché. La 1re injection à 9 SA était bien tolérée (taux stable d'anticorps), suivie de la 2e perfusion à 12 SA, retardée en raison d'un contage varicelleux ayant nécessité une vérification du statut sérologique. L'échographie du 1er trimestre était normale. La dernière consultation ne montrait aucune manifestation de PG à 18 SA, contrairement aux précédentes grossesses à ce même terme. Aucun traitement préventif de PG n'a été décrit dans la littérature. Un cas de traitement par rituximab en post-partum d'une PG corticorésistante a été rapporté, avec une bonne efficacité. Ici, le choix du rituximab a été guidé par la toxicité potentielle d'un traitement prolongé par corticoïdes ou immunosuppresseurs tels que la ciclosporine, sans assurance d'efficacité. Le risque principal du rituximab durant la grossesse est l'immunosuppression transitoire chez le nouveau-né en cas d'administration après 12 SA. Des malformations de type pied bot ont également été rapportées, avec une prévalence proche de celle de la population générale. Nous rapportons la 1re observation de traitement préventif de PG par rituximab. Les données disponibles à ce jour témoignent d'un faible risque tératogène du rituximab et d'une potentielle efficacité au long cours sur la PG.
Les anti-PD-1, tels que le pembrolizumab, ont un meilleur profil de tolérance que l'ipilimumab ; cependant ils ne sont pas dénués d'effets secondaires immunomédiés. Un patient de 75 ans, traité successivement par dacarbazine, ipilimumab (4 perfusions avec bonne tolérance), fotemustine puis carboplatine pour un mélanome multimétastatique, recevait en cinquième ligne un traitement par pembrolizumab (2 mg/kg toutes les 3 semaines). Après la troisième perfusion, on notait une éruption prurigineuse du cuir chevelu d'extension progressive, imposant l'arrêt du traitement après la sixième perfusion, du fait de l'apparition de placards érythémateux papuleux très prurigineux prenant par endroits un aspect de lichen plan, sans atteinte muqueuse. L'analyse anatomopathologique mettait en évidence un infiltrat dermique inflammatoire comportant de nombreux éosinophiles. Le bilan biologique montrait la présence d'anticorps anti-substance intercellulaire (anti-SIC) au titre de 1/1000 avec IF indirecte positive sur vessie de singe. L'application de clobétasol s'avérait inefficace, nécessitant l'instauration d'une corticothérapie générale à 0,5 mg/kg/j de prednisone. La dernière réévaluation réalisée 6 mois après l'interruption du pembrolizumab objectivait une réponse complète mais également la récidive de l'éruption avec un prurit de grade 3 suite à la décroissance des corticoïdes. Une corrélation positive a été mise en évidence entre réponse tumorale et survenue de vitiligo sous immunothérapie, mais pas pour les autres types de toxicité cutanée. Chez ce patient, l'excellente réponse tumorale s'est accompagnée d'une éruption profuse, reflet d'une importante stimulation immunitaire. La physiopathologie des éruptions induites par le pembrolizumab est encore mal connue, mais étant donné le mécanisme d'action des anti-PD-1, l'induction d'une auto-immunité anti-peau pourrait en être à l'origine, comme l'illustre cette observation ainsi qu'un cas rapporté de pemphigoïde bulleuse apparue au cours d'un traitement par pembrolizumab. Cette éruption fait discuter le diagnostic de pemphigus paranéoplasique induit par le pembrolizumab du fait de l'aspect clinique de lichen plan associé à des caractéristiques histologiques observées dans la pemphigoïde pré-bulleuse et à un profil immunologique de pemphigus. L'immuno-modulation induite par les anti-PD-1 est prolongée, permettant l'obtention de réponses durables mais pouvant aussi être responsable de toxicités persistantes. Se pose donc la question de la gestion de cette éruption sévère, la corticothérapie générale n'étant pas une solution satisfaisante au long cours. À notre connaissance, l'identification d'anticorps anti-SIC au cours d'une éruption sous immunothérapie n'a jamais été rapportée. L'analyse des profils clinico-biologique et donc des voies activées lors des toxidermies liées aux anti-PD-1 pourrait permettre une meilleure connaissance des mécanismes impliqués dans ces réactions et donc une meilleure prise en charge.
We demonstrate a process flow for creating gate-all-around (GAA) Si nanowire (SiNW) MOSFETs with minimal deviation from conventional replacement metal gate (RMG) finFET technology as used in high-volume manufacturing. Using this technique, we demonstrate the highest DC performance shown for GAA SiNW MOSFETs at sub-100 nm gate pitch, and functional high-speed ring oscillators.
Le pemphigus, dermatose bulleuse auto-immune rare et sévère, est caractérisé par la présence d'auto-anticorps (Ac) reconnaissant 2 protéines de structure des desmosomes : les desmogléines (dsg) 1 et 3. Plusieurs études présentent l'intérêt du traitement par rituximab (RTX), un anticorps monoclonal anti-CD20 chimérique, dans le pemphigus ; cependant, l'apparition d'Ac anti-RTX, déjà rapportée dans d'autres pathologies et encore peu évaluée dans le pemphigus, pourrait être responsable d'une diminution de l'efficacité du traitement. Nous avons donc initié une étude préliminaire pour préciser l'apparition des Ac anti-RTX chez ces patients, et corrélé ces données à l'évolution clinique. Dix patients non consécutifs, atteints de pemphigus sévères (vulgaire [PV] ou superficiel [PS]) et traités par RTX ont été inclus. L'évolution clinique et biologique de ces patients était recueillie de façon rétrospective, puis prospective depuis un an : score de sévérité clinique selon Harman, taux d'Ac anti-dsg1 et 3 par ELISA (MBL) et immunofluorescence indirecte (IFI), et enfin, taux de RTX et des Ac anti-RTX (Elisa Lysatracker, Theradiag). Des Ac anti-RTX sont apparus chez 5 patients (tous PV) après plusieurs injections au cours de la première année de traitement. Les 2 premiers présentaient une rechute clinique sévère, le troisième se montrait réfractaire au traitement, et le quatrième semblait bon répondeur. Chez ces 4 patients, les Ac anti-RTX précédaient la réascension du taux d'Ac anti-dsg. Le cinquième patient était en rémission clinico-biologique depuis 30 mois malgré la présence des Ac anti-RTX à taux élevés depuis un an. Les cinq autres patients (3 PV et 2 PS), qui n'avaient pas d'Ac anti-RTX, présentaient des améliorations cliniques et biologiques. Le taux de RTX trouvé au cours du suivi des 10 patients, était très variable d'un patient à l'autre et n'a pu être corrélé à la réponse clinico-biologique. L'incidence des Ac anti RTX décrite ici est importante, en particulier dans le PV. Nous avons observé que les Ac anti-RTX précédaient chronologiquement l'apparition des Ac anti-dsg 3, qui sont décrits comme directement pathogènes dans le PV. Par la suite, il est probable que le renforcement de la corticothérapie associée en réponse au risque de rechute, ait pu moduler le taux d'Ac anti-RTX et les manifestations cliniques, ce qui rend l'interprétation des données plus difficile. Ces observations préliminaires sur 10 patients suggèrent que les patients atteints de pemphigus sous RTX peuvent développer une immunisation anti-RTX de façon plus fréquente que ce qui a été précédemment décrit de façon ponctuelle dans le PV. Dans notre étude, la présence d'Ac anti-RTX est associée dans la plupart des cas à une mauvaise évolution clinique et biologique. Une étude prospective de plus grande ampleur, en cours, devrait confirmer ces observations afin d'optimiser la prise en charge de ces patients sous RTX.
The first fully integrated SOI device using 42nm-pitch directed self-assembly (DSA) process for fin formation has been demonstrated in a 300mm pilot line environment. Two major issues were observed and resolved in the fin formation process. The cause of the issues and process optimization are discussed. The DSA device shows comparable yield with slight short channel degradation which is a result of a large fin CD when compared to the devices made by baseline process. LER/LWR analysis through the DSA process implied that the 42nm-pitch DSA process may not have reached the thermodynamic equilibrium. Here, we also show preliminary results from using scatterometry to detect DSA defects before removing one of the blocks in BCP.
Strain engineering has been in the heart of CMOS technology for over a decade. However, the effectiveness of conventional strain elements, such as stress liners, embedded S/D stressors, and stress memorization, is significantly reduced when device gate pitch is scaled below 100 nm as needed for 14nm node and beyond. Substrate strain engineering, where the channel itself is formed out of a strained semiconductor, e.g. in the form of strained silicon directly on insulator (SSDOI) or strained SiGe-on-insulator has the advantage that the strain is independent of the device pitch or gate length as long as the active region is made sufficiently long and the strain is maintained throughout the device processing. We have already shown that in a FinFET structure the starting biaxial strain in the SSDOI substrate is converted to a more beneficial uniaxial strain, strain can be maintained throughout typical thermal processing, and demonstrated roughly 15% increase in NFET performance in deeply scaled FinFETs. However, this is still far less than the performance gain we reported recently in ETSOI devices. In this work, for the first time we report NFET performance gain in SSDOI FinFETs fabricated with contacted gate pitch (CGP) down to 64nm.
Although ample evidence suggests that high-frequency deep brain stimulation (DBS) is an effective therapy in patients with Tourette syndrome (TS), its pathophysiology and the neurophysiological mechanisms underlying these benefits remain unclear. The DBS targets mainly used to date in TS are located within the basal ganglia-thalamo-cortical circuit compromised in this syndrome: the medial and ventral thalamic nuclei, which are way stations within the circuit, the globus pallidus and the nucleus accumbens. Neuronal activity can be electrophysiologically recorded from deep brain structures during DBS surgery (intraoperative microrecordings) or within few days after DBS electrode implantation (local field potentials, LFPs). Recordings from the thalamus in patients with TS showed that the power in low-frequency oscillations (2–15 Hz) was higher than power in high frequency oscillations (<45 Hz) and that activity in gamma band (25–45 Hz) increases when patients' clinical status improved. Effective thalamic DBS for tic reduction seems to increase high frequency band oscillations (25–45 Hz). The same oscillatory pattern persists after DBS for 1 year, therefore showing that in TS DBS does not induce persistent neuroplastic changes in the neural activity in the stimulated structures. Neurophysiological recordings from deep brain structures suggest that tics originate not from the cortex but from neuronal dysfunction in deep brain structures such as the thalamus and globus pallidus. In conclusion, DBS can induce its beneficial effects in TS by modulating specific neural rhythms in the cortico-basal ganglia thalamic network. DBS could reduce tics related increased low-frequency activity by shifting the basal ganglia-thalamic oscillation power to higher frequencies.
Benché, il più delle volte, morsi, graffi e punture di animali non producano dei quadri gravi, alcune inoculazioni possono generare dei sintomi gravi e specifici che occorre conoscere. La gestione può comportare delle terapie particolari, che vanno dalla terapia antibiotica probabilista alla sieroterapia specifica dei vari animali, come, per esempio, la vipera. In nessun caso il primo tempo, che comporta lavaggio, sbrigliamento e disinfezione della ferita, deve essere trascurato. Si tratta anche di non sottostimare delle patologie comuni, ma potenzialmente mortali, come le punture di imenotteri. Alcuni avvelenamenti possono anche essere pericolosi secondo il luogo della puntura (punture che avvengono nell'acqua e che possono provocare degli annegamenti) o il sito di inoculazione (gola, vie aeree superiori). La conoscenza precisa dei batteri spesso in causa e degli animali nocivi permette all'urgentista di ottimizzare la gestione e di non perdere del tempo a volte prezioso.
Le pemphigus paranéoplasique (PPN) est une maladie très rare et de mauvais pronostic associant un pemphigus, particulier par certains critères cliniques, immunologiques et histologiques, à une néoplasie.Nous avons rétrospectivement analysé les dossiers de patients présentant un PPN dans la région Poitou-Charentes entre 2000 et 2015.Sept patients présentaient neuf néoplasies diagnostiquées de 4 mois avant à 25 mois après l’apparition des lésions cutanées (6/7) ou muqueuses (6/7) de pemphigus. Les lésions étaient cliniquement polymorphes. L’examen histologique révélait une acantholyse épidermique (7/7), des nécroses kératinocytaires (4/7) et une dermite lichénoïde d’interface (5/7). On mettait en évidence des dépôts d’IgG et de C3 intercellulaires ou le long de la jonction dermo-épidermique en immunofluorescence directe (IFD) (7/7), des anticorps anti-substance intercellulaire en immunofluorescence indirecte (IFI) sur vessie de rat (4/6), un immunotransfert reconnaissant les cibles antigéniques du PPN (2/4). La durée du suivi allait de 1 à 132 mois, la survie à 1 an était de 85,7 %.Les présentations cliniques et histopathologiques observées chez nos patients sont polymorphes, avec un chevauchement entre les manifestations cliniques et histologiques de PPN et de pemphigus classique. Le pronostic est meilleur dans notre série que dans la littérature. Les néoplasies associées sont diverses. Il semble exister des associations fortuites de pemphigus à des néoplasies, de meilleur pronostic que les véritables PPN. Un nouveau consensus pour les critères diagnostiques du PPN est nécessaire, qui aiderait les praticiens à diagnostiquer le PPN de manière plus homogène pour réaliser des études pronostiques ou des essais thérapeutiques.Paraneoplastic pemphigus (PNP) is a rare condition associated with poor prognosis. It associates polymorphic mucocutaneous manifestations with neoplasia. Diagnosis is difficult because of the various clinical and histological features involved and the lack of specificity of immunological examinations.We retrospectively analyzed the records of patients presenting with PNP in the Poitou-Charentes region between 2000 and 2015.Seven patients were included. They presented 9 neoplasias (1 lymphoma, 1 melanoma, and 7 carcinomas) diagnosed from 4 months before to 25 months after the occurrence of cutaneous (6/7) and/or mucosal (6/7) polymorphic lesions. Histological examination revealed epidermal acantholysis (7/7), keratinocytic necrosis (4/7), and interface lichenoid dermatitis (5/7). Intercellular deposits of IgG and C3 or along the dermo-epidermal junction were detected with direct immunofluorescence (IF) (7/7). Four of 6 patients tested had positive indirect IF on rat bladder epithelium. Follow-up ranged from 1–132 months with a one-year survival of 85.7%.The clinical and histopathological presentations observed in our patients were polymorphic, with overlap between the clinical and histological features of PNP and classical pemphigus. Prognosis and survival appear better in our series than in the literature. It is possible that in some cases, the association of pemphigus with neoplasia was fortuitous, which might account for the better prognosis. A new consensus on the diagnostic criteria for PNP is needed to help practitioners to consensually diagnose it for prognostic or therapeutic trials.
This work demonstrates the building of a 56 nm pitch copper dual damascene interconnects which connects to the local interconnect level. This M1/V0 dual-damascene used a triple pitch split bi-directional M1 and a double pitch split contact (V0) scheme where the local interconnects are with double pitch split in each direction, respectively. This scheme will provide great design flexibility for the advanced logic circuits. The patterning scheme is multiple negative tone development lithography-etch. A memorization layer is utilized in the triple patterned M1 and the double patterned V0 levels, respectively. After transferring the two via levels into the metal memorization layer, a self-aligned-via (SAV) RIE scheme was used to create vias confined by line trenches such that via to line spacing is maximized for better reliability. Seven litho/etch steps (LIP1/LIP2/V0C1/V0C2/M1P1/M1P2/M1P3) were employed to present this revolutionary interconnects.
Removal of chromate from wastewater was investigated using Micellar Enhanced Crossflow Microfiltration Technique (MEMF) with cationic surfactant, cetyltrimetylammoniumbromide (CTAB). The variation of chromate, surfactant rejections and permeate flux with time were measured at two different CTAB concentrations as a function of transmembrane pressure drop (ΔP) and crossflow velocity, while CTAB/chromate, membrane pore size, temperature and pH of the feed solution was kept constant. For low CTAB concentration, it was observed that the efficiencies of chromate and surfactant removal increased with increasing ΔP, but decreased with increasing crossflow velocities. It was also observed that the effects of crossflow velocities and ΔPs on the rejections decreased for high CTAB concentration. It was found that fouling of the membrane by surfactant is very rapid at low crossflow velocity and high ΔPs at low CTAB concentration. As a result of this case, both transient permeate flux (J) and steady state permeate flux (J⁎) decreased with decreasing crossflow velocity and increasing ΔP for both CTAB concentration. Unlike, modified fouling index (MFI) values increase with decreasing crossflow velocity and increasing ΔP. It was also observed that the effect of surfactant concentration in the 150, 200, and 250 kPa pressure and 3, 4, and 5 m/s crossflow velocity intervals dominates at high surfactant concentration.